Dernières lectures: Le sorceleur tome 1, le dernier vœu de Andrzej Sapkowski – Les neiges du Kilimandjaro de Ernest Hemingway – Des souris et des hommes de Steinbeck – Magic binds de Ilona Andrews

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Le sorceleur, le dernier vœu

de

3.5/5

Géralt de Riv est un sorceleur, un être humain qui a acquis des pouvoirs surnaturels après une formation durant son enfance, incluant de boire certaines potions et de subir certaines transformations. Parfois les enfants meurt de ce traitement, parfois ils survivent comme Géralt, et deviennent des sorceleurs qui acceptent, moyennant finance, de débarrasser certaines villes ou campagne de monstres et créatures malfaisantes. Avec son cheval et son épée, Géralt parcours le monde entre deux missions qui lui permettent de se faire un peu d’argent.

Le dernier vœu est le premier tome d’une série de fantasy très connue, qui a inspiré un jeux vidéo et que j’ai découvert sur le blog du Capharnaum éclairé. Dans ce premier tome ce n’est pas une intrigue unique qui occupe les pages, mais plusieurs petites nouvelles qui mettent en scène Géralt. Mais même si ce sont des nouvelles, ce ne sont pas juste de simples petites intrigues indépendantes les unes des autres. Elles permettent de faire connaissance doucement et tranquillement avec le héros, de connaitre son entourage, notamment son meilleur ami Jaskier le barde, avec qui il vit quelques aventures, Nenneke, la prêtresse du temple de Melitele, qui connait depuis très longtemps Géralt et qui connait ses blessures intérieures, ou encore la femme qu’il aime plus que tout, Yennefer, dont la première rencontre nous ait raconté dans la dernière nouvelle.

Pour devenir l’un des meilleurs sorceleurs du monde, si ce n’est pas le meilleur, Géralt a subit des transformations plus importantes que les autres, du fait de sa grande résistance aux potions. Depuis, il a perdu toute coloration des cheveux, mais aussi une partie de son humanité. Il s’oblige ainsi à suivre une ligne directrice, il met en place un système de valeurs à ne surtout pas transgresser, pour se rappeler qu’il est bien encore un être humain.

Les histoires de ce premier tome m’ont toutes plut, mais j’ai mes préférées, notamment Un grain de vérité, dans laquelle Géralt va rencontre Nivellen, un homme transformé par un sort en bête hideuse. C’est tout simplement une revisite de La belle et la bête, sans tomber dans le romantisme. Ici, la bête Nivellen a su tirer parti de son apparence,  de sa fortune et de son château. L’histoire est bien tournée et l’humour bien présent. J’ai aussi beaucoup aimé Le moindre mal, dans laquelle on fait connaissance avec une femme surnommée Pie grièche, qui est à la tête d’une troupe de nains brigands. Vous l’aurez compris, ici c’est une revisite de Blanche neige. Sauf que la pauvre princesse à du fuir sa belle mère qui voulait sa mort, à subit des violences extrêmes avant de pouvoir trouver les moyens de se rebeller et de se sauver, en devenant la chefs des brigands. L’histoire est très prenante, mais j’ai trouvé le passé de la Pie Grièche vraiment glauque…

Heureusement, les nouvelles Une question de prix et Le bout du monde apportent plus d’humour, surtout la nouvelle Le bout du monde, avec Jaskier, le barde poète qui n’en rate pas une. Je lirais très vite la suite je pense, peut être pas tous les tomes, on verra si l’histoire me lasse, mais en tout les cas, les deux prochains tomes sont déjà dans ma PAL.

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Les neiges du Kilimandjaro

de Ernest Hemingway

3/5

Un homme atteint de gangrène attend les secours dans son campement en Afrique. Parti avec sa maitresse, une femme très riche, l’homme devient cynique, méchant, mélancolique, au fil que les heures passent et que la gangrène envahit son système. En attendant des secours qui ne viendront peut être jamais, l’homme blessé se remémore certains épisodes de sa vie, se souvient de ses amours, analyse sa relation actuelle.

Pour ma première lecture d’Hemingway, j’ai choisi ce recueil de nouvelle. La plus connue, qui a été adapté en film, Les neiges du Kilimandjaro, se lit bien. Les scènes se déroulant dans le présent, durant lesquels ont peut lire les paroles souvent dure du héros, sont les plus intéressantes. J’ai moins aimé les flashback dans son passé, même si on comprend un peu mieux le personnage, son coté cynique. Il passe son temps à dénigrer la femme dont il est sensé être amoureux, celle qui le soigne et reste à ses cotés en attendant les secours. Il passe son temps à dénigrer les gens riches en incluant sa maitresse, tout en nous faisant comprendre que lui même n’a fait que rechercher toute sa vie leur compagnie. Bref, on ne se prend pas de sympathie pour les personnages, mais la fin est assez frappante.

L’autre nouvelle qui m’a beaucoup plut, probablement plus que Les neiges du Kilimandjaro, c’est l’heure triomphale de Francis Macomber. On suit un couple marié de la haute société en safari en Afrique. Les Macomber sont accompagnés par un guide professionnel, monsieur Wilson. En quelques pages ont en apprend beaucoup sur ces trois personnages. Wilson est un guide et chasseur passionné par son métier mais assez froid, respectueux des règles et des animaux malgré son métier de chasseur, chaque chasse est abordé comme un duel. Les animaux sont décrit comme des créatures gracieuses et dignes, et le couple Macomber dégouline de défauts humains. Margaret Macomber est une femme assez exécrable, mais son mari n’est pas mieux. Entre les deux, c’est une lutte entre dominant et dominé, Margaret profitant de la moindre faiblesse de son mari pour s’affirmer, et Francis capable de tout dès qu’il a repris confiance en lui. Le trio infernal est passionnant à suivre et la fin surprend le lecteur comme rarement, c’est la nouvelle que j’ai préféré.

Pour ce qui est des autres nouvelles, ce sont parfois deux ou trois pages de rien du tout. On passe des États Unis à Madrid, en passant par la Suisse, mais je n’ai accroché à aucune autre de ces nouvelles. Pour la plupart, il ne s’y passe rien, ça ne raconte pas grand chose, comme l’impression de lire des amorces de romans, qui auraient ensuite été abandonné par l’écrivain, plutôt que de véritables nouvelles.

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Des souris et des hommes

de John Steinbeck

4.5/5

Dans les années 30 aux États Unis, George et Lennie sont  deux amis d’enfance qui ne se quittent jamais. Ensemble ils vont de ranch en ranch pour travailler comme ouvrier agricole. George doit toujours s’occuper de Lennie, un colosse qui ne sait pas contrôler sa force physique et qui est attardé mentale depuis l’enfance. Naïf et enfantin dans son comportement, George le traine comme un boulet, mais ne peut se résoudre à l’abandonner. Ils finissent par se faire engager dans un nouveau ranch, le temps de se faire un peu d’argent. Car George et Lennie ont un rêve, celui de s’acheter un petit lopin de terre pour vivre tranquille dans leur coin, loin du monde, un endroit sur lequel ils feront ce qu’ils veulent, quand ils veulent, sans rendre de compte à personne.

C’est mon premier roman de Steinbeck. Ce fut une lecture assez particulière. L’histoire se déroule sur deux ou trois jours, tout au plus, et quasiment en huis clos, dans ce ranch, et en particulier dans le baraquement des ouvriers. George est un homme pauvre, intelligent, dans la moyenne, qui aurait pu se faire une petite vie simple quelque part, s’il n’avait pas ce besoin de trainer partout Lennie, un colosse qui ne maitrise pas sa force, qui est attardé sur le plan mental, et qui a le comportement d’un enfant simplet. George et Lennie sont amis d’enfance, et George considère Lennie comme un petit frère. Lennie se rend utile dans les ranchs grâce à sa force supérieure, mais il s’attire des ennuis, créer des catastrophes, et oblige George à prendre le large.

Steinbeck décrit particulièrement bien et avec peu de mots l’ambiance et le décor des baraquements des ouvriers agricole du ranch, on imagine sans difficulté comme les ouvriers sont installés, comment ils vivent, comment ils interagissent entre eux. Il y a une sorte de hiérarchie parmi les ouvriers, comme Slim, l’homme de sagesse, vers qui tout le monde se tourne quand il y a une décision à prendre. On fait connaissance avec Candy, l’homme à tout faire depuis qu’un accident l’a privé d’une de ses mains, Curley, le fils du patron un peu égocentrique, qui se croit invincible, et qui ne sait pas contrôler sa femme qui avait des rêves d’actrice, ou encore Crooks, palefrenier noir qui vit à l’écart des autres hommes.

Tout au long du récit, George et Lennie évoquent leur rêve simple et pourtant si inaccessible, celui d’acheter un petit lopin de terre qu’il a repéré et qui est dans leur moyen s’ils arrivent à bosser plus d’un mois dans le même ranch, ce qui n’est pas simple avec Lennie. Ils rêvent d’avoir leur petite maison, avec un poêle bien chaud au milieu, de la terre autour pour élever quelques poules, quelques cochons, quelques brebis, quelques lapins, vivre à l’abri du monde, de ses méchancetés, vivre sans avoir de compte à rendre à un patron, sans devoir trimer toute la journée.

On n’est pas surpris par la fin, je m’y attendais, l’atmosphère est décrit très justement par Steinbeck, avec des mots simples il retranscris toute la dureté de son récit, de ces hommes, de leurs destinées impitoyables, de leurs vies qui n’en est pas vraiment une. Les dernières pages sont très belles.

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Magic bind

de Ilona Andrews

4/5

9e tome des aventures de Kate Daniels, qu’on retrouve ici en plein préparatif de son mariage avec Curran, préparatifs qui ne l’intéresse pas. Les sorcières l’appellent toutes les cinq minutes ou presque pour lui annoncer l’apocalypse et la guerre avec son père, le puissant Roland. Les visions des sorcières sont toutes plus horribles et pessimistes les unes que les autres. Sa meilleure amie Andrea est sur le point d’accoucher, Julie joue les héroïnes solitaires, et Christopher révèle sa véritable nature. Sans parler que Saiman est enlevé par Roland, ce qui constitue un acte de guerre…

Bref, encore beaucoup d’actions, beaucoup de rebondissements, beaucoup de petits drames, j’adore toujours autant suivre Kate dans sa vie. J’adore toujours autant tous les personnages qui l’entoure, Derek, Julie, Jim, Andrea, Barabas, Christopher, Ghastek, bien que tous ne soient pas toujours très présent, la part belle est faite à Christopher ou Julie. J’ai adoré la présence de la tante de Kate, c’est à dire la sœur de Roland, qui revient d’entre les morts sous forme de fantôme, pour donner des conseils à Kate afin qu’elle batte son père sur le terrain de la guerre. J’ai adoré leurs discussions, leurs interactions. Et la relation père-fille est toujours aussi passionnante, entre un père très très énervé par les agissements de sa fille chérie, et un père souriant et fier quand il assiste à son mariage, complètement paradoxale! Difficile de savoir comment il réagira et comment finiront les choses…

L’humour est d’ailleurs très présent malgré les menaces qui grondent, l’action ne retombe pas, les pages défilent toutes seules. Je trouve toujours cette série de romans aussi prenante. Les personnages sont tous très attachants et intéressant à suivre dans leurs défauts et dans leurs qualités, Kate est un personnage féminin fort mais pas sans faille, j’adore toujours autant la relation entre Kate et Curran, qui forment l’un de mes couples de roman préféré, leur relation est toujours parfaitement équilibré, pas de dominant ici, et ça fait du bien à lire. Une série vraiment réussie, et j’ai hâte de lire la suite de leurs aventures.

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Dernières lectures: Prenez soin du chien de JM Erre – Le pacte obscur t1 de Bettina Nordet

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Prenez soin du chien de JM Erre

3.5/5

A Paris, rue de la Doulce Belette, les locataires de deux immeubles qui se font face ne se supportent pas. Au mieux ils se méprisent au pire ils se détestent. Parmi eux, Max Corneloup qui écrit des feuilletons pour la radio et qui est persuadé que son voisin d’en face, Eugène Fluche, peintre sur œufs, l’espionne. Madame Ladoux, concierge au numéro 5, écrit toutes les semaines à sa mère, morte il y a plusieurs année et déteste cordialement Madame Polenta, la concierge trop sexy du numéro 6. Il y a aussi M. Zamora un cinéaste aux idées dingues, Madame Poussin et son fils autiste, Madame Sabaté et son fils psychopathe Bruno ou encore Madame Brichon dont le chien Hector a été assassiné, ce qui l’a rend complètement hystérique.

ça fais je ne sais combien d’année que j’ai quelques romans de monsieur Erre dans ma PAL  et je n’ai jamais pris encore le temps d’en lire un! J’ai décidé de commencer par son premier livre donc. C’est à ce genre de roman que je m’attendais en le commençant, une histoire loufoque, des dialogues cinglés, des personnages qui le sont encore plus, des situations ridicules, beaucoup d’humour, beaucoup d’absurde.

Erre nous présente des personnages tout ce qui a de plus communs, de plus banal. Max Corneloup est un célibataire qui aspire à une vie ennuyeuse et morne, mais il va vite déchanté quand il se met dans la tête que son voisin d’en face l’espionne jour et nuit. Le voisin en question, Eugène Fluche, qui passe sont temps à peindre des œufs s’imagine la même chose et une guerre silencieuse et passive commence. Les deux immeubles sont bourrés de personnages complètement grotesques ou absurdes, comme Zamora, un réalisateur de film qui n’utilise que des images d’autres films montées ensembles pour raconter une autre histoire, ou encore un écrivain raté de romance érotique que personne ne lit. Ou encore une concierge qui passe son temps à écrire les derniers potins à sa mère en maison de retraite, sauf que cette dernière est morte depuis plusieurs mois.

Le roman cache une petite réflexion sur le processus d’écriture, comment créer une histoire, comment créer des personnages, comment les faire interagir, et quelles destinées leurs donner. Prenez soin du chien se compose quasi uniquement que de lettres, mails, extraits de presse et journaux intimes écrits par les personnages, pour faire avancer une intrigue policière absurde, qui se déroule sur plusieurs mois, raconté avec un humour encore plus absurde, j’adore ce genre de littérature, même si la fin du roman c’est du grand n’importe quoi, je ne compte pas en rester là avec les romans de JM Erre.

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Le pacte obscur de Bettina Nordet

1.5/5

Jana, flic à Marseille, voit sa vie chamboulée quand elle rencontre un certain Kell, qui l’entraine dans une folle course poursuite jusqu’en Australie, pour fuir des poursuivants violents et tenaces. Jana ne tarde pas à comprendre que ses poursuivants n’ont rien d’humains, tout comme son sauveur Kell, qui s’applique sans faille pour assurer la sécurité de Jana mais qui en même temps, ne peut pas la saquer, lui lançant constamment des regards de pures haines que Jana ne s’explique pas. Jana ne va pas tarder à découvrir le pourquoi de tous ça…

Après la jolie surprise que fut Kayla Marchal, j’ai voulu tenter à nouveaux un roman fantasy écrite par une française, mais cette fois ci la surprise fut bien mauvaise. Autant avec Kayla Marchal, j’ai aimé l’univers, les personnages, la maitrise de l’auteur, l’intrigue, la fraicheur des dialogues, autant ici c’est la douche froide.

On fait connaissance avec Jana une femme flic qui vit à Marseille que je n’ai jamais comprise, jamais appréciée. Elle est attaquée par des créatures qui s’avèreront être des loups garous et décide de suivre son sauveur inconnu et brutal, ok à la rigueur. Elle le suit partout jusqu’à prendre l’avion jusqu’en Australie alors qu’elle ne sait pas du tout qui il est, là j’ai tiqué, mais là encore je me suis dis ok à la rigueur passons. Elle découvre vite que Kell ne ressent que haine et mépris pour elle, pour des raisons qu’elle ignore, il ne ressent ni compassion ni sympathie pour elle… sauf lorsque monsieur se trouve sur une terre sacrée, j’entends par là cimetière et église, là le Kell se transforme en homme gentil, affable, attentionné, etc etc. Mais comment peut on comprendre alors le comportement de Jana? à l’abri pour quelques heures dans une église, en compagnie d’un homme qu’elle ne connait pas, qui a été horrible avec elle, alors qu’elle est poursuivie par des créatures impitoyables, qu’elle ne comprend rien à ce qui lui arrive, elle apprend par un coup de téléphone que ces parents sont morts assassinés par ses poursuivants. Bon, et la première chose qu’elle trouve à faire? ba s’envoyer en l’air avec Kell, cet homme qui l’a malmène depuis quelques jours, qui ne dit rien de son identité, mais qui sur le sol de l’église devient bizarrement gentil et ça lui suffit à la Jana, elle ne versera même pas une larme pour ses pauvres parents, et tous ça en l’espace de quelques minutes. Quelques heures dans l’église, quelques secondes au téléphone et bam…Alors là, j’ai fait une pause dans ma lecture, je me suis dis WTF?? du grand n’importe quoi, zéro crédibilité, franchement déçue. J’ai du attendre deux, trois jours avant de reprendre ma lecture, ne voulant pas m’arrêter au milieu.

Ajouter à ça des dialogues mal fichu, un humour qui tombe trop souvent à plat, des références aux séries, mangas, films pas toujours pertinentes, une héroïne de 28 ans qui sort des expressions et des mots parfois vieillots, ringards, une héroïne qui parfois parle comme une populo qui essaye de faire de l’humour et parfois parle de manière guindée, comme si l’auteur selon son humeur, changeait le style de la demoiselle. Jana raconte l’histoire à la première personne du singulier, et parfois nous répète sur un ou deux paragraphes le résumé de l’intrigue,  ce qui est parfois un peu lourdingue.

La deuxième moitié est un peu plus intéressante, quand l’héroïne arrête de fuir et découvre un autre monde. Mais là encore son personnage me pose problème. J’ai tiqué quand elle nous joue l’adolescente fleur bleue transi d’amour pour un nouveau personnage, mais j’ai pardonné quand j’ai compris qu’elle était sous l’emprise d’une influence magique. Ceci dit, pardonné à moitié, parce qu’on sent que l’auteur se cherche des excuses pour faire en sorte que son héroïne Jana, se tape des mecs, histoires d’introduire quelques scènes hot, ce qui ne fait qu’accentué ce coté ridicule du personnage. Jana reste un personnage pour lequel je ne me suis pas du tout attachée, dont le comportement n’est pas souvent crédible, qui est très souvent énervante.

L’auteur introduit dans cette deuxième moitié toute une mythologie, tout un monde fantastique, par le biais d’un archiviste censé expliquer à Jana les tenants de ce monde nouveau pour elle, donc manière assez didactique de nous présenter ce monde, ce qui n’est pas le mieux pour nous lecteurs. J’ai tout de même continuer ma lecture, un peu moins péniblement que dans la première partie du roman. Dans le dernier quart, les rebondissements se multiplient, les choses s’accélèrent enfin, on ne s’ennuie pas contrairement à la première partie qui fut plus laborieuse, mais mon avis reste très mitigé malgré tout.

Parce que même quand une histoire ou une idée est bonne (ce qui n’est pas forcément le cas ici), quand le roman repose à 90% sur son personnage principal, si ce personnage ne plait pas aux lecteurs c’est une lecture foutue. Surtout pour un roman d’urban fantasy dont l’ambition est de divertir, une héroïne ou un héros réussi c’est la base d’un roman d’urban fantasy réussi.

Dans le cas du Pacte obscur, l’histoire, l’idée n’est pas si mauvaise, mais je n’ai pas pour autant trouvé tout ça bien originale. Je n’ai pas beaucoup de motivation à en découvrir plus ou à en apprendre plus sur ce monde que l’auteur nous présente. Il y a quelques personnages secondaires qui m’ont plut et qui seront probablement plus développés dans les suites, mais le fait que cet univers ne m’a pas particulièrement intéressé et surtout le fait que je ne me suis pas du tout attaché à l’héroïne au comportement pas toujours crédible, je ne pense pas lire la suite…

Dernières lectures: Une odeur de gingembre et The expanse

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Une odeur de gingembre

de Oswald Wynd

4.5/5

https://leschoixdetrilliandotcom.files.wordpress.com/2013/11/untitled-2.jpg?w=660

1903, la jeune mary âgée de 20 ans, quitte son Édimbourg natale pour se rendre en Chine afin d’épouser Richard, un anglais qui l’a demandé en mariage lors de son précédent séjour en écosse. Après une longue traversée, et un périple interminable, Mary arrive enfin en Chine. Le mariage est une déception pour Mary qui découvre un Richard froid, pingre, qui ne fait aucun effort pour apprendre à connaitre sa femme, et qui ne communique jamais sur rien, même pas sur son travail et ses déplacements. Mary, perdu dans cet univers inconnu, entourée d’expatriés et de servants chinois, rencontre Kentaro, un officier de haut rang de l’armée japonaise, souvent invité dans les diners mondains des expatriés. Mary et Kentaro finiront par être amants durant quelques jours, avant que ce dernier ne parte pour la guerre. Mary se découvre enceinte, et sera finalement renvoyée du domicile conjugale, avant de partir pour le Japon où Kentaro met à sa disposition une maison et de quoi vivre confortablement.

J’avais lu l’avis de Adalana sur ce bouquin et aussi l’avis de certaines autres blogueuses avant elle, et comme j’avais envie de voyager au Japon…et bien j’ai adoré, un coup de cœur pour ce roman. J’ai adoré suivre Mary, cette jeune écossaise au tout début du 20e siècle, probablement trop jeune et trop naïve pour se marier et partir vivre dans un pays dont elle ne connait rien. En 1903, impossible de téléphoner à sa maman pour demander des conseils sur le mariage ou sur sa façon de se comporter, les lettres mettent des mois à arriver et les réponses deux fois plus. Mary est toute seule dans cette Chine en plein bouleversement, qui se relève tout juste de la révolte des Boxers. Mais Mary n’est pas non plus une oie blanche innocente, elle a été élevée dans le but de devenir une bonne épouse et une bonne maitresse de maison, mais c’était sans compter Richard. Car si Mary est plutôt indulgente avec lui, c’est surtout parce qu’il ne lui inspire aucun sentiment, ni amour ni haine. Il ne l’aide en rien pour s’adapter à sa nouvelle vie, il ne lui communique jamais rien sur sa vie d’émissaire pour le gouvernement, Mary est déçue d’apprendre que les autres expatriés en sachent autant sur les déplacements de Richard, alors que elle, son épouse, n’est au courant de rien. Quant à leur vie de couple, Mary reçoit les visites nocturnes de son mari dans le noir, et à l’impression qu’il remplit son devoir comme pour une mission, sans envie ni plaisir. En plus, il est radin, et ne lui laisse aucune marge, ni pour s’approprier la maison, ni pour la décorer à son gout, devant se contenter des meubles des précédents occupants. Mary a donc l’impression d’être simple invitée dans sa propre maison, contrairement aux autres épouses d’expatriés.

Elle dira du mariage : “Pourquoi faut-il que nos prenions des décisions aussi graves pour notre vie entière quand nous sommes trop jeunes pour savoir ce que nous faisons ? Les grandes fautes vous pèsent sur la nuque et on doit les supporter pour toujours

pas étonnant donc qu’elle finisse par se laisser aller après deux ans de mariage, en devenant la maitresse de Kentaro, durant l’absence de plusieurs mois d’un mari fantomatique. En réalité, Mary n’est pas une romantique du tout. Elle se sent attirée par Kentaro, par sa présence, il en impose, mais en réalité, si vous pensez trouver une histoire d’amour romanesque passez votre chemin, ce n’est pas le cas. Mary trouvera avec Kentaro une sensualité qu’elle n’a pas connu avec son mari mais surtout un vrai partage, un échange de sentiments, une alchimie, qui fait que Mary se sent vivante; mais plus que tout, comme elle le dira elle même, elle est devenue la maitresse de Kentaro uniquement dans le but de se secouer, de secouer sa destinée. Mary avait compris que si elle ne faisait rien de radicale, elle finirait sa vie sans avoir rien fait ni vécue, vieille et triste en compagnie de richard, déjà triste par nature, et qu’elle finirait par ressembler à sa belle mère. Si Mary tombe enceinte, ce n’est pas par envie, mais au finale, elle prend cette nouvelle sans surprise, comme le moyen inéluctable de changer sa destinée et de partir vers l’inconnue.

Au fil des ans et des épreuves, on voit Mary évoluée, devenir plus prudente, puis oser prendre de gros risques, elle saisit les opportunités, travail dure, fait son chemin, dans un Japon qui lui deviendra familier, qu’elle ne voudra plus quitter, entre envie de modernité et poids des traditions ancestrales. Mary vivra de lourdes épreuves, des pertes terribles, mais tiendra toujours bon. Depuis les premières pages, on comprend que Mary est un personnage qui ne se laisse pas aller à ses émotions, en bonne écossaise du début du siècle, elle est intelligente, et sans s’en apercevoir, c’est une personne indépendante et moderne. Elle sait encaisser, et est assez courageuse au finale. Je ne m’en suis jamais fait pour elle, au fil des décennies qui passent, on devine que Mary arrivera toujours a reprendre le dessus.

Le roman est écrit à la façon d’un journal intime, parfois quasiment toutes les semaines, parfois sans nouvelle pendant plusieurs années. Les pages tournent toutes seules, c’est très bien écrit, les personnages très bien dessinés au travers des descriptions de Mary, que ce soit sa copine française Marie et son mari Armand, Aiko son amie japonaise subversive et féministe, ou le couple américain installé à Tokyo avec qui elle sympathisera.

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The expanse, tome 1: l’éveil du léviathan

de S.A. Corey

3.5/5

Dans un future très lointain, les hommes ont colonisés le système solaire. La Terre, Mars, et beaucoup de satellites naturels ou non, transformés pour accueillir des êtres humains. Mais les hommes ne savent pas vivre dans l’unité, il faut toujours qu’ils se divisent, qu’ils s’organisent en faction, en peuple, en groupe. Les terriens et martiens se considèrent différents des autres humains vivant sur les satellites, où la gravité est différente, ce qui a eu une incidence sur le physique et les valeurs de ceux qu’on appellent désormais les ceinturiens. Des tensions politiques, commerciales, existent donc, comme toujours dans l’histoire de l’humanité. L’inspecteur Miller est un ceinturien et vit sur Cerès, un satellite. Il a toujours connu l’air en boite, la nourriture recyclée, et l’absence de ciel extérieur. Miller est divorcé, en fin de carrière, blasé, désabusé, efficace mais pas apprécié à sa juste valeur par ses supérieurs. On lui confie d’ailleurs la mission de retrouver et de ramener auprès de ses parents, Juliette Mao, l’héritière d’une des plus grosses fortunes du système solaire. Juliette étant majeure, il s’agit plutôt d’un enlèvement officieux. Miller découvre très vite que Juliette, terrienne qui aurait pu avoir une belle vie dorée, à préférée fuir le confort pour explorer la ceinture, attirée par l’aventure et la liberté. Il découvre également qu’elle aurait rejoint les rangs de l’APE, un partie qui défends les intérêts des ceinturiens face à la dominance Terre-Mars. Le capitaine Holden lui est un vrai terrien. Il est second d’un vaisseau de transport d’eau et d’air, un poste simple, facile, qui lui laisse tout le temps de profiter de son temps. Mais quand il croise la route d’un vaisseau à l’abandon, Holden voit son destin bouleversé et sa route va croiser celle de Miller. Les deux hommes vont affronter un danger qui pourrait bien détruire l’humanité entière où qu’elle se trouve dans le système solaire.

J’en avais entendu en bien sur plusieurs blog et les avis m’avaient donnés envie. L’histoire est bien menée, on suit en alternance, le point de vus de Miller et de Holden. Miller, l’inspecteur de police désabusé, que personne ne prend au sérieux, mais qui a un bon instinct et un cerveau qui fonctionne mieux que la majorité. Holden, le terrien mélancolique de son enfance sur Terre, qui adore son boulot de capitaine, entouré de son équipe réduite.

Le roman alterne les points de vue de Miller sur Cerès et de Holden sur son vaisseau. J’ai beaucoup plus apprécié les chapitres consacrés à Holden et sa petite équipe réduite, Alex, Amos et surtout Naomi avec son sang froid et son professionnalisme à toute épreuve. Pour ce qui est des chapitres consacrées à Miller, la lecture reste intéressante, mais c’est surtout à partir du moment où Miller quitte Cerès et croise la route de Holden que son personnage devient très intéressant, et qu’il prend toute son importance. L’univers décrit par les auteurs est très bien décrit, les conflits, les alliances, les problèmes politiques. J’ai surtout apprécié les chapitres consacrés aux voyages spatiaux, donc surtout les chapitres consacrés à Holden et une fois que Miller l’a rejoint sur son vaisseau. Les accélérations qui nécessitent des drogues particulières pour que le corps résiste à la puissance du vaisseau, les altercations avec d’autre vaisseaux, les stratégies de combats, je pouvais facilement visualisé Holden et son équipe s’agiter pour échapper à des poursuivants, ou gagner une bataille dans l’espace, j’avais l’impression de voir un épisode de star trek!

Le roman n’est pas dénué d’humour non plus, et j’ai beaucoup aimé les derniers chapitres. Le tome 1 ne termine pas sur un gros suspense, on peut très bien se contenter que de ce tome, mais bien il ouvre aussi d’autre perspectives, et l’univers crée est assez vastes pour de multiples aventures. Je lirais probablement le second tome, dès qu’il sortira en poche.

Magic Shift et Burn for me d’Ilona Andrews

Magic shift

4/5

Kate Daniels commence sa nouvelle vie de femme “rangée”, avec Curran son futur mari et Julie sa fille adoptive. Fini la Meute et les problèmes politiques qui vont avec. Kate ne devient pas non plus une gentille femme au foyer, elle est toujours Mercenaire, pour gagner sa vie et pour garder la forme. Et voilà qu’elle découvre qu’une horde de goules déambulent à la frontière d’Atlanta, ville qu’elle s’est appropriée grâce à ses pouvoirs, à la fin du tome précédent, pour éviter que son puissant père ne mette la main dessus en premier. Du coup elle se sent une nouvelle responsabilité, celle d’assurer la sécurité de la ville.

J’étais plus que contente de retrouver les personnages de cette série d’urban fantasy, ma préférée du genre. J’adore le personnage de Kate, son humour, son don de se mettre toujours dans le pétrin, sa façon de foncer tête la première dans la bagarre. J’adore sa relation avec Curran, cet équilibre entre les deux, il n’y a jamais de dominant, chacun équilibre l’autre, chacun apporte quelque chose, on est loin des relations homme fort/femme faible, qu’on trouve souvent dans les romans de ce genre. J’adore leur couple, l’évolution à chaque tome.

Les intrigues sont toujours aussi prenantes à suivre, les rebondissements, l’action, les pages tournent toutes seules. Et comme toujours dans ces romans, les personnages secondaires sont toujours aussi passionnant à suivre, que ce soit Julie qui grandit, Doolitle, Jim, Derek, Andrea, Ghastek, tous sont toujours aussi bien approfondi, aussi bien ancrés dans l’intrigue, aussi bien reliés au récit. On fait mieux connaissance avec Luther, aperçut rapidement dans le tome 4 et qui apporte beaucoup d’humour, un personnage intéressant que j’espère revoir dans les prochains tomes. Et puis j’adore lire les conversations entre Kate et son père, le puissant Roland, qui appelle sa fille “blossom of my heart”, et qui l’accueille avec des “my day is brighter”, j’adore! On ne sait pas encore trop à quoi s’attendre de sa part, vis à vis de sa fille, mais je ne peut pas admettre qu’il lui veuille du mal, en tout cas je l’espère!

Une série à laquelle je suis accroc, pour qui j’ai un attachement très particulier. Je me suis mise à relire les premiers tomes, en attendant de lire le prochain, probablement en aout 2016.

description

(couverture rejetée par les éditeurs, mais tellement mieux que celle qu’ils ont conservés, même si elle n’est pas géniale…)

Burn for me
4/5

Dans un monde qui pourrait être le notre, certaines personnes naissent avec des pouvoirs magiques. C’est dû à un sérum inventé à la fin du 19e siècle, qui développait des capacités surhumaines chez certaines personnes, et qui se sont transmises de génération en génération. Il y a plusieurs niveaux dans les dons que développent ces personnes, les plus puissant étant ceux qu’on appellent les “primes” et qui sont considérés comme des gens privilégiés, puisque grâce à leurs pouvoirs ils se sont fait une fortune et un nom. De nos jours Nevada Baylor est née avec quelques dons, notamment celui de savoir si on lui ment ou pas. Nevada vit avec sa mère, sa grand mère, ses deux jeunes sœurs et ses deux jeunes cousins. En tant qu’ainée, c’est elle qui a repris l’agence de détective crée par ses parents. Alors qu’elle ne s’occupe que de mari volage et d’arnaque à l’assurance, elle est contactée par Augustine Montgomery, un “prime” qui se trouve être le propriétaire financier de l’agence Baylor. Nevada n’a pas d’autre choix que d’accéder à sa demande, celle de rechercher et de ramener vivant le jeune Adam Pearce, un “prime” mégalo et quelque peu cinglé qui vient de mettre le feu à une banque grâce à ses pouvoirs, entrainant la mort d’un vigile. Retrouver Pearce n’est pas trop difficile pour Nevada, elle a de l’expérience dans le domaine, et son don l’aide aussi un peu, mais elle se sait incapable de ramener un prime aussi puissant que Pearce. Elle croise alors la route de Mad Rogan, un autre prime connu pour sa violence, qui a aussi pour objectif de mettre la main sur Pearce.

Comme j’ai adoré la série des Magic, j’ai été très contente de voir que l’auteur entamait une nouvelle série d’urban fantasy. Mais quand j’ai vu la couverture de ce premier tome à sa sortie en octobre 2014, j’ai fait l’impasse. La couverture, en plus d’être très moche, me donnait vraiment l’impression de me lancer dans un roman harlequin, (ici pour les curieux, je ne peux même pas mettre la couv sur ce blog, je la trouve trop à vomir, c’est pas possible!!) au point que durant plusieurs mois, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une pure romance, surtout que le titre n’arrangeait rien. Du coup, je n’étais pas intéressée jusqu’à ce que je découvre qu’il s’agissait bien d’urban fantasy.

Bien évidemment, il y a de la romance dans ce roman, mais pas plus que dans la série des Kate Daniels, c’est surtout l’histoire, l’intrigue et un univers bien particulier qui est mis en avant, ainsi que le caractère des personnages principaux et secondaires.
J’ai donc beaucoup aimé, j’ai retrouvé tout ce qui a fait le succès de la série des Kate Daniels: Une héroïne attachante et forte mais pas sans faille, des personnages secondaires intéressants qui seront surement encore plus développés dans les prochains tomes, comme Bern le cousin geek de Nevada, la grand mère Frida qui apporte beaucoup d’humour, Augustine le patron froid mais pas si inhumain que ça, ou sa secrétaire qui sera surement un peu plus développée dans le prochain tome, et puis Mad Rogan bien sur, sa relation avec Nevada est explosive et drôle, j’ai beaucoup aimé.

L’univers est bien dessiné, on devine que l’auteur s’est un peu freinée et s’est contentée de faire une belle présentation sans trop approfondir, histoire que le lecteur puisse se familiariser avec ce monde dans lequel certaines personnes ont des pouvoirs paranormaux. Ici, c’est du à un sérum inventé à la fin du 19e siècle. Ceux qui l’ont testés ont développer des pouvoirs, télékinésie, pyrotechnie, ou encore télépathie. Certains ont des pouvoirs plus développés que d’autre, d’où une hiérarchie parmi ses nouveaux mages, les plus puissants étant les primes, dont les ainés ne se marient qu’avec d’autre primes afin de conserver un maximum de pouvoir dans les générations suivantes.

En bref, de l’humour, de chouettes personnages, une relation entre Mad et Nevada très prometteuse, une bonne intrigue, un univers intéressant dont les bases sont bien posées, de l’humour, de l’action, et des pages qui tournent toutes seules, vivement la suite!

Magic breaks de Ilona Andrews

4.5/5

coup de coeur

7e tome des aventures de Kate Daniels, Curran, Jim, Doolittle, Andrea, Rapahel, Julie, Derek, Ascanio, et bien d’autre, dans cet Atlanta “post shift”, où la magie a repris ses droits sur la technologie. Dans ce nouveau tome, Kate doit affronter Hugh, qui n’est pas mort malgré ce qu’elle lui a fait subir dans Magic rises, et qui complote contre elle et les siens. Elle sent aussi venir le temps où elle devra enfin affronter son père, Roland, cet homme quasi indestructible qui a traversé les siècles, qui a tuer sa mère, et qui a pour réputation de ne jamais laisser vivre les enfants qu’il pourrait avoir.

ça fait bien un an que j’attends de pouvoir lire ce 7e tome! Je l’ai acheté en format kindle, le jour de sa sortie à minuit pile, je ne pouvais pas attendre une semaine minimum de le recevoir par la poste, et je l’ai terminé en deux jours.

J’adore cette série de romans, d’abord grâce à l’héroïne. Kate est une femme de caractère, une guerrière, elle a été élevée à la dure, dans le seul but de devenir une arme future contre son père. J’adore son faux air blasée, j’adore son sens de la répartie, sa manière de se battre, j’adore sa force, l’a voir mettre au tapis des adversaires sans pour autant vouloir en mettre plein la vue, Kate est aussi discrète et n’aime pas attirer l’attention des autres. Son duo avec Curran est toujours autant intéressant à lire, leur relation évolue, devient plus forte, plus grande avec les épreuves, l’intérêt de leur relation ne retombe jamais avec les romans qui passent. Ce que j’ai toujours apprécié dans leur relation, c’est l’équilibre qui existe entre eux. Contrairement à beaucoup de romans d’urban fantasy, ils ne sont pas tout l’un pour l’autre, oubliant les autres, oubliant le monde qui les entoure. Ils ne vivent pas que pour l’autre, leur relation est saine. Kate a des responsabilité, elle élève Julie, une ado qu’elle a recueilli, elle a beaucoup de gens qui dépendent d’elle, elle a un boulot prenant qu’elle ne peut pas laisser tomber, certaines obligations. Pareil pour Curran, lui aussi à des responsabilité, tout un peuple qui attend ses directives.

Autre chose que j’adore toujours autant dans ces romans, c’est les nombreux personnages secondaires, Jim le chef de la sécurité un brin parano, Ascanio un ado rebelle, Doolittle le docteur du groupe qui applique sa science, ses soins et sa sagesse. Il y a beaucoup de rôles secondaires qui ont plus ou moins d’importance selon les tomes, et qui sont quoiqu’il arrive, toujours bien développés, bien intégrés dans le récit. Et j’ai été très contente de faire la connaissance du couple Thomas et Robert, et surtout de retrouver Christopher, moitié fou moitié génie.

Dans Magic breaks, comme dans les tomes précédents, il y a pas mal de révélations, pas mal de rebondissements, et surtout beaucoup d’actions, on ne s’ennuie jamais à suivre les personnages dans l’Atlanta post shift, pleines de phénomènes et de créatures magiques, souvent pour le pire, plus que pour le meilleur. Dans ce 7e tome, LA chose la plus marquante reste la rencontre avec Roland, après tout ces romans à en entendre parler, à voir Kate trembler en pensant au jour où elle le rencontrerait. Coté suspense, j’avais compris depuis un moment que cette rencontre ne se ferait pas dans la violence et le sang, l’image que Kate a de son père est erronée, déformée, le personnage s’avère beaucoup plus complexe que ça, et leur confrontation sera aussi beaucoup plus complexe qu’une simple bataille ou combat un contre un. Je ne fut donc pas surprise par leur entretien, et j’ai adoré lire leur conversation.

Encore un très bon cru de la part de Ilona Andrews, cette série est véritablement attachante tout comme ses personnages, un vrai plaisir que de lire les aventures de Kate et Curran, l’évolution des personnages et de l’intrigue est très bien sentie, et on ne voit pas le temps passé en leur compagnie, et l’humour est toujours présent. Y’a plus qu’à attendre l’année prochaine pour le prochain tome, que je m’empresserais de lire, comme d’habitude.