Dernières lectures: La ronde de l’amour de Somerset Maugham – Pauline de Alexandre Dumas – Un coupable presque parfait de Robin Stevenson – Un train pour Ballarat de Kerry Greenwood

Afficher l'image d'origine

La ronde de l’amour (cakes and ale)

de Somerset Maugham

4/5

William Ashenden, écrivain peu connu, est un jour contacté par un vieil ami écrivain qu’il n’a pas vu depuis quelques temps, Roy. Ce dernier lui parle de monsieur Driffield, un écrivain à succès qui depuis sa mort, est devenu un auteur culte, que les élites anglaises commencent à considérer comme un monument de la littérature. Roy ne cache pas son intention de vouloir écrire une biographie sur Driffield. Mais en ce qui concerne sa jeunesse, du temps de sa première femme Rosie, il aurait besoin des souvenirs de William. En effet, ce dernier à été quasiment intime avec Driffield, du temps où il écrivait des romans qui avait un certains succès, mais qui étaient considérés comme vulgaires par les élites et les critiques. William n’a pas trop envie de se remémorer cette partie de sa vie, sa jeunesse, son adolescence et ses 20 ans. Mais il finit par se laisser convaincre et plonge dans ses souvenirs.

J’adore Somerset Maugham, je ne sais pas pourquoi je met autant de temps entre chaque lecture, car jusqu’ici je n’ai pas encore été déçue. J’avais déjà adoré Il suffit d’une nuit, le fugitif et son plus connu peut être, La passe dangereuse.

Ici on fait connaissance avec Willie, cet auteur peu connue, qui s’acharne a écrire, tout en sachant qu’il ne deviendra jamais une référence en littérature. Il a cinquante ans passé quand il se replonge dans ses souvenirs de jeunesse. J’ai adoré la plume de Maugham, ce cynisme sans être déprimant ou trop sombre.

“Quand un ami, en votre absence, vous a demandé au téléphone en insistant pour être rappelé, soyez sur qu’il s’agit d’une affaire plus importante pour lui que pour vous. S’il pense à vous offrir un cadeau ou à vous rendre un service, il sait modéré son impatience.”

“On ne regrette pas, prétend-on, les plaisirs qu’on ignore, pourtant leurs journées se trainaient dans un incurable ennui.  Ils attendaient avec une impatience fiévreuse ces thés où tout le monde chantait sa romance de Maud Valérie White. Condamnés à vivre à un kilomètre les uns des autres, ils se disputaient avec aigreur.”

“Depuis l’origine des temps, les vieux ne se font ils pas passer auprès des jeunes pour les plus sages et le jour où les jeunes commencent à douter, ne sont ils pas eux même déjà vieux et disposés à profiter de la légende?”

J’ai surtout aimé les chapitres qui nous raconte la jeunesse de William. On est dans une petite ville balnéaire où tout le monde se connait, où les touristes n’existent pas encore. On est au tout début du 20e siècle, la bourgeoisie campagnarde anglaise est très bien décrite par l’auteur, entre la hiérarchie sociale à respecter au pied de la lettre, entre le docteur, le pasteur, le vicaire et autre. William grandit auprès de son oncle et sa tante, qui ne supportent pas de voir leur neveu discuter avec des gens qui lui sont inférieurs. Une éducation que William met de coté lorsqu’il rencontre Driffield et sa femme la sulfureuse Rosie, qui sont socialement bien en dessous de son rang. Mais il  retrouvera les automatismes sociales de son oncle quand il reviendra en ville, à 50 ans passé, et qu’il dédaignera parler au fils du docteur de l’époque, devenue médecin à son tour.

Outre ces personnages très intéressants, William, Driffield, sa femme Rosie, outre l’analyse sociale des villages de province anglaise, l’auteur nous parle aussi beaucoup du processus de création et d’écriture, pourquoi un roman devient un succès, pourquoi un autre fait un flop. Pourquoi un écrivain passe de l’anonymat ou du rejet total à la postérité éternelle.

Je me suis laissée entrainée dans ma lecture, dans le début de ce 20e siècle encore coincé dans un carcan social sévère,  j’ai aimé voir le personnage principal prendre du recul, le voir analyser avec pragmatisme les épisodes de sa jeunesse qui l’ont passionné. Toujours un coté cynique et moqueur, et la fin m’a beaucoup plut.

Afficher l'image d'origine

 

Pauline

de Alexandre Dumas

3.5/5

Alfred de Nerval, à l’abri du besoin avec l’héritage paternel, se charge de sa mère et sa sœur. Il part quelques temps en voyage en Normandie. Sur place, alors qu’il est sortie pêcher seul, une tempête le fait échouer sur la cote. Après avoir trouver refuge dans les ruines d’une église, le temps de passer la nuit, il découvre la jeune et jolie Pauline de Meulien, enfermée dans les geôles des ruines. Alfred connait Pauline pour l’avoir rencontrer deux ans plus tôt à un bal. Il aurait voulu l’épouser, mais à l’époque il n’avait pas encore la fortune qui lui permettrait d’oser faire sa demande. Que s’est il passer pour que Pauline, qui a épouser un certain Horace de Beuzeval, se retrouve enfermée dans une cellule abandonnée?

C’est mon 2e roman d’Alexandre Dumas, après les Trois mousquetaires. Ici, c’est Alexandre Dumas lui même qui raconte le début de l’histoire, comme personnage. Il rencontre alors à plusieurs reprises, lors d’un voyage en Italie, son très bon ami, Alfred de Nerval, avec une jeune femme mystérieuse qui lui rappelle une vague connaissance, qui ne se laisse pas approcher, et qui semble apeurée et affaiblie. Finalement, il retrouvera son ami Alfred un an plus tard qui lui racontera toute l’histoire. Comment  il est tombé fou amoureux de la belle Pauline de Meulien, comment il n’avait pas assez d’argent à l’époque, pour la demander en mariage. Il raconte son désarroi, quand il a su que la belle avait accepté la demande en mariage d’Horace de Beuzeval, comment il est alors partie en voyage, comment il a découvert que Pauline avait été enfermée dans une cellule, et qu’elle avait été déclaré officiellement morte par son mari.

A partir de là commence le sauvetage de Pauline. Alfred raconte comment il a sauver d’une mort affreuse et lente la pauvre Pauline, comment il a gagner sa confiance, leur fuite de France, et ensuite, le récit de Pauline elle même qui se met à raconter à Alfred, comment elle a rencontré Horace, comment il a réussi à la séduire pour finalement l’épouser et pourquoi son mari l’a condamnée à mort.

J’ai aimé certains passages très gracieux et bien écrit du roman. Notamment le début, quand Alfred raconte son aventure en bateau sur la cote normande. La description de l’orage, le naufrage, le refuge dans les ruines de l’église, la pluie battante puis la lumière éblouissante apporter par la pleine lune, on est dans un vrai roman romantique du 19e siècle.

On se laisse facilement emporté par le récit de Pauline, quand elle raconte sa vie, le contexte dans lequel elle rencontre le comte de Beuzeval. Là, on tombe vraiment dans le roman gothique, avec des manoirs lugubres, abandonnés, isolés, des serviteurs mystérieux, un mari plein de secret qui fait penser à barbe bleu, des meurtres, des enlèvements, des héros qui vous sauvent in extremis.

Ce coté gothique peut paraitre parfois too much, à la limite du ridicule. On peut pas dire que j’ai été fan du personne de Pauline. Elle a un comportement très crédible lorsqu’elle se réveille enfermée dans les sous sols des ruines, mais sa façon de gérer sa vie après son sauvetage est trop romantique, à se laisser aller dans une mélancolie trop poétique, on sent qu’elle perd la vie petit à petit. Aucune combativité, aucune tentative d’aller mieux, si ce n’est de se laisser aller. Aucune envie de vengeance, de colère, ça manque de réalité humaine. Mais au finale, j’ai beaucoup aimé ce roman, l’amour passif entre Alfred et Pauline, leur voyage, son sauvetage, le récit de Pauline quand elle raconte son mariage, la cruauté perverse du comte et de ses amis quand ils se retrouvent seuls. On a tous les ingrédients, des enlèvements, des meurtres, des voyages, des sauvetages, du romantisme exacerbé, de la mélancolie, des évanouissements, un vrai roman gothique.

Afficher l'image d'origine

Un coupable presque parfait

de Robin Stevens

3/5

Dans les années 30 Hazel et Daisy sont deux ado scolarisées dans la prestigieuse école pour jeune fille, Deepdean, en Angleterre. Daisy, blonde, yeux bleus, teint de porcelaine, populaire et surtout très sur d’elle, et Hazel, chinoise, brune, très timide, n’avaient pas grand chose en commun et pourtant elles sont devenues les meilleures amies du monde. Un soir, alors que Hazel retourne dans le gymnase à la recherche d’un pull oublié, elle tombe sur le cadavre de Miss Bell, la professeur de sciences. Mais le temps de revenir accompagné de Daisy et d’une autre élève, le corps a disparu. Seule Daisy veut croire à l’histoire d’Hazel. Daisy décide donc d’enquêter sur le meurtre de Miss Bell et ça tombe bien puisque les deux jeunes filles viennent de créer leur propre club de détective.

J’en avais entendu du bien sur plusieurs blogs, et j’avais envie d’une lecture facile et légère. On plonge dans les années 30, dans un pensionnat pour jeunes filles en Angleterre. Tout est raconté du point de vue de Hazel, une chinoise origine d’Hong Kong, qui a été envoyé dans le pensionnat pour avoir une culture anglaise, volonté d’un père qui a lui même suivi des études en Angleterre et qui est tombé amoureux de la culture anglaise depuis. J’ai trouvé dommage que le coté asiatique de Hazel ne soit pas plus exploité, j’ai aimé les anecdotes d’Hazel concernant ses parents, entre un père très ouvert, amoureux de la culture anglaise au point de ne parler presque que en anglais chez lui, alors que sa mère ne comprend pas cette obsession et refuse de parler anglais comme son mari. Mais ce n’est pas le sujet du roman.

L’enquête policière est le centre de l’histoire, mais c’est aussi un roman sur l’amitié entre adolescentes. Daisy est maligne, belle, populaire, elle sait quoi dire ou quoi faire pour s’attirer la sympathie des élèves comme des professeurs. Hazel en parle avec lucidité. Pour elle Daisy est la parfaite jeune fille, quand il fait froid Hazel est couperosé, Daisy a les joues légèrement rosées, quand Hazel a un bouton d’acné sur le nez, Daisy n’en a jamais. Daisy est sur d’elle, toujours, alors qu’Hazel est maladroite et timide. Je n’ai pas trop aimé la relation entre les deux filles, il y a clairement un dominant et un dominé dans cette amitié. Daisy rabaisse souvent son amie, ne tient pas compte de ses remarques, est trop souvent hautaine, même si on devine que Daisy adore Hazel et qu’en cas de coup dure elle ne lui tournera pas le dos, mais je n’ai pas trouvé leur amitié attachante.

L’enquête policière avance de manière régulière et sans temps morts, mais on devine vite le coupable, et le pourquoi des crimes est assez banale et déjà vu cent fois, rien d’originale ou de surprenant. Je ne me suis pas attachée plus que ça aux personnages, même si j’ai un petit faible pour Hazel. Une lecture agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Afficher l'image d'origine

Un train pour Ballarat

de Kerry Greenwood

3/5

Australie dans les années 20. Phryne Fisher est une riche héritière, belle, jeune, intelligente et fonceuse. Comme elle est complètement indépendante, elle mène la vie qu’elle souhaite, notamment en devenant détective privée. Alors qu’elle se rend à Ballarat en train, avec sa secrétaire Dot, tout le wagon première classe se retrouve asphyxié par du chloroforme. Phryne réussie à tirer la sonnette d’alarme et à briser les vitres. Une fois le train évacué, il manque un passager à l’appel, une vieille dame qui voyageait avec sa fille. On la retrouve assez rapidement, étranglée et bien abimée. La vieille dame n’était pas du tout sympathique, mais qui aurait pu lui en vouloir à ce point? Autre mystère, on retrouve dans le train une jeune fille de 12 ans, Jane, qui ne se souviens plus des derniers mois de sa vie. Phryne décide de mener l’enquête.

J’avais déjà lu le premier tome il y a quelques années. Je l’avais moyennement aimé, mais j’ai voulu redonner une chance aux livres. Cette série de romans policiers a été adaptée en série télé et j’avais beaucoup aimé le résultat. Au départ, je n’avais pas trop accroché, mais au bout de quelques épisodes, on s’attache vite aux personnages, aux décors et aux somptueuses tenues de l’héroïne. Comme pour le premier tome des aventures de Phryne Fisher, je n’avais pas trop aimé ce coté trop parfait de l’héroïne, qui a tout fait, tout appris, tout vu, tout visiter, c’est un peu trop surréelle pour une jeune femme des années 20. Mais la série a su donner à son héroïne quelques faiblesses, notamment quand elle doit se battre, ou encore concernant un passé trouble qui l’a touche et l’a traumatise encore aujourd’hui.

Dans le roman ce n’est pas le cas et c’est bien dommage. J’ai trouvé que l’auteur s’était un peu calmer dans la description qu’elle fait de son héroïne, par rapport au premier tome, où elle y allait avec ces gros sabots pour nous dire toutes les cinq pages, à quel point son héroïne est forte, intelligente, belle, débrouillarde. Mais ça reste tout de même très présent. Ainsi, au début du roman, quand tout le monde est victime du chloroforme, Phryne elle, a eut la force de tirer dans la fenêtre de son compartiment, de se lever pour abaisser toutes les fenêtres et de tirer tout le monde de sa torpeur. Ou encore cette discussion surréaliste qu’elle a avec un haïtien pro du vaudou qui essaye d’expliquer à Phryne la procédure pour désenvouter et qu’elle lui répondra qu’elle connait, elle a déjà voyager en Haiti, voui voui…

Dans le roman, Phryne sait tout faire, n’a aucune faiblesse ou lacune, ce qui l’a rend un peu trop froide pour le lecteur, on a du mal à s’attacher à elle et c’est dommage. Reste que j’aime toujours autant le personnage de Dot, le coté libérée de la maison avec le majordome et la cuisinière qui ne s’offusquent pas des mœurs de leur patronne. L’enquête policière est agréable à suivre, les rebondissements aussi, même si la fin est un peu précipitée, quelques pages de plus n’aurait pas été du luxe.

 

Advertisements

Harry Potter and the cursed child

Afficher l'image d'origine

de John Tiffany, Jack Thorne, JK Rowling

3.5/5

On retrouve l’univers de Harry Potter, juste après la fin du tome 7, c’est à dire avec Harry , Ginny, Ron et Hermione qui accompagnent leurs enfants au poudlard express pour une nouvelle année scolaire. Albus, le dernier enfant des Potter, monte dans le poudlard express en compagnie de Rose, la fille de Ron et Hermione. Tout deux connaissent très bien l’importance de son premier voyage dans ce train, puisque c’est là que Harry Ron et Hermione se sont rencontrer pour la première fois pour ne plus se quitter. Alors qu’ils entrent dans un premier compartiment, Albus sympathise très vite et naturellement avec un certain Scorpius, le fils de Draco Malfoy. Rose refuse de lui parler, mais Albus et Scorpius sympathisent très vite. S’ensuit alors toute une série de malchances pour Albus. Il est rejeté par sa cousine pour s’être lier à Scorpius, il est envoyé chez les serpentard, et comble du malheur, avec le début de l’adolescence, rien ne va entre lui et son père Harry.

Voilà donc un roman qui se présente comme le 8e tome des aventures d’Harry Potter. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée de dire ça. Il s’agit ici d’une pièce de théâtre mettant en scène surtout Albus, le fils de Potter, et Scorpius le fils de Malfoy. Et bien sur, on retrouve les personnages qui ont fait la saga Harry Potter, avec Harry, Ron, Hermione, MacGonagall, Malfoy, et quelques autres. La pièce de théâtre est donc ici édité sous forme de livre. Le style n’est donc pas le même , puisqu’ici ce sont surtout des dialogues. Mais la forme ne m’a finalement pas gêné car les dialogues sont suffisamment bien construit pour faire passer en quelques mots, tous les sentiments, émotions et ressentit des personnages. Il y a souvent des apartés en italiques pour décrire en deux mots les décors, l’arrière plan, le paysage, si y’a besoin.

L’histoire quant à elle, à de bons et mauvais coté. On retrouve l’univers des romans d’Harry Potter, mais de manière bien différente. Ici on aura pas du tout l’occasion de voir évoluer cette nouvelle génération d’élèves en cours, au quidditch, a noel, à des bals de fin d’année, rien de tout ça. on fait référence ici ou la à un cours ou au quidditch, mais rien de plus. L’intrigue tourne autour d’un time turner volé par Albus et Scorpius pour essayer de sauver la vie de Cédric Diggory dans le passé, après avoir entendu son père, Amos, se lamenté de la mort de son fils. S’en suis toute une série de va et viens dans le temps, notamment bien sur autour du tome 4 et du tournoi des trois sorciers. Albus et Scorpius essaieront de faire disqualifier Cédric afin que ce dernier ne soit pas obliger de rencontrer Voldemort et d’en mourir. Mais bien sur les conséquences quand ils reviennent dans le présent sont souvent catastrophiques et parfois rigolote, comme Ron et Hermione qui ne sont pas mariés, Hermione en vieille professeur aigri par la vie, ou en guerrière. J’ai été contente d’ailleurs de pouvoir voir Severus Rogue dans l’une de ses réalités alternatives.

 Je n’ai pas trop aimé les derniers chapitres SPOILER SUR LA FIN:

je n’ai pas trop accroché au retour de Voldemort, retourner à l’époque où les parents de Harry se font tuer. La scène dans laquelle Harry assiste au double meurtre est triste et émouvante, mais pourquoi faire tourner l’intrigue autour de Voldemort? j’aurais aimé autre chose plutôt que de revenir sur le passé. Et puis la fille de Voldemort qu’il aurait eu avec Bellatrix Lestrange?? je trouve ça pas très crédible non plus…

FIN SPOILER.

La très bonne idée de cette histoire ce n’est donc pas l’utilisation des time turner et les retours incessants dans le temps (même si j’ai apprécié voir un Ron et Hermione alternatifs), mais plutôt l’amitié fusionnel entre Albus et Scorpius. Leurs deux pères se détestaient dans leur jeunesse, de véritables ennemis, mais ils se sont tout de suite apprécié et se sont tout de suite trouvés des points communs. Tous les deux ont des pères célèbres auxquels ils sont constamment comparer par les autres, tout les deux subissent une pression sociale par rapport à leurs pères. Tous les deux sont des déceptions pour leurs pères. Albus ne s’entend pas du tout avec son père, et Scorpius sait pertinemment qu’il est loin d’être le fils que Draco à toujours rêver d’avoir, avec son impopularité et son coté geek. J’ai beaucoup aimé leurs amitiés. Mais plutôt que de nous parler de Harry et de son entourage, il aurait peut être mieux valu partir sur des personnages complètement différent afin de se détacher des sept tomes. L’univers Harry Potter est suffisamment large et développer pour pouvoir parler d’autre chose, la jeunesse de Dumbledore, ou alors la jeunesse de Rogue, Lilly et James, ou beaucoup d’autre personnages historiques, à d’autre périodes dans le temps comme pour le film Les animaux fantastiques qui sortira à la fin de l’année, Voldemort n’est pas le seul grand méchant de l’histoire de la magie.

Bien qu’il y ait quelques incohérences, quelques petites choses pas crédible, on passe un bon moment, la lecture est agréable, le rythme ne retombe pas, on a pas le temps de s’ennuyer. Et pour ceux qui se posent la question, le niveau anglais est très accessible, sans aucun problème.

 

Matilda de Roald Dahl

Afficher l'image d'origine

3,5/5

Matilda est une petite fille pas comme les autres. Alors qu’elle n’a que cinq ans, elle sait lire toute seule et à déjà englouti tous les livres pour enfants de la bibliothèque municipale et même une bonne quantité de romans adultes que la bibliothécaire lui conseille. Mais à la maison, ses dons n’impressionnent personne, sa mère passe ses journées à jouer au loto et son père est un vendeur malhonnête qui n’a d’intérêt que pour son fils. Les soirées familiales consistent à s’abrutir devant la télévision en mangeant des plateaux repas. Matilda vient juste d’entrée à l’école. Elle sympathise avec ces camarades et apprécie beaucoup sa maitresse d’école, mademoiselle Candy, même si elle s’ennuie beaucoup en classe. Mais surtout, Matilda comme toute l’école redoute la directrice, mademoiselle Legourdin, aussi terrifiante que méchante.

Voilà un roman jeunesse culte que beaucoup d’enfants ont lu. Personnellement, je ne saurais trop dire pourquoi, je n’ai jamais lu les romans de Roald Dahl. Peut être que c’est du à une sortie scolaire à la bibliothèque quand j’étais à l’école primaire durant laquelle une bibliothécaire nous a lu un extrait de Charlie et la chocolaterie et je me souviens m’être ennuyé. Est ce parce que c’était une autre personne que moi même qui me lisait l’histoire ou parce que je n’adhérais pas à l’extrait qu’on me lisait, mais du coup je n’ai jamais lu de romans de Dahl.

Dans le cadre du mois anglais, j’ai décidé de lire ce roman qui est dans ma pal depuis quelques années; Au départ, je me suis un peu identifiée à Matilda, une petite fille qui adore lire, qui passe son temps à la bibliothèque, qui a fait le tour de la littérature enfantine et qui commence à explorer les romans adultes. ça m’a rappeler mon enfance, moi aussi je passais tous mes mercredi après midi à la bibliothèque, moi aussi je me suis lassée de la littérature jeunesse pour me tourner vers les rayons pour adulte. Bon, moi je ne suis pas un génie comme Matilda, mais disons que ma bibliothèque jeunesse était assez restreinte et peu renouveler et que du coup je m’étais tourner vers les romans adultes un peu avant l’âge…

Les premiers chapitres sont mignons à lire, Matilda est un personnages sympathique et attachant. Son entrée à l’école est assez rigolote, surtout avec melle Legourdin et les atrocités qu’elle inflige aux autre élèves. J’ai aussi sourit en lisant les petites vengeances de Matilda sur son père.

Par contre, j’ai un peu décroché quand Matilda développe un pouvoir télékinétique, et qu’elle reçoit les confidences de sa maitresse melle Candy.

Reste une histoire sympathique avec les jolies illustrations de Quentin Blake mais pas un coup de cœur, j’ai eu un peu de mal avec la fin. J’avais vu le film au cinéma en 1997 qui m’avait plut à l’époque, mais que je n’ai pas revu depuis.

Lu dans le cadre du mois anglais

Beedle le barde de JK Rowling

Afficher l'image d'origine

4/5

Beedle le barde c’est cinq petits contes qui sont lus aux jeunes enfants sorciers depuis des siècles et des siècles.

Le sorcier et la marmite sauteuse

La fontaine de la bonne fortune

Le sorcier au coeur velu

Babbitty Lapina et la souche qui gloussait

Le conte des trois frères

Chaque histoire tourne autour de la magie, a sa morale ou pas, et se termine par les commentaires d’Albus Dumbledore qui donne son avis, qui interprète le conte, et les possibles messages cachés. Il apporte aussi des éléments sur la façon dont certains contes ont pu être exploité de de bonnes ou mauvaises fins.

Les contes sont courts, joliment illustrée, facile à lire, une lecture qui m’a bien détendu. J’ai beaucoup aimé lire ces petits contes, certains tentent de passer le message de la bonne entente entre sorciers et moldus, essayent de faire comprendre aux jeunes sorciers qu’il ne faut pas rejeter les moldus. Certains contes finissent mal comme Le sorcier au coeur velu, et qui par sa fin sombre, essaye de faire comprendre aux jeunes sorciers, les dangers de la magie, et de certains défauts humains.

Globalement, j’ai aussi beaucoup aimé les commentaires de Dumbledore, qui nous parle parfois de certaines anecdotes de sa vie, de son enfance, certaines remarques sont drôles. Je n’ai détesté aucun des cinq contes, mais j’ai une préférence pour le conte de la fontaine de la bonne fortune. Babbitty Lapina est très sympa, assez drôle, quant à celle des trois frères, je l’avais bien entendu déjà lu dans les romans d’Harry Potter.

A lire pour les fans de Harry Potter, mais aussi pour les jeunes enfants qui aiment les contes! On y retrouve tous les éléments des contes qu’on a pu connaitre, nous moldus, les morales parfois sanglantes, ce petit coté parfois lugubre ou sombre, mais aussi les contes qui finissent bien.

Lu dans le cadre du challenge, le mois anglais, organisé par Lou et Cryssilda

Le passeur de Lois Lowry

de Lois Lowry

4/5

Jonas, 12 ans, vit dans un monde réglé comme une horloge. Cette société futuriste ne laisse place à aucune imagination, ne laisse aucun choix à ces habitants. Ainsi les habitants de ce microsome sont constamment surveillé, des règles de politesse et de savoir vivre très strict sont respecté à la lettre. des médicaments permettent de refréner tout sentiments et émotions. Tout ce qui peut entrainer la destruction ou l’évolution trop brutale de leur société est banni, le libre arbitre, les choix, la liberté, et surtout les émotions. Jonas vient d’avoir 12 ans et lors d’une cérémonie il se voit attribuer son futur métier et rôle dans la société, il sera le nouveau dépositaire de la mémoire passée. Il sera celui qui apprendra le passé et l’histoire douloureuse de l’humanité afin de mieux conseiller les dirigeants qui eux reste dans l’ignorance du passé. Mais si devenir le nouveau dépositaire est un honneur, c’est aussi un statut qui plonge le dépositaire dans une profonde solitude.

A l’occasion de la sortie du film adapté du roman, je participe à une lecture commune organisée par Adalana, l’occasion pour moi de lire ce roman qui prend la poussière depuis plusieurs années dans ma bibliothèque.

Le livre est assez court, et on met du temps avant d’apprendre la vraie nature de la société dans laquelle vit Jonas et ce que cache le dépositaire aux autres citoyens. Le roman est court, et c’est assez impressionnant de voir comment l’auteur à réussi à nous présenter toute une société, tout ces défauts, tout ces personnages en peu de pages et peu de fioriture, malgré le nombre de pages limité, on apprend suffisamment de chose pour comprendre le monde inventé par l’auteur et s’attacher à certains personnages.

Dans le petit monde de Jonas, les citoyens doivent respectés des règles qui peuvent paraitre absurdes mais qui permettent de gérer les émotions et qui permettent de maintenir un ordre impeccable. Le matin, les enfants et les parents doivent se raconter leurs rêves, le soir, ils doivent se raconter leurs journées, et les choses qui ont pu les contrarier. A chaque âge correspond une cérémonie, à 8 ans, on doit abandonner son objet de bien être (doudou), à 12 ans, on nous attribue un métier, et on commence l’apprentissage de ce dernier, pour être utile à la société. A l’âge adulte, on peut demander un conjoint, qu’on ne choisit pas, et ensuite demander un enfant, qu’on ne procrée pas, une mère porteuse s’en charge. A la puberté et jusqu’à la vieillesse, on prend des médicaments qui annihile les émotions et les sentiments. Les personnes jugées inaptes (les personnes âgées et certains nourrissons) sont “élargis”.

Si la société de Jonas ne comporte ni violence, ni injustice, ni délinquance, ni crime, ni manque, ni pauvreté, elle est aussi froide, stérile, aseptisée, bridée. Ces citoyens ne décident de rien, et ne se révoltent contre rien, ils ne ressentent pas d’amour, pas même pour leur enfants, qu’ils élèvent à la perfection ceci dit.

Le roman se lit vite, mais comme dans le monde de Jonas, l’histoire, et les personnages sont un peu froids. Jonas en tant que dépositaire, arrête de prendre ses médicaments, et commence à ressentir toutes sortes d’émotions, révolte, colère, solitude, mélancolie, déprime, amour pour le nourrisson que ses parents gardent pour quelques semaines. Il comprend ce que veut dire le terme élargir. L’auteur nous présente une société parfaite, sans tâche, mais pour que l’humanité arrive à ce résultat, il faut déposer sa liberté et son libre arbitre, éliminer toute individualité et se défaire de son humanité. Lois Lowry nous montre le prix a payer et nous montre que ce prix est bien trop cher. Il se dégage une certaine froideur du récit, à l’exception de la relation entre Jonas et le passeur, seule relation qui implique des émotions humaines pures.

Si ce n’est pas un coup de cœur, Le passeur est vraiment une lecture intéressante et qui fait réfléchir les jeunes lecteurs. La réflexion est privilégiée par rapport à l’action, contrairement aux autres romans jeunesse du même genre qui se sont plus que clairement inspiré du passeur. On pense un peu à Hunger games, mais on pense surtout à Divergente, qui reprend pas mal d’éléments du roman de Lowry. ça m’a donné envie de lire les trois autres romans qui se déroulent dans le même monde que celui de Jonas. Par contre, en regardant la bande annonce de l’adaptation cinéma, on se demande si ils n’ont pas juste pris l’idée de départ pour faire tout autre chose, la bande annonce laisse penser que le film s’est beaucoup trop éloignée du roman de départ. Le film sort aujourd’hui, j’essairais de le voir dans la semaine;

Le jardin secret de Frances H Burnett

3.5/5

Mary Lennox est une petite fille terne, mal aimée, vivant aux Indes et qui a défaut d’amour parentale, est devenue désagréable et sensible à rien. Une épidémie de choléra emportera en quelques heures sa mère et son père ainsi que tous les employés de la maison. Tout le monde avait oublié la pauvre Mary, comme d’habitude, dans la nursery. Après avoir été découverte saine et sauve, Mary est envoyée en Angleterre, chez son oncle, M Craven, qu’elle n’a jamais vu. Aucunement attristée par la perte de ces parents, Mary n’attire pas la sympathie de la gouvernante, mais elle est très vite apprivoisée par Martha, la femme de chambre, qui avec son naturel, arrive à déstabilisé l’enfant. Elle se laisse convaincre de se promener dans le jardin du manoir, tous les jours malgré le mauvais temps. Elle y rencontre le jardinier Ben Weatherstaff, et se met en tête de trouver l’entrée d’un jardin fermé à clef mystérieusement abandonné.

J’en avais toujours beaucoup entendu parler de ce roman écrit par celle qui est l’auteur de princesse Sarah ou du petit lord. J’avais voulu voir le film à l’époque de sa sortie, mais n’avait pas pu le voir. Dans le cadre du challenge Miyazaki, j’ai ressorti le roman de ma PAL pour enfin le lire.

Ce ne fut pas un coup de cœur, mais j’ai été très vite intéressée par Mary et son évolution. Les premières pages aux Indes nous donnent un aperçue de la dure vie que mène la petite Mary. Accablée par la chaleur et un climat qui ne lui conviennent pas du tout, Mary est une petite fille chétive, au teint maladif, et qui manque d’amour puisque ni ses parents ni sa nounou ne s’intéressent à elle. Son arrivée dans le Yorkshire va tout changer pour elle, le grand air de la lande, la gentille Martha qui devient son ami, sa rencontre avec Dickon le frère de Martha, son exploration du manoir et de toutes ses portes qui restent constamment fermées et bien sur sa passion nouvelle pour faire revivre le jardin mystérieux. On suit son évolution, l’amélioration de son caractère, de son appétit et de sa santé.

Comme j’adore les plantes, les fleurs, et les jardins, évidemment je me suis passionnée par la découverte de Mary, du jardin à moitié mort, et de ses efforts pour le faire revivre en y plantant toutes sortes de graines et de bulbes. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont Mary tenait tête à Colin, son cousin, enfermé pour cause de maladie imaginaire depuis la naissance, faute de parents présents pour lui. Par contre, j’ai moins accroché le dernier tiers du roman. Une fois le printemps installé, les fleurs écloses et Colin qui décide enfin à sortir pour pouvoir se promener dans le fameux jardin, j’ai un peu décroché. Le roman se focalise plus sur Colin et son envie de guérir et d’améliorer sa situation physique. On s’éloigne de Mary, de Dickon et on ne reverra même plus la gentille Martha, pour se concentrer surtout sur Colin.

En bref, Le jardin secret est à lire surtout pour les amoureux des jardins, lire les détails sur l’évolution des pousses grâce à l’arrivée du printemps est magique, ou encore les paysages des landes du Yorkshire. L’auteur nous parle aussi de l’éducation des enfants, mettant en évidence ce qui est bon et ce qui peut les aidé à améliorer leur santé. On comprend aussi pourquoi se roman figure dans les livres à lire de Miyazaki, et comment il a pu faire partie d’une de ces nombreuses sources d’inspiration, lui qui ne manque jamais une occasion de nous livrer de splendides images de la nature dans ces films.

Lu dans le cadre du challenge Hayao Miyazaki

challenge_miyazaki_03

La bobine d’Alfred

de Malika Ferdjoukh

4/5

Dans les années 60, Harry Bonnet, fils d’un cuistot montmartrois, vois sa vie changer quand son père devient le cuisinier d’une grande actrice hollywoodienne et part donc vivre dans la ville du cinéma, en Californie. Là bas, il va découvrir son nouveau monde, voiture à 16 ans, la belle Véronica qui bronze sur les plages, la belle maison dans laquelle il vit, le soleil, la mer, et la découverte du plateau 17, là où son père le cuisinier fut prêter au grand Alfred Hitchcock, qui tourne en grand secret un film adapté d’une pièce de JM Barrie.

J’aime énormément Malika Ferdjoukh, je n’ai pas encore lu tous ces romans, mais j’en ai lu pas mal et je les ai tous adoré, Sombres citrouilles, Trouville palace, Aggie change de vie, Boum, Minuit cinq, faux numéros, L’assassin de papa, Chaque soir à onze heure, et surtout Quatre soeurs, qui reste l’un de mes romans favoris.

La bobine d’Alfred ne fait pas exception, j’ai adoré retrouvé la plume si particulière de Malika Ferdjoukh, son humour, j’ai adoré les personnages, leurs petits défaut, Harry qui s’adapte très vite à son nouvel environnement, son amitié avec Madeleine, les dialogues entre les deux ados sont drôles et plein d’impertinence.

C’est une plongée dans le Hollywood des années 60, ces petits boulots, ces petits figurants, ces grandes stars capricieuses, ces intrigues et ces drames. J’avais l’impression de voir le film défilé en  lisant les aventures de ce jeune Harry. Le roman est plutôt court et les rebondissements ne manquent pas, le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte.

En bref, encore un petit bijoux de la part de cette auteur pas comme les autres, vivement son prochain roman!

Sortie en librairie le 24 octobre 2013