Dernière lecture: Broadway limited Un shim sham avec Fred Astaire

Broadway limited un shim sham avec fred astaire

de Malika Ferdjoukh

4,5/5

Après le premier tome, Broadway limited un diner avec Cary Grant, on retrouve la belle brochette de personnages qui navigue dans le New York de la fin des années 40. On retrouve la pension Giboulée, sa propriétaire excentrique, Charity, Chic, Manhattan, Page, Hadley, leurs ambitions et leurs rêves. Tous essayent de percer, de trouver sa place, de réaliser ses espoirs, Page commence des cours de théatre prestigieux, Hadley enchaine les petits boulots en gardant l’espoir de retrouver l’amour de sa vie, Chic enchaine les défilés de mode, Manhattan laisse tomber ses ambitions professionnelles pour mieux se rapprocher de ce père qui les a abandonné elle et sa mère, Jocelyn file le parfait amour avec Dido mais découvre certains aspects de l’amérique qu’il n’avait pas soupçonné. Enfin Charity se laisse charmer jusqu’au sommet des plus hauts building new yorkais sans voir la chute venir…

J’adore les romans de Malika Ferdjoukh, j’en ai lu beaucoup et aucun ne m’a déçu. Mon préféré reste la série des Quatre sœurs, mais j’ai aussi beaucoup aimé Sombres citrouilles, Faux numéro ou encore Chaque soir à 11h.

J’avais déjà beaucoup aimé le premier tome de Broadway Limited dans lequel on faisait connaissance avec les très nombreux personnages, la vie dans le New York des années 40, les boites, les clubs de jazz, les restaurants, les théâtres, les cinémas, le métro, les taxis, les rendez vous, les jobs, les auditions…Malgré un très grand nombre de personnage, chacun y trouve sa place, ils sont tous parfaitement travaillés, le détail de leurs vies, de leurs passés, les rendent très crédibles et leurs défauts les rendent très attachants. Dans ce second tome, on continue de suivre la pauvre Hadley qui rêve de retrouver l’homme de sa vie qu’elle a perdu de vue à cause d’un malentendu, Chic qui court d’un défilé à l’autre pour pouvoir se faire quelques sous, Page qui commence à apprendre le métier d’actrice dans un cour prestigieux, ou encore Manhattan qui vient de retrouver son père. Chacune a ses blessures, des attentes, des espoirs, des rêves.

On retrouve l’humour de l’auteur, les répliques et les dialogues intelligents et percutants, on retrouve l’écriture fluide, pleine d’idée, avec son lots de références. On croisera Grace Kelly qui n’est pas encore connue, Ann Bancroft, Billy Holiday, Woody Allen, Marlon Brando ou encore Fred Astaire. Dans ce second tome les choses deviennent plus sombres notamment avec la chasse aux sorcières auprès des artistes soupçonnés de communisme. Dénonciations anonymes, carrières détruites pour se venger, le patriotisme à l’excès et les États Unis qui frôle la dictature…la liberté américaine n’est qu’une façade et le personnage de Jocelyn, français exilé, commence doucement à le comprendre avec sa copine Dido qui milite pour la fin du Maccarthisme, ou encore lorsqu’il découvre qu’en Amérique, les couples mixtes sont interdits et que le racisme est très présent.

On apprend beaucoup de choses sur la vie des personnages qu’on a appris à aimer dans le précédent tome et j’étais très contente de découvrir un peu le passé de la propriétaire de la pension Giboulée. J’ai hâte de lire la suite des aventures de Chic, Manhattan, Hadley, Page, Jocelyn, Dido… Merci à Malika Ferdjoukh et vivement le tome 3.

La passe miroir, tome 2 – Les disparus du clair de lune

La Passe-miroir - La Passe-miroir, T2

de Christelle Dabos

4/5

Après les évènements du premier tome, on retrouve Ophélie, toujours sur l’arche du pole, en compagnie de son fiancé de fortune M. Thorn, sa tante Roselinde, et la tante de son fiancé Bérénilde. Désormais Ophélie s’est installée en compagnie de Bérénilde et de Roselinde, au plus près de la cour de l’esprit de famille Farouk et elle occupe la lourde tache de conteuse officielle. Elle doit donc raconter tous les soirs ou presque, une histoire devant Farouk et toute la cour. Mais très vite, certaines personnes haut placées disparaissent. Thorn, toujours aussi mystérieux, Bérénilde préoccuper par sa grossesse et par Farouk, Ophélie doit s’habituer aux coutumes de la cour, aux caprices de Farouk tout en enquêtant un peu sur les disparitions étranges de certaines personnes hauts placées.

J’avais adoré le premier tome, l’univers crée est passionnant, originale, ce monde fracturé avec des arches qui flottent en gravité dans le ciel, ces esprits de familles quasi immortels, ce monde sans époque précise. J’ai adoré la timidité et le sang froid d’Ophélie, la froideur et le sens pragmatique de Thorn, j’ai adoré voir Bérénilde se radoucir à l’approche de son accouchement et de la voir se rapprocher d’Ophélie quand elle comprend les sentiments que son neveu ressent pour elle.

J’ai adoré revoir Archibald et son sens de l’humour, l’intrigue est bien menée, les mystères se dévoilent doucement, j’ai beaucoup aimé en savoir plus sur les esprits de famille, avec notamment les souvenirs de Farouk malgré sa mémoire défaillante. Et puis bien sur j’ai beaucoup aimé voir Ophélie s’affirmer, la voir évoluer et grandir. Sa relation avec Thorn est très touchante. Lui fait vraiment peine à voir face à Ophélie, le voir essayer d’exprimer ses sentiments, le voir se démener pour toujours essayer de protéger Ophélie, voir le respect qu’il a pour elle, c’est mignon, et la voir elle à son tour, comprendre doucement qu’elle ressent finalement quelque chose pour Thorn, leur relation évolue doucement ce qui la rend plus forte et plus intéressante.

J’ai hâte d’en savoir plus sur les esprits de famille, les origines de la déchirure, le pourquoi de l’effondrement des arches, l’identité de ce dieu mystérieux, et puis bien sur très hâte de retrouver tous ces personnages auxquels je me suis beaucoup attachés! Espérons que cette fois ci, on n’ai pas à attendre deux ans pour lire la suite et en savoir plus!

Alice Crane de NM Zimmermann

 

Tome 1, Alice Crane, les corbusards de NM Zimmermann

Tome 2, Alice Crane, Les anciens dieux de NM Zimmermann

4/5

Alice Crane, médecin légiste et petit génie, vient de démarrer à son nouveau poste, la morgue d’Edencity. Passionnée par la science, Alice espère qu’elle a trouvé sa place avec ce job, jusqu’à ce qu’elle perde l’un de ces cadavres. Elle devient vite la risée de la morgue, entre son patron qui ne l’aimait déjà pas beaucoup et ses collègues qui l’ignorent encore plus, la perte de ce cadavre n’arrange pas les choses. Mais son monde rationnel régit par la science, s’effondre quand elle aperçoit dans la rue son cadavre, bien vivant, se promenant l’air de rien. En décidant de le suivre, Alice entre dans un monde qu’elle ne soupçonnait pas, celui des corbusards, ces être surnaturels que personne n’imagine exister. Les vampires, les mages, les gargouilles, les djinns…Alice quitte son monde calme et routinier pour pénétrer une sphère pleine de mystère mais aussi d’instabilité.

L’auteur nous crée ici un monde bien développé, prenant et originale, dans lequel évolue ses personnages, un monde qu’elle nous avait déjà présenté dans sa précédente trilogie, Edencity, une trilogie qui m’avait énormément plut.

Ici, elle reprend l’univers qu’elle a crée via le regard de personnages inédits, comme Alice qui suit son cadavre miraculeusement ressuscité, qui tel le lapin blanc emmène Alice Crane dans un monde qui va changer sa vie. Les personnages principaux de sa précédente trilogie apparaissent parfois furtivement, parfois de manière plus prononcé.

Avec Alice, on découvre Edencity, ses différentes races qui composent les êtres surnaturelles qui vivent parmi les humains sans que ces derniers ne soient au courant. On fait connaissance avec l’Organisation, cette agence chargée de gérer les relations entre les corbusards et les humains, s’assurant de la sécurité de ces derniers. Alice sera la cible de mauvaises personnes et collera au train de James Flynn, cet agent de l’Organisation qui va assurer sa sécurité le temps d’éliminer les intrus.

Dans le second tome, Alice travaille désormais pour la mystérieuse Organisation, en tant que biologiste. Suite à un chantage, elle n’a pas d’autre choix que d’avancer dans ses travaux sur les corbusards, sans trop savoir où elle met les pieds. Une première moitié se concentre surtout sur les états d’âme de l’héroïne, qui s’en veut de devoir mentir à James, qui est devenu un ami proche. Alice n’a pas trop de mal à faire bonne figure devant les uns et les autres, et son génie lui permet d’avoir une vision claire de ce qui se passe autour d’elle et de pouvoir analyser avec perspicacité les informations qu’elle déterre. Avec un sang froid sans faille, elle avance petit à petit, comprend qui parmi les êtres qui l’entourent, sont les plus dangereux. Elle arrive à manipuler son monde par son intelligence, et à comprendre bien plus que certains autre personnages qui sont plongés dans cet univers depuis plus longtemps qu’elle.

J’ai beaucoup aimé la seconde moitié, plein de rebondissement, d’action, de découvertes, et de révélations. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle a avec James et surtout la relation intelligente qu’elle a avec Démétrius. Alice n’est pas une héroïne, elle essaye avant tout de se maintenir en vie dans un monde où elle n’est peut être pas indispensable, et tente en second plan de ne pas nuire par ses travaux, à des tiers qu’elle ne connait pas  ou trop peu.

Un roman prenant donc, un univers toujours aussi intéressant, les pages tournent toutes seules, mais le roman est peu trop court. J’attends la suite avec impatience!

Les étoiles de Noss Head

Tomes 3-4-5

De sophie jomain

Tomes 1 et 2 ici.

Les deux premiers tomes m’avaient plut, dans le genre distrayant mignon on a fait pire ! Les personnages étaient sympathiques, en particulier la grand-mère de Hannah, Gwen la meilleure amie de Leith, les paysages décrits me faisaient rêver, l’intrigue se déroulant entre Wick tout au nord de l’écosse et st Andrews, près d’Edimbourg.

La fin du tome 2 ne laisse pas le choix au lecteur, on est obligé de se lancer dans la suite pour savoir ce qui arrive à l’héroïne Hannah. J’ai bien apprécié ce tome, dans lequel hannah doit affronter un changement majeur dans sa vie, (spoiler, elle devient un ange noir après avoir été mordu), on peut voir une vrai faiblesse dans la relation entre Hannah et Leith, ce dernier ne supportant pas ce changement chez son âme sœur et l’abandonne entre les mains de Darius, ce qui est assez décevant de sa part!

J’ai donc beaucoup apprécié voir Hannah s’habituer à sa nouvelle vie, et surtout j’ai trouvé touchante sa relation avec Darius et ses deux frères jumeaux, qu’elle traite comme ses propres frères. J’ai beaucoup aimé cette partie là, isolés dans la maison en bord de mer, ce tome est donc l’un des meilleurs de la série, les personnages évoluent, Leith fait de grosses erreurs de jugements, Darius et Hannah développent une très belle amitié, Gwen prend des initiatives et la fin est bien amenée. D’ailleurs l’auteur aurait très bien pu s’arrêter là je trouve, les trois tomes sont assez bien construits, l’évolution des personnages est bien vu et la fin conclut bien les choses.

Dans les tomes 4 et 5 qui constituent une fin en deux tomes, Leith et Darius disparaissent. Dans le premier tome, tout le monde les recherche activement, on verra les personnages partirent en urgence en Europe de l’est, dans le fief des plus anciens vampires du monde, qui retiendraient Darius pour venger ce qui s’est passé dans le tome 3. Dans le dernier tome, c’est sur Leith que les choses se concentrent, et après avoir approfondi le monde des vampires et leurs origines, on passe dans celui des loups garous.

J’ai beaucoup moins aimé ces deux derniers tomes, en particulier le dernier qui se déroule surtout dans le monde des loups garous, ceux qui ont choisi de vivre en autarcie se rapprochant de la vie des amish. L’auteur introduit deux nouveaux personnages, Dimitri dans le tome 4 et Christy dans le tome 5, délaissant beaucoup de personnages déjà existants, ce qui est dommage.

J’ai trouvé le personnage d’Hannah too much! Déjà que Hannah est passée d’humaine à ange noir puis à loup garou, elle a aussi la particularité de voir certaines choses que seuls de rares élus peuvent voir, elle a charmé le beau Leith, elle aurait pu facilement charmer aussi Darius, et maintenant c’est carrément le beau Dimitri qui tombe sous son charme, faisant d’Hannah “son âme sœur vampirique”ça fait beaucoup, je ne suis pas très fan des héroïnes trop parfaites, belle intelligente, je rentre à st Andrew comme je veux, les plus beaux mecs du monde me tombe dans les bras, c’est agaçant et peu réaliste au final.

Et puis j’ai trouvé ces deux tomes souvent absurdes. Les parents d’Hannah sont très protecteurs, dans le tome 1, elle ne peut pas partir avec Leith un week end dans sa famille, sans la permission de ses parents, elle ne peut pas s’absenter une nuit sans que ses parents lui fasse une crise d’angoisse et là elle passe de long mois entiers, sans jamais entrer en communication avec ses parents, pas même un coup de fil sans que ces derniers ne s’inquiète le moins du monde, sans qu’ils ne posent une question, c’est un peu trop gros quand même.

L’auteur introduit de nouveaux personnages au détriment d’anciens qui sont quasi inexistant dans ces tomes. Darius et Gwen sont pas souvent présent, la grand mère d’Hannah à peine présente, Jamie totalement absent alors qu’il avait été développé dans les deux tomes précédents. certains personnages secondaires disparaitront sans aucune émotion c’est à peine si je me suis souvenue de qui était qui. Les deux mondes crées par l’auteur et tout le folklore sont intéressants, mais si peu développés et approfondis, qu’on a du mal à s’y croire. Sur trois tomes qui se concentraient surtout sur quelques personnages ça passait facilement, mais sur cinq tomes avec une intrigue qui se détachent du noyau dur des personnages, ça se voit beaucoup plus et ça passe donc beaucoup moins bien.

Dans le dernier tome, je n’ai pas du tout aimé aussi la décision de l’auteur de faire perdre la mémoire à Leith. Ce dernier qui a subi un sortilège, à tout oublié de sa vie jusqu’à ces propres parents. A partir de là, j’ai eu du mal à m’intéresser au couple Leith/Hannah, dans le sens où Leith est ce qu’il est grâce à toutes les expériences qu’il a vécut, (son enfance heureuse, la mort violente de sa mère dont il est témoin, les relations parfois difficiles avec son père, sa relation avec son oncle et sa tante, ses études d’histoires à St Andrews, son amitié avec Gwen…), là ce n’est plus qu’une coquille vide, et j’ai eu du mal à m’intéresser à leur histoire post perte de mémoire.

En bref, trois premiers tomes qui sont très distrayants, des personnages attachants, de beaux paysages écossais, une héroïne qui faut accepter pour mieux apprécier l’histoire, et qui heureusement, évolue assez au fil des tomes, un univers mythologique plutôt bien vu, mais de grosses lacunes, quelques contradictions, des choses parfois très énervantes, et deux derniers tomes un peu trop bâclés, un peu trop tirés par les cheveux, autant j’ai lu les trois premiers tomes en un rien de temps, autant j’ai du faire des efforts pour finir les deux derniers.

Les étoiles de Noss Head

Tome 1 et 2

de Sophie Jomain

3.5/5

Hannah vient d’en terminer avec les études secondaires et le bac. Pour les vacances d’été, elle part avec ses parents pour Wick sur la cote nord de l’écosse, afin de tenir compagnie à sa grand-mère qui devient de plus en plus dépendante . Hannah aurait préféré passer ses vacances et surtout son 18e anniversaire avec ses copines, mais la famille passe avant. A Wick, Hannah retrouve ses habitudes de vacancière, quelques amis, la nature, jusqu’à sa rencontre avec le mystérieux Leith qui va lui faire découvrir malgré lui tout un monde fantastique et dangereux auquel Hannah ne doutait pas de son existence.

Ça fait pas mal d’année maintenant que j’en entends parler de ce livre, de cette série de roman YA fantastique, avec bien sur comme il se le doit dans ce genre, une romance difficile et pleine d’embuche. J’ai lu des avis dithyrambiques et aussi des avis plus mitigés. Finalement ce qui m’a décidé c’est l’avis d’Élodie qui a eu un vrai coup de cœur pour l’histoire, et aussi le fait que les bouquins soient disponibles en kindle pour pas cher.

Je n’ai pas eu le coup de cœur de mon coté, mais ce n’est pas un rejet total non plus ! j’ai avancé doucement avec Hannah, son arrivée en Écosse, sa famille, son quotidien, les descriptions de l’écosse qui est une région que j’adore tout particulièrement, sa rencontre avec Leith, la découverte de sa vraie nature. Car évidemment ici rien de bien originale, Hannah tombe sous le charme de Leith, grand, fort, très très beau, gentil, et qui semble avoir un petit faible pour la jolie Hannah, puis la découverte que Leith est en fait un loup garou, mouais que du classique en somme.

Le début ne m’emballe pas plus que ça, l’écriture est fluide et simple, les pages tournent toutes seules, mais les dialogues entre les jeunes adultes, entre Hannah et les amis qu’elle croise, sont souvent pauvres, un peu désuets, un peu ringards parfois, j’ai souri plusieurs fois lors de ma lecture à cause de certains mots ou expressions utilisées. Mais on finit par s’y faire et on se laisse prendre par l’intrigue.

Les personnages sont tous assez attachants, que ce soit la nouvelle copine d’Hannah, Gwen, passionnée par le fantastique et qui tient une librairie ésotérique, la grand-mère d’Hannah, Elaine, qui est quasi aveugle mais qui est celle qui est la plus clairvoyante et la plus perspicace de la famille. Ou encore l’oncle et la tante de Leith, qui nous permettent nous lecteurs, de visiter les iles Orcades.

Et puis la romance entre Leith et Hannah est tout de même jolie et romantique à souhait. Certes, leur histoire est un peu trop déjà vu, entre une jeune femme fragile, toujours à se mettre en danger et Leith, trop beau pour être vrai, qui s’avère être un loup garou, toujours prêt à jouer les chevaliers servants ou les héros avec sa belle ; la naïveté de Hannah, sa fragilité, sa crédulité, sont souvent énervants, mais au finale, quand on se rappelle qu’elle n’a que 18 ans, on se dit qu’elle a une bonne excuse, et qu’on ne peut pas lui en vouloir !

Dans le tome 2 que j’ai lu juste après, les choses deviennent plus intéressantes, Hannah rentre à l’université de St Andrews pour des études d’histoires des arts, sa relation avec Leith s’intensifie, elle rencontre d’autre personnes, comme Tarja, sa colocataire d’origine finlandaise, et surtout elle découvre l’existence des anges noirs, une sorte de vampire supérieur, qui sont les ennemis mortels des loups garous.

Là aussi l’auteur a su renouveler le mythe, créant tout un historique. Les garous et les anges morts se détestent mais st Andrews est une sorte de terrain neutre où personne n’a le droit de s’en prendre à l’autre camp. J’ai beaucoup aimé le personnage de Darius, ses discussions avec Hannah, le fait qu’il n’y ait pas de méchant ou de gentils, que tout soit un peu plus compliqué que ça et donc un peu plus réaliste. Hannah rencontrera aussi Georgia l’ex de Leith, elle aussi Loup garou et d’autre de la meute de Leith, comme Julia, ou encore le chef de la meute, Jaimie.

Dans ce tome les choses s’accélèrent, les drames s’enchainent dans la seconde moitié du roman, et là aussi on peut encore reprocher la grande naïveté de l’héroïne, mais la encore on se souvient qu’elle n’a que 18 ans !

En bref, il faut jouer le jeu ; le roman met en scène une jeune adulte de 18 ans, qui n’a pas énormément d’expérience, on ne peut pas lui demander d’être forte, maline et sur ses gardes. C’est un roman YA, il faut donc se mettre un peu dans la peau d’une jeune fille de cet âge pour apprécier l’histoire et surtout le personnage d’Hannah ! Une fois dépassé ça, on peut apprécier cette lecture bonbon, douce et tendre, avec une mythologie qui reste quand même bien travaillée, un folklore autour de l’écosse bien documenté, et une intrigue qui tient en haleine. Du coup, j’enchaine sur le 3e tome, malgré les défauts ont à tout de même grandement envie de voir comment tout ce monde va évoluer et finir.

Dream box

de NM Zimmermann

4/5

Aux Etats unis en 1979, Jeffrey est un petit garçon tout à fait commun. Sauf que depuis quelques temps, il voit les ombres, des formes fantasmagoriques que lui seul semble voir. Jeffrey ne les supporte plus, elles sont la peur, la colère, le doute et provoque chez lui d’horribles cauchemars la nuit. Plus le temps passe et plus les ombres ont prise dans la vie de Jeffrey. Son père, vétéran du Vietnam, n’est plus le même, de plus en plus soul, de plus en plus violent. Et sa mère en fait les frais, trop occupée à éviter les coups pour s’apercevoir de la peur de Jeffrey. Même le chien semble se transformer en animal psychopathe.

J’aime beaucoup les romans de NM Zimmermann, j’ai eu un coup de cœur pour sa première trilogie, Edencity, j’ai beaucoup aimé Apparitions, j’ai encore plus aimé Sous l’eau qui dort, et voilà que je viens de finir son dernier roman publié par L’école des loisirs.

Le roman est très sombre pour un roman jeunesse, du moins dans son premier quart. Un jeune enfant témoin des maltraitances de sa mère, des actes horribles de son père, la folie agressive de son chien adoré. C’est parfois dure, violent, jamais déprimant pour autant, mais on se demande où réside l’espoir, où réside une possibilité de rédemption.

Le roman nous présente des personnages vraiment passionnant à suivre, que ce soit le jeune Jeffrey, et l’adulte qu’il finit par devenir, Thérésa si naïve et innocente, sa famille si vieillotte, si vieux jeu, si étroite d’esprit, tout droit issu d’un siècle révolu. Ou encore Andy, ce petit garçon qui avait un avenir radieux mais que les ombres viendront ternir, un petit garçon tellement clairvoyant et intelligent, accompagné de son rat, étrangement malin.

Petit à petit le roman retrouve la lumière et l’espoir face à ces ombres qui détruisent des familles entières. L’auteur sait parfaitement nous tenir en haleine, les pages tournent toutes seules, je les ai parcourus sans temps morts. L’auteur sait installer une atmosphère bien particulière, parfois flippante, parfois sombre, parfois hypnotisante, toujours très bien écrit. Je verrais bien cette histoire être adaptée en mini série, un livre qui aurait pu se trouver en littérature adulte sans problème. J’ai beaucoup aimé!

Huckleberry Finn

de Mark Twain

4/5

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Après les aventures de Tom Sawyer, on retrouve son meilleur copain, Huck, vivre ses propres aventures. Après avoir retrouver le trésor caché à la fin de Tom Sawyer, Huck n’a plus la liberté de vivre à sa guise dans la foret. Il est recueilli par une vieille dame riche qui a décidé de s’occuper de son éducation et de le civiliser. Mais voilà que revient en ville le père alcoolique et bon à rien de Huck qui réclame son fils histoire de pouvoir mettre la main sur sa nouvelle fortune. En attendant qu’un juge se décide, il emmène Huck se cacher dans la forêt. Huck profite de l’absence de son père pour mettre en scène sa propre mort pour que plus personne ne vienne l’embêter, ni la vieille dame qui veut le civiliser, ni son père violent. Il retrouve sa liberté, et dérive sur un radeau, sur le Mississippi, a pêcher son poisson, à vivre au jour le jour, jusqu’à ce qu’il rencontre Jim, l’esclave de son ancienne bienfaitrice, déterminé à passer dans les territoires libres afin de ne plus être esclave. S’en suit des aventures palpitantes comme seul un enfant de cet âge peut en vivre.

J’avais adoré les aventures de Tom Sawyer, j’étais fan du dessin animé japonais, et en lisant le roman, j’ai trouvé que l’adaptation était parfaitement fidèle, une vraie mise en image. Les aventures de Huck sont tout aussi géniales à lire, peut être un peu plus dangereuse, un peu moins enfantines, puisque Huck vit un quotidien plus sombre que celui de Tom. Un père violent et alcoolique qui l’enlève et le séquestre le temps de toucher le trésor de son fils, Huck qui met en scène son assassinat pour avoir la paix, puis un long voyage le long des fleuves du sud, à rencontrer des escrocs, à improviser et s’inventer de nouvelles identités au grès des nécessités comme seule sait le faire un enfant.

J’ai adoré suivre Huck dans ces aventures, ses rencontres, sa façon qu’il a si naturelle de s’adapter et de s’intégrer partout où il va. Certaines de ces rencontres et aventures se terminent parfois par quelques tragédies, mais Huck les vit de manière détachées, et reprend la route, toujours avec un but, sauver Jim de l’esclavage.

Car Huck s’attachera très vite à Jim, faisant de l’esclave en fuite son compagnon de route, avec qui il s’entend si bien avant de se rendre compte qu’il est en train d’aider un esclave à fuir ses maitres, est-ce juste? est-ce contraire à la morale? Mais Huck ne s’embêtera pas longtemps de ces questions moralistes, Jim est son ami avant tout.

En bref, un jolie coup de coeur, comme ce fut le cas pour Tom Sawyer, Huck est très attachant, débrouillard, tellement simple, qui se contenterait bien d’une vie sur un radeau, à pêcher du poisson et faire des siestes, mais qui est rattraper par la “civilisation” et sa horde d’adultes qui tentent désespérément de l’éduquer.

Lu dans le cadre du Mois américain chez Titine.

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La trilogie Shatter me de Tahereh Mafi

2.5/5

 

Dans un monde post apocalyptique, la Terre a subit de grave dommages environnementaux et sociétales et est désormais régit par le restablishment, une nouvelle forme de gouvernement. Juliette est une jeune fille de 17 ans qui vit depuis quelques mois, dans un asile isolé de tout. Seule, elle ne voit personne, ne parle à personne. Juliette a une particularité, lorsque sa peau rentre en contact avec une autre personne, celle ci subit une douleur intenable et finit par en mourir. Après avoir accidentellement touché un jeune enfant à l’âge de 14 ans, ces parents se débarrassèrent d’elle, la considérant comme un monstre. Son quotidien n’est que froideur et solitude, jusqu’au jour où un co-détenu est envoyé dans sa cellule, Adam.

Je crois que c’est l’avis enthousiaste d’Ori concernant le tome 3 et son ode à Warner qui m’a convaincu de me lancer dans cette trilogie young adult. Au vue des prix des romans grands formats en français, 17€ par tome, et ne sachant pas si j’allais aimé, je me suis lancée dans les versions kindle en vo.

Le premier tome Shatter me, m’a pas mal emporté je l’ai lu en peu de temps. C’est le personnage de Juliette qui parle à la première personne du singulier, on voit donc ses pensées, ses craintes, sa solitude. C’est intéressant de suivre cette jeune fille qui frôle la folie, elle qui n’a jamais connu ni amour parentale, ni amitié, les enfants de son école la fuyant comme la peste, et ses parents la traitant de monstre, sans parler de son enfermement dans un asile, de quoi devenir un peu cinglé, d’où une narration originale, des phrases barrées, des répétions dans ses mots, une manière originale d’exprimer ses émotions, sa rencontre avec Adam, son immersion dans la base de l’ennemi avec son chef, Warner.

De ce coté là rien à dire, c’est originale et bien écrit, mais du coup, l’auteur qui s’est concentré sur cet aspect, n’a pas assez penser la société, on ne comprend pas on ne cerne pas le monde dans lequel évolue les personnages.

Le tome 2 UNRAVEL ME fut plus dure à lire dans le sens où je me suis grandement ennuyée durant la première moitié (les 50% du roman). On est enfermé dans les pensées très ado de l’héroïne, c’est du « moi je » tout le temps je suis seule, je suis triste, je me lamente encore et toujours, au point que je n’en pouvais plus.

Dans ce tome, Juliette a rejoint Omega point, un groupe de quelques centaines de membres, qui se dit être la résistance face au restablishment. Elle a donc du mal à s’intégrer elle qui a toujours été rejetée ou isolée. Mais c’est surtout sa relation avec Adam qui est mis en avant, une relation maudite puisqu’elle découvre qu’Adam ne peut plus la toucher sans être blessée par le pouvoir de Juliette, comme les autres.

Dès lors, l’héroïne devient souvent insupportable, une vrai ado qui broie du noir, qui ne pense qu’à sa personne, elle en devient énervante. C’est lamentation sur lamentation, centré sur son drame personnel, jusqu’à ce qu’enfin, Kenji qui reste un de mes personnages préférés, et qui est le seul à apporter un peu d’humour dans le récit, lui dise le fond de sa pensée, et lui dit exactement ce que nous lecteur, on a envie de lui dire. Kenji l’a secoue un peu. On en apprend pas plus ni sur le restablishment, ni sur le rôle de la résistance si ce n’est son rôle contradictoire énoncé par l’auteur.

Heureusement, la seconde moitié est déjà bien plus palpitante, de l’action, des rebondissements, et une Juliette qui se réveille sur la fin, qui se lâche, qui maitrise de mieux en mieux son pouvoir, qui consiste également en une force surhumaine. Elle frôle la folie meurtrière ce qui est intéressant à lire.

Dans le troisième tome, il est quand même plaisant de voir l’héroïne évoluer, elle n’est plus la petite fille apeurée qui ne sait pas quoi dire quoi faire, ça fait du bien de la voir prendre le dessus. Donc le tome 3 commence bien, Juliette se réveille réellement, elle devient un leader naturel, prend des initiatives, prends des décisions, prends confiance en elle et en ses pouvoirs qu’elle maitrise enfin presque parfaitement.

J’ai apprécié la voir ainsi, ça fait un tome entier que j’attendais de la voir réagir comme ça. Du coup, sa relation avec Adam ne tient plus, elle a évolué vers sa vraie nature, courageuse, battante, un coté dominant, sa véritable personnalité ne correspond plus à l’idéale d’ Adam qui était tombé amoureux d’une jeune fille fragile, timide, peu sur d’elle, qui a besoin de protection et d’assistance. Et la réaction d’Adam face aux évènements se révèlent un peu décevant aux yeux de Juliette, les choses changent; si au début je me suis dit que c’était quand même surprenant de voir une fille qui parlait d’Adam de manière si amoureuse, si fusionnelle, changer brutalement, et sentir ses sentiments s’évanouir comme neige au soleil, j’ai finalement trouvé ça crédible car après tout, c’est la première fois que Juliette se découvre, se connait, qu’elle découvre sa personnalité, ses pulsions, sa force, son pouvoir, sa passion, et elle reste une ado de 17 ans, qui peut aimer passionnément un jour et plus du tout le lendemain, ce n’est que dans la fin du tome 2 et dans le tome 3 qu’elle découvre vraiment qui elle est et de quoi elle est capable, et bien sur ça change tout.

Le point fort réside dans les personnages principaux et leurs relations. Juliette est un personnage que j’ai apprécié voir évolué. Sa relation avec Adam est intéressante, mais au final j’ai de loin préféré les scènes entre Juliette et Warner, personnage ambigu, tout sauf manichéen, qui a un coté sombre, qui aurait pu sombrer dans le mal, un personnage comme je les aime, et c’est à son contact que Juliette se révèle et apprend à se connaitre même si elle n’aimera pas tout ce qu’elle découvrira, et ce depuis leur première rencontre. J’ai aussi énormément apprécié les interactions avec Kenji, le seul personnage à apporter de l’humour, le seul qui dit tout haut ce que le lecteur a envie de hurler à Juliette, et leur amitié est vraiment mignonne à voir même si elle évolue un peu brutalement entre le tome 2 et 3.

Par contre ce qui m’a déçu dans cette trilogie, c’est qu’en trois tomes, rien est dit, c’est presque du vent. On sent que l’auteur était très intéressé par ses personnages, leurs relations, l’évolution de leurs sentiments et de leurs personnalités. L’histoire, le contexte politique, sociale, mondiale, rien n’est développer, rien n’est dit mais d’une manière qui donne l’impression que l’auteur n’a pas voulu se casser la tête et n’a pas réfléchi à tout ça. Des militaires, des civils, un commandant suprême, des sections dans le monde…des pistes nous laissent entendre qu’il y a eu un bouleversement climatique, mais on a aucun détails, rien n’est expliquer, rien n’est approfondi, en trois tomes on a rien du tout. Même le commandant suprême, qui s’avère être le père de Warner, n’est absolument pas développer si ce n’est que c’est un sociopathe, qu’elle est son histoire, d’où vient il, comment est il arriver au sommet de la hiérarchie ? des personnages secondaires introduit tardivement et qu’on n’apprend pas à connaitre du tout, il y a de grosses lacunes dans l’histoire, dans la compréhension de ce nouveau monde, des non sens, des oublis, on a l’impression que tous ça est un prétexte pour mettre en scène l’histoire d’amour entre Warner et Juliette. Sans parler que la fin est véritablement bâclée, à la limite du ridicule. Dommage.

Sous l’eau qui dort

de NM Zimmermann

4,5/5

coup coeur

Dans la petite ville de Dentown, Claudia, l’une des filles les plus populaire de son lycée tape dans l’oeil de Gabriel, la star de l’école, tandis que John Stillman, invisible dans le meilleur des cas, victime dans le pire, rêve d’une autre vie. Dans la famille Preston, qui vit reclus dans leur maison, le père infirme reprend mystérieusement des forces au grand désarroi de son fils et de sa femme. Quant au docteur Swampton, il découvre que de nombreux habitants de la ville sont victimes de la même maladie grippale. On dit que dans les bois de Den vivent deux sorcières et une petite fille, chassées de la ville 10 ans plus tôt et qu’il ne serait pas sage de réveiller l’eau qui dort du lac.

J’aime beaucoup cette auteur de romans young adult, j’ai lu tous les titres qu’elle a écrit. Je retiens surtout la trilogie Edencity, une histoire et des personnages qui m’avaient énormément plut et marqués. Le roman aurait d’ailleurs plus sa place dans le rayon adulte que ados.

Du coup, je me suis jetée sur son nouveau roman, parut à l’école des loisirs. J’ai tout de suite plongé dans l’histoire. Le point fort de cette auteure, c’est son talent à nous plonger dès les premières lignes dans son univers. Dès les premiers mots on est pris, et on a du mal à décrocher. J’avais ressenti la même chose quand j’ai lu son premier roman, Edencity.

L’histoire est donc tout de suite prenante, l’atmosphère parfaitement installée. Les personnages sont pleins de défauts et de faiblesses, il n’y a pas de héros, de gentils, ou de méchants, que des humains faibles et influençables, que ce soit John pour qui ont a de la compassion jusqu’à ce qu’il utilise son pouvoir et devient aussi détestable sinon pire que ces bourreaux. Ou Gabriel, détestable dans sa voiture de luxe, se croyant tout permis, qui devient de plus en plus attachant quand il perd tout. Il reste téméraire même si il ne devient un héros pour autant.

Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est la narration. On suit les pensées de tous les personnages, en passant d’un personnage à l’autre, à chaque phrase ou presque, ce n’est pas découpé en chapitre, les choses sont moins découpés que ça, c’est tout au long du récit que l’on suit le point de vue de l’un puis de l’autre, et le tout reste très fluide sans jamais embrouiller le lecteur.

En lisant ce roman, j’avais un peu l’impression de voir un film d’horreur américain des années 80 quand on savait encore en faire des bons, comme poltergeist, Carrie au bal du diable, ou l’exorciste (pas pour l’histoire ou le scénario mais pour l’ambiance, et les personnages). des personnages ordinaires, qui ont une vie ordinaire, qui se croit parfois géniaux ou au dessus des autres, mais les évènements vont remettre les pendules à l’heure et au final personne ne termine comme héros, personne ne se révèle vraiment, il y a les chanceux qui finissent en vie, les malchanceux qui ne se relèvent pas et parmi les survivants, rare sont ceux qui s’en remettront dans leur vie. Le roman est donc assez sombre.

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En bref, un roman très bien écrit, une belle narration, des personnages tout en faiblesse, qui nous parle de la faiblesse humaine, des préjugés, de l’hystérie collective. Encore une fois, l’auteur à su nous accrocher dès les premières lignes, et a su installer une atmosphère particulièrement réussi!

Les chemins de poussière tome 1 – Saba l’ange de la mort

De Moira Young

4/5

Dans un futur post apocalyptique, Saba vit avec son père, Emmi sa petite sœur et Lugh son frère jumeau, dans une maison qui tient à peine debout, au milieu de nulle part. Depuis que leur mère est morte en mettant au monde Emmi, 9 ans plus tôt, la vie est plutôt morne. Leur père n’arrive pas à se remettre de la perte de sa femme, et le climat est devenu de plus en plus aride, sec et hostile, les laissant qu’avec très peu de nourriture au quotidien et avec un lac aujourd’hui asséché. Tout bascule le jour où deux hommes arrivent en pleine tempête de sable rouge et enlève Lugh sous les yeux impuissant de Saba. Son père se fait tuer en essayant de s’interposer et à juste le temps de dire à sa fille quelques phrases prophétiques étranges. Une fois le choc surmonté, Saba décide d’emmener Emmi chez Mercy, une amie de leur mère, qu’elle n’a pas vu depuis 9 ans. Après une longue marche pénible de plusieurs jours, Saba décide de laisser à Mercy sa sœur, qu’elle n’a jamais vraiment supporter, afin de partir à la recherche de son frère.

Ce roman, j’en ai lu plusieurs avis sur la blogosphère et je ne pourrais dire lequel j’ai lu en premier et m’a donné envie, mais devant l’enthousiasme de certains blog, je me suis procurée le premier tome, d’autant qu’il venait de sortir en poche.

Ce livre, je l’ai commencer un samedi soir, histoire de le feuilleté, et je n’ai relevé la tête qu’à 4h du matin, avec pour fond sonore, l’émission cash or play sur nrj12! je n’ai pas vu le temps passé en compagnie de Saba.

J’ai surtout beaucoup aimé la première moitié du roman, découvrir le monde dans lequel vit Saba, voir que cette jeune fille de 18 ans, n’a jamais rien connue d’autre que sa maison isolée, de la voir tombé du placard, quand elle découvre qu’à seulement trois jours de marche, la meilleure amie de sa mère vit dans une prairie verdoyante au bord d’un ruisseaux. On devine un monde post apocalyptique, dans lequel les humains de notre époque sont appelés “les destructeurs”, et dont certains vestiges et objets circulent encore difficilement (des jumelles, des casseroles, des bâtiments écroulés, des lampadaires…).

J’ai beaucoup aimé Saba, l’obsession de retrouver son frère, plus rien d’autre ne compte, pas même son propre confort. Têtue et dure, Saba est un personnage courageux et déterminé, poussé par l’espoir de retrouver son frère. J’ai beaucoup aimé le passage où elle emmène Emmi chez Mercy, voir à quel point elle peut être dure avec une petite fille de 9 ans qui est pourtant sa sœur. J’ai aussi beaucoup aimé la traversée du désert mouvant, ou encore le mois entier qu’elle devra passer à se battre dans “la cage”, la voir devenir une sorte de gladiateur et prendre le surnom d’ange de la mort.

Outre Saba et Emmi, on fera la connaissance de Maev, Cendre et Epona, membres des Aigles Libres, voleurs de grands chemins, qui aiment vivre sans loi. Ike et Tommo, un marginal et son fils adoptif, Et puis bien sur on découvrira Jack, ce cow boy un peu frimeur, un peu arrogant, qui sera sauver par Saba et qui l’a suivra partout pour des raisons mystérieuses. J’ai adoré leurs conversations, leurs disputes. 

En bref, j’ai adoré ce roman qui se lit très vite, j’ai adoré l’univers dans lequel évolue les personnages, un univers de western, j’ai adoré Saba, Emmi et Jack, trois personnages très intéressants et attachants. C’est le premier tome d’une trilogie, on devine que certains éléments seront développés dans les suites, qu’on connaitra mieux certains personnages plus tard, mais ce qui est bien c’est que ce tome se suffit un peu à lui même. Seul étrangeté, c’est la forme d’écriture, il n’y a pas de négation, les personnages parlent comme si il leur avait manqué les leçons de grammaire élémentaire, mais ce n’est pas étonnant, vu l’isolement des personnages dans un monde où l’école n’existe probablement plus. Et puis les dialogues sont noyés dans l’écriture, il n’y a pas de tirets annonçant les dialogues, ce qui peut être perturbant, mais on finit par s’y faire. (ceci dit, je ne sais pas pourquoi l’auteur a fait ça). Le deuxième tome m’attend et j’ai hâte de retrouver Saba et Jack!