Life de Daniel Espinosa

Life - Origine Inconnue : Affiche

de Daniel Espinosa

Jake Gyllenhaal, Rebecca Fergusson, Olga Dihovisnaya Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada

3/5

Dans la station spatiale internationale c’est l’effervescence. La sonde revenant de mars avec à son bord des échantillons de sol est réceptionnée par l’équipe d’astronautes. Les échantillons pourraient contenir des traces de vie extraterrestre. Hugh Derry est le spécialiste chargé d’étudier les échantillons. Il découvre alors une cellule endormie mais toujours vivante, qui après avoir reçut les bons stimuli, se met à se développer. Sur Terre comme sur la station l’excitation est à son comble. Après plusieurs semaines, la cellule grandit de plus en plus, mais un accident dans le labo met fin brutalement à l’évolution de cette vie. Hugh Derry essaye de la ranimer avec des mini électrochoc. La créature se réveille et se met à attaquer Hugh. La créature est encore petite mais très puissante et surtout intelligente, elle tente par tout les moyens de sortir du labo.

Life - Origine Inconnue : Photo Hiroyuki Sanada, Olga Dihovichnaya

Life - Origine Inconnue : Photo Jake Gyllenhaal

Bon ben voilà un scénario qui fait fortement penser à Alien. Ici rien de nouveau, rien d’originale, une bande d’astronautes, tous des gens très intelligents, enfermés sur la station spatiale, en compagnie d’une cellule alien minuscule devenue de plus en plus grande, et qui attaque tous ce qui bouge. En peu de temps, la cellule devient agressive et surtout très intelligente, peut être un peu trop. La créature résiste au feu, elle résiste au froid, au vide et à l’absence d’oxygène de l’espace quand elle se retrouve à l’extérieur de la station, elle déjoue tout les tours des humains, résiste à tout, est plus maligne que tout le monde. Bon que la créature soit résistante et maligne, d’accord, mais qu’elle résiste au froid de l’espace et à son manque d’oxygène pour un temps assez long c’est un peu trop.

Life - Origine Inconnue : Photo Rebecca Ferguson

Alors bien sur on retrouve tout les rouages qui sont habituels à ce genre de film, le huis clos, les astronautes qui se font butés un à un par la créature, la palme du dégueulasse revenant au pauvre Ryan Reynolds. Les habituels plans pour essayer de tuer la créature, les habituels problèmes en tout genre, les habituels sacrifices héroïques pour sauver le plus grand nombre. La fin ne surprend même pas, avec le mélange dans les capsules de sauvetage, je m’attendais à la confusion entre les deux et à la catastrophe provoquée. Et puis j’ai trouvé assez naïf que ces professionnels fassent joujou avec une entité biologique extraterrestre inconnue sans qu’il y ai le moindre protocole d’auto destruction de la cellule étudiée. Bref, de bons acteurs, un film bien fait dans son genre, mais qui ne restera pas dans les mémoires je pense.

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La vie rêvée de Walter Mitty

La Vie rêvée de Walter Mitty : Affiche

De Ben Stiller

Ben Stiller, Kristen Wigg, Sean Penn, Shirley MacLaine

4/5

Walter est un employé de bureau ordinaire qui travaille pour le magasine Life. Il s’occupe depuis une dizaine d’année de développer les photos des reporters photographes qui sillonnent le monde, notamment, les photos de Sean O’Connell, la star des photographes, qui travaille encore à l’ancienne. Walter, réservé, en retrait, a souvent des moments d’absences dans lesquels il s’imagine vivre une vie de héros de cinéma, lui sauvant la fille de ses rêves des flammes, ou lui devenant le beau parleur qui sort la répartie qui fait mouche à tout les coups. Un matin il apprend que Life, comme beaucoup d’autre magasine de presse a été racheté. Le dernier numéro doit sortir avec en couverture l’une des meilleures photos de O’Connell selon le maitre lui même, mais cette photos ne fait pas partie des négatifs qu’il a envoyé. Poussé par sa collègue dont il est secrétement amoureux, Walter décide de casser sa tirelire et de partir sur les traces de O’Connell, dans l’espoir de retrouver cette fameuse photo.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo

1er film de l’année donc! Au départ, la bande annonce ne m’avait pas emballée plus que ça, un film avec Ben Stiller dont je ne suis pas particulièrement fan (ça dépend vraiment des films), plus l’histoire d’un homme en apparence timide et renfermé qui ne vit rien et compense en rêvant éveillé la vie qu’il aurait aimé avoir. Et puis j’ai lu quelques bonnes critiques, notamment celui de cachou, et avec les vacances, j’avais le temps d’y aller et je ne suis pas déçue!

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo Ben Stiller, Kristen Wiig

J’avais peur de voir quelques gros clichés du genre, l’homme timide qui ne tente rien par peur et qui se révèle finalement le héros courageux qui finira par vivre ses rêves dans la réalité. Et bien, de ce coté là je fus agréablement surprise. Walter n’est ni le héros téméraire, ni l’employé timide et triste, il est un employé tous ce qui y’a de plus banale et de plus normal, il paye ses factures, s’occupe de sa mère et de sa sœur, espère pouvoir attirer l’attention de sa collègue dont il est amoureux, et comble l’ennui de son quotidien par des rêves éveillés dans lesquels il peut faire tous ce qu’il n’ose pas faire en vraie de peur de devoir subir les conséquences.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo Ben Stiller

J’ai donc beaucoup aimé ce personnage, réservé, discret, mais pas non  plus timide et bêta, son caractère est bien plus complexe et bien plus réaliste que ça, avec une enfance et une jeunesse où Walter osait plein de chose et aurait surement vécu plein d’aventure, si la mort de son père ne l’avait pas faire redescendre sur Terre, dans les dures réalités de la vie avec une famille à charge.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé les voyages qu’il effectue pour retrouver O’Connell, qui ne sont pas forcément des aventures toujours excitantes ou merveilleuses, ça reste réaliste (du moins concernant certains aspects), comme son arrivée au Groenland plutôt morne, ou son séjour en Islande. Par contre, son voyage en Afghanistan relève du grand n’importe quoi mais on passe (les seigneurs de guerre amadouer par des gâteaux maisons, ou son ascension dans les montagnes seul alors qu’il n’est absolument pas expérimenté en la matière). Mais on passe outre ces quelques fantaisies, tellement on est pris par sa quête de retrouvé O’Connell et la fameuse photo 25. Une quête prétexte pour se redécouvrir lui même et renouer un peu avec l’ado qu’il était et qui n’a pas pu évoluer comme il aurait du.

Si le film a donc quelques défauts, quelques grosses ficelles, et quelques facilités (très facile de découvrir le sujet de la fameuse photo 25 très tôt dans le film, pas de suspense de ce coté là). J’étais aussi assez contente par la fin, on a pas envie que ça finisse par des déconvenues, et j’ai été satisfaite aussi que le film nous montre bien à quoi ressemblait la photo 25 et prenne le risque de nous l’a montrer (ça aurait été facile de ne rien montrer, voir la photo 25 n’est peut être pas très original ou très surprenant, mais au moins le film ose quelque chose).

Donc un film bonne humeur, très sympa, attachant, avec un Walter intéressant à connaitre. Sans parler des magnifiques paysages d’Islande qui m’ont donné une furieuse envie d’y mettre les pieds!