Matilda de Roald Dahl

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3,5/5

Matilda est une petite fille pas comme les autres. Alors qu’elle n’a que cinq ans, elle sait lire toute seule et à déjà englouti tous les livres pour enfants de la bibliothèque municipale et même une bonne quantité de romans adultes que la bibliothécaire lui conseille. Mais à la maison, ses dons n’impressionnent personne, sa mère passe ses journées à jouer au loto et son père est un vendeur malhonnête qui n’a d’intérêt que pour son fils. Les soirées familiales consistent à s’abrutir devant la télévision en mangeant des plateaux repas. Matilda vient juste d’entrée à l’école. Elle sympathise avec ces camarades et apprécie beaucoup sa maitresse d’école, mademoiselle Candy, même si elle s’ennuie beaucoup en classe. Mais surtout, Matilda comme toute l’école redoute la directrice, mademoiselle Legourdin, aussi terrifiante que méchante.

Voilà un roman jeunesse culte que beaucoup d’enfants ont lu. Personnellement, je ne saurais trop dire pourquoi, je n’ai jamais lu les romans de Roald Dahl. Peut être que c’est du à une sortie scolaire à la bibliothèque quand j’étais à l’école primaire durant laquelle une bibliothécaire nous a lu un extrait de Charlie et la chocolaterie et je me souviens m’être ennuyé. Est ce parce que c’était une autre personne que moi même qui me lisait l’histoire ou parce que je n’adhérais pas à l’extrait qu’on me lisait, mais du coup je n’ai jamais lu de romans de Dahl.

Dans le cadre du mois anglais, j’ai décidé de lire ce roman qui est dans ma pal depuis quelques années; Au départ, je me suis un peu identifiée à Matilda, une petite fille qui adore lire, qui passe son temps à la bibliothèque, qui a fait le tour de la littérature enfantine et qui commence à explorer les romans adultes. ça m’a rappeler mon enfance, moi aussi je passais tous mes mercredi après midi à la bibliothèque, moi aussi je me suis lassée de la littérature jeunesse pour me tourner vers les rayons pour adulte. Bon, moi je ne suis pas un génie comme Matilda, mais disons que ma bibliothèque jeunesse était assez restreinte et peu renouveler et que du coup je m’étais tourner vers les romans adultes un peu avant l’âge…

Les premiers chapitres sont mignons à lire, Matilda est un personnages sympathique et attachant. Son entrée à l’école est assez rigolote, surtout avec melle Legourdin et les atrocités qu’elle inflige aux autre élèves. J’ai aussi sourit en lisant les petites vengeances de Matilda sur son père.

Par contre, j’ai un peu décroché quand Matilda développe un pouvoir télékinétique, et qu’elle reçoit les confidences de sa maitresse melle Candy.

Reste une histoire sympathique avec les jolies illustrations de Quentin Blake mais pas un coup de cœur, j’ai eu un peu de mal avec la fin. J’avais vu le film au cinéma en 1997 qui m’avait plut à l’époque, mais que je n’ai pas revu depuis.

Lu dans le cadre du mois anglais

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Muse à la tour Eiffel

Mardi soir, dans le cadre de l’euro, la tour Eiffel s’est transformée en fan zone. Le champs de mars est donc barricadé, et mardi soir les lieux sont transformés en fosse pour le concert de Muse. A l’époque où les places ont été mises en vente on avait le choix entre pelouse classique et pelouse or. La pelouse classique sur le plan ne me tentait pas du tout, elle me paraissait gigantesque et loin de la scène, pas envie de payer pour ne rien voir et rien entendre, car c’est en pleine air, et j’imagine bien le son qui risquait de ne pas être terrible. J’ai donc pris ma place en pelouse or, à 70€, c’est cher mais c’est ma dernière date de concert sur cette tournée Drones de Muse, et j’ai pas su résister!

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C’est donc à 4 que nous nous rendons aux abords du champs de mars vers 17h45. Les portes ont ouverts à 17h30, on passe un premier contrôle organisé par la police, fouille des sacs, palpations, puis nous faisons la queue durant 45 minutes pour passer un second contrôle des billets et des sacs, et enfin un 3e contrôle des sacs et palpation avant de pouvoir enfin mettre les pieds dans la pelouse or. On s’avance, on tâte le terrain, et on décide de se positionner sur une sorte de petit talus qui court tout le long de la fosse. Et on a eu une bonne idée, car c’est vue dégagée en plein sur la scène. Il est 19h, on s’assoit par terre, et on attend. La première partie débute à 20h30 avec X ambassadors, connue surtout pour Renegades et Jungle, qui ont servit récemment pour des publicités. Le groupe est intéressant, certaines chansons sont très bonnes et ils savent mettre l’ambiance, mais quand je constate qu’au lieux de la demi heure habituelle d’une première partie, le groupe déborde pour jouer quasiment 50 minutes, je m’inquiète et m’impatiente un peu, car certaines de mes amis doivent reprendre des transports à minuit dernier délais.

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Finalement, à 21h50, Muse fait son entrée. La configuration de la scène est bien sur très différente de la tournée des salles qui consistait en une scène 360° au milieu de fosse. On retrouve ici une scène classique, sans avancée, avec des cubes en fond de scène qui diffuse images et lumières. De mon point de vue perchée sur mon talus, je peux admirer la scène comme rarement. Aucune tête ne vient se mettre entre moi et la scène, c’est vraiment parfait!

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Donc mise en scène, énergie du groupe, images et lumières, de ce coté là c’était très bien, rien à redire! Avec mes amis nous sommes surtout entourées de personnes qui sont fans du groupe mais qui n’ont pas du tout l’habitude de les voir en concert, pour certains c’est même leur premier concert de muse. L’ambiance est très bonne dans toute la pelouse or, ça fait plaisir car sur certaines dates de cette tournée, j’ai parfois été déçue du manque totale de mouvement dans la fosse, notamment à Bruxelles, et un peu à Prague aussi. A Paris, l’ambiance fut géniale. Coté setlist, encore une fois, mon groupe favori ne s’est pas décarcassé, ils ne se sont pas foulés, avec une setlist trop classique, pas de petites surprises, et pas de Stockholm syndrome, qui est pourtant souvent jouée en concert. Plus surprenant, nous n’avons pas eu droit à Reapers et Revolt ou Defector, qui font partie du dernier album, et qui sont supposées être présentes sur cette tournée, mais comme nous sommes entrée dans la phase tournée des festivals, c’est peut être une façon pour le groupe de se détacher du dernier album…

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Le retour fut plus difficile. Comme le concert a finalement commencé plus tard (les organisateurs devraient tout de même penser à annoncé l’heure de fin de concert, surtout qu’ils l’a connaissent très à l’avance, car certains d’entre nous sont contraint par des horaires de transports en commun qui ne sont pas adaptés), on se positionne à l’arrière de la pelouse or, pour assister à la dernière chanson du groupe afin de pouvoir fuir en courant dès les dernières notes, ce qui nous permet de pouvoir admirer la tour eiffel toute scintillante. Car c’est quasiment 80000 personnes qui vont se ruées dans la petite station de la ligne 8. On court donc, quasiment seules, jusqu’à la station de métro, on a de la chance sur ce coup là! Une de mes amies avait un dernier train pour rentrer chez elle à minuit, donc ce fut juste juste. Pour ma part, j’avais des transports jusqu’à 1h du matin, mais par solidarité j’ai couru aussi!

Seul bémol technique, c’est le son. En étant en pelouse or et plutôt devant, j’ai eu un son correct, une puissance suffisante, malgré quelques problèmes de micro pour Matt, le chanteur, dont la voix a disparut une ou deux fois. Par contre, une fois qu’on s’est positionnées sur les cotés puis sur le fond de la pelouse or pour les dernières minutes, afin de partir très vite, le son était vraiment mauvais et faible.

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La tour Eiffel qui scintille pendant la chanson Globalist, durant laquelle nous nous sommes écartées de la scène pour préparer notre départ précipité!

Donc dernier concert pour cette tournée de Muse, c’est triste, ça me manque déjà! Pour une dernière ce fut pas mal du tout, visuellement avec ma vue dégagée, j’ai pu profiter de la mise en scène, j’ai pu profiter aussi de voir réuni les trois membres du groupe cote à cote, car sur les scènes à 360°, ils étaient souvent positionnés chacun à une extrémité de la scène. C’était sympa de retrouver une configuration plus classique, le groupe était en forme dans un jolie cadre, et surtout l’ambiance était très bonne, pas de regret, avec pour notre départ, la tour Eiffel toute scintillante!

Muse, groupe anglais par excellence, ça rentre dans le challenge le Mois anglais!

Nemesis d’Agatha Chrisitie

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4/5

de Agatha Christie

Miss Marple se fait vieille, elle a interdiction de faire de l’exercice par son médecin, pas même le droit d’aller travailler son petit jardin et d’arracher les mauvaises herbes. Elle découvre un matin dans les journaux, la mort de monsieur Rafiel, avec qui elle avait résolue une histoire de meurtre pendant ses vacances en Jamaïque. Ce dernier lui demande au travers d’une lettre transmise par son avocat, de jouer les némésis et d’apporter la justice sur une affaire qui lui tient à coeur. Miss Marple n’a pas d’autre élément ou indices pour savoir ce qu’elle doit faire, si ce n’est que monsieur Rafiel lui a offert un voyage en car à travers la campagne anglaise. Au menu, visite de maisons remarquables, de jardins célèbres et la rencontre d’autre voyageurs qui vont la menée à une injustice vieille de dix ans.

J’avais vu l’adaptation ITV il y a longtemps, au point que je ne me souvenais pas des détails ni du meurtrier. J’ai pu donc lire le roman sans rien savoir de l’intrigue. On retrouve Miss Marple vieillissante, fatiguée sur le plan physique, mais niveau cérébrale, Marple est toujours aussi vive! Monsieur Rafiel qui vient de mourir aimerait que son amie résout un énigme, répare une injustice, mais n’explique rien et n’apporte aucune piste. Sans rien dévoiler de l’intrigue, l’histoire est prenante et avance vite. Les rencontres se multiplient, les petits témoignages des uns et des autres éclairent doucement l’histoire et le passé de certains personnages. Et dans ce tome, j’ai beaucoup apprécié voir Miss Marple à chaque page, prendre les initiatives, prendre l’enquête en main, la voir discuter et poser des questions innocemment pour essayer d’en savoir plus, la voir utiliser son image de vieille dame respectable pour tirer les vers du nez des gens sans en avoir l’air.

Un très bon Miss Marple donc, j’ai beaucoup aimé l’histoire, beaucoup aimé la présence de Miss Marple et la voir dans “l’action”. Après ma lecture, j’ai pu revoir l’adaptation ITV de ce roman. J’ai été étonné de voir les personnages changés complètement. Exit la jeune fille à l’avenir prometteur, le jeune homme à la très mauvaise réputation, exit la directrice d’école, les deux vieilles dames cachotières ou le jardin mystérieux, ici on parle d’une jeune novice, de nonnes, d’un aviateur allemand, bref, on garde juste une demande d’outre tombe de monsieur Rafiel qui demande l’aide de Miss Marple pour réparer une injustice, et d’un voyage en car autour de la campagne anglaise, le reste est finalement assez différent.

Lu dans le cadre du challenge Le mois anglais

Love and friendship

Love & Friendship : Affiche

de Whit Stillman

Kate Beckinsale, Chloé Sevigny, Stephen Fry, Xavier Samuel, Emma Greenwell, Morfydd Clark

3.5/5

Au 19e siècle, Lady Susan est une jeune veuve, mère d’une jeune fille Frederica, et encore très bien conservée. Dans la bonne société, Lady Susan a très mauvaise réputation, séductrice, aguicheuse. Après avoir dilapidée l’argent que son mari lui a laissé, elle trouve refuge chez des amis, à Langford, mais après avoir un peu trop réussi à séduire le mari, monsieur Manwaring, sa femme se charge de la mettre à la porte avec sa fille. Elle trouve ensuite refuge chez sa seule famille, son beau frère, monsieur Vernon. Mais sa belle sœur ne l’apprécie pas du tout, car elle avait manigancée autrefois, pour empêcher son mariage avec monsieur Vernon. Lady Susan, qui ne peut s’empêcher de séduire tout ce qui lui plait, se met à tourner la tête de monsieur de Courcy, le jeune frère de sa belle sœur, tout en essayant de convaincre sa fille Frederica, d’épouser un jeune idiot, bête comme ses pieds mais très riche, seul intérêt chez les hommes.

Love & Friendship : Photo Emma Greenwell, James Fleet, Jemma Redgrave, Morfydd Clark, Xavier Samuel

J’avais beaucoup aimé le roman Lady Susan, qui me faisait penser un peu aux Liaisons dangereuses. Ici Jane Austen ne se concentre pas sur des romances contrariées, l’héroïne est une femme cynique, froide, qui ne pense qu’à l’argent, qui voit sa fille comme un boulet à trainer, et qui espère la voir épouser un riche idiot histoire de se mettre à l’abri des problèmes d’argent. Lady Susan est veuve, mais est encore jeune et belle, et sait séduire qui elle veut! Elle a sur le monde un regard cynique et moqueur, ses paroles sont pleins de sarcasmes, et ne voit sa fille que comme un moyen d’obtenir un confort sécurisé.

Love & Friendship : Photo Chloë Sevigny, Kate Beckinsale

Le film reprend très bien le caractère des personnages du roman, le cynisme de Lady Susan et de sa complice madame Johnson, la naïveté de Frederica et de monsieur de Courcy, la clairvoyance de Catherine Vernon. J’ai en particulier beaucoup aimé les échanges entre Lady Susan et son amie et confidente madame Johnson, il  y a certains dialogues et conversations entre les deux femmes assez drôles, on retrouve l’humour british. Et si les hommes ont tous les droits à cette époque, ici ce sont les femmes qui sont le sexe fort. Lady Susan ne perd jamais son sang froid, et les hommes sont ici idiots, naïfs, mous, faibles, ou influençables. Elles ne voient qu’un seul intérêt aux hommes, c’est l’argent qu’ils peuvent apporter. La scène entre madame Johnson et Sir Martin, l’idiot de l’histoire, qui discute de l’infidélité qui est normal chez l’homme puisque c’est dans sa nature et qui est intolérable chez la femme, est une des scènes les plus réussies.

Love & Friendship : Photo Jenn Murray, Stephen Fry, Xavier Samuel

Un film léger, aux dialogues bien écrits, aux conversations intéressantes, aux costumes et décors somptueux, et au casting bien choisi. Ici pas de Darcy, pas d’Elisabeth Bennett, les personnages sont plus proches d’une réalité commune, aucun héros, héroïnes ou grand méchant ici, que des gens cyniques, naïfs, ou idiots. Le film dure 1h30 et je pense que c’est largement suffisant. Love and friendship est tourner presque comme une pièce de théâtre pour le cinéma, ce qui change des autres films d’époque et autre adaptations. Un film agréable, qui m’a fait sourire une ou deux fois, à voir si on est fan du roman Lady Susan ou de Jane Austen, ou des deux!

Vu dans le cadre du challenge Le mois anglais

Jardinage – Des nouvelles du balcon…

Je me suis mise au jardinage depuis deux petites années maintenant, en exploitant à fond mon petit balcon. Si javais eu un jardin, j’aurais aimé cultivé un petit potager, mais avec un balcon, il faut savoir se restreindre, faute de place.

Avec le début du printemps, mes bulbes ont éclaté en tulipes, narcisses, jonquilles, muguet, crocus, et avec le début de l’été, je peux y voir lobélias, hortensia, pervenche, impatiens de nouvelle guinée, pétunias, verveine fleurie, ficoïde, certaines plantes que j’avais arrachées et qui repoussent toutes seules, mon laurier rose qui a pris beaucoup de place, un petit jasmin, planté à la fin de l’hiver, et un petit bougainvilliers en espérant qu’il tienne le coup malgré un climat très maussade.

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Lobélias

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Vereine fleurie et pétunia

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Ficoïde

J’ai aussi fais des semis de lobélias qui ont très bien pris, des semis de viola qui percent de terre, on verra ce que ça donne, par contre mes semis de coquelicot n’ont rien donné, comme chaque année! quant à mes semis de cosmos, qui avait donné de superbes fleurs tout l’été et tout l’automne, ils en sont encore à de toutes petites pousses, et j’espère qu’elles vont grandir comme l’année dernière, j’adore ces fleurs…

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Pétunia galaxy

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Sunsatia jaune

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Hortensia

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Bougainvilliers

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Jasmin

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Laurier rose

Cette année par contre, j’ai de nouveaux ennemis sur le balcon, probablement du au climat très humide, j’ai beaucoup de limaces que je m’acharne à enlever dès que j’en vois une, et deux escargots, qui sont coupables d’avoir manger mes pétunias orange (les autres couleurs ne leurs plaisaient pas apparemment) et ma verveine. Aujourd’hui, mon jasmin a perdu toutes ses fleurs, mais il a bien pris au sol, car de nouvelles branches envahissent les lieux. J’espère quand même qu’avec l’été, les fleurs referont leurs apparitions.

Et comme le jardinage est un des passe temps favoris des anglais, je l’inclus dans le challenge, le mois anglais*

La dame en blanc de Wilkie Collins

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de Wilkie Collins

4/5

1850 à Londres, le jeune Hartwright, professeur de dessin, est engagé à limeridge house dans le Cumberland pour plusieurs mois, par monsieur Fairlie, afin d’enseigner son art à ses deux nièce, Miss Fairlie et Miss Halcombe. Hartwright sympathisera très vite avec les deux jeunes femmes, la très jolie Laura Fairlie pour qui il a tout de suite un gros faible, et la très solide et intelligente Miss Halcombe qui deviendra très vite une excellente amie. Mais très vite un mystère vient troubler ces moments d’insouciance. La veille de son arrivée dans le Cumberland, monsieur Hartwright avait fait la rencontre tard le soir d’une certaine jeune femme en blanc, légèrement perturbé et en fuite, qui ressemble étrangement à Miss Fairlie. Il l’a retrouve près de Limeridge house et elle met en garde contre un certain baronnet, monsieur Glyde, le fiancé officielle de Miss Fairlie…

ça fait une éternité que ce roman traine dans ma PAL sans que je ne prenne le temps de le lire, et j’ai profité du mois anglais pour me motiver. J’en avais souvent entendu du bien, c’est un roman que l’on voit sur les blogs de lecture très régulièrement.

Pour nous raconter cette histoire, Wilkie Collins alterne journaux intimes, interrogatoires, témoignages, et lettres aux travers desquels on apprend l’histoire, le rôle de chacun, les rebondissements.

J’ai tout de suite accroché à l’histoire, d’abord avec le journal intime d’Hartwright qui consigne toute son aventure. J’ai été encore plus emballée par la lecture du journal de Miss Halcombe, un personnage féminin fort, intelligent, passionné, clairvoyant. Son point de vue était très intéressant à lire. Mais à partir du milieu du roman, alors que Miss Fairlie nouvellement Madame Lady Glyde et Miss Halcombe sont enfermées dans un huis clos dans la maison de Blackwater park, j’ai commencé à ressentir une lassitude.

A partir de là, le roman nous fait entrer dans une atmosphère oppressante, suffocante, on arrive à ressentir le sentiment de claustrophobie et d’enfermement que peuvent ressentir Miss Halcombe et Miss Fairlie, enfermée dans ce mariage désespérant, dans une situation qui semble inextricable. Mais au fil des chapitres, à ce moment de l’intrigue, j’ai ressenti une grosse fatigue, surtout parce que j’en avais marre de voir Miss Halcombe comprendre certaines choses, essayer de trouver des solutions sans jamais pouvoir les mettre à exécution. J’ai trouvé que la manipulation excessive du comte Fosco, sa façon de tout deviner des intentions de Miss Halcombe, sa façon de toujours réussir à contrer ses plans et d’obtenir toujours ce qu’il veut, c’est trop. C’est exagéré, c’est trop de machination, trop de réussite dans un camp et trop de malchance dans l’autre camp. Ce déséquilibre a rendu les choses too much, et j’en avais assez de voir ces deux femmes, avec l’intelligence de miss Halcombe, ne pas trouver de solutions à leur malheurs.

Avec la lecture du point de vue de monsieur Fairlie et de Madame Michelson, la gouvernante de Blackwater park, j’ai commencé à ressentir une certaine lassitude. J’ai d’ailleurs lu le témoignage de monsieur Fairlie que j’ai lu un peu en diagonale.

Mais après ce gros passage un peu lent, on retrouve le témoignage de Hartright, de retour dans l’intrigue, et là les choses deviennent à nouveau un peu plus intéressantes. L’intrigue reprend son cours, et l’histoire devient plus prenante, d’autant que les révélations pleuvent enfin un peu plus. On apprend enfin les petits secrets des uns et des autres, les mystères sont résolus petit à petit, et les dernières 150 pages tournent toute seules.

En bref, une histoire originale et complexe, avec de nombreux mystères, de nombreux secrets, et de nombreuses révélations! J’ai beaucoup aimé le personnage de miss Halcombe, intelligente, maline, qui possède un sang froid impressionnant. Ce que j’ai aimé c’est de voir comment les choses se passaient pour les femmes dans la société du 19e siècle. Le roman est écrit pas un auteur de cette époque, et nous montre la situation pour une femme célibataire, une femme mariée, comment les choses se déroulent dans une union réussie ou une union malheureuse, les pouvoirs des hommes sur les femmes. Je n’aurais probablement jamais réussi à deviner le fameux secret que miss Halcombe s’acharne à vouloir découvrir. Et puis le comte Fosco est un personnage incroyable, écœurant, machivélique! Une bonne histoire avec des personnages complexes et intéressants, mais qui aurat tellement gagné à être plus courte et plus direct.

Lu dans le cadre du challenge le mois anglais

Jane Eyre

Jane Eyre : affiche

de Cary Fukunaga

Mia Wasikowska, Micheal Fassbender, Judy Dench, Jaimie Bell, Sally Hawkins, Imogene Poots

3/5

Jane Eyre, orpheline, est recueillie par son oncle maternelle. Si son oncle l’apprécie beaucoup, ce n’est pas le cas de sa tante et de ses cousins, qui profitent des absences nombreuses du chef de famille, pour s’en prendre physiquement et psychologiquement à la jeune Jane, qui grâce à un caractère fort, ne se laisse jamais faire. Après la mort de son oncle, sa tante se débarrasse de Jane dans une institution pour jeune fille, sévère et rude. Jane finalement, grandi et enseigne à son tour aux plus jeunes filles. Elle décide de passer une annonce pour devenir gouvernante et sortir enfin de cette institution prison. Grâce à l’éducation qu’elle a reçu malgré tout, elle est engagée à Thornfield, pour devenir la gouvernante de la pupille d’un certain monsieur Rochester. Les premiers mois se passent à merveille pour Jane, qui est heureuse de vivre dans une belle demeure et d’enseigner à une enfant attachante, jusqu’au retour du maitre des lieux, l’austère et cynique monsieur Rochester. 

Jane Eyre : Photo Cary Fukunaga

J’ai toujours adoré cette histoire, j’avais adoré le roman, et j’avais aussi adoré le film de Zeffirelli, qui avait un certain charme. J’ai aussi vu la mini série de la BBC de 2006 avec Ruth Wilson qui est très bien dans son genre, même si certains passages m’ont fait tiqué, notamment la fin.

Jane Eyre : Photo Mia Wasikowska

J’ai pu voir cette nouvelle adaptation cinéma grâce à sa diffusion sur arte, il y a quelques semaines et je dois dire que je n’ai pas été transporté par le film. J’adore Michael Fassbender, mais ici il n’apporte rien de plus à son personnage, ne se distingue en rien des autres adaptations. Mia Wasikowska possède un charme étrange de lutin, un peu comme les descriptions de Jane dans le roman, je trouve que l’actrice incarne parfaitement le personnage. Mais ce qui m’a gêné dans ce film c’est le manque totale d’originalité, de possession artistique. C’est hyper classique, j’ai même eu l’impression d’avoir déjà vu le film, je me suis posée la question de savoir si je n’avais finalement pas déjà vu le film à sa sortie ciné, mais non. C’est juste que cette version ressemble tellement aux versions précédentes, que je confonds les images, les scènes. La lumière, les décors, les costumes, ressemblent à ceux des autres adaptations.

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J’aime toujours autant l’histoire et les acteurs sont dans l’ensemble très bon, mais ça manque d’émotion , de passion, on ne sent pas de possession, d’adaptation. Je peux même dire que je me suis légèrement ennuyée durant la diffusion, à deux doigts de m’endormir. Bref, si j’ai envie de revoir Jane Eyre sur ma télé, je lui préférerais la version de 1996 ou de 2006.

Vu dans le cadre du challenge Mois anglais