La vie rêvée de Walter Mitty

La Vie rêvée de Walter Mitty : Affiche

De Ben Stiller

Ben Stiller, Kristen Wigg, Sean Penn, Shirley MacLaine

4/5

Walter est un employé de bureau ordinaire qui travaille pour le magasine Life. Il s’occupe depuis une dizaine d’année de développer les photos des reporters photographes qui sillonnent le monde, notamment, les photos de Sean O’Connell, la star des photographes, qui travaille encore à l’ancienne. Walter, réservé, en retrait, a souvent des moments d’absences dans lesquels il s’imagine vivre une vie de héros de cinéma, lui sauvant la fille de ses rêves des flammes, ou lui devenant le beau parleur qui sort la répartie qui fait mouche à tout les coups. Un matin il apprend que Life, comme beaucoup d’autre magasine de presse a été racheté. Le dernier numéro doit sortir avec en couverture l’une des meilleures photos de O’Connell selon le maitre lui même, mais cette photos ne fait pas partie des négatifs qu’il a envoyé. Poussé par sa collègue dont il est secrétement amoureux, Walter décide de casser sa tirelire et de partir sur les traces de O’Connell, dans l’espoir de retrouver cette fameuse photo.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo

1er film de l’année donc! Au départ, la bande annonce ne m’avait pas emballée plus que ça, un film avec Ben Stiller dont je ne suis pas particulièrement fan (ça dépend vraiment des films), plus l’histoire d’un homme en apparence timide et renfermé qui ne vit rien et compense en rêvant éveillé la vie qu’il aurait aimé avoir. Et puis j’ai lu quelques bonnes critiques, notamment celui de cachou, et avec les vacances, j’avais le temps d’y aller et je ne suis pas déçue!

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo Ben Stiller, Kristen Wiig

J’avais peur de voir quelques gros clichés du genre, l’homme timide qui ne tente rien par peur et qui se révèle finalement le héros courageux qui finira par vivre ses rêves dans la réalité. Et bien, de ce coté là je fus agréablement surprise. Walter n’est ni le héros téméraire, ni l’employé timide et triste, il est un employé tous ce qui y’a de plus banale et de plus normal, il paye ses factures, s’occupe de sa mère et de sa sœur, espère pouvoir attirer l’attention de sa collègue dont il est amoureux, et comble l’ennui de son quotidien par des rêves éveillés dans lesquels il peut faire tous ce qu’il n’ose pas faire en vraie de peur de devoir subir les conséquences.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo Ben Stiller

J’ai donc beaucoup aimé ce personnage, réservé, discret, mais pas non  plus timide et bêta, son caractère est bien plus complexe et bien plus réaliste que ça, avec une enfance et une jeunesse où Walter osait plein de chose et aurait surement vécu plein d’aventure, si la mort de son père ne l’avait pas faire redescendre sur Terre, dans les dures réalités de la vie avec une famille à charge.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé les voyages qu’il effectue pour retrouver O’Connell, qui ne sont pas forcément des aventures toujours excitantes ou merveilleuses, ça reste réaliste (du moins concernant certains aspects), comme son arrivée au Groenland plutôt morne, ou son séjour en Islande. Par contre, son voyage en Afghanistan relève du grand n’importe quoi mais on passe (les seigneurs de guerre amadouer par des gâteaux maisons, ou son ascension dans les montagnes seul alors qu’il n’est absolument pas expérimenté en la matière). Mais on passe outre ces quelques fantaisies, tellement on est pris par sa quête de retrouvé O’Connell et la fameuse photo 25. Une quête prétexte pour se redécouvrir lui même et renouer un peu avec l’ado qu’il était et qui n’a pas pu évoluer comme il aurait du.

Si le film a donc quelques défauts, quelques grosses ficelles, et quelques facilités (très facile de découvrir le sujet de la fameuse photo 25 très tôt dans le film, pas de suspense de ce coté là). J’étais aussi assez contente par la fin, on a pas envie que ça finisse par des déconvenues, et j’ai été satisfaite aussi que le film nous montre bien à quoi ressemblait la photo 25 et prenne le risque de nous l’a montrer (ça aurait été facile de ne rien montrer, voir la photo 25 n’est peut être pas très original ou très surprenant, mais au moins le film ose quelque chose).

Donc un film bonne humeur, très sympa, attachant, avec un Walter intéressant à connaitre. Sans parler des magnifiques paysages d’Islande qui m’ont donné une furieuse envie d’y mettre les pieds!

Imogene

Imogene : Affiche

de Shari Springer Berman, Robert Pulcini

Kristen Wiig, Annette Bening, Matt Dillon, Darren Criss, Christopher Fitzgerald

3.5/5

Imogene a toujours eut une grande confiance en son talent et a toujours rêver de devenir un grand auteur de pièce de théâtre. Mais les années passent, Imogene devient adulte et découvre que ses rêves ne deviennent pas réalité. Après avoir été largué par son richissime copain sur qui elle se reposait, elle enchaine les problèmes en se faisant licencié. Elle décide alors de mettre en scène une tentative de suicide en espérant que son copain vienne la sauvé et regrette son départ. Mais elle se réveille à l’hôpital et c’est sa mère qui vient la voir. Les médecins oblige Imogene à passer les 72 heures suivantes chez sa mère plutôt que dans l’aile psychiatrique d’un hôpital. Elle retourne donc aux sources, dans le New Jersey.

Imogene : Photo

J’avais beaucoup aimé Bridesmaids, alors j’ai été tout de suite motivée pour aller voir le nouveau film de Kristen Wiig. Ceci dit, il ne faut pas s’attendre à  un bridemaids 2 même si les deux héroïnes ont pas mal de point commun. Comme dans Bridemaids, Imogene est une looseuse en puissance, une personne qui avait toutes les cartes entre ces mains mais qui a tout perdu en peu de temps, amour, boulot, passion, amies. Imogene a toujours rêver d’être un metteur en scène de renom au théâtre, mais rien n’a marché comme elle voulait et toute la confiance qu’elle avait en elle dans son enfance a disparu. Son copain met les voiles et du coup, elle perd le bel appartement qu’elle partageait avec lui, et enfin elle perd également son job.

J’ai adoré son retour aux sources: Imogene doit retourner vivre 72 heures dans sa maison d’enfance, entre sa mère un peu barjo, son frère qui a des problèmes de sociabilité, le colocataire de sa mère qui a pris ses quartiers dans son ancienne chambre, et le mec de sa mère qui justifie ses absences par son boulot, agent de la CIA. Et voir Imogene déambuler dans les fringues qui date de ses années lycées (tout début 90), reste un moment vraiment drôle, ici pas d’héroïne habillé à la dernière mode!

Y’a pas mal de scènes drôle, le film n’est pas hilarant, mais c’est une comédie qui m’a fait passer un très bon moment, avec Annette Bening qui joue très bien les mère un peu cinglée au bord de la folie, ou encore Matt Dillon, en sage samouraïs ou agent secret, selon les jours. Et puis Imogene finira par sympathisé avec le colocataire, un homme de dix ans de moins que imogene (minimum). J’ai beaucoup aimé la façon dont est traité leur relation, elle reste réaliste (à la fin Imogene n’est pas forcément en couple avec lui bien qu’ils soient devenu un quasi membre de la famille).

En bref, une comédie sans prétention, drôle, réussie, avec surtout des acteurs doués qui incarne des personnages extrêmement sympathiques et attachants, parfois un peu touchant, ce qui fait qu’on se sent vite sous le charme. En cet été passablement vide, ce serait dommage de passer à coté!