inherent vice

de Paul Thomas Anderson

Joaquin Phoenix, Katherine Waterston, Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio del Toro

4/5

« Doc » Sportello, détective privé hippie et fumeur de marijuana dans la Californie des années 70, reçoit un soir la visite de Shasta, son ex copine et probable grand amour, qui est partie du jour au lendemain sans laisser de trace quelques mois plus tôt. Elle dit être devenue la maitresse de Wolfman, un homme d’affaire richissime et puissant. Elle explique qu’elle a été abordée par la femme de Wolfman et l’amant de cette dernière pour faire partie d’un complot visant à enfermer Wolfman dans un asile pour s’emparer de la fortune du monsieur. Shasta se comporte comme si elle était suivie et en danger et demande à Sportello de jeter un œil sur cette histoire.


Inherent vice commence comme un rêve, se poursuit comme une hallucination et se termine en trip bizarre. Un vrai film de drogué, il faut probablement se mettre dans le même état que le héros Sportello pour comprendre l’intrigue, parfois complètement farfelue, parfois d’une complexité qui perd le spectateur.


Certaines scènes ont l’air tout droit sortie du cerveau embrumé de Sportello, d’autre suivent une logique ordinaire, parfois on suit parfaitement l’intrigue, parfois on se sent complètement perdu, tout comme Sportello en fait.


Alors qu’il enquête sur Wolfman, on fait connaissance avec Sportello, un hippie qui évolue dans un monde de hippie, sous le soleil de la Californie, son bureau se trouve dans un service médicale, il vit au bord de l’eau, la moitié du temps il est pieds nus, l’autre en sandales, la moitié du temps il fume des joints et ressemble physiquement à Steven Hyde dans That’s 70 show, en plus vieux !


Certains moment de Inherent vice sont hilarant, j’ai ri en moyenne toutes les dix minutes, j’ai adoré le personnage de l’inspecteur de police Bigfoot, ami de longue date de Sportello, mais dont les vies sont diamétralement opposées, Sportello le célibataire hippie au cheveux longs qui fument tout le temps et Bigfoot, l’inspecteur tiré à quatre épingle, cheveux en brosses et femmes et enfants à charges.


Finalement, on se détache beaucoup de l’enquête policière, à la moitié du film on ne comprend plus grand chose même si au final, on a compris tout ce qui il y avait à comprendre.
En bref, un film psychédélique, hippie, embrumé, hallucinatoire, avec des acteurs géniaux, et deux personnages que j’ai beaucoup apprécié, Sportello et Bigfoot. Paul Thomas Anderson remonte dans mon estime après le très maitrisé mais superbement ennuyant The master.

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Last days of summer

Last days of Summer : Affiche

de Jason Reitman

Kate Winslet, Josh Brolin, Gattlin Griffiths, Clark Gregg, Tobey Maguire

3,5/5

A la fin des années 80, Adèle vit seule avec son fils Henry depuis son divorce. Isolés, la mère et le fils vivent un peu cloitrés, ne sortant que pour faire les courses nécessaire. Henry, lui, consacre son temps à sa mère, quelque peu “cassée” depuis son divorce, et passe ses dimanches avec son père et sa nouvelle famille. Un après midi, Adèle et Henry sont pris en otage par Frank, récemment évadé de prison et qui espère trouver un refuge chez Adèle, le temps de se remettre de ses blessures. Adèle et Henry font connaissance avec cet étranger, qui finit par rester quelques jours, à s’occuper de la maison, et apprend à connaitre Adèle, ses blessures secrètes et son fils Henry.

Last days of Summer : Photo Gattlin Griffith, Josh Brolin, Kate Winslet

En ces temps quelques peu tristounet au cinéma, j’étais bien contente d’aller voir ce film, voir Kate Winslet, la bande annonce m’avait bien fait envie.

On passe donc cinq jours dans la maison d’Adèle, cette jeune femme dont certaines blessures personnelles l’ont rendu déprimée, renfermée, seule et isolée, son divorce n’ayant pas arrangé les choses. J’ai beaucoup aimé suivre la relation d’Adèle et de son fils Henry, qui rentre dans l’adolescence, et qui se consacre énormément à sa mère et son bien être.

Last days of Summer : Photo Josh Brolin, Kate Winslet

L’enlèvement d’Adèle et de son fils peut paraitre un peu surréaliste, la manière dont elle se laisse quelque peu faire, mais au final, quand on découvre la personnalité d’Adèle, sa réaction très passive face au kidnapping n’est pas aussi étonnante. En peu de temps Adèle et Frank développe une forte relation, une complicité forte, et on découvre au fil du film le passé de ces deux personnages.

Last days of Summer : Photo Josh Brolin, Kate Winslet

Last days of Summer : Photo Gattlin Griffith, Josh Brolin, Kate Winslet

Beau portrait de femme, Adèle est très touchante et interprété par une Kate Winslet toujours aussi douée. Et Josh Brolin n’est pas en reste dans le rôle de ce prisonnier en fuite, qui cherche la rédemption et qui voit en Adèle une nouvelle vie possible.

Last days of Summer : Photo Brighid Fleming, Gattlin Griffith

C’est aussi un film sur l’entrée dans l’adolescence à travers Henry et ses premiers émois amoureux, son regard sur la relation qu’entretient sa mère avec Frank.

En bref, un jolie film, de très bons acteurs, des personnages intéressants et j’ai apprécié la fin qui n’est ni un happy end irréaliste ni un drame hollywoodien.