Dernières séances: Première année – Les frères sisters – Mademoiselle de Joncquières – The little stranger

Première année : Affiche

de Thomas Lilti

Vincent Lacoste, Willam Lebghil

4/5

Antoine recommence pour la 3e fois la première année de médecine dans l’espoir de réussir enfin le fameux concours et réaliser son rêve d’être médecin. Blasé par le système, Il rencontre Benjamin, tout droit sorti du lycée. Contrairement à Antoine, médecine est un choix par défaut, il ne sait pas vraiment ce qu’il veut faire de sa vie. Alors que tous les étudiants de première année se mettent à fond dans les révisions et se mettent déjà la pression. Benjamin se laisse vivre dans sa petite chambre d’étudiant. Il sympathise tout de suite avec Antoine et décident de réviser ensemble.

Première année : Photo Vincent Lacoste, William Lebghil

J’avais beaucoup aimé du même réalisateur Hippocrate, qui racontait le quotidien d’un étudiant en médecine qui débute son internat, au coté d’un médecin plus âgé d’origine algérienne, obliger de recommencer son internat en France. Cette fois ci le réalisateur s’intéresse à la première année de médecine, qui est en fait une année commune à plusieurs métiers de la santé (dentiste, kiné etc…) plus connu chez les étudiants sous le nom de PACES et qui consiste en un bachotage intensive de diverses matières.

Première année : Photo Vincent Lacoste, William Lebghil

On nous montre donc le quotidien d’un étudiant qui tente le concours PACES, la pression, le bachotage de matières dont certaines ne servirons pas dans la suite des études, le par cœur bête et méchant de manuels entiers, les universités qui ressemblent à des usines, la distribution de centaines de pages de TD, les cours, le burn out de certains, la compétition malsaine entre les élèves, les résultats des concours affichés sur les murs…

Première année : Photo Vincent Lacoste, William Lebghil

C’est assez passionnant de voir comment se déroule leur année, l’inhumanité du processus, l’injustice lorsqu’on voit un Benjamin je m’en foutiste, pas vraiment intéressé par la médecine mais qui semble avoir des facilités pour le système des concours, alors que Antoine, motivé et passionné, voit son rêve s’éloigner à chaque tentative, sans parler du temps perdu à recommencer encore et encore cette fameuse année déprimante.

Première année : Photo William Lebghil

Le film ne manque pas d’humour, le coté blasé d’Antoine, la nonchalance de Benjamin, qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo et dont la passion première reste la nourriture. J’ai beaucoup aimé les voir réviser ensemble et j’ai beaucoup aimé la fin, pas surprenante mais touchante.

Les Frères Sisters : Affiche

de Jacques Audiard

John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed

4,5/5

En 1851, Eli et Charles Sisters sont deux frères tueurs à gage pour le compte du Commodore, une sorte de notable local qui a tout pouvoir. Ils sont envoyés sur les traces de Herman Kermitt Warm qui aurait voler quelque chose au Commodore. En réalité, Herman a mis au point une formule chimique qui permet de faire briller les pépites d’or dans les lacs et rivières. En pleine ruée vers l’or, ce procédé pourrait apporter une richesse sans limite sans faire les efforts habituels des prospecteurs d’or.

Les Frères Sisters : Photo

J’aime beaucoup le cinéma de Jacques Audiard, bien que je n’ai pas vu tous ces films. J’ai beaucoup aimé Un prophète, De battre mon cœur s’est arrêté, Sur mes lèvres, Dheepan.

Audiard nous livre sa version du western. Certains cotés sont classiques du genre, les deux frères gangsters, les saloons, l’alcool, la gachette facile, les chevauchées sans fin, pister des proies, la ruée vers l’or, la recherche de la richesse.

Les Frères Sisters : Photo John C. Reilly

J’ai beaucoup aimé la relation des deux frères. Au début on nous laisse penser que Charlie (Joaquin Phoenix) est le frère dominant du duo et Eli (John C Reilly), le frère dominé bien qu’il soit l’ainé. Au fur et à mesure on devine qu’aucun des frères n’est le dominant, chacun ayant ses démons, ses défauts, chacun soutenant l’autre dans les moments de faiblesse.

Les Frères Sisters : Photo Jake Gyllenhaal

Certains aspects du film sortent du western classique, la narration, les relations entre les personnages qui prennent parfois le dessus sur l’histoire, une intrigue parfois un peu étrange.

Les Frères Sisters : Photo Joaquin Phoenix, John C. Reilly

Jacques Audiard réussi sa mise en scène à travers des paysages époustouflants, entre montagnes, terrains arides, forêts. Les frères sisters fleurtent souvent avec la comédie, des touches d’humour régulières détentent l’atmosphère. Difficile de ne pas s’attacher à ces deux frères malgré leurs défauts, ils n’ont pas volé leur réputation de meilleure gachette du coin. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, d’abord à la limite du comique puis touchante et douce assez surprenante. John C Reilly et Joaquin Phoenix sont vraiment très très bons dans leurs rôles.

Mademoiselle de Joncquières : Affiche

de Emmanuel Mouret

Edouard Baer, Cécile de France, Alice Isaaz, Natalia Dontcheva, Laure Calamy

4,5/5

Au 18e siècle, Madame de la Pommeraye est veuve, riche, et encore jeune. Elle reçoit dans son domaine à la campagne le marquis des Arcis, connu pour être un collectionneur de femmes. Il croit tomber follement amoureux de ces femmes, mais une fois séduites, il se lasse vite et passe à une autre conquête. Madame de la Pommeraye est sa nouvelle cible mais cette dernière n’a pas une conception romanesque de l’amour et ne se laisse pas séduire par les techniques habituelles du marquis. Ce dernier ne peut se résoudre à ne pas séduire une conquête et s’entête à rester plusieurs mois chez madame de la Pommeraye, jusqu’au jour où cette dernière se laisse séduire. Après deux années de bonheur totale, madame de la Pommeraye se rend compte que le marquis s’est lassé d’elle bien qu’il ne demande pas de rupture. Le cœur brisé elle décide de se venger.

Mademoiselle de Joncquières : Photo Alice Isaaz

Je ne pensais pas avoir assez de temps pour aller voir ce film mais à force de lire des éloges, j’ai décidé d’aller le voir et c’est sans regret ce fut une très bonne surprise.

Mademoiselle de Joncquières : Photo Cécile de France, Edouard Baer

Madame de Joncquière, inspiré par une œuvre de Denis Diderot, ressemble assez dans son intrigue de départ, aux Liaisons dangereuses. Il y a bien sur des différences, le marquis est loin d’être un goujat finalement, il croit sincèrement tomber amoureux des femmes qu’il séduit mais au bout d’une période plus ou moins longue, il se lasse et passe à une autre femme. Madame de la Pommeraye n’est pas dupée car elle connaissait le personnage et sa réputation lorsqu’elle cède à ses avances.

Mademoiselle de Joncquières : Photo Cécile de France, Laure Calamy

La moitié du film est centré sur la relation entre le marquis et madame de la Pommeraye, leurs joutes verbales, les idées sur l’amour et le romantisme, sur l’illusion que ça peut être, sur le pourquoi de l’inconstance du marquis. La seconde moitié est plus centrée sur la vengeance de madame de la Pommeraye.

Mademoiselle de Joncquières : Photo Cécile de France, Edouard Baer

Il y a beaucoup d’humour durant le film mais les réflexion sur les relations humaines et la société sont passionnantes à suivre. Les dialogues sont vraiment bien écrits et rendent le film vivant et prenant. Un jolie film à ne pas rater.

The Little Stranger : Affiche

de Lenny Abrahamson

Ruth Wilson, Domnhall Gleeson, Charlotte Rampling

4/5

A la fin des années 40, en Angleterre, le docteur Faraday revient exercer dans sa région d’origine, à la campagne. Il est un jour appelé sur le domaine Hundreds, appartenant à la famille Ayres. Faraday se remémore la première fois qu’il est venu dans cette maison, à l’âge de 8 ans avec sa mère ancienne domestique pour la famille Ayres. A l’époque, Faraday fut impressionné par des lieux et ces gens qu’il ne fréquenterait jamais à cause de son origine sociale. Aujourd’hui le domaine familiale est en délabrement, madame Ayres est vieille et fatiguée, Roderick l’héritier est handicapé et brulé depuis la seconde guerre et Caroline sa sœur, est piégée dans une maison qu’elle ne supporte plus. Faraday lui, est toujours aussi impressionné par cette famille et leur maison.

The Little Stranger : Photo Charlotte Rampling, Domhnall Gleeson, Ruth Wilson

The little stranger c’est une atmosphère bien particulière. Certains éléments sont classiques du genre, une grande famille de la noblesse anglaise, une grande maison qui a connu des jours meilleures, une famille anglaise sur le déclin, des fantômes du passé qui ressurgissent, la société rurale anglaise des années 40-50.

The Little Stranger : Photo

The Little Stranger : Photo Charlotte Rampling

On suit le docteur Faraday issu d’une classe sociale d’ouvrier et qui a réussi à devenir docteur en étudiant. Enfant, il fut impressionné par la maison des Ayres, par l’opulence de leur vie, le faste des repas, la grandeur du domaine, ce coté interdit pour lui de mettre les pieds dans ce monde, excepté ce jour de fête pour célébrer la fin de la première guerre mondiale alors qu’il n’a que 8 ans. Son passage éclair chez les Ayres le marqua profondément. Son métier de médecin le ramène dans la vie des Ayres qui a bien changé. Demeure délabrée, terres vendues à la commune, le fils ainé horriblement marqué par la guerre…

The Little Stranger : Photo Charlotte Rampling, Domhnall Gleeson

Ce qui marque dans le film c’est l’atmosphère prenante, on a envie de savoir pourquoi Faraday est aussi obnubilé par la demeure des Ayres, on a envie de savoir comment les trois membres de la famille Ayres vont survivre aux changements sociales, vont-ils dépérir avec leur maison on s’adapter aux changements. L’obsession du docteur Faraday est intriguante. Mais en plus d’être un film historique et sociale, The little stranger a aussi une dimension horrifique. Le bon vieux truc de la maison aux planchers qui grincent, aux bruits mystérieux, aux nuits sombres et effrayantes, marche à la perfection ici. Notamment dans la dernière heure du film on sent la tension, la peur, l’effroi. On a peur avec la jeune domestique qui est malgré tout bien courageuse, on ressent le doute avec la rationnelle Caroline, on ressent la nostalgie avec la mère de famille vieillissante. La fin du film est même angoissante et n’a rien à envier aux films d’horreur pour donner le frisson aux spectateurs.

The Little Stranger : Photo Ruth Wilson

Un film qui crée une atmosphère bien particulière, la mise en scène très réussie, on a très envie de savoir comment tous ces personnages et cette histoire va se finir. Domnahll Gleesson est remarquable dans le rôle de ce médecin qui frôle la sociopathie, obsédé par le domaine des Ayres, Ruth Wilson est parfaite dans le rôle de Caroline, cette femme intelligente coincée par son devoir familiale et qui rêve de partir pour Londres et Charlotte Rampling toujours aussi classe.

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Le spectre – L’homme irrationnel

007 Spectre : Affiche

James Bond, le spectre

de Sam Mendes

Daniel Craig, Léa Seydoux, Ben Wishaw, Ralph Fiennes, Christopher Waltz

3/5

Mercredi, jour férié j’en ai profité pour aller voir le dernier James bond, Le spectre, accessoirement le dernier James bond de Daniel Craig.

J’avais adoré Casino royale, j’ai trouvé que James bond était dépoussiéré, modernisé, on sentait l’influence du réalisme des Jason Bourne de Paul Greengrass, et ça faisait du bien. Des combats à main nues plus crédibles et réalistes tout en restant spectaculaire, des personnages féminins plus intéressants et moins cons, ce qui est une prouesse (rare sont les James bond girls qui m’ont plut, je citerais en plus d’Eva Green, Diana Rigg et Michelle Yeo). Mais avec le spectre, j’ai l’impression qu’on est repartie en arrière, dans les vieux travers des James bonds.

007 Spectre : Photo Ben Whishaw, Daniel Craig, Rory Kinnear

Passons le générique que j’ai trouvé un peu ridicule. Le film s’ouvre sur une scène d’action qui se passe à Mexico city. La scène est ultra longue mais bien foutue, c’est plein d’action, un peu d’humour, bien menée. J’ai beaucoup aimé le passage à Londres, avec le grand chef, le rivale, money penny, Q, toujours un peu d’humour. Ensuite ça se gâte doucement avec Monica Bellucci qui nous joue le cliché de la veuve italienne, tout en haute couture, voilette de deuil et maquillage à outrance qui ne mettra pas plus de cinq seconde pour se laisser séduire par Bond et s’octroyer une nuit, enfin plutôt une heure d’ivresse avec l’agent secret anglais. J’ai trouvé son corset et autre fanfreluches plutôt de mauvais gout, et pas très digne pour la pauvre Bellucci, mais bon, c’est James bond, personne n’est sensé résister, sans savoir pourquoi.

007 Spectre : Photo Daniel Craig

Quelques scènes d’actions bien pensées, avant de voir débarquer la vraie James bond girl, Léa Seydoux, qui joue la fille de mister white. Bilan de cette James bond girl, ba bof. Le personnage est un peu vide, on ne sait rien d’elle (médecin, psychologue ???), on nous fait miroiter qu’elle sait manier les revolvers et se défendre, mais en fait rien du tout, elle ne fait que suivre Bond partout, sans vraiment agir sauf dans la scène du train où elle vient en aide à Bond. Scène du train qui rappelle d’ailleurs un peu beaucoup casino royale, lorsque Bond rencontre Vesper Lynd, mais passons ce manque d’originalité, c’est James bond…

007 Spectre : Photo Daniel Craig, Léa Seydoux

Dans cette scène du train, on peut rire ou pleurer, quand on voit Bond se faire fracasser la tête par une véritable armoire à glace et se relever miraculeusement sans aucun bleus, aucune trace de sang, rien qu’un peu de sueur, même sa chemise ne sera pas sortie du pantalon, alors qu’un homme normalement constitué aurait été hospitalisé d’urgence, mais bon, c’est James bond…quant à sa James bond girl qui ne sert pas à grand-chose, elle recevra la baffe de sa vie de la part de monsieur armoire à glace, elle se relèvera avec…rien, pas même une tracette rouge au coin de la bouche, rien, mais bon, c’est James bond…

007 Spectre : Photo Daniel Craig

Donc un James bond qui tombe amoureux plus vite qu’il ne tue, on ne sait pas trop pourquoi ni comment, (je dis tomber amoureux, pas coucher), un James bond qui en prend plein la gueule, mais qui en ressort avec aucune marque, aucune blessure, aucun bleu, aucun froissement de chemise, une James bond girl vide, qui était prometteur mais qui tombe vite dans un classicisme vieillot et dépassée, sans grand intérêt, un méchant pas mal mais pas très présent, mais qui ne suffit pas à relever le reste. Reste des scènes d’actions réussies, mais l’intrigue est banale, elle fait franchement penser à un épisode du dessin animé Minus et Cortex, la petite souris intelligente qui rêve de conquérir le monde, et qui échoue à chaque fois. Le tout saupoudré de scènes déjà vu et parfois ringardes, comme le fameux sauvetage de la belle Léa Seydoux attachée sur une chaise entourée d’explosifs prêt à détruire un bâtiment entier, on se serait presque crut dans un dessin animé de Tex Avery…

007 Spectre : Photo Christoph Waltz, Léa Seydoux

C’est peut être un peu sévère, mais après Casino royale, et même skyfall, j’en attendais autre chose, une continuité dans le dépoussiérage de la franchise, et pas un retour en arrière. Reste tout de même un peu d’humour, de jolies scènes d’action, et un film qui n’ennuie pas les spectateurs (sauf la personne à ma gauche qui a ronflé du début à la fin, littéralement), j’aurais aimé avoir un peu plus que ça.

 L’homme irrationnel

L'Homme irrationnel : Affiche
de Woody Allen
Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey

3/5

Abe Lucas professeur de philosophie, vient d’être embauché dans une fac bon chic bon genre. Dégouté par la vie, Abe Lucas n’a plus le gout à rien mis à part la bouteille, donne ses cours sans grande passion, et ne s’intéresse à personne. Il sympathise uniquement avec une de ces élèves, avec qui il aime parler. Un jour, après avoir entendu par hasard le témoignage d’une mère de famille dont la vie risque d’être détruite par un juge des affaires familiale, Abe décide d’aider cette inconnu en planifiant le meurtre de ce dernier. Abe reprend alors gout à la vie, grâce à ce nouvel objectif.
Les films de Woody Allen, du moins parmi ceux de ces 20 dernières années, c’est un peu toujours la même chose, un peu toujours les même personnages. Comme souvent donc avec ces films, l’homme irrationnel c’est une histoire sans originalité, sans grand intérêt, tout comme ses personnages pour lesquels ont a aucune sympathie finalement.
L’Homme irrationnel : Photo Joaquin Phoenix
J’avais bien aimé Blue Jasmine, mais je m’étais ennuyée à mourir devant Magic in the moonlight . Avec l’homme irrationnel, je ne me suis pas ennuyée, mais l’histoire ne me touche pas trop pas plus que les personnages.
L’Homme irrationnel : Photo Emma Stone, Joaquin Phoenix
Reste de bons acteurs, dans un film qui n’est ni lent ni ennuyant, mais qui manque cruellement d’intérêt ou d’originalité. A moins d’être un grand fan de Joaquin Phoenix ou de Woody Allen, c’est pas indispensable à voir!

inherent vice

de Paul Thomas Anderson

Joaquin Phoenix, Katherine Waterston, Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio del Toro

4/5

« Doc » Sportello, détective privé hippie et fumeur de marijuana dans la Californie des années 70, reçoit un soir la visite de Shasta, son ex copine et probable grand amour, qui est partie du jour au lendemain sans laisser de trace quelques mois plus tôt. Elle dit être devenue la maitresse de Wolfman, un homme d’affaire richissime et puissant. Elle explique qu’elle a été abordée par la femme de Wolfman et l’amant de cette dernière pour faire partie d’un complot visant à enfermer Wolfman dans un asile pour s’emparer de la fortune du monsieur. Shasta se comporte comme si elle était suivie et en danger et demande à Sportello de jeter un œil sur cette histoire.


Inherent vice commence comme un rêve, se poursuit comme une hallucination et se termine en trip bizarre. Un vrai film de drogué, il faut probablement se mettre dans le même état que le héros Sportello pour comprendre l’intrigue, parfois complètement farfelue, parfois d’une complexité qui perd le spectateur.


Certaines scènes ont l’air tout droit sortie du cerveau embrumé de Sportello, d’autre suivent une logique ordinaire, parfois on suit parfaitement l’intrigue, parfois on se sent complètement perdu, tout comme Sportello en fait.


Alors qu’il enquête sur Wolfman, on fait connaissance avec Sportello, un hippie qui évolue dans un monde de hippie, sous le soleil de la Californie, son bureau se trouve dans un service médicale, il vit au bord de l’eau, la moitié du temps il est pieds nus, l’autre en sandales, la moitié du temps il fume des joints et ressemble physiquement à Steven Hyde dans That’s 70 show, en plus vieux !


Certains moment de Inherent vice sont hilarant, j’ai ri en moyenne toutes les dix minutes, j’ai adoré le personnage de l’inspecteur de police Bigfoot, ami de longue date de Sportello, mais dont les vies sont diamétralement opposées, Sportello le célibataire hippie au cheveux longs qui fument tout le temps et Bigfoot, l’inspecteur tiré à quatre épingle, cheveux en brosses et femmes et enfants à charges.


Finalement, on se détache beaucoup de l’enquête policière, à la moitié du film on ne comprend plus grand chose même si au final, on a compris tout ce qui il y avait à comprendre.
En bref, un film psychédélique, hippie, embrumé, hallucinatoire, avec des acteurs géniaux, et deux personnages que j’ai beaucoup apprécié, Sportello et Bigfoot. Paul Thomas Anderson remonte dans mon estime après le très maitrisé mais superbement ennuyant The master.