Retour au Japon

Pour clôturer le challenge Un mois au Japon, je termine par quelques photos datant de mon séjour au Japon à l’automne 2013. Un voyage très particulier, puisque le Japon est un pays qui a beaucoup marqué mon enfance, entre les très nombreux manga animé, mais aussi les nombreux mangas que je pouvais lire grâce à l’un des amis de mon frère, très doué pour le dessin et fan de manga, à une époque où ce n’était pas facile à trouver à tout les coins de rue (une seule librairie dans tout Paris) et qui avait la gentillesse de nous les prêter.

Je garde de ce voyage un très bon souvenir, on est ébloui ou intrigué par tout, la moindre chose, des grattes ciel de Tokyo au distributeur de thé ou de cigarette, on photographiait tout!

J’ai adoré Tokyo et ses lumières partout, Kyoto et ses magnifiques temples et jardins, Hakone et son coté Totoro, ou encore l’un de mes meilleurs souvenirs pour ce voyage, ma découverte du mont Aso, où nous avions pu nous approcher au plus près du cratère enfumé.

J’ai adoré la gentillesse et la serviabilité des japonais, Tokyo n’est pas une très belle ville, mais elle est pleine de vie, de contrastes et d’énergie, on peut se balader entre les building énormes et originaux, et se retrouver d’un coup dans des petites ruelles de quartier, entre supérette et resto traditionnel. On peut marcher dans un quartier ultra  moderne, et se balader d’un coup dans un jardin traditionnel et avoir l’impression d’avoir changer de ville.

Le sud du pays m’a aussi beaucoup plut, tout comme Kyoto et ses incontournables temples. J’espère y retourner un jour.

Mont Aso, ile de Kyushu

Pavillon d’argent, Kyoto

Fushimi Inari, Kyoto

Heian Shrine, Kyoto

Kyumizu Dera, Kyoto

Nanzen Ji, Kyoto

Le shikansen

Hakone

Koishikawara gyoen, Tokyo

Tokyo

Pour ceux qui sont intéressés par les détails de mon voyage:

Japon 1

Japon 2

Japon 3

Japon 4

 

Your name de Makoto Shinkai

Your Name : Affiche

de Makoto Shinkai

4.5/5

Mitsuha, 17 ans, vit avec sa petite sœur et sa grand mère dans une toute petite ville de la campagne japonaise. Sa mère est morte quand elle était petite et son père a quitter le domicile pour faire campagne en politique et devenir le maire de la ville. Mitsuha est héritière d’une vieille famille aux traditions anciennes et importantes, surtout pour sa grand mère, mais l’adolescente rêve de vivre dans une grand ville comme Tokyo. De son coté, Taki, lycéen, vit à Tokyo avec son père. Il espère devenir un jour architecte. Mais un jour, il se réveille dans le corps de Mitsuha et Mitsuha se réveille dans le corps de Taki. Ces expériences étranges se reproduisent à plusieurs reprises, et les deux ados résignés, décident de se laisser des messages dans leur téléphones portables respectifs afin d’expliquer à l’autre ce qui s’est passé lors de leur journée d’échange. Les deux ado ont pris gout à cet échange et à vivre une vie différente le temps de quelques heures. Mais un jour, Taki ne se réveille plus dans le corps de Mitsuha. Il est alors décidé à aller la voir pour la rencontrer.

Your Name : Photo

Je n’étais pas très motivée pour voir ce film surtout parce que la bande annonce ne m’avait pas totalement convaincu, et puis en lisant les critiques très positives de pratiquement tous le monde, que ce soit la presse ou des spectateurs, je me suis dis qu’il fallait faire l’effort d’aller le voir. Et j’ai bien fait!

Your Name : Photo

On retrouve dans Your name, des thèmes qui reviennent souvent dans les films précédent du réalisateur, en tout cas ceux que j’ai pu voir c’est à dire 5 cm par seconde et Voyage vers Agartha. On retrouve une héroïne qui a perdu un de ses parents, on parle de deuil, d’âme sœur, de chemin qui se rencontre puis se sépare, le poids de la destinée et la part de hasard dans les vies des personnages. On retrouve aussi la beauté des paysages de Shinkai, notamment tout ce qui tourne autour des ciels étoilés.

Your Name : Photo

J’ai beaucoup aimé Your name. Mitsuha est une ado tiraillée entre ses devoirs ancestrales hérités de sa grand mère et son envie de modernité, d’une vie sans contrainte, d’une vie loin de la campagne étriquée dans laquelle elle vit pour l’énergie d’une grande ville. Les scènes d’échanges entre Mitsuha et Taki sont vraiment réussi, bien exploité, très drôle surtout. Mitsuha apporte son coté féminin et spontanée dans la vie un peu timide de Taki et Taki apporte plus de force et de colère dans la vie de Mitsuha. La moitié du film est donc vraiment réussi et très drôle, avec les échanges par mail et journal virtuel entre Taki et Mitsuha qui se tiennent au courant de la journée qu’ils ont passé dans le corps de l’autre. Le film change de ton quand on découvre une chose surprenante dans l’intrigue et le fil de l’histoire. Les choses deviennent un peu plus sombre, un peu plus dramatique, du moins pour un temps.

Your Name : Photo

Your Name : Photo

Les dessins sont très beaux aussi, il y a une très belle lumière. J’ai beaucoup aimé me promener dans la maison familiale, dans la campagne de Mitsuha et dans les rues peuplées de Tokyo, notamment dans le quartier de Shinjuku.

Un film très réussi donc, bien supérieur à 5cm par seconde que j’avais trouvé un peu frustrant et que Voyage vers Agartha qui était intéressant mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur. Your name m’a énormément plut, entre moment très drôles et passages un peu plus émouvant, on s’attache beaucoup aux personnages. Je pense que ce film vu un peu tardivement, va venir bouleversé un peu mon classement des films vus en 2016.

 

Le garçon et la bête de Mamoru Hosoda

Le garçon et la bête : Affiche

4,5/5

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Ren, 9 ans, vient de perdre sa mère. Très en colère par cette perte brutale, Ren refuse de suivre la famille de sa mère, qui veut le recueillir. Il prend la fuite et erre dans les rues de Tokyo jusqu’à ce qu’il rencontre au détour d’une rue la bête Kumatetsu qui vit dans le monde des bêtes, Jutengai. Enthousiasmé par la colère et l’insolence de Ren, Kumatetsu lui propose de devenir son disciple. Dans le monde de Jutengai, le seigneur est sur le point de se réincarner et de laisser sa place à un futur seigneur. Kumatetsu ambitionne de devenir ce futur seigneur et devra alors faire face à son adversaire le plus sérieux, Iouzan…

Le garçon et la bête : Affiche

Décidément Mamoru Hosoda est devenu la nouvelle référence dans l’univers de l’animation japonaise. Je n’ai eu que des coups de cœur pour ses films d’animation, après La traversée du temps, Summer wars, et plus récemment le magnifique Les enfants loups.

Le garçon et la bête : Affiche

Avec ce film, Le garçon et la bête, c’est encore une fois un coup de cœur. Déjà, ça fait plaisir de voir des dessins, des vrais, pas d’images de synthèse mais du dessin à l’ancienne. Et comme souvent avec Hosoda, c’est beaucoup d’émotion. J’ai adoré suivre ce pauvre Ren, orphelin à 9 ans, qui erre dans les rues de Shibuya à Tokyo, qui se fond dans la foule qui traverse sans cesse le célèbre carrefour, et qui passe son temps à éviter les policiers qui traquent les jeunes fugueurs.

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La première moitié du film se passe dans le monde des bêtes, Jutengai, et on suit Ren, rebaptiser Kyuta, qui s’applique à devenir le disciple de Kumatetsu, borné, brutal, ronchon, feignant. Ces moments là sont vraiment ceux que j’ai préféré, la relation père fils entre Kyuta et Kumatetsu, leurs caractères similaires de tête de mule et de râleurs, il y a beaucoup d’humour dans ces scènes, et aussi beaucoup de tendresse inavouée entre ses deux personnages.

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Le film traite donc de l’enfance perdue, des relations filiales. Ren/Kyuta a perdu son enfance et innocence quand il perd sa mère, et retrouve une figure paternel à imiter en la personne de Kumatetsu, la bête qui ambitionne d’être le nouveau seigneur.

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Le garçon et la bête nous parle aussi de la quête d’identité et du long chemin vers l’âge adulte. Ren/Kyuta ne peut avancer sans retourner dans son passé et son monde, pour découvrir d’où il vient afin de mieux se connaitre et poursuivre son chemin. Comme dans ces précédents films, Hosoda nous transporte dans une histoire prenante, nous présente des personnages attachants, et distille des étincelles magiques à chaque image. Encore une fois, Mamoru Hosoda m’a emporté dans son univers, encore une fois un coup de cœur!

Real de Kiyoshi Kurosawa

Real : Affiche

de Kiyroshi Kurosawa

Takeru Sato, Haruka Ayase, Jo Ogadiri

3.5/5

Atsumi et Koichi forment un couple heureux. Mais Atsumi, dessinatrice de manga, finit par essayer de se suicider, après une panne d’inspiration. Alors que sa femme est dans le coma, Koichi se voit proposer de tester une nouvelle technologie qui permet de plonger son esprit dans le subconscient de sa femme et essayer ainsi de la réveiller de son coma.

Real : Photo

De Kurosawa, j’avais adoré Tokyo sonata, sortie il y a quelques années, très beau film. J’avais vu plus récemment, Shokuzai, qui m’avait plut malgré un coté assez étrange, assez spéciale.

Pour Real, l’idée de départ et la première moitié du film sont réussis. Voir Koishi rentrer dans l’esprit de sa femme, converser avec elle, essayer de savoir pourquoi elle a fait ça, essayer de trouver un moyen de la réveiller. La première moitié est donc intéressante et prenante, et un rebondissement qui n’est pas vraiment surprenant vient changer la donne.

Sans trop en dire pour ne pas gâcher les révélations du films, les 30 dernières minutes du film sont moins bonnes. L’action finale dans le subconscient du personnage est même un peu trop farfelue, un peu trop exagéré, on n’y croit pas, et on a parfois l’impression d’être devant un manga, un dessin animé, sauf que l’on est face à des acteurs réels, et que l’effet obtenu est un peu grotesque. Le film aurait pu être tellement au dessus, tellement plus réussi , si cette dernière séquence avait été retiré et la fin quelque peu remaniée.

En bref, le film est prenant au départ, l’idée est bonne et bien développée jusqu’aux 30 dernières minutes. Les acteurs sont excellents et la mise en scène apporte une angoisse supplémentaire au spectateur. Dommage que la fin n’est pas différente et que le film s’enfonce dans des longueurs de dernières minutes qui rend le tout un peu too much.

 

 

Tel père tel fils

Tel père, tel fils : Affiche

de Hirokazu Kore Eda

Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Francky, Yoko Maki, Keita Ninomiya, Shogen Hwang

4.5/5

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Ryota et Midori forment un couple très aisé à Tokyo. Lui est un homme d’affaire très occupé, elle est la parfaite mère au foyer. La seule inquiétude dans leur vie réside dans le fait que Ryota aimerait bien que son fils Keita soit plus combatif et ambitieux. Tout bascule le jour où l’hopital dans lequel Midori a accoucher leur annonce que leur enfant a été échangé à la naissance. Leur véritable fils est élevé par une autre famille. Ryota et Midori rencontre donc Yudai et Yukari Saiki, un couple de commerçants plutôt modeste qui ont deux autres enfants. Durant les mois qui s’écouleront, les deux familles vont apprendre à se connaitre, et ils devront alors décidés si ils procèdent à un échange ou non.

Tel père, tel fils : Photo

J’aime énormément le cinéma de Hirokazu Kore Eda, de lui j’ai vu Nobody Knows, Air Doll, I wish et mon favori  du monsieur l’excellentissime Still walking. Alors quand UGC  a annoncé qu’il venait présenter son nouveau film en avant première j’ai pas hésité!

Tel père, tel fils : Photo Machiko Ono, Masaharu Fukuyama

Le réalisateur est tout étonné de voir son film projeté dans une si grande salle, et de voir autant de monde, il nous raconte qu’il était hier au festival de Marrackech, et qu’il avait eu la chance de diner avec Juliette Binoche. Bref, le monsieur nous dit à plusieurs reprise qu’il a l’impression d’être dans un rêve. Il nous explique aussi qu’il a eut l’idée de faire ce film en réalisant qu’il ne voyait pas beaucoup sa fille de 6 ans, à force de trop travailler. Il s’est alors interrogé sur la notion de paternité, est ce un lien de sang ou de temps?

Tel père, tel fils : Photo Masaharu Fukuyama

Quant est il du film , et bien j’ai adoré je pense tenir mon coup de cœur de l’année. Je pense aussi que Still walking reste légèrement au dessus, mais Tel père tel fils m’a énormément plut.

On suit le regard de ce couple riche et privilégié, la découverte de cet échange d’enfant 6 ans plus tôt, leur rencontre avec la famille qui élève leur fils biologique et qui n’ont rien à voir avec eux ou avec leur mode de vie. La froideur du père homme d’affaire qui prend tout le problème comme dans le cadre de son travail, avec détachement et professionnalisme; la tendresse de la mère qui ne veut pas renier celui qu’elle a élevé et qui se demande si elle ressentira quelque chose pour cet inconnu, et qui culpabilise, elle la mère, aurait du sentir et savoir.

J’ai adoré faire connaissance avec ces deux familles, leurs défauts, leurs faiblesses, on s’attache très vite à eux, aux enfants, aux deux couples, aux grands parents. Ce qui est bien et agréable avec Hirokazu Kore Eda, c’est que malgré un sujet dramatique, l’humour n’est pas absent et on rit plus d’une fois.

Et comme souvent chez le réalisateur japonais, on a droit à de vrais scènes de la vie quotidienne japonaise, l’importance du bain, qu’il soit pris tout seul ou en famille, l’importance du coucher le soir, l’importance des repas en famille, et des obligations familiale.

En bref, un film magnifique, tout en douceur, on est pris par l’intrigue et on attend de voir comment tous ça va finir. C’est magnifiquement interprété par d’excellents acteurs tout en subtilité, et pas du tout cliché. A voir absolument!

Sortie le 25 décembre

Lost in Japan (4) Kyushu et retour à Tokyo

Notre deuxième semaine au Japon est déjà entamée, et on a pas hâte de rentrer! Ce matin on se lève tôt pour se rendre au sud du pays, l’île de Kyushu. Pour ça, on retourne à Osaka puis on change de shinkansen pour Kumamoto, (3h15 de train). Kumamoto nous accueille avec le soleil et une douceur bienvenue! On décide de marcher depuis la gare, environ une bonne vingtaine de minutes, et en chemin on passe devant une vitrine derrière laquelle une dame nous salue plein d’enthousiasme, j’ai un peu l’impression qu’elle vient de voir son personnage Disney préféré! Jusqu’ici ce sont plutôt les petits écoliers qui nous saluaient.

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Kumamoto castle

Une fois les valises déposées, on repart pour visiter la ville sous un beau soleil et des températures qui frisent les 25 degrés. A Kumamoto, c’est surtout son château qui est connu, les guides en parlent comme l’un des plus beaux châteaux du pays, mais comme pour le pavillon d’or, on est déçu. De l’extérieur, c’est assez impressionnant, mais à l’intérieur, il n’y a quasi rien à voir, tout est bétonné, plastifié, bref, ça fait pas château historique, et on nous fait monter jusqu’au sommet pour apprécier une vue pas plus spectaculaire que ça. On redescend vite fait, et on se rend à une dizaine de minutes du château, à travers un parc, pour visiter the former Hosokawa residence, une maison de samouraï datant du 17e siècle. Notre billet pour visiter le château incluait la visite de cette maison, et heureusement, vu la déception première!

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Hosokawa residence

La visite de la maison commence par l’habituelle abandon de ses chaussures à l’entrée, ce que j’adore faire, je trouve ça très confortable! Je ne m’attendais pas à une maison aussi grande, et les pièces que l’on contourne grâce aux couloirs de bois extérieurs, sont toutes très intéressantes à voir, sans parler des jardins zen; c’est une visite qui m’a énormément plut, c’est la fin de la journée, le soleil éclaire doucement la maison, et surtout, il ne doit y avoir que 3 ou 4 autre visiteurs, on a donc l’impression d’être seul. Je prendrais mon temps pour la visiter cette maison, et un quart d’heure avant la fermeture, on quitte les lieux, apaisés et reposés.

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Hosokawa residence

Après un long détour à travers la ville, retour à l’hôtel, mais pour s’apercevoir que la chambre est bourrée de moustiques. J’en écraserais une bonne dizaine, si ce n’est pas plus, mais plus j’en écrase, plus il en arrive, on se demande si il n’y a pas un nid ou un conduit par lequel ils arrivent en masse. Le lendemain, mon amie se réveille avec des tas de piqures de moustiques énormes sur les bras, alors que moi, rien. On s’en plaint à l’accueil et on nous assure que le nécessaire sera fait, avec force inclinations et sourires.

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Kumamoto

Pour notre deuxième journée, on veut se rendre au mont Aso, un volcan encore en activité, qui se situe à environ 1h30 de route depuis Kumamoto. Au départ, notre objectif était de se rendre à Takachiho, des gorges magnifiques dans lesquelles on pouvait faire de la barque, ou marcher sur les rives, mais maintenant qu’on est un peu mieux rodés sur les distances et autre moyen de transports, sans compter de l’heure à laquelle se couche le soleil, on laisse tomber cette visite qui nécessitait trois heures de bus aller et trois heures retour, sans compter qu’il n’y avait qu’un bus par jour pour nous ramener à temps à Kumamoto et on a pas voulu prendre le risque!

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Le cratère du Mont Aso

A la place on se rend à la gare pour prendre un train régional et aller visiter l’une des attractions les plus populaires et recommandées de la région. On est sensé prendre un express mais on se trompe et on prend un train locale qui nous arrête à une gare perdue au milieu de nulle part. Un japonais qui parle très bien l’anglais nous dit qu’il se rend lui aussi au mont Aso, mais est autant perdu que nous. On demande à la petite gare où un vieux monsieur nous montre les écrans de contrôle pour nous montrer le quai du prochain train pour le mont Aso qui passera dans…1 heure! bon on relativise, il fait super beau, chaud, et pour la première fois de notre séjour on tombe sur des brochures en français! on finit par repartir avec le second train. A l’arrivée, on a très faim mais on ne peut pas s’attabler au petit resto de la gare, notre bus pour le mont démarre dans 20 minutes. A la place on se rend au marché couvert qui propose en plus des produits de la région, des tas de choses à emporter pour manger. Comme on ne se sent pas l’esprit aventureux concernant la nourriture, on prend ce qui ressemble à des petits pains perdus, des brioches et du pain au céréales. Le bus monte dans les hauteurs pendant une petite demi heure, et les paysages sont époustouflants, entre forêt de pins et champs à perte de vue. Le bus fait un petit stop pour qu’on prenne en photos le paysage et un volcan éteint recouvert de végétation. Parmi les touristes, ce sont quelques américains, mais ce sont surtout des chinois qui nous accompagnent. Arrivée à destination, il nous encore prendre un téléphérique, pour 4 petites minutes, qui nous amène directement au bord du cratère.

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Le Mont Aso et ses alentours

La vue de là haut est magnifique et pas un nuage dans le ciel. La fumée épaisse sort du cratère, mais ne vient pas vers nous. L’alerte du volcan est quand même à l’orange (le niveau suivant est le rouge et l’évacuation), on déconseille aux personnes qui ont des problèmes de santé, notamment respiratoires, de monter au cratère. On se tient vraiment au bord du cratère, il n’y a pas vraiment de barrière, il faut donc faire attention. On ne verra pas de lave, mais la fumée est assez impressionnante. On restera un moment au sommet à admirer la vue, puis nous redescendons.  Je passerais tout de même la soirée avec la gorge légèrement irritée et sèche à cause des émanations de souffre.

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Le soir, on dine dans un resto japonais, puis retour dans notre chambre, où on ne voit pas de nouveau moustiques…durant les cinq premières minutes! certes, il y en a moins que la veille, mais encore cette impression qu’ils sont entrés après notre arrivée. Le lendemain, je me réveille avec deux petites piqures, et mon amie encore de nouvelles blessures de guerre. Bref, on remonte à l’accueil et on souligne le problème et cette fois ci, après mille excuses, ils nous proposent de nous changer de chambre, ce qu’on accepte et cette fois ci, pour notre dernière nuit à Kumamoto, aucun moustique ne viendra nous ponctionner.

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Sakurajima

Pour notre dernière journée à Kyushu, on prend le shinkansen pour Kagoshima, la ville qui se trouve à l’extrême sud de l’île, (les lieux les plus au sud du pays étant les îles Okinawa à 25 heures de ferry). A Kyushu, il y avait de magnifiques lieux naturels que j’aurais voulu visiter, mais il fallait se rendre à l’évidence, il nous aurait fallut plus de temps, trois semaines de voyages dont une consacrée à Kyushu, pour pouvoir faire ces lieux, d’autant qu’ils sont assez loin et que les atteindre auraient pris du temps. On aurait pu louer une voiture, mais quand on y a penser c’était trop tard, car les formalités voulaient que l’on fasse traduire le permis de conduire, et que l’attente était de trois semaines. Mais même avec une voiture, notre temps passé sur Kyushu était trop court pour tout faire.

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Sakurajima

Kagoshima a un intérêt particulier, c’est l’île de Sakurajima, avec son volcan en activité, l’un des plus actifs et des plus meurtrier du pays, avec de fréquentes explosions. On se rend donc sur la cote et la marina, pour prendre un ferry, une dizaine de minutes de promenade sur la mer, avant d’arriver sur Sakurajima (la traversée ne coute qu’un euros). Sur l’ile, on ressent encore plus le soleil et la chaleur. On marche le long de la cote, on passe sur une plage, dans un parc, on traverse une promenade avec des bancs qui font fassent à la baie, un peu comme la promenade de Brooklyn. On s’arrête au parc Nagisa qui propose de se reposer les pieds fatigués dans des bains rempli d’eau volcanique. Deux ou trois japonnais sont déjà installés. On s’assoit sur les plateformes en bois, on remonte nos pantalons jusqu’au genou et on plonge pieds et mollets dans la source d’eau très chaude et ça fait un bien fou! Assis face à la mer, on verra même au loin, un groupe de dauphins, la baie étant connu pour leurs passages. Je reste une bonne vingtaine de minutes, jusqu’à ce que le soleil m’ait suffisamment tapé sur la tête et je rentre faire un tour dans le centre touristique, qui explique le fonctionnement du volcan, les différentes éruptions du Sakurajima, et je découvre que les minéraux ont fertilisé la terre à telle point que l’île est connue depuis longtemps pour faire pousser les plus gros radis japonais du pays, (30 kilos le radis!). Dans le centre, il n’y a quasiment personne, et un vieux monsieur très gentil (c’est souvent le cas ici) qui travaille à l’entrée, me demande de noter sur son registre mon pays d’origine. Je regarde la feuille du jour, que des asiatiques pour l’instant.

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Après notre journée à Sakurajima, on reprend le ferry et on se promène aux alentours de l’aquarium.Dans un petit détroit du port, des agents de l’aquarium viennent de débuter un numéro avec quelques dauphins qui viennent des bassins intérieurs; on profite du spectacle gratuit, c’est toujours impressionnant de voir des dauphins d’aussi près, même si cette fois ci ils ne sont pas dans leurs environnement naturel. On décide d’aller manger un bout vite fait, histoire de se reposer un peu et retour à la gare pour rentrer à Kumamoto.

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Senso Ji et les boutiques de souvenirs

Le lendemain, on se lève tôt pour attraper de justesse le shinkansen pour Osaka. Aujourd’hui nous retournons à Tokyo, et le trajet et de presque 7 heures de train. On dit donc au revoir à Kyushu et surtout à son climat ensoleillée et chaud. Le trajet passe beaucoup plus vite que ce que j’aurais crut et une fois que notre correspondance à Osaka a démarré, je demande à un contrôleur de m’indiquer à quel moment le train passera près du mont fuji. Ma dernière chance pour apercevoir cette foutue montagne! mais le temps, à l’approche de Tokyo, est nuageux, et tout ce que je peux voir, c’est la base du mont fuji, qui disparait vite sous les nuages. C’est bien dommage, surtout que le train passe vraiment très près! Une fois à notre hôtel de Tokyo, il ne reste que très peu de temps avant le coucher du soleil, donc je laisse tomber les visites des parcs, et je pars pour le quartier de Ueno, laissant mon amie aller faire du shopping.

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Ginza

Je passe devant la galerie marchande dont les souvenirs sont bien plus chers qu’à Kyoto, et je passe devant le senso ji que je prend en photos. Puis je m’enfonce dans les ruelles attenantes, à la recherche du Chingodo ji, un temple dédié aux animaux sacrés qui sont les héros du dessin animé Pompoko. Je ne trouve pas comme d’habitude à Tokyo, les plans me perdent plus qu’autre chose. Un homme vient alors à ma rescousse, je ne sais pas trop de quelle origine il est, indien, japonais, moitié moitié? ce qui est sur c’est qu’il parle très bien l’anglais et très bien le japonais, et il joue les interprètes auprès des vieux commerçants de la rue, à qui il demande le chemin du Chingodo ji. On finit par trouver, quelques mètres plus loin mais il est fermé. On discute un peu sur le chemin du retour, il adore paris, il y a vécut, mais les gens sont “pas très doué avec l’anglais”!

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japon 1162Tokyo Tower

le soir dernier diner japonais, riz, bouillon de poules, poulet frits, avant de se rendre à la tokyo tower. On monte à l’étage et la vue sur la capitale de nuit est bien plus époustouflante que de jours, avec tous les clignotements rouges aux sommets de tous les buildings, impressionnant.

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Samedi, notre dernière journée en terre japonaise, on se lève tôt pour profiter de nos dernières heures, je me rends au Shinjuku gyoen, un immense parc, qui se compose de jardins japonais, anglais, de coin beaucoup plus boisés, à la française, il y a même une roseraie, c’est immense, et j’en fais un grand tour, admirant les présentations de chrysanthèmes, il y a même un petit sakura qui a perdu ses feuilles mais qui a quelques fleurs ouvertes, étrangement.

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Je finirais par les serres tropicales qui sont assez impressionnantes. Nénuphars, bananes, fruits tropicaux, il fait une chaleur moite écrasante!

japon 1243  japon 1237Serres tropicales du Shijunku Gyoen

Après le déjeuner, pour l’après midi, je me rends à nouveau au Koishikawa gyoen, mon coup de cœur, pour le revoir une dernière fois et je ne regrette pas ma seconde visite, toujours aussi enchanteur.

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Koishikawa Gyoen

La pluie commence à nouveau à tomber, et on se rend à nouveau au Hyatt park. On y prendra l’afternoon tea, quelques canapés salés, des pâtisseries, des macarons, une limonade particulièrement bonne et un thé vert japonnais, (qui ne sont pas mes thés préférés finalement!). Les petits canapés salés étaient très bons, les pâtisseries très originales et légères, par contre, les macarons n’étaient pas du tout terrible! le service toujours impeccable, on était cette fois ci au Peak lounge. On montera tout de même au 52e étage pour jeter un œil sur la vue, avant de repartir. On fera un dernier tour dans le quartier de Harajujku, une sorte de camden japonais, avec toutes les filles et garçons déguisés dans toutes sortes de tenues farfelues, puis retour à l’hôtel pour récupérer les valises. Le décollage est prévu pour 1h du matin et à l’enregistrement des bagages, trois hôtesses s’occupent de nous aider à poser nos valises sur le tapis, à nous demander nos passeports, efficace et rapide. Après le décollage, il faudra s’armer de patience, parce que nous sommes partis pour 12 heures de vol jusqu’à Dubaï, 6 heures de transit, et 9heures de vol jusqu’à Paris, où nous atterrissons à 19h30, le dimanche soir, la reprise au boulot ne sera pas facile!

japon 1299 japon 1298Afternoon tea ou plutôt high tea (c’est à dire que des sucreries) au Hyatt Park

japon 1309Coucher de soleil depuis l’avion (ou lever je ne sais plus!)

Le Japon est donc un voyage qui m’a marqué, Tokyo, ses cartes et adresses incompréhensibles, la gentillesse des gens, la folie ordonnée de Shibuya, la tranquillité apaisante du Koishikawara gyoen, le repas idyllique que j’ai mangé au hyatt park, la vue impressionnante la nuit depuis la tokyo tower, le nombre incroyable de câbles et fils électriques qui encombrent les rues (apparemment, rien ne passe en sous sol), le coté froid du quartier des affaires, le charme de Kyoto, ses jardins enchanteurs, le soleil et le climat agréable de l’ile de Kyushu, son volcan, ses paysages époustouflants, ses trajets en train le long de collines et de forêts…Le Japon c’est une tout autre culture, et même si la mondialisation est passée par là (macdo, kfc, burger king, mister donuts, starbucks à tout les coins de rues), ça reste un pays à part, sa population toujours aimable, toujours souriante, qui aide bien volontiers les étrangers à se repérer, mais qui reste bien mystérieuse… ses bus aux sièges de lilliputiens, cette contradiction qu’on croise partout entre le très moderne et le vieillot, entre cette impression d’être au 21e siècle et encore coincé dans les années 70/80, ça fait parfois drôle. J’ai adoré croisé tout ces écoliers en uniformes, côtoyer les hommes d’affaires bruyant après quelques verres à décompresser les vendredis soirs, voir les mariages traditionnels si solennels, voir des paysages si beaux et en même temps si familiers, que l’on retrouve dans les films d’animation et autre mangas, ces nombreux passages à niveaux, ces chats qui sont vraiment adorés par les japonais, et qui se baladent partout…Ce fut un voyage riche en couleurs, paysages, odeurs, rencontres. Dommage de ne pas avoir vu le mont fuji, dommage de ne pas avoir eu une semaine de plus pour voir certaines autres petites choses (explorer encore plus l’île de Kyushu ou visiter Kanazawa et Takayama), ce sera l’excuse pour peut être y retourner un jour, dans un futur lointain.

Lost in japan (3) Kyoto

Le lendemain de notre arrivée à Kyoto, on fait un peu la grasse matinée, on est assez fatigués et surtout, les “lits” sont supers confortables, c’est l’hôtel où je dormirais le mieux de tout le séjour au Japon. L’hôtel où l’on se trouve est vraiment pas cher (15 euros par nuit et par personne), c’est propre, c’est confortable; les seuls défauts c’est qu’aucun ménage n’est fait durant le séjour, mais ce n’est pas trop gênant, seules les poubelles sont vidées tous les matins, et le seul véritable problème c’est l’humidité. On a vraiment l’impression que les couettes sont humides même si ce n’est en fait pas le cas et hors de question de faire sécher du linge, rien ne sèche. Mais l’hôtel à la bonne idée d’avoir mis une machine à laver et un sèche linge au rez de chaussés.

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Sur le chemin menant au Nanzen Ji

On se lève donc tard, et on essaye de décider le programme de la journée. Comme tous les matins maintenant, on a pris l’habitude de regarder la météo grâce à la wi fi, et pour cette journée, la pluie est annoncée et pas qu’un peu. Dans le guide que l’hôtel nous a donné à notre arrivée, ils conseillent le nanzen ji qui “a son charme sous la pluie”, pourquoi pas. On s’y rend en bus, et on découvre vite que le guide n’avait pas tort!

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Le Nanzen Ji

Pour commencer on est en semaine et il pleut, donc les touristes ne sont pas vraiment nombreux! Pour se rendre au nanzen ji, il faut marcher un peu dans un quartier résidentiel vide, c’est reposant. Il pleut des cordes, mais aucun signe de vent, du coup avec notre fameux grand parapluie transparent, on est pas si touché que ça. Les érables sont où très verts ou bien rouges, on se balade dans les rues avant d’arriver devant la grande porte principale du temple. Seul quelques japonais se promènent, c’est donc très calme, très zen, très apaisant. On se retrouve devant le temple en question, et on doit avant d’entrer, déposer nos chaussures dans des casiers en bois. Deux jeunes lycéennes qui comprennent bien l’anglais, nous explique que le jardin zen se trouve à l’intérieur et qu’ils nous faut abandonner nos chaussures à l’entrée.

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Nanzen ji et son jardin zen

J’ai adoré ma visite du temple, les pièces se succèdent, entre tatamis, murs tapissés de dessins, couloirs intérieurs et extérieurs en bois qui fait le tour du temple, afin de nous permettre de voir les pièces et les jardins. L’endroit avec le bruit de la pluie, est vraiment reposant, c’est tout simplement l’un des endroits que j’ai préféré visiter durant mon séjour. En sortant du temple, on peut se promener dans la forêt autour, cascade d’eau, arbres centenaires, on pourrait y passer la journée. En fin d’après midi, on se retrouve dans le quartier du centre, on fait quelques magasins, et on découvre des endroits qui ne vendent exclusivement que chaussettes, bas, collants, toutes les tailles, couleurs, tissus, styles, c’est à partir de là que j’ai découvert qu’au japon, ce qu’on mettait aux pieds a une grande importance, c’est un accessoire de mode indispensable aussi bien pour les enfants que pour les adultes. J’ai adoré ces petits magasins, et avec les promos, trois paires pour 7.50euros, je peux vous dire que j’en ai acheté à la pelle tout au long de ces deux semaines! On a un petit creux et on s’arrête au subway, pour un petit sandwich.

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Kiyomizu dera

Troisième jour à Kyoto, on se lève à nouveau tard, et on prend la direction de Gion, et une rue où les magasins de souvenirs défilent les uns à coté des autres. Éventails, petits miroirs, peignes, accessoire pour les cheveux, petites poupées, poterie, on trouve de tout et on craquent pour certaines choses, notamment les éventails. Au bout de la rue, on débouche sur le Kiyomizu dera, un grand temple qui se situe à flanc de colline dans les hauteurs. Le temple est assez impressionnant, avec sa terrasse en bois qui a l’air de tenir dans le vide et qui permet d’avoir une vue imprenable sur Kyoto. On fait comme la plupart des gens présent, on prend un bâton d’encens, on l’allume, on fait un vœu, et on le plante dans le grand pot de sable. Aujourd’hui il fait très beau, du coup ça amène pas mal de monde, et le vent frais à soufflé toute l’humidité. On remonte encore les marches, on croise des jeunes filles habillées en kimono traditionnels, venues faire des vœux et lire les prédictions qu’elles ont obtenues. On croise des stands qui vendent des charmes pour tout et n’importe quoi, mais c’est surtout la recherche de l’amour qui est présent, c’est un élément important au Japon, beaucoup d’endroits sont dédiés à la recherche de sa moitié, et à l’accomplissement d’un mariage harmonieux, il y a même la statue d’un dieu qu’il faut toucher et prier pour obtenir le conjoint de nos rêves!

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Kiyomizu dera

En redescendant, on se retrouve pas loin de la boutique Ghibli, et on décide de déjeuner juste à coté, un petit resto qui propose quelques plats simples et j’y mangerais du riz sauté, très bon; L’après midi, on se rend au Heian shrine, un temple entouré d’un grand jardin. Le jardin est quasi désert et c’est tant mieux! Seuls quelques jardiniers s’activent et quelques rares visiteurs. C’est aussi ici qu’une des scènes de lost in translation a été tournée, accessoirement. L’un des plus beau jardin visité!

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Heian Shrine

Pour la fin d’après midi (le soleil se couche quand même vers 17h), on prend un train local depuis la gare de Kyoto pour se rendre au Fushimi Inari, une succession de portes rouges qui s’étend sur plusieurs kilomètres. On fera qu’une partie du domaine, puisque la nuit ne tardera pas à tomber. La soirée se passera à Osaka, qui ne se trouve qu’à 20 minutes de train grâce au Shinkansen (et notre pass rail). Promenade dans le centre ville pour voir ces buildings illuminés, puis diner dans un restaurant japonais, où l’on doit enlever ses chaussures à l’entrée, avant de s’installer à une table basse mais qui possède un vide en dessous pour pouvoir étendre ses jambes, bien pratique. On y mangera poulet grillé, maïs, et pain à l’ail, brochettes grillée, et nouilles sautées.

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court d’art martiaux au détour d’une rue (Kendo?)

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Fushimi Inari et la rencontre d’un chat, ce qui arrivera beaucoup durant notre séjour

Avant dernier jour à Kyoto, on se rend au nord ouest de la ville, pour visiter d’abord la bambouseraie, puis on reprend le bus pour se rendre au pavillon d’or. On s’attend à un joli bijoux après tout ce qu’on a lu dans les guides, qui en font un endroit incontournable de la ville. Et bien en réalité, ce fut une déception! C’est sur que la horde de touristes qui se déversent des bus pour se masser aux bords de l’étang afin de se prendre en photos avec le pavillon d’or, n’arrange rien, mais je pensais que le pavillon était visitable à l’intérieur ce qui n’est pas le cas. Et le  jardin qui l’entoure n’a rien d’exceptionnel comparé à celui du heian shrine, du nanzen ji ou du kiyomizu dera, sans compter qu’on en fait vite le tour…Bref, on ne s’y attarde pas! on reprend un bus pour quelques minutes afin de se rendre au Ryoan ji, un jardin encore, magnifique et assez grand. Ici il y a pas mal de touristes mais rien de comparable avec le pavillon d’or. Et bien sur je me suis rendu dans le temple, et marcher sans ses chaussures, à même le bois du sol, ça fait du bien, ça repose, ça détend, sans parler de l’intérieur, tatami, estampes, et le fameux jardin zen sous le soleil. En fin de journée, c’est retour à la gare de Kyoto pour une pause café donuts devant une immense fanfare (de lycéens?) venue animée les lieux en ce dimanche.

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La bambouseraie

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Pavillon d’or

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Ryoan Ji et son jardin

Pour le dernier jour à Kyoto, on essaye de se lever plus tôt, pour profiter d’une journée ensoleillée, encore plus belle que la veille, et on se rend à l’est de la ville. Quartier résidentiel calme, petite rue pleines de commerces de souvenirs (encore), et on débouche sur le pavillon d’argent, qui s’avère bien plus intéressant que le pavillon d’or. Ici aussi on ne peut pas visiter l’intérieur du fameux pavillon, et un petit temple à coté est apparemment ouvert exceptionnellement pour une exposition, mais on décide de ne pas la faire, l’entrée n’est pas donner, et le tour se fait uniquement avec un guide en japonais. Par contre, le jardin zen est magnifique et le parc autour encore plus beau.

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Le pavillon d’argent et son jardin zen

A flanc de colline, ce sont de magnifique cèdres, sapins gigantesques, avec un magnifique soleil dont les rayons passent entre les branches et éclair un tapis de mousse verte. Parfaitement ombragée, les lieux doivent etre un havre de fraicheur l’été. Le chemin monte dans les hauteurs et permet là aussi d’avoir une magnifique vue sur la ville.

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Les jardins du pavillon d’argent

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Quelques maisons sur la route

En sortant on retombe sur le chemin de la philosophie, parfait pour se promener sous le soleil, et qu’on peut remonter jusqu’au sud et le Nanzen ji. Mais nous coupons la route pour retourner au bus et repartir vers la gare pour prendre un train direction Nara. Nara est à environ 45 minutes par train local et possède un intérêt, c’est les cerfs en liberté dans le parc de la ville. Les cerfs sont sacrés à Nara, et les enfants comme les adultes leurs donnent des petits biscuits.

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Nara et les cerfs

C’est tout de même la saison des amours et si les femelles sont tout en douceurs pour quémander des biscuits, les mâles sont parfois un peu plus agressifs! Après en avoir bien profité, on fait le tour du centre ville avant de retourner sur Kyoto où nous passons la soirée à jouer à Tétris avec nos achats et nos valises pour tout boucler avant d’aller dormir! Le lendemain c’est départ pour le sud du pays…

Lost in Japan (2) Hakone et Wakayama

Après ces quatre journées dans les rues surpeuplées, lumineuses et bruyantes de Tokyo,  on prend pour la première fois le Shinkansen pour Odawara, à une heure de la capitale, pour rejoindre ensuite Hakone, petite ville perchée dans les montagnes, à quelques kilomètres du mont fuji. Pour prendre le shinkansen, nous avions payés des pass rails depuis la France, un pass qui nous permet de voyager dans tout le japon sur tous les shinkansen (sauf le plus rapide) et sur quasiment toutes les lignes régionales de train. Quand on fait un voyage qui contient plusieurs étapes comme le notre et quand on connait les prix unitaire des billets de train, le pass rail est indispensable. Il n’est pas donné pour autant, je l’ai payé 329 euros, mais il a été extrêmement bien rentabilisé!

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Le train “chihiro” et le funiculaire à Hakone

Après une heure dans le shinkansen, rapide, confortable, un espace gigantesque pour étendre ces jambes ou pour y mettre nos valises, on arrive à Odawara, puis on prend un train locale qui ressemble à s’y méprendre au train que prend Chihiro, qui monte tout doucement dans la montagne, pour nous déposer à Hakone, où les températures sont bien plus fraiches que Tokyo, humide et plutôt chaude. Pour se rendre à notre hôtel, une navette vient nous chercher. L’hôtel n’est en fait qu’à 10 minutes de marche de la gare, mais au sommet d’une pente extrêmement difficile, et avec nos valises, sac à dos, parapluie, et autre, on préfère attendre la navette. L’hôtel est très agréable, mais on n’y reste pas longtemps; d’abord un déjeuner dans un tout petit resto tenu par un couple et dans lequel je mange une sorte de bœuf bourguignon avec des petits légumes et du riz, tout simple mais délicieux et encore une fois pas cher du tout. Ensuite, c’est direction une sorte de funiculaire pour remonter la pente, afin de nous amener jusqu’au téléphérique. Le téléphérique nous fait traverser une vallée pleine d’émanation de souffre, avant de plonger dans un nuage de brouillard.

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Le lac Ashii

On avance dans une cabine perdue dans les nuages, sans que l’on puisse voir au travers des vitres, drôle de sensation! Une fois en haut, on est sensée voir le mont fuji mais encore une fois, le climat ne permet pas de le voir. On redescend la colline en téléphérique, puis on traverse le lac Ashi en bateau. Le but est de se rendre au torii du lac Ashi, imposant avec ces pieds qui trempent dans le lac, puis ascension des marches pour se rendre au temple. Le retour à l’hôtel fut plus difficile, puisqu’il faut prendre un bus et faire un changement au milieu de nulle part, le parapluie ouvert devant la borne du bus avec la nuit qui tombe on se serait crut dans Mon voisin totoro, quand les deux fillettes attendent le retour de leur père, mais aucun totoro n’est venue nous tenir compagnie.

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Tori sur le lac Ashi et son temple

Le lendemain, on se réveille affamés, puisque la veille on n’avait pas pu diner: de retour à l’hôtel, le restaurant était fermé comme tous le quartier. On repart à la gare avec nos valises de plus en plus lourdes et on reprend le shinkansen à Osaka pour la cote et la ville de Wakayama où … Il pleut encore! Wakayama, c’est loin des sentiers balisés touristiques, contrairement à Hakone et Tokyo. Ici, on sent qu’on a déjà pas trop l’habitude de voir des touristes, mais ça reste une grande ville. On prend un bus pour notre hôtel, et le trajet dure quasiment 40 minutes, car il se trouve tout au bord de la mer, loin du centre et de la gare. Donc on a adoré notre hôtel, balcon, vue sur la mer, lits confortables, mais vu notre heure d’arrivée tardive, on n’aura rien visité de ce qu’on voulait à Wakayama! Ce qui fait l’intérêt des lieux c’est la salle de bain, une sorte de petit onsen privé; ce n’est pas une source d’eau chaude naturelle, ce n’est pas à ciel ouvert, mais c’est tout de même une grande salle d’eau, avec douche sur le sol carrelé pour se laver et énorme baignoire pour se délasser dans un bain bien chaud. L’effet est un peu le même qu’un hammam, la pièce se remplit de buée et de chaleur, et au bout de 20 minutes, on se sent détendus et délassées. Par contre la chaleur ce n’est pas trop mon truc, je ne reste pas plus longtemps dans le bain. Je mettrais d’ailleurs quasiment une heure à retrouver un rythme cardiaque normal et à ne plus avoir le visage rouge comme une tomate!

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Vue de notre hotel à Wakayama

Après une bonne nuit, le lendemain on prend notre temps. Petit déjeuner dans l’hôtel, on se prélasse au soleil sur notre balcon, puis on décide de reprendre la route pour la gare pour rejoindre notre nouvelle destination, Kyoto!

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Le shinkansen nous dépose donc dans la seconde ville à ne pas rater si on voyage au Japon, Kyoto. La ville des temples, des jardins zen, des geishas. On arrive à la gare sous la pluie, encore, notre hôtel se situe à environ 15 minutes de marche de la gare, dans une petite rue bien sympathique. Nous sommes installés au premier étage, dans une chambre constituée d’un tatami et de futons (enfin ce sont plus des matelas qu’autre chose), et une petite salle de bain privée. Une fois installée il est déjà 16h et on se décide à prendre un bus pour se rendre à Gion, un quartier connue pour ses boutiques de souvenirs et surtout pour une boutique entièrement dédiée à Ghibli. Et bien sur on ne repart pas les mains vides, même si je suis déçue de ne pas trouver grand chose concernant Le voyage de Chihiro, la part belle étant fait à Kiki la sorcière et Mon voisin Totoro.On dinera dans un pub anglais, le resto le plus proche de notre hôtel, de poulet frit et de frites.

Lost in Japan (1)

En hommage à un film qui fait partie de mes coups de cœurs, je ne pouvais pas ne pas titrer mon article autrement pour vous raconter mon voyage au japon. Je viens tout juste de rentrer de deux semaines au pays du soleil levant, et j’ai encore du mal à croire que je sois véritablement aller là bas!

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Ce projet fut lancée à noël dernier, alors que je me trouvais chez une de mes amies, à Mons avec qui je parlais voyages; Elle me lance qu’elle aimerait bien aller au japon, je dis que moi aussi, “ça te dis qu’on aille ensemble au japon?”  me demande t-elle, “oui ça me dis bien”, je réponds, “ok”, et voilà, notre projet venait de naitre. Au mois de février le billet d’avion est pris, et comment résister à cette promotion assez extraordinaire sur le site d’emirates airlines? 430 euros l’aller retour avec correspondance par dubai, sur l’A380.

Tout le monde nous disait que la vie au japon était chère, mais après quelques recherches, les hôtels se sont avérés plus que raisonnables et même bon marchés pour certains d’entre eux. Pour nous aider à mettre au point un itinéraire, je suis aidée par certaines personnes, une amie franco japonaise, les guides, internet, et Adalana qui a gentillement répondu à mes mails.

Le départ s’effectue donc à la mi octobre, décollage pour Dubai, puis transit pour trois petites heures avant d’embarquer pour 9 heures de vol. Films, séries télé, musiques, les écrans interactifs installés dans l’avion nous permettent de passer le temps. On passe au dessus des alpes, des balkans, de la Turquie, de l’Irak, de Dubai, de la Chine et enfin on atterri à Narita airport.

ça fait tout drôle de se retrouver dans ce pays si lointain, un pays qui a été longtemps fantasmer aux travers des nombreux mangas que j’ai vu ou que j’ai lu depuis mon enfance. On trouve assez rapidement les transports pour relier l’aéroport au centre ville, et notre hôtel se trouve juste à coté du quartier de Ueno, dans le nord. On arrive vers 19h donc douche et dodo, pour pouvoir commencer sur de bonnes bases la visite de la capitale.

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Le lendemain on se réveille en bonne forme. Notre chambre d’hôtel n’est pas un palace pour le prix que ça nous a couté. On a des lits confortables, une douche qui fuit, une fenêtre qui donne sur le mur du bâtiment d’à coté, qui se trouve à environ 50 cm, 15 cm de poussière sous les lits, une odeur d’humidité, des tâches de champignons sur la tapisserie du mur…il ne faut pas trop gratter sous la surface sinon on ne dort plus!

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Le Meiji Jingu et les mariages traditionnels

Notre première matinée, après l’achat d’un pass métro à la journée, se passe à comprendre le système du métro, qui s’avère très simple si ce n’est l’existence de plusieurs compagnies de métro, parfois privée, que notre pass ne couvre pas, puis direction Meiji jingu, un temple qui se trouve au cœur d’un très beau parc boisé. Il ne fait pas beau sur Tokyo, mais il ne pleut pas (pas encore), on se balade dans le parc avant de visiter le temple, regarder les gens faire des prières, ou écrire des vœux. Et puis surtout, on voit autour de nous des couples qui viennent se marier, en tenues traditionnelles, entourés de toute leurs familles habillées pour l’occasion, procession, poses photos officielles, les touristes peuvent voir les différents mariages se succéder sans pour autant gêner de leur présence. Les couples jouent même le jeux avec les touristes qui les prennent en photos.

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Premier repas en terre japonaise

Après la visite au meiji jingu, on ressort de l’autre coté du parc, près de shinjuku, et on en profite pour visiter le quartier des affaires, la mairie, les buildings, et puis on débouche sur la gare de shinjuku à la recherche d’un resto repéré sur un guide. Mais on comprendra assez vite qu’on ne peut rien trouver de précis à Tokyo, peu importe que vous ayez un plan, le nom du resto en japonais, l’adresse exacte, rien n’y fait, on ne trouve pas, même avec l’aide des habitants qui sont pourtant toujours partant pour nous aider. Donc, affamés, on se glisse dans le premier boui boui qu’on trouve, et on commande des udons (nouilles japonaises) et des choses frits (poulet frit) avec une sorte de gâteau de riz. Rien n’est expliqué en anglais, alors on fait comme on peut. Les udons, c’est pas mauvais, c’est plutôt bons, mais ça bourre l’estomac et je ne terminerais même pas mon bol!

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Gouter à la maison du chocolat

L’après midi, on se rend au palais impérial, qu’on verra de loin vu que l’entrée n’est pas autorisée, on marche un peu dans les jardins, mais la pluie qui commence à tomber nous pousse à trouver refuge et on ne peut résister à la boutique, La maison du chocolat. Je ne savais pas que ça existait au japon, et quand on voit que les prix sont moins élevés qu’en France on hésite pas à s’installer à un petit comptoir. On choisit deux pâtisseries chocolat marron et un chocolat chaud, délicieux, et le serveur au petit soin, sait parler quelques mots de français.

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Un des nombreux passage à niveau en plein centre

Le soir, direction shibuya, et son célèbre carrefour. C’est assez impressionnant, cette foule qui se masse aux abords des routes en attendant que le feu passe au rouge et les voir tous traverser dans tous les sens, sans que personne ne se rentre dedans, et de voir ensuite la voie se vider entièrement pour laisser passer à nouveaux la circulation. Le quartier n’a d’intérêt que pour ceux qui veulent faire du shopping. On dine dans un resto japonais, avant de rentrer se coucher.

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Le carrefour Shibuya

Le lendemain, on prend le train pour une banlieue proche, Mitaka, pour visiter le fameux musée Ghibli. Pour ça, il a fallut réserver depuis la France, et choisir un jour fixe, sans compter que le prix d’entrée est de 10 euros plus cher que si on l’avait acheté sur place (mais sans garantie de pouvoir trouver de la place libre). Ce jour là à Tokyo, il pleut et pas qu’un peu, c’est le déluge! On en profite pour s’acheter ces grands parapluie en plastique transparent que tout le monde utilise, qui ne coute presque rien (environ 4 euros) mais qui ne sont pas fait pour durer (temps de vie approximativement de trois semaines je dirais). Le chat bus vient nous chercher à la gare pour nous déposer devant le musée. On ne s’attardera pas trop dehors, vu le temps, et une fois à l’intérieur de la grande maison, on a d’abord le droit à la projection d’un court métrage de 15 minutes, des studios ghibli. Hélas, on ne comprendra pas tous les détails de l’histoire puisque la diffusion est en japonais sans sous titre (si quelqu’un l’a vu et à de plus amples détails…), mais les dessins sont enchanteurs.

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Le musée Ghibli vue de l’extérieur

La visite se poursuit au rez de chaussée et à l’étage, Le bureau de Miyazaki reconstitué, des aquarelles, des dessins, des photos tirés des films, des bouquins d’art, de littérature, de géographie, de paysages, qui ont été la source d’inspiration des différents films, du matériel de dessin et de peinture, la maison est chaleureuse, mais ce qui fait l’intérêt du musée ce sont ces animations très interactives qui permettent de comprendre le fonctionnement de l’animation, intéressantes même pour les adultes. On finit bien sur par la traditionnelle boutique souvenir, et là je craque sur pas mal de chose. D’autant que comme on l’avait déjà remarqué dans les resto, les boutiques, les supermarchés, les prix sont bien plus bas qu’en France (exemple, une bouteille d’évian dans un distributeur c’est 0,75 centimes d’euros a Tokyo), ou alors c’est du à la monnaie du yen par rapport à l’euro, mais je n’ai pas du tout trouvé la vie chère au Japon.

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Le quartier Akihabara

Après un déjeuner au hard rock café (on en a déjà marre de la nourriture japonaise!), on se rend à Akihabara, le quartier de l’électronique mais surtout des fans de mangas. Des magasins sur plusieurs étages proposent, dvd, mangas, costumes cosplay, cartes à collectionner et figurines, sur des blocs et des blocs; on en commence un, on en fait un second, on y passera une bonne partie de l’après midi! Les figurines de vos dessins animés préférés se succèdent, à des prix ridiculement bas! Certaines restent chères, quand il s’agit de choses plus rares, mais on craque forcément pour nos héros favoris! je m’achète également un adaptateur pour….deux euros! j’en avais trouvé à 10 euros en France, j’ai bien fait de ne pas l’acheter.

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Vue de la mairie de Tokyo

Pour notre dernier jour à Tokyo, la journée commence par l’observatoire de la mairie. Perché au 45e étage du building, on peut observer gratuitement la vue sur la ville. Durant les jours de beaux temps, on peut même apercevoir le mont fuji, mais ce jour là, s’il ne pleut pas, il fait quand même très nuageux. En redescendant, je me perds un peu dans les dédales des rues du quartier des affaires, et je me rends au shinjuku gyoen, un parc qui s’avère fermé ce jour là, du coup je pars à la recherche d’un restaurant de tempura, mais comme à chaque fois que je cherche quelque chose dans Tokyo, impossible de mettre la main dessus. Pas d’indication de rues ou très peu, encore moins de numéros, et quand on sait que la plupart des resto sont dans des building de plusieurs étages, on ne trouve jamais ce qu’on cherche. Après une bonne demi heure à chercher, je laisse tomber, les pieds en compote et le ventre qui gargouille. Je rebrousse chemin et je tombe sur le fameux Hyatt park hotel, celui qui servait de décor au film lost in translation, aperçue depuis l’observatoire de la mairie. Je décide donc de monter mais encore faut il trouver l’entrée principal de l’hôtel, car la tour n’abrite pas que le célèbre palace! Devant l’entrée, 5 hommes en costumes sombre qui me font penser à des yakusas, me donnerait presque envie de rebrousser chemin, mais à mon approche c’est salutation et sourire. L’ascenseur passe du 0 au 41e étage, là où se trouve l’hôtel, et ce n’est alors que succession de lounge, salon, resto. J’hésite, me demandant si je peux vraiment tenter de déjeuner ici, ne sachant rien du menu ou du prix, mais je me dis que ce n’est pas tout les jours qu’on est à Tokyo et au hyatt park sans compter que je commence à en avoir marre des repas à l’arrache! Je prends un 2e ascenseur pour se rendre au 52e étage, au New York grill bar, et une hôtesse est déjà devant la porte pour m’accueillir et me montrer le menu. Le lunch, c’est un buffet avec l’entrée à volonté, un plat au choix parmi la carte et un buffet des desserts à volonté, avec un café pour finir, le tout pour 40 euros. Je me dis que ça en vaut la peine, surtout avec la vue qu’on a depuis la baie vitrée.

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Vue depuis le 52e étage du Hyatt Park

Le buffet pour les entrées est impressionnant: saumon fumé, légumes en tout genre, salade en tout genre, poulet mariné, rosbif épicé…je ne sais plus ou donné de la tête! Le service est bien sur impeccable, un serveur est toujours présent pour me resservir mon verre, pour garder un œil sur mes affaires quand je me sers au buffet. Bref, c’est quand même la classe! La suite du repas ce sont deux grands morceaux d’agneaux grillés, tendre, cuit à la perfection, accompagné de purée de potiron et de légumes grillés et croquant, un pure délice. Et enfin le buffet dessert, tarte aux agrumes, entremet au café, gâteau aux amandes, une sorte de gelée rose qui a le gout du pamplemousse mais en beaucoup plus sucrée, ou encore cheesecake. Je n’ai pas pu gouter aux autres desserts, mais le choix est énorme. je ne regrette pas mon déjeuner, l’accueil, le service et les plats sont parfaits, les lieux magiques, et la vue enchanteresse! Au départ, je voulais seulement aller boire un petit quelque chose le soir dans le bar qui a beaucoup servit au film, mais il faut payer 17euros rien que pour y entrer, ce que je trouve un peu ridicule…

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Lunch au Hyatt park – New York Bar

Après ça, je suis parfaitement reposée, et je me rends au Koishikawara gyoen, un parc peu fréquenté par les touristes et peu fréquenté tout court. C’est tout simplement l’un des parcs que j’ai préféré de tout le japon, je l’ai trouvé reposant, calme, magnifique, enchanteur et surtout apaisant, une atmosphère bien étrange se dégage de se parc, il m’a vraiment marqué. L’allée des érables, les ponts, les ruisseaux, la rizière, les étangs, j’en garde un excellent souvenir.

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Koishikawa Gyoen

Journée quasi parfaite donc, si ce n’est notre retour à l’hôtel le soir. Un cafard gros comme un iphone se tient sur le tiroir de la table de nuit, juste en dessous de la fenêtre laissée ouverte par la femme de ménage. L’horreur, impossible de dormir dans la même pièce! il a fallut faire littéralement un dessin pour se faire comprendre à l’accueil et ils nous ont changé de chambre pour la nuit. N’empêche que nous ne sommes pas tranquille, et nous dormons donc avec la lumière allumée!

Ce fut donc l’avant dernière journée à Tokyo, la dernière étant la veille de notre retour en France, mais j’en parlerais plus tard. Pour l’heure, on se lève aux aurores le lendemain de notre quasi nuit blanche, et on n’est pas mécontents de quitter cet hôtel. Prochaine étape, Hakone.

Lettre à Momo

Lettre à Momo : Affiche

de Hiroyuki Okiura

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Après la mort de son père, Momo se voit contrainte de quitter Tokyo et d’aller avec sa mère vivre sur une petite ile. Momo n’est pas enthousiaste à cette idée, contrairement à sa mère, Ikoku, bien contente de revenir sur les lieux de son enfance. La maison est vieillotte, et Momo taciturne et peu sociale, toujours un peu triste d’avoir eu des mots un peu méchants contre son père juste avant sa mort. Alors qu’elle passe une journée d’été seule chez elle, Momo s’aperçoit que trois intrus se sont installés au grenier, trois esprits à l’apparence un peu grotesque et étrange, que Momo est la seule capable de les voir. Très effrayée au début, elle finit par s’habituer à leur présence…

Lettre à Momo : photo

ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de film d’animation, et la bande annonce de celui ci m’avait bien plut.

J’ai adoré les dessins, les paysages de l’ile. La première partie du film m’a beaucoup plut, entre l’arrivée de Momo et sa mère, la découverte de son nouveau territoire, la rencontre de personnages comme le vieil oncle de sa mère, le postier, ou encore les nouveaux camarades de jeu de Momo. J’ai aussi beaucoup aimé les rencontres entre Momo et les trois esprits gardiens, leurs apparences grotesques et effrayantes, leur coté monstres sympathiques, sans pour autant être totalement bons, ils ne pensent surtout qu’à leurs propres intérêts et leurs estomacs. Momo essaye de se faire à l’idée de leurs présence, il y a des moments vraiment très drôles et très réussis.

Lettre à Momo : photo

En bref, Lettre à Momo, c’est beau, c’est poétique, c’est drôle et attachant, mais quelques longueurs viennent un peu alourdir le film, surtout vers la fin, faire plus court aurait été bénéfique à l’ensemble.