Dernières séances: Mourir peut attendre, Stillwater

MOURIR PEUT ATTENDRE - BOF - Genres musicaux - Musique

de Cary Joji Fujunaga

Daniel Craig, Lea Seydoux, Ana de Armas, Rami Malek, Jeffrey Wright, Ralph Fienes, Lashana Lynch, Ben Wishaw

3/5

Après les évènements de Spectre, Bond et Madeleine mènent une vie paisible loin des affaires d’états. Elle décide d’emmener Bond en Italie afin qu’il puisse se rendre sur la tombe de Vesper Lynd et faire ses adieux au passé afin d’aller de l’avant ensemble. Mais après un attentat de grande envergure, Bond évite de justesse la mort. Toutes les informations tendent à pointer du doigt Madeleine comme traitresse et Bond décide de se séparer d’elle. 5 ans plus tard, Bond s’est retranché en Jamaique, à la retraite, lorsqu’il est contacté par son ami, l’agent de la CIA Felix Leiter, qui lui demande son aide pour retrouver un scientifique enlevé quelques jours plus tot alors qu’il travaillait dans un laboratoire top secret du MI6. Bond finit par accepter.

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Et voilà enfin le nouveau James Bond, après un an et demi de retard du au covid. C’est aussi le dernier James Bond incarné par Daniel Craig. J’avais adoré, mais vraiment adoré le premier film, Casino Royale avec Eva Green, j’avais bien aimé sans plus Quantum of solace, bien aimé Skyfall, et je n’ai pas trop accroché à Spectre.

Photo de Lashana Lynch - Mourir peut attendre : Photo Daniel Craig, Lashana  Lynch - AlloCiné

Qu’en est-il de ce dernier opus? et bien on se rapproche plus de mon ressenti pour Spectre que pour les autres film hélas. Bien sur, c’est un James Bond, et en cela certains éléments traditionnels sont bien présents. Beaucoup d’actions, des gadgets, du rythme, on voyage dans plusieurs pays, un peu d’humour, et l’entourage habituel de Bond, M, Q, Money Penney.

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Mais je n’ai pas aimé le personnage de Madeleine. Déjà dans Spectre je trouvais son personnage prometteur au tout début et décevant au fur et à mesure que le film avance. Son personnage est un peu ringard, un peu passé, pas moderne. Et dans Mourir peut attendre, ça ne s’arrange pas. Sans parler que Lea Seydoux n’est pas une actrice qui marque les esprits, je l’a trouve insipide, peu expressive. Son couple avec Bond, on y croit pas trop.

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L’histoire en elle même n’a rien d’originale ou de nouveau, un gros méchant, une ile perdue au milieu de nulle part qui sert de base, un classique dans James Bond, mais Rami Malek joue très bien le méchant psychopathe.

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2h45, j’ai eu un peu la flemme de m’assoir dans la salle, appréhendant de m’ennuyer un peu, mais de ce côté là, c’est réussi. Beaucoup d’action, beaucoup de destinations différentes à travers le globe, des touches d’humour aussi. Ce que j’ai préféré, c’est Ana de Armas. Elle apporte une énorme dose de fraicheur, d’humour, le passage du film dans lequel elle apparait reste mon moment préféré du film loin devant, une vraie bouffée d’air frais. Dommage que ça ne dure pas plus longtemps ou qu’on ne revoit pas ce personnage.

SPOILER (texte en blanc ci-dessous)

(Et puis la fin, je n’approuve pas. James Bond doit rester un divertissement, et la tradition du personnage veut que tout le monde croit Bond mort alors qu’en fait il ne l’est pas. Le faire mourir c’est une solution facile et qui ne va pas du tout avec le personnage, la fin m’a donc déçu.

Photo de Léa Seydoux - Mourir peut attendre : Photo Léa Seydoux - AlloCiné

On ne s’ennui pas, c’est bien rythmé, ça reste un bon divertissement malgré les défauts. Daniel Craig aura été un excellent James Bond, et avec lui la franchise se sera modernisée et aura évolué, surtout avec Casino royale. Le rôle des femmes aura lui aussi évolué, bien que cela dépendent vraiment des personnages (Eva Green, Olga Kurylenko, Ana de Armas, Lashana Lynch), certaines resteront dans le modèle de la femme objet ou de la brebis égarée (Monica Belluci, Lea Seydoux, Berenice Marlohe). A voir maintenant qui reprendra le flambeau du plus célèbre agent secret de sa majesté.

Stillwater - film 2021 - AlloCiné

de Tom McCarthy

Matt Damon, Abigail Breslin, Camille Cottin

4/5

Depuis 4 ans, Bill Baker, foreur sur des sites pétroliers à Stillwater en Oklahoma, se rend régulièrement à Marseille rendre visite à sa fille unique Allison, emprisonnée pour 9 ans à la prison des baumettes. Alors qu’elle était étudiante, elle a été accusé et condamné pour le meurtre de sa petite amie, Lina. Bill Baker qui a épuisé tous les recours possibles, vient lui rendre visite dans l’attente de sa libération mais Allison, qui a toujours clamé son innocence, a entendu parler d’une nouvelle piste menant à un homme qui pourrait bien être le meurtrier de Lina. Bill comprend vite qu’il ne peut compter que sur lui-même pour retrouver l’homme en question, mais il ne connait pas la ville et ne parle pas français. Il fait la connaissance de Virginie, actrice de théâtre qui élève seule sa fille Maya. Elle décide de l’aider en jouant les traductrices.

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J’avais très envie de voir ce film et j’aurais mis du temps avant de pouvoir y aller. On suit Matt Damon dans le rôle d’un père dont on comprend qu’il n’ pas toujours été là pour sa fille, qui a surtout été élevée par sa grand mère. Retrouver l’homme qui pourrait permettre de faire sortir sa fille de prison est pour lui le moyen de se rattraper, de se racheter.

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Les personnages sont tous plus complexes qu’il n’y parait, Bill n’est pas le père parfait, sous sa gentillesse et son sang froid, il a ses propres démons et ses propres faiblesses. Petit à petit, on découvre doucement le passé, le caractère de chacun. Personne n’est tout blanc ou tout noir, ni Abigail, ni Virginie. J’ai beaucoup aimé la relation de Bill avec la petite Maya, leur relation est très touchante, très humaine.

La bande-annonce de Stillwater suit Matt Damon en tant que père de  l'Oklahoma qui se rend en France pour sauver sa fille | FR24 News France

La quête de vérité de ce père est vrai, crédible, car difficile, longue, Bill reste de long mois sans la moindre avancée, reprenant le quotidien, espérant un miracle, une piste, une information. Et McCarthy film parfaitement Marseille loin des clichés touristiques, les immeubles vieillissants, les tags, les cités, les bars, les cafés, on ressent l’atmosphère de la ville, une petite excursion dans les calanques. Un bon film, des petites révélations, un peu de suspense, de très bons acteurs, Marseille en personnage à part entière du film, un duo touchant entre Bill et Maya, un film réaliste et maitrisé, à voir.

Le spectre – L’homme irrationnel

007 Spectre : Affiche

James Bond, le spectre

de Sam Mendes

Daniel Craig, Léa Seydoux, Ben Wishaw, Ralph Fiennes, Christopher Waltz

3/5

Mercredi, jour férié j’en ai profité pour aller voir le dernier James bond, Le spectre, accessoirement le dernier James bond de Daniel Craig.

J’avais adoré Casino royale, j’ai trouvé que James bond était dépoussiéré, modernisé, on sentait l’influence du réalisme des Jason Bourne de Paul Greengrass, et ça faisait du bien. Des combats à main nues plus crédibles et réalistes tout en restant spectaculaire, des personnages féminins plus intéressants et moins cons, ce qui est une prouesse (rare sont les James bond girls qui m’ont plut, je citerais en plus d’Eva Green, Diana Rigg et Michelle Yeo). Mais avec le spectre, j’ai l’impression qu’on est repartie en arrière, dans les vieux travers des James bonds.

007 Spectre : Photo Ben Whishaw, Daniel Craig, Rory Kinnear

Passons le générique que j’ai trouvé un peu ridicule. Le film s’ouvre sur une scène d’action qui se passe à Mexico city. La scène est ultra longue mais bien foutue, c’est plein d’action, un peu d’humour, bien menée. J’ai beaucoup aimé le passage à Londres, avec le grand chef, le rivale, money penny, Q, toujours un peu d’humour. Ensuite ça se gâte doucement avec Monica Bellucci qui nous joue le cliché de la veuve italienne, tout en haute couture, voilette de deuil et maquillage à outrance qui ne mettra pas plus de cinq seconde pour se laisser séduire par Bond et s’octroyer une nuit, enfin plutôt une heure d’ivresse avec l’agent secret anglais. J’ai trouvé son corset et autre fanfreluches plutôt de mauvais gout, et pas très digne pour la pauvre Bellucci, mais bon, c’est James bond, personne n’est sensé résister, sans savoir pourquoi.

007 Spectre : Photo Daniel Craig

Quelques scènes d’actions bien pensées, avant de voir débarquer la vraie James bond girl, Léa Seydoux, qui joue la fille de mister white. Bilan de cette James bond girl, ba bof. Le personnage est un peu vide, on ne sait rien d’elle (médecin, psychologue ???), on nous fait miroiter qu’elle sait manier les revolvers et se défendre, mais en fait rien du tout, elle ne fait que suivre Bond partout, sans vraiment agir sauf dans la scène du train où elle vient en aide à Bond. Scène du train qui rappelle d’ailleurs un peu beaucoup casino royale, lorsque Bond rencontre Vesper Lynd, mais passons ce manque d’originalité, c’est James bond…

007 Spectre : Photo Daniel Craig, Léa Seydoux

Dans cette scène du train, on peut rire ou pleurer, quand on voit Bond se faire fracasser la tête par une véritable armoire à glace et se relever miraculeusement sans aucun bleus, aucune trace de sang, rien qu’un peu de sueur, même sa chemise ne sera pas sortie du pantalon, alors qu’un homme normalement constitué aurait été hospitalisé d’urgence, mais bon, c’est James bond…quant à sa James bond girl qui ne sert pas à grand-chose, elle recevra la baffe de sa vie de la part de monsieur armoire à glace, elle se relèvera avec…rien, pas même une tracette rouge au coin de la bouche, rien, mais bon, c’est James bond…

007 Spectre : Photo Daniel Craig

Donc un James bond qui tombe amoureux plus vite qu’il ne tue, on ne sait pas trop pourquoi ni comment, (je dis tomber amoureux, pas coucher), un James bond qui en prend plein la gueule, mais qui en ressort avec aucune marque, aucune blessure, aucun bleu, aucun froissement de chemise, une James bond girl vide, qui était prometteur mais qui tombe vite dans un classicisme vieillot et dépassée, sans grand intérêt, un méchant pas mal mais pas très présent, mais qui ne suffit pas à relever le reste. Reste des scènes d’actions réussies, mais l’intrigue est banale, elle fait franchement penser à un épisode du dessin animé Minus et Cortex, la petite souris intelligente qui rêve de conquérir le monde, et qui échoue à chaque fois. Le tout saupoudré de scènes déjà vu et parfois ringardes, comme le fameux sauvetage de la belle Léa Seydoux attachée sur une chaise entourée d’explosifs prêt à détruire un bâtiment entier, on se serait presque crut dans un dessin animé de Tex Avery…

007 Spectre : Photo Christoph Waltz, Léa Seydoux

C’est peut être un peu sévère, mais après Casino royale, et même skyfall, j’en attendais autre chose, une continuité dans le dépoussiérage de la franchise, et pas un retour en arrière. Reste tout de même un peu d’humour, de jolies scènes d’action, et un film qui n’ennuie pas les spectateurs (sauf la personne à ma gauche qui a ronflé du début à la fin, littéralement), j’aurais aimé avoir un peu plus que ça.

 L’homme irrationnel

L'Homme irrationnel : Affiche
de Woody Allen
Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey

3/5

Abe Lucas professeur de philosophie, vient d’être embauché dans une fac bon chic bon genre. Dégouté par la vie, Abe Lucas n’a plus le gout à rien mis à part la bouteille, donne ses cours sans grande passion, et ne s’intéresse à personne. Il sympathise uniquement avec une de ces élèves, avec qui il aime parler. Un jour, après avoir entendu par hasard le témoignage d’une mère de famille dont la vie risque d’être détruite par un juge des affaires familiale, Abe décide d’aider cette inconnu en planifiant le meurtre de ce dernier. Abe reprend alors gout à la vie, grâce à ce nouvel objectif.
Les films de Woody Allen, du moins parmi ceux de ces 20 dernières années, c’est un peu toujours la même chose, un peu toujours les même personnages. Comme souvent donc avec ces films, l’homme irrationnel c’est une histoire sans originalité, sans grand intérêt, tout comme ses personnages pour lesquels ont a aucune sympathie finalement.
L’Homme irrationnel : Photo Joaquin Phoenix
J’avais bien aimé Blue Jasmine, mais je m’étais ennuyée à mourir devant Magic in the moonlight . Avec l’homme irrationnel, je ne me suis pas ennuyée, mais l’histoire ne me touche pas trop pas plus que les personnages.
L’Homme irrationnel : Photo Emma Stone, Joaquin Phoenix
Reste de bons acteurs, dans un film qui n’est ni lent ni ennuyant, mais qui manque cruellement d’intérêt ou d’originalité. A moins d’être un grand fan de Joaquin Phoenix ou de Woody Allen, c’est pas indispensable à voir!