Calvary

Calvary : Affiche

de John Michael McDonagh

Brendan Gleeson, Kelly Reilly, Chris O’Dowd, Aiden Gillen, Isaach de Bankolé, M Emmett Walsh

4/5

Le père James, prêtre dans un petit village de l’Irlande de l’ouest, voit son dimanche perturbé par la confession d’un villageois qui lui dis avoir été victime d’un prêtre pédophile durant toute son enfance. Il déclare qu’il assassinera le père James le dimanche suivant pour marquer le coup, tuer un prêtre innocent et sans histoire lui semble plus frappant que d’assassiner un prêtre coupable. Le père James sait bien sur de qui il s’agit, mais continue sa vie normalement, il essaye d’aider ses paroissiens dans leurs difficultés quotidiennes, adultère, solitude, idées de suicide, perte d’un proche, et puis la visite de sa fille  (devenue prêtre après la mort de sa femme), qui a essayé de se suicider et qui vient rendre visite à son père. Doit il prendre au sérieux la déclaration d’un homme qu’il croise tous les jours?

Calvary : Photo Aidan Gillen, Killian Scott

L’Irlande de l’ouest, la mer déchainée, le soleil qui ne semble pas réchauffer les os, le vent incessant, les décors grandioses, les collines verdoyantes, visuellement on est tout de suite enchanté par la beauté de l’Irlande. J’ai adoré Calvary, j’ai adoré arpenter les rues de ce petit village côtier au coté du père James, un prêtre pas du tout conventionnel.

Calvary : Photo Brendan Gleeson, Kelly Reilly

Autrefois marié, père d’une jeune femme déprimée, il est entré dans les ordres suite à la mort de sa femme, ce qui fait de lui un prêtre avec de l’expérience, l’expérience de la vie, de la mort, de la perte. Je ne me suis pas ennuyée une seconde à voir le père James parler sans concession, d’un ton franc et direct, à ses paroissiens, à essayer de régler leurs problèmes, à essayer de prendre part à la vie des habitants de son village.

Calvary : Photo Brendan Gleeson

Le père James est donc un personnage attachant et très intéressant, qui parle sans détour. Il faut dire que Brendan Gleeson est un excellent acteur et qu’il signe encore une fois une sacrée prestation, il a une véritable présence à l’écran. La brochette de personnages secondaires est elle aussi très intéressante, entre Milo, un jeune en mal d’amour ou de but dans la vie, Veronica et Jack un couple marié qui se sent mieux depuis que chacun va voir ailleurs, Frank un médecin on ne peut plus cynique, Micheal Fitzgerald un riche propriétaire terrien désœuvré, son prêtre collègue qui a une crise de foi ou encore un vieil écrivain reclus qui attend la mort avec impatience.

Calvary : Photo Brendan Gleeson, David Wilmot

Le film se déroule sur une semaine, du dimanche au dimanche, et à chaque jour, sa violence, ses rencontres, la visite de sa fille suicidaire, la crise de foi de son collègue, l’incendie criminelle de son église, ses promenades sur la plage sauvage. Calvary nous parle de la vie, de son intérêt, de ses déceptions, de la perte. Si le sujet est plutôt déprimant à la base, le film regorge de scènettes comiques, de moments drôles, de réparties cyniques qui ont fait rire la salle, un humour noir, cynique, et qui fonctionnait à merveille, détendant l’atmosphère, du coup le film n’a rien de lourd, de plombant ou de déprimant.

Calvary : Photo Brendan Gleeson, M. Emmet Walsh

En bonus film magnifiquement interprété, par d’excellents acteurs, de l’acteur principale au moindre petit rôles secondaires, Brendan Gleeson bien sur mais aussi M Emmett Walsh ou encore Aiden Gillen (littlefinger dans game of throne). Très bonne surprise!

Premier séjour en Irlande

Pour mes derniers jours de vacances, je suis partie quelques jours en Irlande, pays que j’avais envie de visiter depuis longtemps! Bien sur pour une première incursion dans le pays, on se pose à Dublin, mais nous ne nous contenterons pas uniquement de la capitale.

Je décolle donc depuis Paris, mais l’amie avec qui je pars, décolle depuis la Belgique, nos avions respectifs devant arriver un peu près à la même heure. Je pars avec cityjet, compagnie gérée par Air France, et je suis surprise de découvrir sur le tarmac de l’aéroport un minuscule avion, digne d’un jet ! Le vol dure 1h30 environ, ce qui me laisse le temps de voir un épisode de house of cards (dont je vous reparlerais bientôt).

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Temple bar

On sort de l’aéroport avec la valise en un quart d’heure, et j’attends une bonne demi heure mon ami avant de se diriger vers un bus pour le centre ville. Nous avons louer un studio dans les quartiers nord de la ville, calme, un peu désert, mais à cinq minutes en bus du centre. On a un peu du mal à faire comprendre au chauffeur du bus l’adresse du studio, et il nous emmènera gentillement sans nous faire payer! Une fois débarrasser de nos valises, il est déjà le beau milieu de l’après midi et nous partons à la découverte rapide de la ville.

On se balade dans temple bar, le fameux quartier, on découvre des irlandais, des touristes, et pas mal de chanteurs et groupes de rue, qui chantent tous très bien, l’ambiance est vraiment sympa. On décide de diner dans une sorte de resto familiale qui ressemble à s’y méprendre au hard rock café, puis on se promènera dans le quartier avant de reprendre la route du studio et de croiser une jeune femme allongée sur le sol en coma éthylique, finalement secouru par une ambulance, et il n’est que 21h30.

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Trinity College et sa bibliothèque

Le lendemain, les choses sérieuses commencent, et après un petit déjeuner, on part dans le centre visiter Trinity collège. Le campus est très grand et très beau, et le soleil est présent ce qui fait plaisir. On se décide pour visiter la partie payante du campus qui comprend the Book of Kells, l’un des plus anciens livres manuscrit qui existe. Une expo nous présente plusieurs pages du livre, et on peut voir les magnifiques détails, les lettres décorés, les symboles utilisés, et les couleurs toujours très vives de certains caractères. L’expo nous explique la signification de certains symboles, de certaines couleurs, les techniques d’écritures, c’est très intéressant. Certaines salles nous montrent des livres aux couvertures de cuir très anciennes, certaines mieux conservées que d’autre, puis on se rend dans la bibliothèque, dont l’entrée ressemble assez à la bibliothèque interdite des films Harry Potter. La bibliothèque est la seule salle dans laquelle les photos sont autorisées, et elle est magnifique!

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Iveagh Garden et St Stephan park

On ressort par la case boutique, mais on n’achète rien, les prix étant assez chers. On descend un peu plus sud et on arrive à st Stephen park qu’on traverse pour se poser a Iveagh garden. On finit par déjeuner a Elephant & Castle dans Temple bar, qui fait de délicieux burger au cheddar. On passe par Grafton street, la rue commerçante et on fait une pause a Bewley’s café, un salon de thé art déco très agréable qui fait d’excellents cafés, et on en profite pour prendre un gouter, cappuccino et carrot cake. On s’arrête dans la cour du château de Dublin mais on ne visite que la chapelle, qui est gratuite.

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Pause gourmande au Bewley’s café, groupe de rue dans Grafton street et librairie très intéressante!

Pour finir la journée, on fera une longue balade jusqu’à Christ church puis st Patrick cathedrale, sans y entrer, la visite étant payante.

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Christ church

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Cathédrale St Patrick

 

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Groupe de rue dans Dame Lane

Le lendemain, lundi, nous partons à 9h en excursion pour la journée dans le comté de Wicklow. Contrairement à mes voyages en Écosse, il est beaucoup plus difficile de se déplacer dans la région en transport en commun. Peu ou pas de bus, sans voiture, c’est quasiment impossible, et la location d’une voiture était finalement trop chère. Du coup nous sommes passées par des tours opérator en bus, tous ce que j’ai toujours voulu éviter! On démarre donc pour une heure de route à travers les montagnes de Wicklow, et on ‘en profite pour s’arrêter de temps en temps afin d’admirer la vue et prendre quelques photos, se dégourdir les jambes, profiter du panorama. Une fois à Glendalough et  son lac supérieur, on a quartier libre pour se balader 1h30 de temps.

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Wicklow et Glendalough

C’est juste le temps qu’il faut pour boire un café, puis partir en promenade autour de ruines d’un monastère et partir enfin dans la nature, entre forêt et sentiers avant d’atteindre le upper lake. On aura pas le temps de faire le grand tour, mais on prend tout de même le temps de s’y promener. De Glendalough, on reprend la route pour le village de Kilkenny. Sur la route, on s’arrête en haut de la vallée de Glendalough, avec une vue époustouflante, l’endroit ressemble à s’y méprendre à l’entrée de la lothlorien dans le seigneur des anneaux, lorsque la compagnie s’arrête pour pleure la mort de Gandalf, à la sortie de la Moria! Une fois à Kilkenny, on se promène dans les jolies rues du centre, on déjeuner dans un café de wrap au poulet, simple mais vraiment délicieux, puis on poussera jusqu’au château et son parc, profiter de la jolie journée ensoleillée, beau ciel bleu, grand soleil, ça fait du bien. Finalement cette expérience en groupe fut plutôt bonne, le guide nous raconte pas mal d’anecdotes certaines intéressantes, d’autre sans intérêt et nous laissera en paix sur le chemin du retour. Le seul inconvénient c’est qu’on a pas toujours le temps qu’on veut pour profiter.

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Vue sur la vallée de Glendalough dans les hauteurs de Wicklow

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Kilkenny et son chateau

De retour à Dublin on se promène dans Dame street, et on dinera finalement à Peaches, une sorte de buffet à volonté. Il suffit de choisir la taille de son assiette et de payer en fonction puis de la remplir autant que l’assiette peut contenir, en salades froides ou plats chauds. Avec une assiette moyenne à 4,70€ on en a suffisamment pour satisfaire tout son appétit et en plus c’est délicieux,  à retenir si je retourne à Dublin!

Mardi, nouvelle journée consacrée à Dublin. Le matin c’est shopping. Il faut savoir que l’Irlande est le pays de naissance des magasins Primark, sauf qu’ici ça s’appelle Penney’s. On décide de faire Mary street, autre rue commerçante piétonne, après Grafton street. Là encore pas mal de chanteurs et autres groupes qui se produisent sur le trottoir et encore une fois, ils ne manquent pas de talents!

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Peaches dans Dame street et la Chester Beatty library

Après Penney”s qui me permet d’acheter pas mal de chose pour une somme riquiqui, je me dirige chez Mark and Spencer qui solde pour les derniers jours d’été pour mon plus grand bonheur. Je fini chez HMV et j’en repars avec le premier album d’un de mes groupes favoris, Kasabian que je n’avais pas pour 4 euros. Après une pause cappuccino dans un café de la rue, je laisse mon amie continuer le shopping (une passion dévorante chez elle) et je me rends à la Chester Beatty library, un musée gratuit dans lequel on peut voir de magnifiques exemplaire de livres anciens, surtout religieux, et autres objets historiques intéressants, qui viennent des quatre coins du monde, Asie, Moyen Orient, Europe. La visite se fait sur plusieurs étages, et j’ai beaucoup aimé l’ambiance feutré des lieux. Je finis ma visite sur le toit du bâtiment, pour admirer la vue puis dans le jardin circulaire, pour me reposer au soleil.

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La distillerie Jameson et gouter au Queen of tarts

Je retrouve mon amie qui en a fini du shopping. on se retrouve à la distillerie Jameson, le célèbre whisky. La visite est intéressante, surtout le court métrage en costume qui nous conte un peu le quotidien de la distillerie au 19e siècle. Mais j’ai été un peu déçu de ne pas être en présente d’une vraie distillerie en marche, mais plutôt d’un musée. On nous parle des différentes étapes pour créer le whisky et la définition de l’expression la part des anges, avant que le guide ne demande à huit volontaires de participer à une dégustation de trois différents whisky, américain, écossais et irlandais. Personnellement je ne bois pas, mais mon amie est une experte et se propose pour participer. Ce fut marrant de voir la dégustation.

On finit l’après midi dans le salon de thé Queen of tarts, carrot cake et moccachino. On se balade sur Dame lane, une petite ruelle constituée de pubs et de chanteurs rock, plus authentique et intéressante que le célèbre temple bar!

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Galway, Kylemore abbey et le pont de L’homme tranquille

Mercredi, c’est à nouveau une journée excursion en dehors de Dublin et là encore on reprend un tour operator en bus avec guide, le moyen le plus simple et le plus économique. On se rend tout d’abord à Galway, sur la cote ouest, dans laquelle on passera une heure à visiter le centre, puis de retour dans le bus, on se rend au Connemara. On s’arrêtera sur le pont qui servit au film L’homme tranquille avec John Wayne, puis on repart pour l’abbaye de Kylemore pour une demi heure de temps, juste ce qu’il faut pour admirer la vue, et acheter de quoi manger rapidement (un paquet de chips et un muffin délicieux, les sandwichs ne me tentaient pas trop), puis nous repartons à un quart d’heure de là, pour une balade en bateau d’une heure trente autour du lac, à admirer les fjords et les collines, puis retour à Dublin. Là encore, on a eu la chance d’avoir un guide vraiment sympa, patient, gentil, calme, qui nous apprend certaines choses.

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Les lacs du Connemara

On ira diner dans un pub sur Dame street, d’agneau rôti et de purée de pommes de terre, délicieux et copieux, pour pas cher, avec en dessert un cheesecake. Le lendemain, mon vol est à 15h, on a donc le temps de retourner à Temple bar, à Elephant and Castle, tester leur copieux petit déjeuner, œufs brouillés, toast, pommes de terre, j’ai eu du mal à finir! Puis on fait un dernier tour dans Grafton street, pour du shopping de dernière minute, et c’est déjà l’heure de prendre le bus pour l’aéroport.

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Dernier petit déjeuner dublinois, et portes typiques de la capitale

J’ai donc adoré Dublin ces rues piétonnes, ces chanteurs de rues partout qui ne manquent pas de talent, ces quartiers géorgiens, et ces portes multicolores, partout, ces petites maisons, Trinity college et sa magnifique bibliothèque ou la Chester Beatty library. Dublin possède plusieurs parcs, même si je n’ai eu le temps de n’en faire que deux, la prochaine fois j’aimerais voir phoenix park peuplé de nombreux daim et visiter quelques quartiers plus à la périphérie de la ville et qu’on a pas eu le temps de voir. Les habitants de Dublin sont en moyenne très jeune, les gens sont simples, sans chichi, amicaux, surtout les serveurs des restauruants et des pubs, très sympathiques et très amicaux. Il y a aussi un coté sauvage, un peu brute, dans les rues, on croise dès le matin, des gens déjà bourrés, qui vous rentrent dedans, pas mal de sdf aussi, mais je n’ai croisé jamais personne qui soit agressifs. Dans Temple bar la nuit, chaque pub, chaque restaurant possède son vigile, comme dans une boite de nuit, charger de mettre dehors les gens trop souls qui dérapent, comme la fois où j’ai assisté à l’éjection manu militari  de deux jeunes complètement déchirés, par un vigile, j’avais l’impression d’être dans un western! C’est vrai qu’on a l’impression qu’à Dublin, les rues sont moins sures que d’autre villes européennes, mais Dublin est une ville humaine et très agréable.

Quant à Wicklow, Glendaoulgh et le Connemara, j’ai adoré, les paysages sont souvent à vous couper le souffle, même si je garde une préférence pour l’écosse. La prochaine fois, j’aimerais découvrir le nord, Belfast et les nombreux sites naturels, peut être l’année prochaine!

Toxic blues

de Ken Bruen

4/5

coup de coeur

Jack Taylor est de retour dans sa ville adorée, Galway, après quelques mois d’exil à Londres, qui ne lui auront pas du tout réussi, puisque voilà que notre détective amateur irlandais est devenu accroc à l’héroine en plus de sa dépendance à l’alcool. Il n’a pas finit de terminer son premier verre dans son bar préféré, qu’il se fait déjà aborder par Sweeper, un tinker (sorte de gitan local), qui lui demande son aide pour découvrir qui se cache derrière les meurtres violents et sadiques qui frappent sa communauté. Taylor se laisse convaincre et commence son enquête.

J’étais très contente de retrouver Jack Taylor, ce détective ex policier, alcoolique, nouvellement accroc à la drogue, qui vient de passer quelques mois à Londres pour son plus grand malheur. Toujours aussi accroc à la bouteille, toujours aussi accroc aux romans et à la lecture, en particulier les romans policiers noirs, toujours d’une humeur inégale, entre espoir et bonne humeur et mélancolie désespérée.  On retrouve les personnes (encore en vie ) qu’on a croisé dans le premier tome, Cathy l’ex punk enceinte, Jeff le barman, le pilier du bar, mais on fait aussi connaissance de Sweeper, ce leader tinker charismatique et mystérieux, qui se prend d’affection pour Taylor, ou      , flic londonien rencontré pendant son exil et qui vient lui rendre une visite.

On a droit aux habituels passages à tabac que le pauvre Taylor subit, comme d’habitude, je dois dire que je suis impressionnée par son degré de tolérance vis à vis de la violence qu’il subit, des dents qui volent, des coups dans le dos, des coups dans le nez, ça en plus de ces cuites mémorables qui le laissent dans un état second et une hygiène de vie bien mauvaise, c’est étonnant de le voir reprendre le dessus rapidement, à cinquante ans.

Les réparties sont toujours aussi cinglantes, j’ai apprécié les références littéraires et les citations de romans, j’ai adoré le voir reprendre en main sa bibliothèque, j’aime toujours autant son humour cynique et violent, sa vision noir du monde, son fatalisme, mais aussi son humanité et sa sensibilité, lui qui ne s’attache à aucun bien matériel, mais qui prend toujours les plus faibles sous sa protection, sans hésité à se mouiller le pantalon.

En bref, encore une enquête mener de manière bancale. Encore pas mal de violence, encore un Jack Taylor à la vie dissolue, encore de l’alcool, de la drogue, de l’humour  noir, mais jamais de situations dramatiques ou de personnages dépressifs.

 

Shadow dancer

Shadow Dancer : affiche

de

Andrea Riseborough, Clive Owen, Gillian Anderson, Brid Brennan

3.5/5

Début des années 90, Collette est veuve et mère d’un petit garçon. Elle vit à Belfast et fait partie de l’IRA, surtout pour faire plaisir à ses frères. Alors qu’elle se trouve à Londres avec la mission de déposer une bombe dans le métro, elle se fait arrêter par les services secrets. L’un des agents, Mac, lui propose alors un marché, coopérer avec eux. Elle devra rentrer chez elle, et devenir leur indic. Soit elle accepte ce marché, soit elle sera arrêter pour terrorisme. Mac est persuadé qu’elle acceptera le marché, car Collette n’est pas une activiste convaincue, vu qu’elle n’enclenche jamais le mécanisme des bombes qu’elle est supposées faire exploser. Elle accepte le marché, pensant surtout à son fils qu’elle ne veut pas voir grandir sans mère. Elle rentre donc chez elle.

Shadow Dancer : photo Andrea Riseborough

La bande annonce m’avait intrigué, et puis le casting vient en bonus, sans parler du sujet qui m’intéresse aussi. Le film commence assez bien, on suit collette dans les couloirs du métro londonien, et la tension est déjà palpable. Ici, rien n’est glamour ou romancé. La situation dans laquelle se met Collette n’est pas enviable, tiraillée entre son amour pour sa famille, sa loyauté, et l’amour qu’elle a pour son fils, son espoir de le voir grandir, et de ne pas être traumatisé par la disparition de sa mère que ce soit par la prison ou par une exécution par l’IRA pour trahison, qui lui pend d’ailleurs au nez.

Shadow Dancer : photo Andrea Riseborough, Clive Owen

J’ai bien aimé que la relation entre Collette et son agent Mac ne vire pas au romantisme, bien au contraire. J’ai aussi beaucoup aimé voir Collette géré plus ou moins bien la situation, entre la pression que représente les attentes de Mac, la pression des soupçons du chef locale de l’IRA, celle de ses frères et de sa mère qu’elle ne veut pas trahir ou encore la confiance de son fils qui ne supporte pas quand sa mère n’est pas là et qui fait encore pipi au lit à son âge.

Shadow Dancer : photo Andrea Riseborough

Shadow Dancer : photo Brid Brennan

Le film est assez lent, passé le premier quart d’heure il ne se passe finalement pas énormément de chose durant l’heure qui suit, jusqu’à la fin, qui m’a surprise, deux rebondissements auxquels je ne m’attendais pas.

Shadow Dancer : photo Gillian Anderson

Shadow Dancer : photo Clive Owen

En bref, un film intéressant, un sujet intéressant, des personnages qui sortent des sentiers battus, surtout concernant Collette, et de très bons acteurs, à commencer par Andrea Riseborough, excellente dans le rôle de cette mère de famille qui ne veut pas perturber l’enfance de son fils, et puis ça fait toujours plaisir de revoir Gillian Anderson, même si ce n’est qu’un second role. Shadow Dancer est un film tout de même froid, c’est assez clinique dans sa manière de traité le sujet et ses personnages, et si on est assez tendu quant à leur destinée, on ne se sent pas trop attaché à eux non plus.