Dernières séries vues: House of cards version UK – Alien resident – Mrs Wilson

House of Cards (1990) - Série TV 1990 - AlloCiné

Ian Richardson, Susannah Harker, Miles Andersen

Après le départ de Margaret Thatcher, le parti conservateur au pouvoir doit élire un nouveau premier ministre. Francis Urquhart, le chief whip du parti conservateur fait jouer ses relations, ses connaissances, son talent pour faire élire Henry Collinridge au poste de premier ministre en échange d’une promesse d’un poste de ministre au sein du cabinet. Cependant, si Collinridge est élu il l’est avec une faible majorité, et afin de garder une stabilité, il décide de suivre le conseil de son plus proche ami et ne remanie pas la composition du cabinet. Urquhart est prié de rester à son poste de chief whip afin de bien garder le troupeau. Mais Urquhart compte bien se venger de cette trahison. Avec le soutien de son épouse, il commence à manipuler les uns et les autres à coup de mensonges et de chantages dans le but de grimper les échelons.

House of Cards - Série (1990) - SensCritique

House of cards, dans l’esprit du plus grand nombre, c’est d’abord la série américaine avec Kevin Spacey et Robin Wright. J’ai vu et beaucoup aimé les trois premières saisons, un peu moins les saisons suivantes et pas du tout vu la dernière saison. House of cards version us, est en fait un remake d’une série anglaise qui date de 1990, et grace à Arte j’ai enfin pu la voir.

House of Cards: Season 1 (1990) — The Movie Database (TMDb)

La série suit la carrière politique de Francis Urquhart. L’anglais dans sa plus pure tradition, costume classique, accent guindé, Urqhuart est le chief whip du parti conservateur, son rôle est l’équivalent de celui d’un berger gardant ses chèvres, il doit faire en sorte que les députés de son parti votent quand il faut voter, vote ce qu’ils doivent voter, il assure la discipline. Très à l’aise dans son poste, Urquhart a en réalité de bien plus grandes ambitions et en aidant Collinridge à devenir premier ministre il espère un renouveau dans sa propre carrière.

L’originalité de la série, c’est la manière dont Urquhart s’adresse aux téléspectateurs. Il se tourne vers la caméra et s’adresse à nous pour nous expliquer sa stratégie, ou pour nous dire ce qu’il pense réellement de telle ou telle personne, parfois se contentant de nous lancer un regard entendu ou plein de saracasme.

100 best miniseries of all time | Stacker

L’acteur Ian Richardson dans le rôle de Urquhart est excellent, il incarne l’archétype du londonien bourgeois, ses costumes sombres et strictes, son parapluie, sa façon de se tenir et de parler. Les moments où il s’adresse à la caméra sont excellents. Dans le rôle de la jeune journaliste aux dents longues que Urquhart va utiliser, on retrouve celle qui incarna Jane, la soeur ainée de Elizabeth Bennett dans la mini série Orgueil et Préjugés. La saison 1 tourne autour de Urquhart et du fonctionnement de la chambre des communes, la saison 2 (to play a king) s’intéresse plus au poids que peut représenter le roi d’Angleterre face au premier ministre (dans la série, la reine est un roi fraîchement couronné). Enfin dans la saison 3 (the final cut), Urquhart se voit rattraper par certains démons du passé et lutte pour conserver le pouvoir avec pour obsession de dépasser le records de longévité en tant que premier ministre, record détenu par Thatcher. Si toutes les saisons sont intéressantes j’ai une préférence pour la 1ère.

House of Cards”: Arte diffuse la version originale de la série

Si la mise en scène est assez statique, les décors peu divers, le jeu des acteurs et l’intrigue sont excellents, l’immersion dans les dessous du monde politique anglais est passionnant et les interractions entre Urquahrt et les téléspecateurs rendent la forme plus orginale et le personnage de Urquhart moins méprisable.

Resident Alien - Série TV 2021 - AlloCiné

Alan Tudyk, Sara Tomko, Alice Wetterlund, Elizabeth Bowen, Linda Hamilton

Un extraterrestre débarque sur Terre avec pour mission de détruire toute vie humaine sur la planète. Mais en arrivant sur Terre, un accident le fait se crasher quelque part dans les montagnes du Colorado. Il doit alors rechercher et rassembler les morceaux de son appareil éparpillés dans les montaignes et pour ne pas se faire repéreer il tue et prend l’apparence du Dr Vanderspeigle, un médecin new yorkais installé pour des raisons obscures dans sa résidence secondaire, une maison isolée au bord d’un lac. Mais il reçoit alors la visite du shérif qui lui demande son aide concernant la mort suspecte du médecin de la ville. Contre son gré, il fait la connaissance des habitants de la petite ville de Patience, Asta l’infirmière en chef du cabinet médicale, le shérif et son adjointe, le maire, D’Arcy la barmaid locale, et surtout Max, le petit garçon du maire qui possède le don rare de pouvoir voir l’extraterrestre tel qu’il est vraiment alors que tous les autres le voit sous les traits du dr Vanderspeigle.

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J’ai regardé sans trop d’attente cette série de SF qui me semblait légère et sympathique et c’est exactement ce qu’est Resident alien.

La star de « Resident Alien », Sara Tomko, sur l'autorisation de se mettre  en colère – et la vérité sur Harry – Series 80

Il y a beaucoup d’humour, l’extraterrestre ne s’attendait pas à devoir rester plus de 5 minutes le temps d’allumer son arme funeste et le voila obliger de prendre apparence humaine et d’apprendre la langue et les moeurs sociales des humains en regardant la télé et en particulier la série New York district dont il devient fan.

Au fil des épisodes ont découvre les vies et les blessures des personnages, notamment Asta qui deviendra l’ami du “dr Vanderspeigle”, sans se douter qu’il s’agit d’un extraterrestre venu détruire les êtres humains. Les incompréhensions entre le shérif et son adjointe, les blessures passées que D’Arcy cammoufle derrière son humour et ses soirées alcoolisées, le couple que le maire forme avec sa femme loin d’être aussi parfait qu’il ne parait, et surtout Asta qui sort d’une relation violente avec son ex et dont on découvre les secrets de jeunesse dans des flash backs au fil des épisodes.

Resident Alien - actu-cinema-et-series-tv

La série aime utilser les flash backs mais toujours avec parcimonie et toujours en étant très utile pour l’intrigue et pour approfondir le caractère et le passée des personnages. On découvre aussi avec les flash backs les raisons de la présence de l’extraterrestre et le pourquoi de sa mission sur Terre.

C’est drôle, sympathique, on s’attache aux personnages doucement mais surement en apprenant à les connaitre au fil de dix petits épsiodes que constituent la saison 1. Il y a beaucoup d’humour, parfois un peu barré, et on ne s’ennui pas une minute, les épisodes défilent tout seul. Je verrais avec plaisir la suite.

Mrs. Wilson - Série TV 2018 - AlloCiné

Ruth Wilson Iain Glenn, Fiona Shaw

En 1963, Alicia Wilson, dactylo, rendre déjeuner avec son mari dans leur petit pavillon de banlieue comme tous les midis. Mais à peine est-elle arrivée que son mari fait un malaise et meurt d’un arrêt cardiaque. Alors que Mme Wilson organise les funérailles et essaye de se consoler avec ces deux fils, elle découvre que son mari était marié à une autre femme. Elle se remémore alors sa rencontre avec celui qui deviendra son mari, 20 ans plus tôt. Alicia, 21 ans débarque de sa campagne natale pour Londres où elle espère une vie plus passionnante que celle qui lui était promise en province. C’est la seconde guerre mondiale et Alicia souhaite participer à l’effort de guerre. Elle est engagée dans les services secret où elle retranscris toute la journée les traductions du colonel Wilson. 30 ans plus agé qu’Alicia, le colonel Wilson entame une relation avec la jeune femme.

MRS. WILSON On MASTERPIECE | KPBS

Mrs Wilson est tirée d’une histoire vraie, celle ded la grande mère de l’actrice Ruth Wilson, qui joue le rôle de sa propre grand mère. On découvre l’histoire étonnante de cette jeune femme, un peu naîve, rêvant d’une vie plus excitante que celle d’une femme mariée d’un fermier local à la campagne. A Londres, elle travaille, vit seule, participe à son petit niveau à l’effort de guerre et bientot entame une relation avec le colonel Wilson de 30 ans son ainé, marié mais en instance de divorce.

Mrs. Wilson » sur France 3 : chronique d'une désillusion amoureuse -  Redon.maville.com

Les 4 épisodes font le va et vient entre le présent et le passé. Mrs Wilson en 1963 mène une vie modeste, mère de deux grands fils. Elle va bientôt découvrir la double vie de son défunt mari, et mener l’enquête. Quelle est la part de vérité dans les dires de son mari toutes ses années et quelle est la part de mensonge. Avec de nombreux flash backs, on découvre petit à petit la vie du couple Wilson après leur rencontre, les difficultés, les allégations de son mari, les doutes d’Alicia.

La mini-série britannique Mrs Wilson diffusée ce soir sur France 3 (trois  épisodes). - Leblogtvnews

Au final, il s’agit d’une histoire banale de bigamie, l’histoire d’un homme qui commence par un petit mensonge dans le cadre de ses fonctions d’espion et finit par devenir un grand mythomane. Si au départ on pense avoir à faire à une histoire d’espionnage, de service secret, de complot, au fil des épisodes on se rend compte que l’histoire de ce couple atypique n’a rien de si exotique ou excitant, au contraire. Petit à petit, les illusions tombent et la vérité est moins palpitante que ce à quoi on s’attend en regardant le premier épisode. La série reste prenante, difficile de ne pas enchainer les épisodes, on a envie d’aller au bout du chemin avec Alicia Wilson, d’aller au bout de sa quête de vérité. La série est visuellement très réussie et parfaitement interprété. Outre l’excellente Ruth Wilson, on retrouve Iain Glenn (Jorah Mormont, Game of throne) et Fiona Shaw.

House of cards saison 1 et saison 2

Voilà, j’ai enfin terminé les deux saisons de House of cards.  J’avais commencé la série au début de sa diffusion, j’avais les vu les trois premiers épisodes, puis allez savoir pourquoi, occupée à autre chose, j’ai un peu laisser les choses de coté! Je me suis remise à la série cette été, et en juillet, la saison 1 était bouclée, puis en aout la saison 2.

Photo

L’histoire est celle de Frank Underwood, un député démocrate, qui a fait élire grâce à son influence au congrès, le nouveau président des Etats Unis. Alors qu’il s’attend à obtenir le poste promis en récompense, secrétaire d’état aux affaires étrangères, il a la mauvaise surprise d’apprendre que le président n’honorera pas sa promesse, et donne le poste à quelqu’un d’autre. Il décide alors, avec sa femme Claire, de tout faire pour se venger de cette administration et de monter en grade à la maison blanche.

Photo Kevin Spacey, Michel Gill

Tout de suite j’ai été emballée par cette série. L’histoire est prenante, les imbroglio politiques sont intéressants, les manipulations, les mensonges, les compromis, les alliances, les amis d’aujourd’hui sont les ennemis de demain et vice versa. La politique est un monde impitoyable.

Photo Kate Mara

House of cards nous dépeint aussi les rouages et les différentes strates du pouvoir législatif avec le congrès, et du pouvoir exécutif avec la maison blanche, et c’est passionnant à suivre. Les procédures électorales, ou comment contourner les lois.

Photo Robin Wright

Mais surtout, ce qui fait le succès de la série, ce sont ces personnages. Frank Underwood est un personnage complexe, intelligent, sournois et malin. Avec sa femme Claire, ils forment le parfait duo, sans remords, sans scrupules, tout est bon pour atteindre leur but, être important et avoir encore plus de pouvoir. Ils se complètent, se soutiennent, se disent tout. Derrière les moyens malsains qu’ils mettent en œuvres pour atteindre leur but, leur complicité de couple est exemplaire et sans faille, assez étonnant et impressionnant cette complicité totale.

Autour de ce couple venimeux, entre un Frank Underwood qui sait convaincre son monde et manipuler son entourage, et une Claire toute en douceur et sourire mais qui est plus dangereuse qu’un crotale, d’autre personnages gravitent autour. Des personnages ambitieux, talentueux ou pas, qui veulent aussi leur place au soleil, qui sont plus ou moins prêt à tout mais jamais autant que le couple Underwood. Des personnages qui sont prêt à passer un pacte avec le diable, mais qui finiront toujours par le payer, et rarement à obtenir leurs récompenses. Peter Russo, député alcoolique qui rêve de grandeur, Zoe Barnes, journaliste débutante prête à tout pour être une star dans les news politiques, ou encore Jacqueline Sharp, député aux dents longues qui met ses scrupules de coté. Tous le monde se sert les uns des autres, tout le monde le sait, c’est du donnant donnant, la loi du plus fort, la loi de la jungle.

Outre les personnages, la série reste originale dans sa forme puisque Frank Underwood se tourne souvent vers la caméra, regardant droit dans les yeux les spectateurs pour nous dire ce qu’il pense vraiment de telle personne, ou pour nous traduire les politesses politiques qui cachent des vérités peu reluisantes. Frank Underwood prend alors un ton dure, plein de cynisme et de franc parler, ses pensées les plus sombres nous sont révélées.

Les deux saisons sont excellentes, sans temps morts, j’ai enchainé les deux saisons sans me lasser une seconde des stratagèmes de Underwood, et Kevin Spacey et Robin Wright sont excellents.

Dans la saison 2, le personnage de Claire Underwood est plus approfondi, on découvre une femme qui aurait pu vivre une tout autre vie, si elle avait choisi l’homme qu’elle aimait dans sa jeunesse, un photographe de renom avec qui elle aurait pu vivre une histoire d’amour et d’eau fraiche, mais alors qu’elle le revoit le temps d’un week end et qu’elle est tentée de le rejoindre, se posant des questions sur son choix, elle découvre très vite que ce genre de vie n’est pas pour elle, que son envie d’importance, de pouvoir est plus fort, et qu’une vie d’amour et d’eau fraiche l’ennuierait très vite au final.

Dans la saison 2 on voit aussi de plus près le couple présidentielle, un président très influençable, une première dame qui l’est tout autant. Voir les Underwood évoluer et abattre les obstacles les uns après les autre reste hypnotisant à voir, palpitant à suivre, et vivement la suite!