Quelques jours en Ecosse

Cette année pour l’été, je retourne dans ma région fétiche, l’Écosse. Après une semaine de grosse canicule en France début juillet, je suis contente de fuir la nouvelle vague de chaleur parisienne qui s’annonçait durant mon séjour et je file dans le nord! Cette année, je pars toute seule, j’avais très envie de me retrouver seule quelques jours. En générale, je réserve mes séjours écossais très à l’avance avec l’idée de partir seule, et ce n’est que vers les dernières semaines qu’une amie finit par se joindre à moi. Cette fois ci je me retrouve seule. Ce n’est pas la première fois que je pars seule en vacances mais c’est toujours en Grande Bretagne car c’est un pays dans lequel je me sens bien et où je suis sur de ne jamais m’ennuyer. Le seul point pas trop cool quand on est seule, ce sont les repas. Manger seule c’est pas toujours drôle, même si je passais mes repas en compagnie d’amis grâce à internet.

Pour ce voyage, je pars donc en train jusqu’à Glasgow où je vais passer une nuit. L’avantage à Glasgow c’est que les hôtels ne sont pas chers! J’arrive en fin d’après midi, alors je me contente de faire un tour en centre ville, quelques magasins vu que c’est la période des soldes, puis de me trouver un endroit pour diner. J’avais repérée une pizzeria qui avait l’air très tentante mais quand j’arrive sur place, il y a déjà la queue jusque sur le trottoir. Je finis donc la soirée dans ma chaine de pub habituelle.

 

Loch Linnhe à Fort William

Le lendemain il me reste une matinée avant de prendre mon train pour fort William. Mais ce matin il pleut des cordes! Je voulais me rendre à la Kelvingrove gallery mais je suis trempée littéralement jusqu’aux os avant même d’avoir fait la moitié du chemin. Je laisse donc tombée car cette fois ci j’ai prévu de ne pas trop en faire et de privilégier aussi le repos et le confort, plutôt que de remplir mes journées quoi qu’il en coute. Du coup je retourne à l’hôtel me changer et je pars au pub du bout de la rue histoire de prendre un bon petit déjeuner.

Le train pour Fort William est quelque chose que j’aime beaucoup faire et que j’avais déjà fait lors d’un précédent voyage. Les paysages le long de la route sont justes magnifiques. Le train passe au plus près des montagnes, le long de grandes plaines, ou parfois en pleine foret. On peut voir de nombreuses cascades, de nombreux animaux, on passe par de petites gares perdues au milieu de nulle part. C’est vraiment particulier. Le trajet dure 3h30 mais on ne voit pas le temps passé. Arrivée à Fort William, je dépose mes affaires dans un bed and breakfast et je pars me promener en ville. Fort William est construite au bord du loch Linnhe, je me balade le long de la rue principale et je remonte au bord de l’eau jusqu’à l’emplacement de l’ancien fort. Je profite du coucher du soleil avant d’aller au pub du coin pour diner.

Au sommet du Aonach mor

C’est le mercredi que les choses sérieuses commencent. Ce matin il fait très très beau. Je prends le petit déjeuner en discutant avec une pensionnaire qui me raconte le programme de sa journée. Pour ma part après hésitation, je décide de me rendre au sommet du Aonach mor, une montagne accessible par un téléphérique. L’ascension prend une dizaine de minute et une fois là haut la vue est juste superbe! Il y a deux chemins possibles, l’un court qui permet d’avoir une très belle vue avec peu d’effort et l’autre plus long mais pas difficile du tout et qui permet d’avoir une vue sublime sur les montagnes alentours. C’est une visite qui vaut vraiment le coup d’œil. Une fois redescendue, je reprends le bus pour retourner en ville.

 

Tour en bateau sur le loch Linnhe

 Pour l’après midi, je fais un tour en bateau sur le loch Linnhe. On y a une jolie vu sur le Ben Nevis. Nous étions censer voir des animaux tel que l’aigle doré, des phoques ou encore de possibles dauphins mais finalement nous apercevrons une sorte de grand échassier et la tête d’un phoque en train de nager émergeant des eaux. Le pauvre capitaine du bateau qui a l’air désolé qu’on ne voit pas plus que ça, est gêné, mais bon c’est la nature c’est comme ça, j’aurais fait une belle balade quand même!

Le soir je me rends dans un restaurant réputé de la ville connu pour ses plats à base de poisson et de crustacé local. Les prix sont élevés, je paierais 27£ pour un plat et un dessert et au final, j’ai été très déçue par les plats. Je commande de la sole. Le plat est composé de filets de sole roulés avec des feuilles d’épinard à l’intérieur, le tout posé sur une purée et une crème de patate douce. Et bien c’était très fade, on sent que les feuilles d’épinard ne sont pas cuisinées et que le poisson est probablement cuit à l’eau, sans saveur. Je mangerais donc sans plaisir et je me console avec le cheesecake cappuccino, qui rattrape un peu le reste.

Sur la route des Lower steall falls

Jeudi il ne fait pas très beau. Après avoir laisser passer un peu la pluie le temps de finir mon petit déjeuner, je me rends à la gare de Fort William pour prendre le bus. Le but est d’aller voir les Lower steall falls. Pour ça, il faut prendre le bus 42 qui nous dépose un peu au milieu de nulle part. Je ne vous cache pas que pour cette excursion le mieux est d’avoir une voiture, car depuis la descente du bus il vous faudra marcher environ une bonne grosse demi heure pour atteindre le début officiel de la randonnée. Le chemin menant au lower steall falls est d’une durée d’une heure aller et une heure retour. Pour ma part, je me met en route à la descente du bus. Il n’y a quasiment personne sur le chemin. Je ne mettrais pas une demi heure mais une heure, car sur la route les paysages sont grandioses et je m’arrête toutes les cinq minutes pour prendre des photos. On passe entre les montagnes, on passe au dessus de cascades d’eau, le long des gorges, le long d’une rivière, on croise la route de plusieurs moutons…

Sur la route des Lower stealls falls

Une heure plus tard, j’arrive au point de départ officielle de la randonnée. Ici, on croise déjà plus de monde, des voitures ayant amenées de nombreux petits groupes et des familles. Comme je voyage seule, je partage mon expérience: il est vrai que la marche depuis la descente de bus jusqu’au départ de la randonnée pour les lower steall falls est très belle, mais aussi très isolée. Une fois arrivé au parking qui marque le début officielle de la randonnée, je retrouve plusieurs petits groupes, des familles, qui partent sur le sentier et je passe devant ça:

Et la je me dis que je suis seule, dans un coin assez isolé dans lequel je ne capte aucun réseau internet. Je décide quand même d’avancer et d’aviser au fur et à mesure. Mais le bus retour passe soit à 13h soit à 17h. Pour être sur d’être de retour à temps pour le bus de 13h je me donne une heure limite à laquelle je devrais faire demi tour. Car dans le coin il n’y a ni café, ni distributeur ni même toilette, et que je ne me vois pas rester dans le coin toute la journée jusqu’à 17h! Mais finalement, je n’atteindrais jamais cette heure limite de retour car au bout de dix minutes de marche après le fameux panneau “danger de mort”, je tombe sur un passage qui me semble bien difficile, un amas rocheux luisant d’eau qui m’a l’air glissant à souhait, avec à sa droite, un jolie gouffre assez flippant! je me rappelle que je suis seule ici, et je préfère faire demi tour! Aucun regret au final, car les paysages sur la route m’ont tellement plut que la balade valait plus que le détour!

 

 

Sur la route des Lower stealls falls

J’attendrais une demi heure que le bus reviennent me chercher et me ramène à Fort William. Je passe le reste de l’après midi à me promener et à m’installer dans un resto du coin, Browns restaurant. Je serais moins déçue que pour le restaurant de poisson, même si ça ne me laisse pas un souvenir impérissable.

Old Inverlochy castle

Vendredi, dernier jour avant le retour, je me rends à pied au Old Inverlochy castle, les ruines d’un vieux château fort. Une fois sur place, je découvre un lieu complètement vide, je suis seule au milieu des ruines. Je me balade tranquillement et en ressortant de l’autre coté de la cour, je surprends pleins d’oiseaux qui virevoltent partout, c’est très sympa. Finalement je reprends la west highland way, une route de randonnée qui traverse une partie de la région, et je retourne au centre ville de Fort William. J’en profite pour passer à la gare pour prendre mon billet de train pour Mallaig. Le train passe par la même route que le célèbre jacobite steam train qui a servit pour le tournage d’Harry Potter. Les paysages sont très beau et on passe sur le Glenfinnan viaduct, le fameux pont qu’on voit dans les films.

Glenfinnan viaduct et le Neptune stair case, vu du train pour Mallaig

Une fois à Mallaig, je pars un peu à l’aventure. Je n’ai pas vraiment prévu grand chose et je me rends au port pour me renseigner sur les balades en bateau possible. Un ferry part dans 20 minute. J’ai juste le temps d’aller dans un café m’acheter un panini. Je profiterais de l’attente pour discuter avec le caissier, un écossais d’origine de Glasgow qui me fait savoir qu’il adorerais visiter les alpes. Le ferry traverse la mer pour se rendre à Inervie, un petit village qui n’est accessible qu’en bateau. Il y a quelques maisons, une église, un pub et une poste et c’est tout! On peut se balader dans la forêt autour, au bord de la mer sur les plages de galets, une cascade d’eau fait pas mal de bruit à l’arrière d’une des maison. Pour ceux qui rêvent d’être isolé du monde c’est parfait. On peut voir un bateau faire livraison de certains produits alimentaires, des futs de bière et de bombonnes de gaz, et on peut voir la postière remettre le courrier au capitaine du bateau.

La traversée en bateau entre Mallaig et Inervie

Nous sommes une toute petite poignée de personnes à descendre pour profiter des lieux le temps que le bateau revienne. Le plus gros des passagers sont soient des locaux soit un groupe important venus faire du camping plusieurs jours; je ne capte pas de réseau internet avec mon téléphone, ce qui ne m’étonne pas, mais je ne capte pas non plus de réseau téléphonique ce qui me surprend un peu! En attendant le retour du bateau, je vois trois enfants sauter du ponton directement dans l’eau glacée. Ils feront plusieurs sauts avant de se cramponner au ponton pour voir le bateau arrivé, sans même avoir la chaire de poule, ils n’ont pas l’air d’avoir froid le moins du monde alors que la température de l’air doit être aux alentours de 12/13° et qu’ils ruissellent encore d’eau de mer!

Inervie

Je suis quand même bien contente de revenir à Mallaig. Je n’aime pas la foule, mais là c’était peut être un peu trop! Une fois de retour au port, il me reste une bonne heure avant le départ de mon train, le dernier de la journée! Je me renseigne sur les endroits où je pourrais manger et je tombe sur le site d’une boulangerie qui m’a l’air vraiment délicieuse! Mais lorsque j’arrive, elle est déjà fermée. Heureusement, juste à coté, tenue par les même propriétaires, une pizzeria me fait de l’œil; c’est une sorte de cahute en bois avec à l’intérieur un grand comptoir avec vue sur la baie, et de l’autre un monsieur qui fait les pizzas devant les clients et qui les enfournent dans un four à feu de bois. Pour 8.50£ j’ai droit a une pizza mozza buffala basilic. La sauce tomate est maison et délicieuse, la pâte fine et croustillante, la mozza fondante. C’est un délice! l’un de mes rares repas que j’apprécierais vraiment lors de mon séjour.

Les paysages et les cerfs vu du train pour Glasgow

Le voyage touche à sa fin, samedi matin je me lève tôt, je discute un peu avec le propriétaire du bed and breakfast dans son immense cuisine personnelle, pendant qu’il me prépare gentillement des toasts beurrés, puis je me met en route. D’abord le train entre Fort William et Glasgow que je recommande vraiment. Ce n’est pas la première fois que je fais le trajet et il vaut vraiment le coup d’œil. On passe par des paysages somptueux, des plaines désertiques, des montagnes majestueuses, des lochs, des marécages, des ruisseaux, des forêts, et si vous faites le trajet le matin, vous avez toutes les chances d’apercevoir des daims (ou des cerfs? ), seul et en groupe, qui passent assez près du train.

Le reste du voyage est moins intéressant, entre Glasgow et Londres mais assez stressant puisque le train est en retard de presque une heure, ce qui m’oblige à courir jusqu’à saint pancras pour ne pas rater l’eurostar. Si je devais vous donner un conseil pour vous rendre dans les Highlands, c’est de prendre l’avion jusqu’à Glasgow et finir la route en train. L’écosse me plait toujours autant, c’est vraiment une région qui me repose l’esprit, j’adore les balades, les paysages, les gens toujours gentils et accueillants, facile à aborder. Encore une fois des paysages enchanteurs, notamment au sommet du Aonoch Mor et le long de la route qui mène aux lower stealls falls!

Vacances au pays des fées, ile de Skye

Comme chaque année pour les vacances d’été, je recherche la fraicheur et je fuis la chaleur. Cette année, j’ai décidé de retourner en Écosse. Cette fois ci, j’ai pu enfin visiter la célèbre ile de Skye, sur la cote ouest des Highlands. Après 8 heures de train depuis Londres, avec une amie, on arrive en début de soirée à Inverness sur la cote est. L’accueil est comme souvent, dans les bed and breakfast, chaleureux et familiale, la chambre est confortable et le petit déjeuner copieux. Pour ce premier jour, le temps n’est pas au beau fixe, autant vous le dire tout de suite, de  tous mes séjours en Écosse, je n’ai jamais eu autant de mauvais temps que pour celui ci, mais j’ai quand même eu un peu de soleil! On se rend sur les bords de la Ness pour un tour en bateau, mais en arrivant au centre d’information, on nous annonce qu’il faut absolument une voiture pour descendre à la marina. On change alors nos plans, et on décide d’emprunter les sentiers piétons pour se rendre à Urquhart castle, pour visiter les ruines. Il nous faut environ une heure de marche pour y arriver, on visite les ruines, on admire le paysage, on se poser sur les bords du loch Ness avant de repartir en sens inverse et reprendre le bus pour Inverness. Il nous reste encore du temps pour faire quelques boutiques dans le centre ville, avant d’aller diner dans un bon resto italien.

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Urquart castle, sur les bords du loch Ness.

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Portree, ile de Skye

Le lendemain on prend la route de notre destination principale, l’ile de Skye. Le train qui nous conduit à la porte de l’ile, Kyle of Lochkalsh, nous permet de voir de magnifiques paysages. Une fois à Kyle of Lochalsh, on prend le bus pour Portree, grace à un pont qui relie l’ile au continent. Portree est la ville la plus importante de l’ile, qui reste tout de même un petit village. On est accueillie par le couple propriétaire du bed and breakfast dans lequel nous allons passer les cinq prochains jours. On est accueillie très chaleureusement à la gare routière. Le bed and breakfast est sans prétention, un peu à l’ancienne, on a vraiment l’impression de dormir chez l’habitant. Les propriétaires dorment dans la chambre à coté, et tous les matins on prend le petit déjeuner dans leur salon, l’ambiance est très familiale. On finit la journée en visitant le centre ville sous un magnifique soleil, on descend sur les quais du port, on fait une ou deux boutiques, et on dine au Granary, un resto qui nous propose pas mal de plats à base de poissons, dont un délicieux saumon.

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Le lendemain, on commence la journée par le fameux petit déjeuner écossais, œufs brouillés, haricots en sauce tomate, champignons, toast, et une belle assiette de fruits de saisons avec des fraises et des framboises. Tous les matins le couple propriétaire du bed and breakfast nous demande ce que nous allons faire de notre journée, et tous les soirs, on discute avec eux de ce qu’on a vu, on fait connaissance, et c’est vraiment agréable de discuter avec eux.

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Pour notre première pleine journée sur l’ile de Skye, on part à la découverte des différents sites principaux grâce à un tour bus pour lequel on a réserver à l’avance. On part en mini van en compagnie d’une jeune américaine originaire de Los Angeles, une autre américaine originaire du Colorado, un couple d’étudiants venus de Singapour, deux étudiantes de Shanghai, un couple d’anglais et notre guide et conducteur, Bill, un natif de l’ile. J’ai jamais autant apprécié un tour bus que celui là. Bill a été un guide très sympa, cool et sans chichi, nous racontant des tas d’anecdotes sur l’histoire locale et les légendes. On commence la journée par Nest point, sur la pointe ouest de l’ile. L’intérêt à part la vue, c’est le fameux phare qui se trouve au bord de l’eau. Pour y arriver, il faut descendre une pente raide aménagée, et environ 250 marches. On croise étendue d’herbes vertes et des moutons en pagailles qui se baladent tranquillement. Au phare, on peut voir au loin les iles extérieures, ainsi que des pêcheurs debout sur les rochers. Ce jour-là, la météo n’est pas vraiment au top, c’est très nuageux, brumeux, un fin crachin se fait sentir par intermittence. La remontée des marches est dure, on est essoufflées, on en peut plus  et on trouve refuge dans le van car les midges, ces petits moustiques qui attaquent en groupe les pauvres touristes, se sont mis à nous assaillir !

 

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Neist point et son phare

Dans le van, Bill notre guide-chauffeur nous demande ce que nous faisons dans la vie, on discute facilement avec lui, puis une fois tout le monde à bord, on reprend la route pour une pause déjeuner dans un tout petit village qui possède un café.

Sur la route, Bill ne manque pas de nous raconter des histoires, des récits historiques concernant la révolte jacobine, concernant l’héroïne Flora Macdonald, un vrai personnage de roman, ou encore des petites histoires du folklore locale. On s’installe dans le café, et Bill nous réunit autour d’une table, avec les deux étudiantes chinoises originaires de Shanghai, et la jeune américaine originaire de Los Angeles et il nous laisse l’air de rien, une manière plutôt discrète de nous obliger à faire connaissance ! et c’est tant mieux, car on discutera avec ces deux étudiantes chinoises et cette californienne qui travaille dans un hôtel à santa Monica. C’était très enrichissant et intéressant d’échanger avec ces trois personnes.

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Fairy glen

Notre deuxième étape, et pas la moindre, c’est les Fairy glen. Des tertres recouverts de verdure presque fluorescente, qui serait d’après le folklore, les maisons des fées. L’endroit est juste magnifique, enchanteur, presque mystique, on se promène, on grimpe des collines, des tertres, on croise des petits ruisseaux, on aperçoit au loin des cascades, un cercle de pierre est visible au centre d’une plaine. D’autres touristes sont en visites, mais il suffit de faire 10 mètres de marche dans un sens pour se retrouver complètement seule, et de perdre complètement la notion du temps au point que je ne sais plus si ça fait cinq minutes ou une heure que je suis là.

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Fairy glen

De retour dans le van, Bill nous raconte l’histoire d’un petit garçon qui jouait très bien de la cornemuse, au point que sa mère lui disait qu’il était meilleur que son père et qu’il devrait aller jouer pour les fées à fairy glen.  Tous les soirs, le petit garçon allait donc jouer pour les fées. On disait que si il jouait à la perfection, les fées finiraient par se manifester, l’accueilleraient chez elles et partageraient tous ces secrets. Alors le petit garçon devient obsédé par les fées et rêve de les rencontrer.  Il grandit, devient adulte, gagne toutes les compétitions et tous les prix de joueur de cornemuse. Puis il finit par se marier et avoir des enfants, mais malgré tout, il n’est pas heureux, car les fées ne se sont pas manifesté à lui. Un jour, alors qu’il est devenu vieux, il se rend comme chaque jour dans les fairy glen pour jouer de la cornemuse, et les fées sont enfin charmées par son talent. Elles l’invitent chez elles mais alors qu’il est parmi les fées depuis quelques minutes, il se rend compte que le monde des fées va se refermer sur lui, qu’il ne pourra plus voir ni sa femme ni ses enfants, et décide de renoncer aux fées. Fâchées, elles essayent de le retenir, mais il arrive tout de même à sortir et rentre chez lui, pour découvrir que sa femme et ses enfants sont morts depuis longtemps de vieillesse, que le temps ne s’écoule pas de la même manière chez les fées et chez les hommes, et qu’il s’est passé 150  ans depuis sa rencontre avec les fées. Alors, très triste de ne plus avoir sa famille, il décide de retourner à fairy glen, et se met à jouer de la cornemuse avec tant de talent, que tout le village l’écoutait, jusqu’à ce que tout d’un coup, on n’entendit plus une note, et on ne revit plus jamais le joueur de cornemuse.

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Fairy pools

Bill sait donc nous mettre dans l’ambiance locale ! On passe avec le van au pied des mont Quiraing, puis au pied d’une montagne surnommée la table de Macleod, dont Bill nous raconte l’histoire, celle du chef de clan Macleod qui donna une leçon de savoir vivre au roi anglais, en visite sur l’ile.

On finit la journée par un arrêt à Kilt rock, puis un arrêt à Man of storr, avant de repartir dans le sud de l’ile pour visiter les fairy pools.

Les fairy pools sont des lacs et des cascades d’eau, juste sublime. Il faut remonter un sentier, crapahuter dans les rochers, sauter quelques cours d’eau, rien de bien méchant, avant d’arriver au fairy pools. On y reste le temps qu’il faut avant de rejoindre le van et de rentrer à Portree. Ce fut vraiment une belle journée, probablement la plus intéressante du voyage !

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Fairy pools

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Les Quiraing, Man of storr, Kilt rock

Le jour suivant, c’est une journée calme qui nous attend. Il ne fait toujours pas beau sur l’ile de skye, on décide d’aller visiter la Talisker distillerie, qui est réputé pour son whisky. Le seul bus pour s’y rendre ne démarre pas avant 12h50, du coup on prend notre temps pour prendre notre petit déjeuner  puis on traine devant la télé, on se repose tranquillement avant de prendre le bus. Arrivée à la Talisker distillerie, on nous annonce qu’il y a deux heures d’attente ! Les visites se font en petit groupe et apparemment les gens réservent à l’avance. Le soucis c’est que notre bus retour ne nous laisse pas le temps de patienter deux heures avant de faire la visite. On part un peu déçue, faire un tour dans le coin, mais entre le climat humide qui menace de lâcher la pluie à tout instant et l’absence totale d’activité dans le coin, on décide de tenter encore notre chance. J’explique donc à l’hôtesse notre situation avec notre histoire de bus, et après discussion avec ses collègues, elle arrive à nous caser dans la prochaine visite ce qui nous laisse le temps de reprendre notre bus, ouf , la journée n’est pas perdue ! La visite est intéressante, la distillerie fonctionne réellement, contrairement à celle que j’avais visité à Dublin et se termine par une dégustation pour ceux qui veulent.

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Les jardins de Dunvegan castle

Mardi, le temps est encore aux nuages. On se rend en bus au Dunvegan castle, le château du clan MacLeod. Le château n’est pas bien grand, la visite doit se faire en une bonne demi heure, il faut dire que le château est toujours habité par la famille Macleod et qu’ne partie n’est donc pas visitable ! On peut y voir des objets intéressants, comme une lettre de Walter Scott qui remercie la maitresse de maison pour son accueil chaleureux, des objets ayant appartenu à Flora Macdonald, ou encore une épée impressionnante. J’ai plus apprécié l’extérieur avec son walled garden, un jardin magnifique et très très fleuri, ou encore la belle cascade d’eau. On déjeune tardivement d’un panini et d’un carrot cake dans le café du château en attendant notre bus retour. Une fois à Portree, on se balade dans le centre ville, avant d’aller diner dans le pire restaurant indien de ma vie ! On y est allée un peu à l’aventure, on ne savait pas à quoi s’attendre, et au finale, c’est très décevant ! Un poulet korma hyper sucré dont la sauce est bourrée de noix de coco, tout comme la sauce du poulet au curry de mon amie ! Et en entrée des pakora de légume hyper fade, sans sel et sans gout ! Ce fut très étrange…

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Dunvegan Castle

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La table de Macleod

Mercredi, dernier jour sur l’ile de skye, on se rend en bus à Elgol, un tout petit village (trois maisons et un café) d’où partent plusieurs balades en bateau. Aujourd’hui c’est beau ciel bleu, et grand soleil, ça nous change ! On a réservé in extremis la veille, mais ce n’est pas le tour qu’on voulait au départ. On avait le choix entre le tour d’1h30 qui ne nous permettait pas de descendre du bateau, et un autre tour un peu plus long qui nous permettait de descendre du bateau pour se balader une bonne demi heure autour du loch coruisk. Hélas, lors de la réservation il ne restait plus que des places pour le tour en bateau sans escale. On a pu tout de même faire une jolie balade en bateau, voir une colonie de phoques qui se prélassaient sur les rocher et approcher les black cuillins, cette chaine de montagnes noires qui encerclent le loch coruisk. Faire un tour en mer, c’est toujours agréable, même si on a pas pu faire la balade à pied. De retour à Elgol, on part se promener sur la plage de galets puis on s’installe dans le minuscule et unique café du coin, et je déguste un excellent lemon cake avant de partir en balade dans les hauteurs d’Elgol. On croise des vaches qui gambadent libre dans les rues d’Elgol avant de prendre un petit sentier qui nous permet d’approcher ruisseaux, petites cascades, avec une vue imprenable sur la baie. Un silence totale et un calme absolue règne dans les environs. Une fois notre balade finie, on se pose à une table à l’extérieur du café pour prendre le soleil en attendant notre bus. Notre pause est passablement déranger par le survol assez bas d’un avion de chasse, c’est assez impressionnant de le voir faire ses loopings au-dessus de nous, même si c’est une apparition un peu bizarre. Le soir, on retourne diner dans le resto qui nous aura le plus plut de Portree, the granary, même si ce n’est pas parfait, surtout au niveau des desserts !

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Elgol, les black cuillins et les phoques

Jeudi, on dis au revoir au très gentil couple qui nous aura accueilli sous leur toit. On a même droit à un tour en voiture pour nous ramener nous et nos valises à la gare routière. Aujourd’hui aussi on a beau temps, et on profite des magnifiques paysages, dont les red cuillins, qu’on approche de très près avec le bus. De retour à Inverness, on loge dans un bed and breakfast, dans une chambre juste sublime, avec un énorme bow window, tellement confortable qu’on a plus envie de quitter la chambre! On ressort tout de même, sa balader sur le bord du fleuve, on admire les très jolies maisons, on fait du shopping de dernière minute, puis on file dans un restaurant gastronomique pour l’ouverture. Normalement, quand on a pas réservé, c’est très dure d’avoir une table, mais comme nous ne sommes que deux, on arrive à nous caser. Et le couple qui viendra cinq minute après nous n’aura pas cette chance! car dans ce restaurant on mange très très bien pour pas très cher! Entrée + plat pour 9£. Je mangerais une excellente soupe de butternut, puis un filet de bar grillé avec ces petits légumes, un vrai délice. Sans parler du dessert, un cheesecake au caramel très fondant, vraiment une très bonne adresse.

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Les red cuillins

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Sur la route, entre Kyle of Lochalsh et Inverness

Vendredi, nos vacances sont déjà terminées, on reprend le train pour Londres, 8 longues heures de trajet, c’est bien la dernière fois que je fais le chemin en train! Arrivée à Paris après 2h d’eurostar, on peut constater la chaleur étouffante de la capitale française. En sortant du train, on a juste l’impression qu’on marche dans un chauffage géant ou un four, c’est l’horreur, sans parler des odeurs de poubelles et de gaz, c’est un choc après le climat doux, frais et pure de l’Ecosse. Cette région reste donc vraiment un coup de coeur, les Highlands reste vraiment une région extraordinaire, des paysages magnifiques, des gens accueillants, des rencontres intéressantes, des resto de poissons très bons, et toute cette nature partout ça fait du bien, surtout quand on habite Paris. J’espère pouvoir y retourner l’année prochaine, peut être pour visiter la région des Highlands que je n’ai pas encore vu, le Ross occidental.