Derniers films vus

The Dig

de Simon Stone

Carey Mulligan, Ralph Fiennes, Lily James

4/5

En 1939, Edith Pretty riche veuve, engage le terrassier et archéologue amateur Basil Brown pour entamer des fouilles sur sa propriété sur laquelle des tertres très anciens restent inexplorés. Bientôt il déterre un navire funéraire très ancien qui va bouleverser le monde de l’archéologie. A la veille de la seconde guerre mondiale, le British museum et le musée local s’affrontent pour récupérer les produits de la fouille.

The Dig: Carey Mulligan, Ralph Fiennes

L’histoire vraie de cette découverte historique en 1939, à quelques mois de l’entrée en guerre du Royaume Uni. On suit la riche veuve Mme Pretty, qui élève seul son fils Robert et qui souhaite explorer les tertres qui se trouvent sur son domaine. Il est clair qu’ils ont une valeur historique mais personne ne se doutait que l’un des tertres recouvraient un navire funéraire qui allait remettre en cause certains faits historiques, l’idée que l’on se faisait du moyen âge, de la culture des anglo saxons du 6e siècle. Basil Brown est celui qui mettra à jour cette découverte avec l’aide de Mme Pretty. Il n’a pas fait de longues études, n’a pas de diplôme prestigieux, mais il a l’expérience du terrain, la passion et les connaissances. La compétence d’un monsieur personne face à l’arrogance des intellectuels du british museum. Entre deux découvertes historiques et les annonces concernant l’entrée en guerre du Royaume Uni, le film nous brosse aussi quelques portraits intéressants. Basil qui a toujours souffert du manque de reconnaissance des élites intellectuels, Mme Pretty qui souffre d’une solitude depuis la mort de son mari et qui doucement s’affaiblit à cause de problèmes cardiaques, Robert qui a une belle imagination et rêve d’aventure, puis doucement le film introduit d’autres personnages, Rory Lomax le jeune cousin de Mme Pretty, engagé dans la RAF, passionné de photo et qui photographie les fouilles et l’équipe d’archéologues venu du british museum, en attendant d’être appelé pour partir à la guerre. Il y a aussi la jeune et intelligente Peggy, archéologue pour le british museum, mariée à un collègue, mais qui commence à comprendre que son nouveau mari ne ressent aucune attirance pour elle.

The Dig: Lily James
The Dig: Carey Mulligan, Ralph Fiennes

Il y a de très beaux moments dans le film, la scène dans laquelle Mme Pretty et son jeune fils passent la nuit allongée sur les ruines du navire funéraire sous les étoiles, Robert racontant une belle allégorie à sa mère mourrante, les scènes de tête à tête entre Peggy et Rory à la veille de son départ pour la guerre (dont le style m’a un peu rappelé celui de Terrence Malick), les scènes pleines de retenues entre Basil et sa femme, le tout filmé avec une très belle lumière. C’est un film dont la lumière attire et retiens jusqu’au bout, j’ai beaucoup aimé suivre le chemin de ses personnages, la découverte historique avec la menace de la guerre que tout le monde voit venir, un jolie film avec un beau casting, Ralph Fiennes, Carey Mulligan et Lily James entre autre.

Rebecca

de Ben Wheatley

Lily James, Armie Hammer, Kristin Scott Thomas

3,5/5

Dans les années 30, une jeune femme qui manque d’assurance n’a pas eu d’autre choix, à la mort de ces parents, de devenir dame de compagnie pour Mme Van Hopper. Elle espère ainsi voyager gratuitement mais supporter Mme Van Hopper n’est pas chose aisée. Alors qu’elles sont installées à Monte Carlo pour un moment, elles font la connaissance de M. de Winter, un aristocrate anglais, riche héritier d’une des demeures les plus célèbres d’Angleterre, Manderley. De Winter intrigue énormément Mme Van Hopper car il est veuf depuis un an et d’après les rumeurs il ne se remet pas de la disparition de sa femme Rebecca connue pour sa grande beauté. Mme Van Hopper étant malade et alitée, la jeune demoiselle de compagnie rencontre à plusieurs reprises M. de Winter, qui l’invite chaque jour à sortir avec lui. Alors qu’elle est sur le point de devoir suivre Mme Van Hopper qui souhaite quitter Monte Carlo, M. de Winter l’a demande en mariage.

Rebecca: Lily James
Rebecca: Kristin Scott Thomas, Lily James

J’avais lu le roman de Daphné du Maurier dont est tiré l’histoire du film et j’avais vu l’adaptation d’Alfred Hitchcock. J’ai regardé cette nouvelle version sans préjugés. L’histoire est assez fidèle au roman avec cette pointe de modernité obligée pour ne pas être totalement indigeste, notamment par rapport à la version d’Hitchcock dans laquelle l’héroine est un peu niaise, qu’on a envie de secouer un peu. Dans cette version la jeune héroine est décrite de manière un peu plus moderne tout en restant fidèle à l’histoire, notamment dans la partie où elle flirte et sort avec De Winter, ce qui l’a rend quand même un peu plus crédible et moins pénible. Elle est aussi décrite avec un peu plus d’assurance dans la partie où elle fait connaissance avec son nouveau rôle de maitresse de maison sans pour autant révolutionner le personnage, elle reste dominée par Mme Danvers et perdue dans son nouveau monde.

Rebecca: Armie Hammer, Lily James

Le film reste agréable à regarder, sans être particulièrement marquant, sans innovation particulière par rapport à l’histoire originale, un peu plus lisse sur certains aspects notamment l’amour ambigue de Mme Danvers pour Rebecca quand elle était vivante. Cette nouvelle version privilégie l’évolution de l’héroine, ses interactions avec les autres personnages, ses découvertes, c’est plus un film d’atmosphère qu’un vrai film noir à suspense, comme l’avait fait Hitchcock.

Raccrochez, c'est une erreur!

de Anatole Litvak

Barbara Stanwyck, Burt Lancaster

4/5

Leona, hypocondriaque, est alitée en attendant le retour de son mari. Alors qu’elle tente de joindre son mari au téléphone, la standardiste commet une erreur et Leona tombe sur une conversation entre deux hommes qui mettent au point un meurtre prévu le soir même. Alors qu’elle tente de convaincre la police, le peu d’éléments qu’elle possède ne permet pas de faire quoique ce soit. Petit à petit au fil des appels téléphoniques, Leona apprend certaines choses sur son passé, sur son mari, et commence par comprendre certaines choses.

Raccrochez, c’est une erreur (Arte) : une histoire vraie pour l’assassinat de Barbara Stanwyck par Burt Lancaster ?

J’ai beaucoup aimé ce film noir. Au départ, Leona semble une femme riche, mariée, malade, alitée, faible. Au fur et à mesure qu’elle reçoit des appels de vieilles connaissances, de son mari, de son médecin, on a droit en flash back à des moments du passé de Leona et on découvre sa personnalité. La fille d’un très riche industriel, pourrie gâtée, qui n’a pas l’habitude qu’on lui dise non. La manière dont elle décide de son mariage, de la vie de son mari dans les moindres détails, on découvre une Leona capricieuse, qui infantilise son mari, qui ne pense qu’à son bonheur, mais la personnalité de Leona est un peu plus complexe que ça.

Raccrochez, c'est une Erreur (Sorry, wrong Number) (1948) d'Anatole Litvak  - Shangols

Le film se passe quasi exclusivement avec Leona dans son lit, avec des flash back et des flash back dans les flash back. C’est finement menée jusqu’à la fin du film où les cinq dernières minutes sont très tendues, pleines de suspenses, avec deux excellents acteurs.

Enola Holmes

de Harry Bradbeer

Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Helena Bohnam Carter

3/5

A la fin du 19e siècle en Angleterre, Enola Holmes grandit dans la grande maison familiale avec sa mère Eudoria. Ses deux célèbres frères, Sherlock et Mycroft ont quittés le domicile familiale quand Enola était encore très petite, et elle n’a que peu de souvenirs d’eux. Sa mère l’a élevé avec des principes modernes, mélangeant l’intellect et le physique. Ainsi Enola apprend la littérature, les mathématiques, la géographie, la chimie mais aussi les sports de combats. Le jour de ces 16 ans, Enola découvre que sa mère a mystérieusement disparue. Ses frères débarquent et désapprouvent le comportement libéré de leur soeur et l’éducation que leur mère lui a donné. Alors que Enola découvre des indices laissés par sa mère, ses frères ne l’a prenne pas au sérieux. Ils décident d’envoyer leur encombrante soeur dans un pensionnat pour qu’elle apprenne à tenir son rôle de femme mais Enola se déguise et s’enfuit à Londres pour suivre la piste de sa mère.

Enola Holmes: Millie Bobby Brown, Helena Bonham Carter

Le film est tiré d’une série de romans jeunesse dont j’avais lu le premier tome, mais ça remonte à loin et je n’en ai pas beaucoup de souvenir. J’ai trouvé le film sympa à voir, mais comme souvent pour les films (et pas les séries) netflix je n’en garderais pas un souvenir impérissable.

Enola Holmes: Sam Claflin, Millie Bobby Brown, Henry Cavill

J’ai bien aimé Henry Cavill dans le rôle de Sherlock, ce frère qui ne connait pas cette petite soeur arrivée trop tard dans sa vie mais qui ne peut s’empêcher d’être impressionner par ses capacités et sa détermination. Beaucoup d’aventures, de suspense et d’humour, on prend plaisir à regarder Enola changer de costume, de déguisement, de rôle, de fuir, de s’adapter, de se battre, de ne rien lâcher. Derrière le divertissement, le film dénonce la condition féminine de l’époque, où une femme n’avait le droit de ne rien faire, ne rien dire, n’a le droit à rien et se retrouve toujours sous la coupe d’un homme. Ici Eudoria, la mère de Mycroft, Sherlock et Enola, se fait engueuler et rabaisser comme une enfant par son fils ainé, qui a presque droit de vie et de mort sur elle.

Solo: A Star Wars Story

de Ron Howard

Alden Erhenreich, Emilia Clarke, Woody Harrelson, Donald Glover, Thandie Newton, Jon Favreau, Paul Bettany

3,5/5

Sur la planète Corellia, 6 ans après la chute de la république et l’avènement de l’empire, Han ne rêve que d’une chose, échapper à un destin qui ne lui apporte que pauvreté et exploitation. Il a un plan qui semble infaillible pour s’échapper de Corellia en compagnie de sa copine Qi’ra mais au moment de passer la douane, ils sont repérés et Qi’ra se sacrifie et se laisse arrêter pour que Han puisse fuir. Plusieurs années plus tard, Han ne pense qu’à retourner sur Corellia pour tenir sa promesse et sauver Qi’ra. Mais depuis son départ, il n’a pas réussi à y retourner. Pilote pour l’empire puis soldat, il finit finalement par se sortir de l’armée impérial en rejoignant l’équipe du contrebandier Tobias Beckett en compagnie d’un certain Chewbacca.

Solo: A Star Wars Story: Joonas Suotamo, Alden Ehrenreich

A sa sortie ciné j’avais entendue de bien mauvaises critiques sur ce nouveau film de l’univers star wars. Je ne l’avais pas vu à sa sortie ciné, je ne sais pas trop pourquoi, peut être un manque de motivation. Au final, je ne suis pas aussi négative que beaucoup de critiques que j’avais lu à l’époque. Le film raconte la jeunesse de Han Solo, le célèbre contrebandier devenu une des figures phares de la résistance contre l’Empire.

Solo: A Star Wars Story: Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke, Joonas Suotamo

On y raconte sa rencontre avec Chewbacca qui deviendra son meilleur ami, son premier amour, sa rencontre avec son vaisseau chéri le faucon millénium, son amitié avec Lando Calrissian, ses années difficiles qui lui permettent de devenir le personnage que l’on connait dans les films star wars. Y’a beaucoup d’aventure, d’humour, des personnages loin d’être lisses ou manichéens, rien n’est tout blanc ou tout noir. C’est donc un film qui reste agréable à regarder, divertissant, sympathique avec de bons acteurs dont notamment Woody Harrelson qui est toujours bon quelque soit le film dans lequel il joue. Pas le meilleur de la franchise star wars, mais pas la catastrophe que je pensais.

Rouge rubis

de Félix Fuchssteiner

Maria Ehrich, Yannis Niewohner, Laura Berlin

3/5

A Londres, Gwendolyn est une lycéenne ordinaire. Elle partage son temps entre sa meilleure amie au lycée et sa famille étrange. En effet, Gwendolyn vit avec sa mère et son petit frère dans la grande maison familiale qui abrite également sa tante, sa cousine, sa grande mère, sa grande tante. Depuis petite Gwendolyn a été traitée par sa famille comme le vilain petit canard, car la tradition ancestrale veut que à chaque génération une jeune fille, née à une date bien précise, reçoit à ses 16 ans un pouvoir particulier et il semble que l’élue soit sa cousine. Ainsi, Gwendoline ne représente rien alors que sa cousine Charlotte est traitée comme une princesse, suivant des cours particuliers, allant à des réunions secrétes pour la préparer à utiliser son don dès qu’elle le recevra. Cependant alors que les deux jeunes filles fêtent leurs 16e anniversaire, il semble bien que les calculs soient erronés, c’est Gwendolyn qui reçoit le fameux pouvoir. Il s’agit en réalité du pouvoir de voyager dans le temps. Elle doit alors suivre une formation accélérée pour ne pas se perdre dans ses sauts dans le temps intempestifs. Elle découvre l’organisation secrète dont elle avait été jusqu’ici écartée, elle découvre de lourds secrets de famille et l’objectif de tous ces voyages dans le temps;

Rouge rubis: Maria Ehrich, Laura Berlin

J’étais tombée dessus complétement par hasard un soir à la télé. Il s’agit d’une trilogie tirée de romans jeunesse allemand. C’est surtout le premier film qui m’a plut, j’ai bien aimé l’héroine, Gwendolyn, sa personnalité spontanée, sans chichis. J’ai beaucoup aimé la voir dans son quotidien, la voir à l’école, puis découvrir son pouvoir, la voir destabiliser par des sauts dans le temps incontrôlables. Puis sa découverte de l’organisation secrète, son manque de snobisme, qui fait qu’elle ne rentre pas dans le cadre. Afin de ne pas détonner quand elle débarque au 18e ou 19 e siècle, sa cousine Charlotte a passé sa vie à apprendre à se tenir, à s’habiller, parler, a appris l’escrime, l’équitation, tous ce que n’a jamais appris Gwendolyn.

Voir toutes les photos du film Bleu Saphir et affiches officielles du film  en diaporama

La romance avec Gideon reste mignonne, classique, efficace pour une histoire destinée à la jeunesse. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’aventures, de péripéties, de rebondissements, ce qui rend le film facile à regarder, divertissant, reposant. Les deux autres films, Vert émeraude et Bleu saphir, m’ont moins plut, il y a aussi des incohérences temporelles, comme c’est souvent le cas dans les films qui parlent de sauts dans le temps, surtout qu’ici, ce n’est pas la préoccupation première de l’histoire, il me semble. Je ne sais pas si c’est plus cohérent ou plus réaliste dans les romans, et si ces incohérences sont dûes à une adaptation trop rapide ou simplifiée des romans, car je ne les ai pas lu. Reste que les deux suites sont quand même plaisantes à voir.

L'Aigle s'est envolé

de John Sturges

Micheal Caine, Donald Sutherland, Robert Duvall

4/5

En 1943, Mussolini vient d’être enlevé, ce qui donne l’idée à Hitler de faire enlever Winston Churchill. Le colonel Radl est chargé de mettre en place cette mission, tout en pensant que ça n’ira jamais jusqu’au bout. Mais finalement, entre Devlin un mercenaire de l’IRA qui travaille avec les allemands, Starlight, une anglaise qui est en fait un agent secret pour l’Allemagne nazi et Steiner un officier banni par l’armée allemande mais qui bosse avec ses hommes sur les missions qu’on lui donne histoire de ne pas s’ennuyer, la mission est finalement mise sur pied. Churchill est sensé passer quelques jours de vacances dans un village isolé de la côte est de l’angleterre, l’occasion de tenter leur chance

L'Aigle s'est envolé

J’ai bien aimé ce film de guerre un peu différent, un peu décalé. On suit les différentes parties se mettre en place dans le but d’enlever Churchill. Radl un officier de l’arméer allemande, un officier à l’ancienne, plein de retenu, de dignité, une conception de l’honneur, tout comme le personnage de Steiner joué par Micheal Caine, cet officier qui a été exilé avec tous ces hommes sur une ile, puni d’avoir désobéi aux ordres. Steiner est lui aussi un homme d’honneur, digne, dont la parole vaut tout l’or du monde, qui joue selon les règles et ne triche jamais. Avec ces hommes il accepte la mission, pour le challenge et ne pas rester dans l’inaction. Plus que des soldats ce sont des professionnels.

L'aigle s'est envolé, John Sturges (1976) | La saveur des goûts amers

Pas mal de rebondissements, de suspense, une louche d’humour so british, un brin de cynisme, et des acteurs excellents en particulier Micheal Caine en homme d’honneur, Robert Duvall en officier désabusé et Donald Sutherland en mercenaire cynique.

War Dogs

de Todd Phillips

Miles Teller, Jonah Hill, Ana de Armas, Bradley Cooper

3,5/5

Au début des années 2000, David essaye de gagner honnêtement sa vie en faisant des massages. Pour améliorer son niveau de vie ainsi qu’à sa compagne enceinte, il tente de vendre des draps de qualité à des maisons de retraite mais David n’a aucun don pour le commerce ou pour convaincre les clients. Il retrouve lors d’un enterrement son ami d’enfance Efraim. Ce dernier lui propose de travailler avec lui. Il profite d’une faille dans le système utilisé par l’armée américaine qui lui permet de gagner correctement sa vie. En effet avec le début de la guerre en Irak, l’armée américaine est obligée de passer par des appels d’offre public pour toutes commandes de fourniture, des agrafes jusqu’aux armes les plus chères. Efraim lui se contente de récupérer tous les petits marchés insignifiants que les grosses entreprises délaissent, car moins rentables. Très vite Efraim et David prennent la confiance, veulent toujours plus et se lancent dans les appels d’offre plus importantes jusqu’à décrocher un marché de plusieurs centaines de millions de dollars concernant des armes pour l’armée américaine.

War Dogs: Jonah Hill

Je suis tombée dessus par hasard et j’ai finalement regardé le film jusqu’au bout très tard un soir. Tiré d’une histoire vrai, c’est l’histoire de deux hommes qui tentent de réaliser le rêve américain, devenir riche en partant de rien et en comptant que sur leur travail, leur audace et un coup de poker. David tente tant bien que mal de rester honnête mais l’influence de Efraim qui a toujours eu du bagou et de l’assurance, l’entraine dans une spirale compliquée. Vendre des fournitures insignifiantes pour devenir au final marchand d’arme sans même le vouloir. David et Efraim ne comptent pas leur temps passé au boulot, leur détermination à gagner, ils prennent des risques mais la frontière entre profiter du système et glisser doucement dans l’illégalité est très fine.

War Dogs: Jonah Hill, Miles Teller

Le casting est sympa, il y a du suspense, de l’humour, ça se laisse voir sans s’ennuyer. Le film rentre dans les détails techniques pour expliquer le système de l’appel d’offre et ses failles, à l’instar du film The big short de Adam McKay, les explications sont faites de manière didactiques, rapides et efficaces, pour ne pas perdre le spectateur. Le sujet rappelle aussi le film de Andrew Niccols Lord of war, qui raconte l’ascension et la chute d’un marchand d’arme.

Star wars – Le réveil de la force

Star Wars - Le Réveil de la Force : Affiche

de JJ Abrams

Daisy Ridley, Oscar Isaac, Adam Driver, John Boyega, Harrison Ford, Carrie Fisher, Mark Hamill, Peter Mayhew

4/5

30 ans après les évènements du Retour du jedi avec la fin de l’empire et la victoire de la résistance, les choses ne vont pas si bien que ça dans la galaxie. Le premier ordre, héritier de l’empire, devient de plus en plus puissant, avec à sa tête le redoutable Snoke et son bras droit, Kylo Ren qui maitrise la force. La résistance menée par la générale Leia Organa, a du mal à faire front, et recherche pour les aider, Luke Skywalker, qui s’est retiré loin du monde, dans un lieu secret. Poe Dameron, un pilote de la résistance, retrouve une carte permettant de localiser Luke. il est aidé par Finn un stormtrooper déserteur qui ne supporte pas l’empire. Finn fera équipe avec la jeune Rey, une pilleuse d’épave sur la planète qui a retrouvée le droïde BB8 qui tient les indices pour retrouver Luke. Le premier ordre mené par Kylo Ren se lance à la poursuite de Finn et Rey pour retrouver le droïde. Son maitre désire retrouver le maitre jedi afin d’anéantir pour de bon l’ordre Jedi.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Oscar Isaac

Après la trilogie de 1999, je n’attendais plus grand chose de la saga Star Wars, je me disais qu’un jour peut être, quelqu’un referait naitre la mythique histoire. La trilogie de 1999 a le mérite de nous éclairer sur l’avant Empire, l’organisation de la république, les origines de Luke, Leia et Vador, la jeunesse de Obi Wan, et la transformation d’Anakin en Vador. Sur le fond c’était intéressant, mais alors le résultat reste trois films aseptisés, trois films froid, dépourvue de chaleur humaine, sans saveur. Des effets spéciaux envahissants et voyants, qui prennent la place des personnages, une héroïne féminine qui passe son temps à défilé, à regarder l’horizon en attendant son bien aimé, et à jouer les plantes vertes sans intérêt, des scènes digne de l’amour est dans le pré, avec les roulades dans l’herbe fleuri d’un gnangnatisme effroyable…Bref, seule l’épisode 3 sauve un peu les meubles.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Daisy Ridley, John Boyega

Mais qu’en est il de ce nouvel opus, qui inaugure une nouvelle trilogie? j’y suis allée, sans a priori, sans attentes particulières, juste l’impression que ça ne pouvait pas être aussi nul que la trilogie précédente, presque sur que les erreurs du passé on servi à améliorer les choses. En ce premier jour d’exploitation, la salle est remplie de fans, on sent l’excitation et l’impatience des spectateurs, les gens retiennent leurs souffles, ils crient et applaudissent quand retentit les premières notes de musique de John Williams.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Harrison Ford, John Boyega, Peter Mayhew

J’ai tout simplement adoré ce nouvel opus! Tout y est, les courses poursuites en vaisseaux spatiaux à travers la galaxie, la vitesse lumière, les stormtroopers, les méchants, la force, la fuite, les combats, des droïdes tout mignons.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Adam Driver, Daisy Ridley, John Boyega

Mais surtout des effets spéciaux servent l’histoire et les personnages sans prendre le dessus, il y a de l’humour qui marche, des personnages intéressants pour qui ont prend le temps de les présenter, de les développés…L’action et les rebondissements n’empêchent pas le spectateur de prendre le temps de connaitre les personnages, Kylo Ren le méchant du jour au passé trouble, Finn (la salle à hurler de rire quand ils ont entendu le vrai nom de Finn) qui apporte beaucoup d’humour et qui reste attachant, bb8 le nouveau droïde pour qui ont craque, Poe joué par le géniale Oscar Isaac, et surtout l’héroïne du film Rey.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Daisy Ridley, John Boyega

Rey qui est forte, courageuse, intelligente, qui sait piloter et réparer n’importe quel vaisseau spatial, j’ai adoré ce personnage, combattante, sans être invincible, après tout elle n’est pas guerrière à la base! j’ai adoré sa rencontre avec Han Solo et Chewie qui ont repris leurs activités clandestines.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo

Mais bien sur, à vouloir coller à l’atmosphère et aux codes de la première trilogie star wars, L’éveil de la force est plus un hommage à la trilogie d’origine, qu’un renouveau de la saga. Les codes de la trilogie sont repris, les clins d’œil sont nombreux, on ne reprend pas les même mais on recommence quand même. Encore une dictature qui fait penser au 3e reich, et qui prend le contrôle de la galaxie à la place de la république, encore des droïdes, encore une étoile de la mort plus puissante et plus grande, des méchants torturés, des personnes ordinaires qui deviennent des héros, des personnes extraordinaires qui découvrent leurs talents, encore la résistance qui tente de se battre contre la grosse armée de l’empire/le nouvel ordre.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo John Boyega, Oscar Isaac

Bref, on ne peut pas dire que JJ Abrams révolutionne le monde de star wars, mais on ne lui demandait pas de le faire non plu! quel plaisir que de retrouver cet univers, ces décors, ces planètes, retrouver ses personnages attachants, même si parfois on retrouve des parallèles énormes entre l’éveil de la force et l’épisode 4, j’ai adoré les rebondissements, les scènes d’action, l’humour qui fait mouche. J’ai adoré les personnages, Finn, Poe, et surtout Rey et puis ça fait plaisir de revoir Harrison Ford dans la tenue de Han Solo, de retrouver sa complicité avec Chewbacca, revoir la princesse Leia, et puis Luke en ermite qui rappelle Obi Wan… comme le dis Han Solo dans le film, ça fait du bien de rentrer chez soi!