Dernières séances: La nuit a dévoré le monde – La forme de l’eau – Hostile – Mektoub my love

La Nuit a dévoré le monde : Affiche

La nuit à dévoré le monde

de Dominique Rocher

Anders Danielson Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant

3.5/5

Un soir, Sam passe récupérer des affaires dans le nouvel appartement de son ex copine. Il tombe en plein milieu d’une grosse fête. Pour ne pas être dérangé pendant qu’il cherche ses affaires, Sam s’enferme dans une pièce au fond de l’appart et s’endort. Le lendemain, il découvre avec horreur un appartement chamboulé dont les murs sont recouverts de sang. Très vite, Sam réalise que durant la nuit la population parisienne a été contaminé par un virus zombie. Sam, enfermé dans cet immeuble parisien va devoir s’organiser pour survivre.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Anders Danielsen Lie

Le cinéma de genre en France aujourd’hui c’est très rare, suffisamment pour que ça me motive à aller voir ce que ça donne. Ces dernières années les films de zombie on en a eu pas mal, à commencer par 28 jours plus tard et sa suite 28 semaines plus tard, world war z, ou encore shaun of the dead dans un registre moins sérieux. Du coup, les zombies j’en ai un peu marre, mais j’étais curieuse de voir ce que ça donne du point de vue français. Ici le film privilégie plutôt la survie du héros. Enfermé dans cet immeuble, il explore les différents appartements à la recherche de toute nourriture, eaux, et autres accessoires qui pourraient l’aider à rester en vie avec un certain confort sans avoir à sortir de son immeuble.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Golshifteh Farahani

Bien sur il y a quelques scènes de zombie, comme lorsque le héros explore les appartements un à un et est attaqué par un couple et leur fillette, ou encore le médecin de l’immeuble devenu zombie enfermé dans la cage d’ascenseur. La scène où le héros prend le risque de sortir pour sauver un chat qui n’a pas besoin de secours est aussi assez flippante. Mais si le film n’accumule pas trop les confrontations entre Sam et les zombies, les scènes dans lesquelles ils se rencontrent sont tendues.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Anders Danielsen Lie

J’ai senti ma tension montée d’un cran à chaque fois que sa route croise un zombie ou même à chaque fois que sa route va potentiellement croiser un zombie. Une tension très forte ressort du film, hypertendu s’abstenir ou alors c’est moi qui a vieillie, les sensations fortes ne sont plus de mon age…Dommage que, comme souvent, le film ne prenne pas la peine de se mouiller et être plus créatif sur les causes du mode zombie, du comment et du pourquoi. L’absence totale de média reste un peu trop gros. Bizarrement, le héros ne tente à aucun moment d’allumer la télé ou la radio pour savoir ce qui se passe en dehors de son pâté de maison.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Affiche

La forme de l’eau

de Guillermo del Toro

Sally Hawkins, Micheal Shannon, Richard Jenkins, Octavia Spencer

4/5

Dans les années 50, Elisa est muette et travaille de nuit comme femme de ménage parmi de nombreuses autres femmes au sein d’un complexe militaro scientifique. Sa vie est une routine bien huilée et elle partage ses heures libres avec son voisin, un vieux monsieur solitaire, homosexuel, Giles, avec qui elle aime regarder des comédies musicales. Un jour, une créature étrange est amenée sur son lieu de travail, sur laquelle les scientifiques semblent faire des expériences. Elle découvre vite que la créature est aussi torturée par l’homme qui l’a capturé, Strickland, un homme sadique. Une relation amicale nait alors entre Elisa et la créature.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo

J’avais adoré Le labyrinthe de pan de Guillermo del Toro mais j’avoue que la bande annonce ne m’a pas emballée plus que ça au moment de sa sortie, d’où mon retard pour voir ce film. Au départ, je devais aller voir Avant que nous disparaissions mais je suis arrivée un peu juste pour la séance et j’en ai profité pour essayer La forme de l’eau.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo

J’ai bien aimé finalement, le film est très agréable à regarder, un coté rétro vraiment sympa et très bien fait, entre les costumes, les cafés, les films, les cinémas de l’époque. Les premières minutes du film se concentrent sur le quotidien qui se répète d’Elisa, ce qui permet de prendre le temps de la connaitre et de s’attacher à son personnage. J’ai beaucoup aimé l’amitié entre Elisa et sa collègue de travail jouée par la géniale Octavia Spencer que j’aime beaucoup ou encore son amitié avec son voisin Giles.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo Sally Hawkins

Le film, au delà de la romance étrange entre Elisa et la créature de l’eau, nous parle de la différence, de l’étranger, de l’inconnu. Bien sur il y a la créature que Strickland considère comme une bête sauvage, comportement identique à certains occidentaux qui découvraient des civilisations inconnues, et qui considéraient toutes les civilisations différentes de la leur comme des non civilisations, des non humains, et donc des bêtes sauvages que l’on peu détruire, tuer, torturer ou réduire à l’esclavage. Mais la forme de l’eau montre aussi la différence plus moderne à travers le personnage de Giles qui a souffert toute sa vie de solitude à cause de son homosexualité dans une société qui ne l’a tolère pas, ou encore avec quelques allusions aux droits civiques, comme Giles qui refuse de regarder les info qui diffusent des images violentes d’afro américains persécutés par la police ou encore la scène où un couple afro américain est rejeté à cause de leur couleur.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo Richard Jenkins, Sally Hawkins

On comprend que au delà du coté romantique et fantastique, Guillermo del Toro à voulu faire passer des messages contre le racisme et pour le droit à la différence, l’acceptation de l’autre…

Je ne me suis pas ennuyée, les acteurs étaient tous très bons, de la fragile Sally Hawkins au sadique Micheal Shannon en passant par Octavia Spencer ou Richard Jenkins. L’histoire est bien menée, bien racontée, il y a des moments très poétiques, d’autre émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour. On retrouve ce mélange de poésie et de scène un peu gore comme on le voyait déjà dans le labyrinthe de pan. Si j’ai aimé le film, pour moi 3 billboards aurait du remporter l’oscar du meilleur film.

Hostiles : Affiche

Hostiles

de Scott Cooper

Christian Bale, Rosamund Pike,

4.5/5

1892, le capitaine Blocker a passé toute sa carrière militaire à se battre contre les indiens, tuant et massacrant des familles entières sans scrupule. Alors qu’il est sur le point d’être rendu à la vie civile, son supérieur lui assigne une dernière mission, celle d’emmener jusqu’au Montana, un vieux chef indien mourant, Yellow Hawk, pour qu’il puisse mourir sur sa terre natale. Il est prisonnier depuis plusieurs années dans le camp militaire du Nouveau Mexique. Blocker n’a aucune envie d’accompagner un indien pour un voyage de plusieurs semaines, mais la mission est une demande expresse du président en personne. Avec une équipe réduite, il emmène le chef, son fils, sa belle fille, sa fille et son petit fils à travers les paysages sauvages et rudes de l’ouest. Sur leur route ils croisent Rosalie Quaid, une jeune femme qui vient de connaitre l’horreur absolue…

Hostiles : Photo

De Scott Cooper j’ai vu et apprécié Les brasiers de la colère et Crazy heart sans pour autant que ce soit des coups de cœur. Pour Hostiles on atteint le cran du dessus. Je dois dire que j’ai fortement hésité entre 4/5 et 4.5/5, car il y a une chose qui m’a un peu agacé durant le film.

Hostiles : Photo Rosamund Pike

On plonge tout de suite dans le vif du sujet, la scène d’ouverture est forte, poignante et à ne pas montrer à tout le monde. La suite du film est classique dans sa construction puisqu’il s’agit d’un voyage long et difficile à travers les paysages magnifiques, hostiles, dangereux, enchanteurs, trompeurs de l’Amérique sauvage. Nous sommes en 1892 et le monde change, le chemin de fer apporte la “civilisation”, les bonnes manières et les gens plus éduqués et instruits sur des terres qui n’ont connu que massacres, tueries, violences, vengeances. Mais le capitaine Blocker est d’un autre temps, celui où l’indien était l’ennemi, alors difficile pour lui d’obéir aux ordres d’une ère nouvelle.

Hostiles : Photo Christian Bale, Wes Studi

J’ai aimé le parcours, les paysages, le rythme du film, l’histoire, j’ai aimé la relation entre Blocker et ses hommes, entre Blocker et les indiens qu’il apprend à connaitre. J’ai aimé qu’il n’y ai ni gentil ni méchant, on voit aussi bien les blancs que les indiens être violents. Les blancs ne sont pas tous des racistes violents, les indiens ne sont pas tous des sages innocents. Le film nous rappelle que les blancs on détruit le mode de vie des indiens, les ont chassé, massacré, mais il rappelle aussi qu’avant l’arrivée des blancs, les indiens ne vivaient pas en paix les uns avec les autres, que les guerres existaient déjà entre eux, comme c’était le cas entre les occidentaux.

Hostiles : Photo Rosamund Pike

Christian Bale est excellent dans le rôle de ce capitaine qui peut faire preuve de violence extrême et parfois faire preuve d’une humanité surprenante. Rosamond Pike marque encore plus les esprits, je n’en dirais pas plus mais elle est extraordinaire dans le rôle de cette femme fragile et forte, la scène d’ouverture est impressionnante. J’ai donc adoré ce western réaliste, mais j’hésite toujours entre 4/5 et 4.5/5 car il arrive des choses difficiles à la petite troupe durant leur voyage vers le Montana, et j’ai trouvé certaines épreuves de trop. La violence, la vie difficile, la haine et les horreurs qui peuvent surgir n’importe quand, ok, mais parfois quand c’est trop ça devient un peu absurde et ça perd de sa puissance. Une épreuve ou deux en moins n’aurait en rien enlever à la difficulté de vie des personnages.

Mektoub My Love : Canto Uno : Affiche

Mektoub my love

d’Abdellatif Kechiche

Shain Boumedine, Ophélie Bau, Salim Kechiouche, Lou Luttiau, Alexia Chardard, Hafsia Herzi

4/5

Amine revient dans sa ville natale sur la cote d’azur après un an d’étude universitaire à Paris. Décidé à arrêter ses études de médecine, Amine est passionné de cinéma et de photo et reste dans l’espoir de percer dans ce domaine. C’est l’été, les vacances, il fait beau et chaud et Amine renoue avec sa famille et ses amis d’enfance. Il y a Ophélie, Tony son cousin, sa mère, ses tantes, des copines plus ou moins proches, des oncles, et puis deux filles rencontrées sur la plage, Charlotte et Céline. Plage, boite de nuit, nature, bar, resto, alcool, drague, séduction, cancan, ragot, amitié, amour, déception, espoir…

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Alexia Chardard, Hafsia Herzi

De Kechiche, j’ai vu et beaucoup aimé L’esquive et La graine et le mulet. Je n’étais pas trop motivée pour aller voir Mektoub my love pour l’unique raison qu’il dure 3h et que je n’ai pas trop la patience! peur de m’ennuyer, de m’endormir.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo

Mektoub my love n’est pas un film de suspense ou d’action, Kechiche film la vie quotidienne de cette jeunesse libre, indépendante, vivante sans que le scénario inclut des rebondissements. Amine, sa famille, ses amis, passent leur temps à la plage, dans les bars, le resto familiale, en boite de nuit, ils se draguent, se séduisent, rigolent, s’amusent, profitent de l’été, du soleil. C’est l’insouciance, la désinvolture, c’est la vie au jour le jour sans penser au lendemain. Certaines scènes sont inutilement allongées, comme la scène de fin en boite de nuit, la scène de la naissance d’un chevreau. Le film aurait pu durer 1h de moins sans que ça enlève quoique ce soit à la qualité du film.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Shaïn Boumedine

Et pourtant on ne s’ennuie pas. Le film est finalement assez hypnotisant. Mektoub my love est prévu pour être suivi par deux autres films, d’où cette impression de voir surtout une grande présentation des nombreux personnages. Alors évidemment, on a vraiment le temps d’apprendre qui est qui, la personnalité de chacun, à s’attacher à chacun d’eux, avec leurs défauts et qualités. La naïve et gentille Charlotte, la sulfureuse Céline, il y a Ophélie qui trompe son copain avec Tony un coureur de jupon mythomane, les tantes d’Amine…

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Ophélie Bau, Shaïn Boumedine

En réalité, Mektoub my love est un film social, un film sur les gens, leurs mœurs, leurs interactions, un film sur la psychologie des gens. Les ragots, l’idée que l’on se fait des gens, la véritable personnalité de ces personnes, celui qui cherche à être aimé à tout prix, celle qui ne peut pas s’empêcher de critiquer dans le dos des autres, celle qui parle trop, celle qui ne dis jamais rien…il y a certaines scènes prenantes, comme la conversation des tantes sur la plage, ou encore la naissance du chevreau qu’Amine prend en photo.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Hafsia Herzi, Shaïn Boumedine

J’ai beaucoup aimé tous les personnages, j’ai aimé découvrir leur personnalité, de découvrir ce qui se cache derrière les premières impressions, les apparences, j’ai aimé découvrir les défauts des uns et des autres, j’ai aimé les relations entre les personnages, c’est parfois banal de réalisme. Amine est un personnage neutre, qui ne prend pas part concrètement aux vacances. Il ne drague pas, ne boit pas, s’amuse un peu sur la plage, son personnage est un observateur, il se nourri de ce qu’il voit, il apprend des autres et prend plaisir à observer en intervenant le moins possible.

Une belle brochette de jeunes acteurs débutants tous excellents et le plaisir de revoir Hafsia Herzi après La graine et le mulet. C’est aussi très bien filmé, certains plans sont vraiment beaux, même si on en a un peu marre au bout de 3h de film, de voir à chaque plan les fesses de l’une ou l’autre des jeunes actrices.

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Crimson peak – Le nouveau stagiaire

Crimson peak

Crimson Peak : Affiche

de Guillermo del Toro

Mia Wasikowska, Tom Hiddleton, Jessica Chastain

4/5

A la fin du 19e siècle, la jeune Edith évolue dans la bonne société de Buffalo. Elle vit seule avec son père, aimant et chaleureux, depuis la mort de sa mère, des années plus tôt. Et depuis, Edith voit de temps en temps des fantômes effrayants. Elle ambitionne de devenir romancière et seuls son père et son ami d’enfance, le docteur McMicheal l’encouragent. Elle rencontre alors le baronnet Thomas Sharpe, venu d’Angleterre pour convaincre le mère d’Edith, un riche homme d’affaire, d’investir dans le financement de sa nouvelle machine, capable d’extraire l’argile rouge, principale richesse de sa propriété familiale. Il est venu à Buffalo accompagné de sa sœur, l’étrange Lucille. Alors que son père n’a aucune confiance en Lucille et Thomas, qu’il trouve étrange, Thomas séduit rapidement la jolie Edith, qui ne tarde pas à succomber aux charmes du baronnet…

Crimson Peak : Photo Jessica Chastain, Tom Hiddleston

Je n’en dis pas plus, sachez seulement que le résumé correspond au tout début du film. J’avais très envie de voir le film mais je me suis très peu renseignée sur l’histoire avant d’y aller, je n’avais même pas vu la bande annonce.

Crimson Peak : Photo

Le film est vraiment coupé en deux, avec cette première partie américaine, le film est assez captivant, Edith est attachante et sympathique, sa relation avec son père touchante, et une pointe d’humour est la bienvenue. Tout change avec la seconde partie qui se déroule en Angleterre, dans la demeure de Lucille et Thomas, un manoir perdue au milieu de nulle part, dans une campagne désolé et lugubre, dont l’intérieur ressemble plus à un film d’horreur qu’à une demeure familiale, avec son trou dans le toit qui laisse tomber sur le sol, les eaux de la pluie, les feuilles des arbres ou la neige, ou encore son argile rouge qui remonte le long des murs ou dans les tuyauteries.

Crimson Peak : Photo Mia Wasikowska , Tom Hiddleston

On retrouve dans Crimson peak certaines choses qui avaient fait le succès du Labyrinthe de pan, par son ambiance, son atmosphère, ses décors, ses scènes bien gores et bien sanglantes, et sa façon de suivre dans les couloirs du manoir le jeune Edith qui découvre petit à petit les secrets et les mensonges, comme ce fut un peu le cas de la jeune Ophélie dans le labyrinthe de pan. Le trio d’acteurs est d’ailleurs excellent, Mia Wasikowski qui sait incarné l’innocence sans pour autant tombée dans la naïveté ou la bêtise, ce qui est appréciable, Tom Hiddleston qui est décidément toujours aussi excellent, et bien sur la jolie Jessica Chastain qui est brune cette fois ci et qui donne bien la chair de poule dans certaines scènes.

Crimson Peak : Photo Mia Wasikowska

En bref, un film visuellement très réussie, tout est très bien fait, les acteurs excellents, et une ambiance qui m’a rappeler le Labyrinthe de pan, mais dont l’histoire est finalement très classique, et n’a rien d’originale, si ce n’est le coté fantastique qui est rajouté.

Le nouveau stagiaire

Le Nouveau stagiaire : Affiche

de Nancy Meyers

Robert de Niro, Anne Hathaway, Adam Devine Rene Russo, Anders Holm

3/5

Ben Withaker à 70 ans, il est veuf, à la retraite, et ne sait pas quoi faire de ses journées. Il a beaucoup voyagé, à rendu visite à son fils et ses petits enfants, mais s’ennuie dans sa vie de tous les jours. Lorsqu’il tombe sur une petite annonce pour le compte d’une start up qui recherche un stagiaire senior, il se lance et se présente. Autrefois PDG le voilà devenu stagiaire de la patronne, Jules, une jeune femme qui a monté une entreprise de vente de vêtements par correspondance.

Le nouveau stagiaire : Photo Robert De Niro

Au départ, je n’étais pas trop motivée pour aller voir ce film, mais la présence de Robert de Niro que je n’avais pas vu au cinéma depuis longtemps m’a convaincu.

Finalement, Le nouveau stagiaire reste une comédie de Nancy Meyers, donc beaucoup de bons sentiments, un peu d’humour, un peu de gnangnan. Le début du film est attachant, car le personnage de Withaker est très sympathique, on a envie de mieux le connaitre. Dans l’entreprise il détonne avec ces costumes stricts, sa mallette des années 70 et ses manières polies, loin du coté fashion de l’entreprise et de ses cadres qui s’habillent de manière décontractée et à la mode.

Le Nouveau stagiaire : Photo Adam DeVine, Jason Orley, Robert De Niro, Zack Pearlman

Robert de Niro est le point fort du film, je ne l’avais pas vu depuis un moment au cinéma, il a maigri, et j’ai trouvé qu’en costume, avec sa mèche sur le coté, il ressemblait beaucoup à Lino Ventura dans ses dernières années. De Niro est excellent dans son rôle, il n’en fait jamais trop, il est touchant sans tombé dans le larmoyant à l’américaine. Mais les bons points du films s’arrêtent là. Beaucoup trop de bons sentiments, une Anne Hathaway qui en fait trop et qui ne m’a pas convaincu, j’en ai un peu marre de la voir dans des roles de fashion victim new yorkaise, qui se balade toujours dans les plus beaux vêtements, perchés sur des talons aiguilles. Elle m’a rappeler son personnage dans Le diable s’habille en Prada.

Le Nouveau stagiaire : Photo Anders Holm, Anne Hathaway

Son personnage est froid, on a plus l’impression de voir un défilé de mode qu’un personnage réel vivre quelque chose; pareil pour sa petite famille, le mari joué par Anders Holm n’a aucune expression, et on sent que la réalisatrice à tout fait pour que les spectateurs soit attendri par la petite fille du couple, qui est beaucoup trop mise en scène, ce qui rend le tout pas très naturel, on y croit pas à cette famille, d’autant que la maison du couple est à l’image des tenues d’Anne Hathaway, tout est trop parfait on a l’impression d’évoluer dans un catalogue ikea.

Le Nouveau stagiaire : Photo Anne Hathaway

En bref, une comédie sympathique à voir surtout pour Robert de Niro excellent, ça fait plaisir de le revoir comme ça, et les scènes entre son personnage et les autres stagiaires jeunes de l’entreprise sont souvent drôles et sympathiques; Mais le reste tombe à plat, trop gnangnan avec une bande originale plus mauvaise et répétitive qu’une musique d’ascenseur, et l’histoire de couple de Jules et ses dilemmes ne m’ont pas touchés.