Elisabeth Vigée Lebrun – Exposition au grand palais

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Grâce à mes points fidélité de ma carte UGC, j’ai pu obtenir un laissé passer pour l’expo consacrée à la peintre du 17e/18e siècle, au grand palais. Et en plus d’être gratuite, c’est aussi un coupe file, du coup, j’ai patienter peut être 4 minutes avant de pouvoir rentrée!

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Je m’étais surtout intéressée à cette peintre lors de l’expo sur Rubens and his legacy où j’ai pu voir l’autoportrait au chapeau de paille de la peintre française et ce tableau m’avait énormément plut, presque hypnotisée. J’avais vu aussi le documentaire consacré à la peintre diffusé sur france 5 qui relatait la vie d’Élisabeth Vigée Lebrun, l’influence de son père sur sa peinture, son mariage, sa rencontre avec Marie Antoinette, son don pour faire les portraits, son coté photoshop de l’époque pour améliorer les visages sans qu’ils deviennent méconnaissables, son exil au lendemain de la révolution française, sa relation avec sa fille, et ses nombreux voyages à travers l’Europe, Vienne, Berlin, Saint Saint-Pétersbourg, Londres, Rome, Venise…

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L’exposition nous permet de voir tous les aspects de sa vie, ses portraits de gens plus ou moins importants de l’époque, ses différents voyages, son amour pour sa fille, son amitié avec Marie Antoinette, mais l’expo nous permet de nous rendre compte aussi de l’importance des femmes peintres de l’époque, elles étaient nombreuses, talentueuses et reconnues, Élisabeth Vigée Lebrun n’était pas sans concurrence.

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Comme d’habitude avec les expo du grand palais, je ne suis pas déçue, c’est complet, c’est très bien fait. Les portraits et autoportraits de la peintre française nous racontent l’histoire de cette fin de 17e siècle et du début du 18e siècle, avec des portraits de princesses russes, allemandes, autrichiennes, des personnes de la noblesse anglaise, italienne, et puis bien sur les portraits si célèbres de Marie Antoinette et de ses enfants ou encore de ses proches, comme Madame de Polignac. Seul bémol, il manquait justement ce tableau qui m’avait ébloui à Londres, le fameux autoportrait au chapeau de paille, mais j’aurais l’occasion de l’admirer à la national portrait gallery à mon prochain passage à Londres!

Hokusai, voyage au pays du soleil levant

Hokusai au Grand palais

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Durant mes vacances je me suis rendue au grand palais pour admirer les nombreuses estampes japonaises du maitre Hokusai. Vu le nombre de visiteurs à chacune des grandes expo du grand palais, je prends mes précautions et je réserve mon billet coupe file sur internet. J’arrive vers 12h20 et j’entrerais à l’intérieur vers 12h40, ce qui est vraiment appréciable. Les hôtesses à l’entrée, harcèlent un peu les visiteurs pour les convaincre de prendre les audioguides sous peine soi disant, de ne pas comprendre l’expo. Le prix du billet n’est pas donné, alors payer 5€ en plus pour un audioguide, faut pas pousser quand même, d’autant que pour l’expo Ghibli au musée des arts ludiques, l’audiophone était compris dans le prix d’entrée, ce qui est vraiment appréciable.

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Autoportrait, l’une des rares photos que j’ai pu prendre

L’expo se présente sur deux étages, deux étages remplit de dessins, de carnets entiers, de peintures, et d’estampes. On peut y voir des dessins représentant des marques, des dessins sur des sujets très variés comme sur les prises de combats pour guerriers, sur l’éducation des jeunes filles. Il dessine avec une précision extrême les intérieurs des maisons privées, les matériaux de construction jusqu’au détails de décoration, les tissus des robes et kimonos, les imprimés, il y a des carnets consacrés à la faune, d’autre à la flore, à des créatures mythologiques, aux gestes du quotidien, aux rituels du bain, des estampes sur les paysages, ou les voyageurs qui parcourent le chemin entre Edo et Kyoto.

Les carnets sont donc impressionnants de variétés dans les thèmes et de précisions, que ce soit simplement à l’encre de chine ou que ce soit des dessins colorés. On enchaine les salles sans se lasser, en lisant les présentations sur Hokusai, ses différents noms et surnoms, ses différentes périodes, les évolutions de son travail, avec une lumière tamisée pour ne pas abimer les œuvres.

Certains de ces carnets nous rappellent un peu le genre manga, comme si je voyais leurs ancêtres. Certains dessins et estampes me rappellent fortement les dessins de Nausicaa (notamment certaines créatures) et d’autre me rappellent le travail de Miyazaki dans son film Le voyage de Chihiro, notamment les scènes qui se déroulent dans les bains publics. Certaines estampes me font penser aussi au dernier film de Takahata, La princesses Kaguya.

L’expo est donc vraiment magnifique et vraiment intéressante. On pourrait facilement rester des heures à contempler le travail de Hokusai, celui qu considérait que tout ce qu’il avait fait avant ses 70 ans, ne valait rien! On finit bien sur par les plus célèbres de ses estampes, celles consacrées aux chutes d’eau et celles consacrées aux 36 vues du mont Fuji, dont la vague de Kanagawa, qui sont justes magnifiques!

On finit par la traditionnelle boutique souvenir. Contrairement à celle consacrée à l’expo Ghibli, il y en avait pour toutes les bourses. Pour ma part, je me contente de prendre trois cartes postales, et un petit agenda pour l’année 2015, ce qui tombe bien puisque je n’en avais pas!

Expo Cartier au grand palais

Comment s’est passé votre week end? je l’ai commencé par une exposition, celle des bijoux Cartier au grand palais. j’étais sensé aller la voir pendant les vacances de noel, mais j’ai décidé d’attendre la visite de ma grand mère pour l’emmener avec ma mère.

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L’expo se déroulant au grand palais, j’ai bien évidemment pris des billets coupe file sur internet, je savais que la file d’attente pouvait être trèèès longue au vue de mes dernières visites (Turner et Hooper), je ne voulais pas rester dehors pendant des heures, surtout avec ma mère et ma grande mère! j’ai bien fait puisque l’attente sans billet était d’une heure trente minimum. Une fois à l’intérieur, le problème c’est la foule dans la première salle. Un certain genre de vieilles dames parisiennes, public habituel des expo, sont toujours aussi chiantes, râleuses, bagarreuses, et sans scrupules, comme à chaque fois que je les rencontre dans les expo parisiennes. Elles s’agglutinent sur les vitrines, le nez collé à la vitre et pouvant rester devant un seul bijou durant de longue minutes sans bouger, sans laisser sa place avec l’envie de marquer son territoire comme personne, j’en ai même vu une se lasser de ce qu’elle voyait et de rester coller à la vitre pour regarder le plafond, noir et vide, dingue…

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Heureusement, il suffit de prendre l’expo dans un autre sens, ou de sauter une ou deux vitrines, pour se rendre compte que la foule s’est enfin dispersée et que l’on respire bien mieux, heureusement. On slalome entre les vitrines, des bijoux de la fin du 19e siècle, de magnifiques colliers, boucles d’oreille, bagues, tiares, couronnes, broches, des diamants énormes, d’une brillance impressionnante, des émeraudes énormes, de magnifiques rubis, de sublimes saphirs, de très belles turquoises, de magnifiques bijoux en corail.

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Quelques robes du soir selon les époques, fin 19e et son corset, début 20e et sa belle époque ou encore les années 20, de jolies pièces, de belles broderies. Quelques horloges, montres, cadrans, et puis comme le veux la mode des années 20 et 30, l’art déco et ses nombreux objet-bijoux, briquet, porte cigarette, porte plume, poudriers, boite à pilule, sac, bourse, pochette, et même des jumelles de théâtre incrustée de diamants!

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petite bouteille à parfum taillée dans une seule grosse émeraude

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Jumelles de théâtre incrusté de diamant

On retrouve ce qui a influencé les bijoutiers au début du siècle, l’Égypte ancienne, l’orient, la Chine impériale, les Indes. On a droit à de magnifiques pièces, colliers de perles, énormes colliers de soirées pleines de pierres précieuses ayant appartenu à des maharadjas,  à Merryweather une riche héritière américaine, on peut voir un collier et une tiare portée par Grâce Kelly, une broche en forme de rose que portait Élizabeth II ou encore sa tiare qu’elle prêta à la princesse Margaret puis à Kate Middleton pour son mariage. Ou encore quelques bijoux d’Élisabeth Taylor.

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Collier porté par Grace Kelly

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Les salles sont plongées dans une lumière tamisée, les vitrines parfaitement éclairées et une chose rare et intéressante, on a droit de prendre autant de photos que l’on veut sauf sur certaines vitrines, interdites comme les bijoux de Maryweather ou le diadème de Kate Middleton. Les plafonds de la salle du fond sont décorés de lumières projetées qui mettent en scènes des images de bijoux et c’est assez réussi.

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La panthère, emblème de Cartier

Comme d’habitude, le grand palais nous offre une très belle expo, riche, bien présentée on en prend pleins les yeux! Essayer d’y aller en semaine, de préférence le matin, pour éviter la foule.