Souvenirs de Marnie

de Hiromasa Yonebayashi

3.5/5

Anna est une enfant de 12 ans adoptée quand elle était toute petite. Elle a grandis heureuse dans sa nouvelle famille, maise lle tombe doucement dans une dépression après avoir découvert que sa mère adoptive touche une allocation pour l’élever. Pré ado elle se pose des tas de questions sur son identité, sur qui elle est, et n’arrive pas à contenir la colère qu’elle ressent face à la mort de ses parents biologiques. Sa mère adoptive décide de l’envoyer chez des amis à la campagne afin qu’elle profite du calme et de l’air pur suite à une crise d’asthme importante. En se promenant, elle tombe sous le charme d’une magnifique maison aux bords des marais, qui semble abandonnée depuis des décennies. Elle y rencontre une jeune fille de son âge, Marnie, qui devient vite son âme sœur.

Dernier film en date des studios Ghibli, (en espérant que ce ne soit pas le dernier film tout court), Souvenirs de Marnie est un film assez inégale. Certaines scènes sont très justes d’autres un peu too much.

On suit Anna cette pré ado timide, renfermée, qui n’a pas d’amis, silencieuse, et limite dépressive. Elle est à un âge où l’enfance s’efface doucement, et laisse place à un grand vide qui peut rendre mélancolique, déprimé, on se cherche, on se demande qui on est, où on va, à plus forte raison pour Anna qui est une enfant adoptée, dont les parents biologiques sont mort dans un accident quand elle était encore un bébé. Son mal être est renforcée quand elle découvre que ses parents adoptifs touchent une allocation pour son éducation.

Le film parle énormément du mal être que peuvent ressentir les pré ado, et abordent des thèmes qui touchent tout particulièrement les 11-14 ans et en cela, les enfants plus jeunes ne seront pas très intéressés et les adultes devront se rappeler leurs propres expériences longtemps oubliés! Ceci dit, on se prend très vite d’amitié pour Anna. On a parfois l’impression qu’elle dramatise tout, qu’elle déprime pour un rien, trop sensible, mais après tout ces réactions restent très crédibles et réalistes. Tout comme l’amitié qui se crée entre Anna et Marnie, très fusionnelle comme seules savent le faire des ado de cette age.

Les rêveries, l’imagination débordante, le subconscient qui se confond avec la réalité, tout ça peut être parfois un peu lourd, mais j’ai beaucoup aimé entendre l’histoire finale, qui résout le mystère qui entoure le personnage de Marnie et ses multiples apparitions. Si parfois certaines scènes sont too much, qui pousse un peu trop dans l’émotion et qui cherche clairement à tirer la larme au spectateur, il y a certaines scènes et personnages qui viennent alléger la dépression d’Anna, comme le vieux pêcheur silencieux Toichi, le couple Oiwa qui accueille Anna pour l’été, très sympathique et drôle, dédramatisant tout, et aussi surtout la petite fille Sayaka, qui deviendra une vraie amie pour Anna, avec son ton enjoué, son franc parler et ses petites couettes, ça contrebalance la mélancolie de Anna, dommage qu’elle arrive dans le film de manière tardive.

Sur le plan de l’animation, les décors et les paysages sont magnifiquement réalisés, les marais, la marée, les forêts, le village, ou encore les deux maisons, celle des Oiwa qui accueille Anna, sa chambre en particulier est vraiment jolie et chaleureuse, une pièce de rêve, jusque dans les moindres détails (tout comme c’était déjà le cas dans son précédent film, Arrietty), et bien sur la maison des marais, juste sublime, et l’ntérieur encore plus, une fois que la famille de Sayaka vient s’y installer.

En bref, un très beau travail visuel sur les détails, les pièces des maisons jusqu’au moindre détails du mobilier et de la décoration, un film qui parlera surtout aux pré adolescents, un peu trop mélancolique, un peu trop tire larme mais dont le coté triste est atténué par certains personnages sympathiques, joyeux et attachants comme les Oiwa et la rigolote Sayaka. Sans parler de l’histoire suffisamment complexe et mystérieuse pour tenir l’attention des spectateurs en éveil.

Sublime expo Ghibli au musée des arts ludiques

Au musée des arts ludiques sur les bords de seine, se déroule en ce moment une expo consacrée aux films d’animations des studios Ghibli. Des centaines de dessins originaux des différents films qui ont fait le succès des studio Ghibli mais aussi certains films qui ont précédés sa création, sont présentés. Ce sont les layouts, ces dessins qui sont la base d’un film, qui permettent de déterminer le décor d’une scène, les personnages, leurs positions, leurs mouvements, les couleurs, et aussi des choses plus techniques comme le cadrage, la direction de l’image, la perspective, la profondeur, la lumière. Des indications apparaissent aussi sur les bordures de ces dessins destinés aux autres membres de l’équipe de création, puisque chaque tâches est divisée, chaque étape est l’affaire d’un spécialiste différent.

Sur certains layouts, on peut lire des annotations de Miyazaki dans lesquelles il donne des recommandations, demandent des changements à ses collaborateurs ou s’excuse de ses erreurs sur certains dessins. On se familiarise avec les termes de book, de celluloid.

Bref, les layouts c’est beau à voir mais c’est aussi très complexe, et permet de transmettre des détails très techniques aux membres de l’équipe. En parcourant les allées, et en entendant les explications sur l’utilité des différents éléments des layouts, on découvre qu’un film d’animation c’est beaucoup plus compliqué à faire et à réaliser que ce qu’on avait pu imagier, et on comprend vite pourquoi il faut souvent deux ou trois ans pour finaliser un film d’animation.

On entre donc dans une première salle, qui nous explique vaguement ce qu’est un layout, et certains termes techniques. Au fur et à mesure que l’on avance et qu’on découvre certains détails, on commence à mieux cerner l’utilité des layouts, mais ça reste une technique complexe, ultra précise, et difficile à maitriser.

Les plus grands films d’animation des studios Ghibli sont représentés, mais aussi des films crées avant les studios. Chacun à son lot de layouts présentés, Princesse Mononoke, Nausicaa, Le château dans le ciel, Le château dans le vent, Le château de Cagliostro, Porco Rosso, Le vent se lève, kiki la petite sorcière, Totoro. Une grande salle, contenant plus de 600 layouts, est consacrée au Voyage de Chihiro, on en perd presque la tête!

Un audio guide permet d’en savoir plus sur la méthode du layout, ce que ça implique, et petit à petit on comprends de mieux en mieux son rôle. On nous présente aussi des layouts sur les films de Takahata, Mes voisins les Yamada, le magnifique Souvenirs goutte à goutte, Le tombeau des lucioles, Pompoko, son dernier long La princesse Kaguya, et quelques films qui ne sont n’y de Takahata ni de Miyazaki, comme Whisper in the heart de Kondo, La colline aux coquelicots de Goro Miyazaki, et Arrietty de Yonebayashi.

Quelques salles sont consacrées aux premières œuvres comme Conan, Marco, Heidi, ou Sherlock Holmes, une interview de Miyzaki qui nous parle de sa façon de créer l’illusion et de ne surtout pas être fidèle à la réalité, et une interview de Takahata qui nous parle du rôle des layouts dans les animés séries qu’ils faisait avec Miyazaki, notamment Heidi.

On traverse une salle qui donne l’illusion d’une galerie des glaces, celle que l’on voit dans le couloir qui mène au bureau de Yubaba dans le voyage de chihiro, et on finit avec quelques layouts du dernier né des studio Ghibli, Souvenirs de Marnie, qui sortira en France en janvier prochain.

En bref, une expo juste magnifique où on apprend beaucoup et où on découvre que la création d’un film d’animation est encore plus complexe que ce que j’avais pu imaginé. il y a vraiment de sublimes dessins, on passe de salle en salle sans se lasser, toujours émerveiller. Sachez que j’y suis allée vers 12h45 un jour de semaine pendant les vacances de la toussaint, que j’ai du attendre environ une demi heure pour commencer l’expo, et que je suis restée plus de 2H30 à l’intérieur. L’expo est très riche et très grande, on y passe un temps fou. On finit par la traditionnelle boutique souvenir mais là j’ai été un peu refroidi par les prix exorbitants !! du coup, je n’ai rien acheté. A ne pas manqué surtout si on est fan des films d’animation japonais.

Le conte de la princesse Kaguya

Le Conte de la princesse Kaguya : Affiche

de Isao Takahata

4/5

Il y a fort longtemps, un vieux coupeur de bambous trouve dans dans sa récolte une minuscule princesse. Pour lui, c’est un cadeau du ciel et il la ramène chez lui. Sa femme décide de s’en occuper, mais la minuscule princesse se transforme en bébé qui grandit anormalement vite. Le vieux coupeur de bambous et sa femme sont très heureux de l’arrivée de cette fillette. Lorsqu’il découvre des pépites d’or dans un autre bambou, puis des étoffes raffinées, il comprend qu’il doit faire de la fillette une véritable princesse.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Les studio Ghibli c’est surtout Miyazaki, et Takahata. Là où MIyazaki reste dans l’imaginaire, et le fantastique, Takahata lui très réaliste dans sa façon de dépeindre la société japonaise.

De Takahata, les gens retiennent surtout le très triste Le tombeau des lucioles, mais j’avais aussi adoré Mes voisins les Yamada, Pompoko et surtout le très beau Omoide Poroporo (souvenirs goutte à goutte).

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le conte de la princesse Kaguya s’inspire d’un conte populaire japonais du Xe siècle. Le film nous montre d’abord l’enfance de Kaguya, ses amitiés, sa vie simple qui consiste à se promener dans la nature, chasser, cueillir, et rentrer chez ses parents aimants. Tout change quand Kaguya devient plus grande, et son père qui décide de partir pour la capitale du pays, afin de l’installer dans une grande demeure acheté grace aux pépites d’or. Son père décide d’en faire une véritable princesse, pour qu’elle épouse un noble qui lui soit digne. La beauté de Kaguya se répand dans toute la ville et cinq des plus grands nobles décident de l’épouser. Mais Kaguya refuse et pour se débarrasser de ces prétendants, elle les envoit chercher des objets mythiques impossible à trouver.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai beaucoup aimé Le conte de la princesse Kaguya mais 2H17 c’est un peu long pour un film d’animation, et d’ailleurs le film souffre parfois de quelques longueurs. le premier quart du film est excellent, dès le générique, je sens que je vais aimé, et j’adore cette première partie, la découverte du bébé par le coupeur de bambou, la petite enfance de Kaguya, sa découverte du monde, je suis complètement emportée par la petite fille et sa vie simple, par les dessins sublimes, ce trait de crayon, ses couleurs pastels, cette façon juste parfaite qu’il a de dessiner la nature, les arbres, les fleurs, les fruits, les animaux, ou encore les expressions des visages des parents, tellement heureux par la présence de la petite Kaguya.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé la partie se déroulant dans le palais de la capitale, le coté rebelle de Kaguya, son naturel, sa joie, ses leçons pour en faire une princesse éduquée, ses prétendants et les obstacles qu’ils doivent surmontés si il veulent épouser la belle Kaguya. Cette partie est tout autant enchanteur, les dessins sont toujours sublimes, on a vraiment l’impression de voir des estampes japonaises prendre vie. Kaguya est confrontée à l’adolescence, sa mélancolie, ses difficultés, finit l’insouciance de l’enfance.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Finalement, le seul bémol, c’est la dernière partie, où l’on découvre l’origine de Kaguya, sa vraie identité. C’est une princesse de la lune, et qui doit bientôt retourné chez elle, les siens descendront sur terre pour la chercher. J’ai eu du mal avec cette conclusion, j’ai eu l’impression d’être sortie de la poésie pure, pour tomber dans un épisode de sailor moon. J’aurais aimé une fin plus subtile, plus fine, quant à la manière de nous faire découvrir l’identité de Kaguya et son destin de devoir retourner chez elle. C’est vraiment la fausse note du dessin animé. Mais rien que pour pouvoir apprécier les magnifiques dessins, ces estampes vivantes, et s’amuser avec Kaguya dans la première partie du film, s’amuser dans la nature, découvrir le printemps et l’été à ses coté, ça vaut le coup.

Nouveaux challenges pour 2014

Nouvelle année nouveaux challenges, je me suis inscris au challenge printemps coréen organisé par coccinelle. C’est simple, il s’agit de parler de la Corée à travers des romans, des bd, des albums, des films, des voyages, tout est possible. J’y avais participé un tout petit peu l’année dernière, j’espère que je serais plus active cette année! J’en profiterais pour parler de deux réalisateurs coréens que j’adore tout particulièrement, et pour lire quelques romans coréens qui sont dans ma pal depuis un sacré long moment…

Voici les trois logos pour illustrer le challenge, selon que l’on se trouve au début, au milieu ou à la fin du challenge (du 31 janvier au 20 juin 2014).

https://i1.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/0/55/16/25/20140126/ob_0d21a4_printempscoreen2014-1.jpghttps://i1.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/0/55/16/25/20140126/ob_db7fda_printempscoreen2014-2.jpghttps://i2.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/0/55/16/25/20140126/ob_704755_printempscoreen2014-3.jpg

Et en passant, j’ai découvert le challenge Miyazaki organiser par Fleur, impossible de ne pas m’y inscrire à celui là! j’ai quasiment vu tous les films proposés pour le challenge, j’ai vu tous les films de Miyazaki bien sur, et de son fils, mais j’ai encore quelques films des studios Ghibli que je n’ai pas vu et des courts métrages réalisé par Miyazaki. Sans compter que le challenge intègre les romans qui ont inspiré le maitre, cité lors d’une interview. J’ai retenu certains titres qui se trouvent dans ma pal, c’est l’occasion de les dépoussiérés et les lire!

Vous trouverez les liens menant à la liste des films sur le blog de fleur, ainsi que la liste des romans qui ont inspiré Miyazaki.

Le vent se lève – Le dernier film du Maitre

Le Vent se lève : Affiche

de Hayao Miyazaki

4.5/5

Dans les années 20, Jiro rêve d’avion volant dans le ciel, porté par le vent. Myope, il ne pense pas à devenir pilote mais ingénieur. Après de brillantes études, son rêve de créer des avions persiste et devient ingénieur. Son but est de créer un chasseur parfait, sans savoir que sa création deviendra un instrument de guerre.

Le Vent se lève : Photo

Voilà, terminé, Miyazaki a officiellement annoncé qu’il s’arrêtait là, finit les long métrages qui nous ont tellement enchantés, nous emportant dans un tout autre monde, plein de poésie, de magie et de vie.

Le Vent se lève : Photo

J’aurais passé des moments magiques en compagnie de Chihiro, Kiki, Totoro, Mononokee, Porco Rosso, Edgar, Sheeta, Pazu, Sosuke, Ponyo…Pour son dernier film, Miyazaki nous parle d’un personnage qui a réellement existé, un ingénieur passionné d’aviation qui rêve de construire l’avion idéale, dans un pays où la technologie est en retard sur l’Europe ou les Amériques. L’histoire est donc bien plus réaliste que ces autres films. Pas de magie, rien qui ne sorte de l’ordinaire, le seul coté lyrique du film se situe dans les rêves que fait Jiro, et dans lesquels il rencontre Caproni, un ingénieur italien que Jiro adule depuis l’enfance.

Le Vent se lève : Photo

Le vent se lève est donc le film le plus adulte, le plus sérieux, et le moins accessible aux enfants que Miyazaki ait fait. Car si l’enfance et les débuts en tant qu’ingénieur sont encore parlants pour les plus petits, la suite l’est moins, entre problèmes d’adultes, et problèmes d’ingénieurs avec des discussions techniques qui peuvent paraitre obscurs pour les plus jeunes (et pour les plus âgés aussi!). Jiro est un ingénieur hermétique au contexte et aux réalités politiques de son époque, uniquement enfermé dans ses rêves et fantasmes de création d’avion.

Le Vent se lève : Photo

Le film nous parle de constructions d’avion, qui seront forcément utilisés lors de la seconde guerre mondiale, mais les horreurs de la guerre ne sont montrées que de manière subtiles, vers la fin du film, dans les rêves que fait encore Jiro en compagnie de son idole Caproni, et dans lesquels il voit toutes ses créations détruites par les hommes. Car le vent se lève nous parle surtout de création, d’invention, de dépassement de soi, de passion dévorante.

Le Vent se lève : Photo

Ce fut parfois surprenant, le film est beaucoup plus réaliste, plus humain, et les défauts de la nature humaine sont mis en avant. Jiro est un homme passionné par son travail et ses créations, voulant toujours améliorer ses performances, mais il est aussi un être capable d’égoïsme, notamment concernant sa relation avec sa femme, qu’il préfère garder à ses cotés malgré sa maladie, pour ne pas être distrait dans son travail par son absence et bénéficier de son soutien sans borne. Ainsi, au lieu de se sacrifier et de l’a renvoyer se faire soigner au loin, il l’a garde auprès de lui allant jusqu’à fumer à coté de ses poumons malades.

J’ai trouvé que ce film était une parfaite façon de clôturer sa filmographie, par un film plus sérieux, plus personnel aussi, lui qui a toujours été intéressé par les objets volants en tout genre, que l’on peut voir dans presque tous ces films. Les dessins sont d’une extrême précision, visuellement c’est juste magnifique, toujours ce souci du détails dans la flore, les arbres, le ciel, et bien sur les détails techniques des avions, un véritable travail de force, et le rendu est sublime. Sans parler du vent et de sa constante présence parfaitement rendu à l’image, ou encore d’une scène de tremblement de terre vraiment impressionnante à faire peur.

Le Vent se lève : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment Honjo son collègue de travail, Castorp un allemand de passage, et surtout Kayo, la petite sœur de Jiro, toujours énervée, mais tellement attachée à son frère et qui deviendra médecin. Et surtout Kurokawa, son chef si sévère mais au cœur tendre, j’ai adoré le mariage improvisé de Jiro et Naoko devant Kurokawa et sa femme, drôle et touchant!

Le Vent se lève : Photo

En bref, un film magnifique, sur un sujet bien différent de ces autres films et qui peut très bien se résumé par la phrase que les personnages répète “le vent se lève, il faut tenter de vivre” (Paul Valéry). Malgré quelques longueurs, et quelques scènes obscurs, je me suis sentie emportée par Jiro, son destin, ses rencontres, les personnes qui l’entourent, le tout renforcé par la toujours aussi belle musique de Joe Hisaichi. C’est le dernier film de Miyazaki, j’y suis donc allée avec une certaine émotion, mais ce n’est pas mon préféré qui reste et restera Le voyage de Chihiro.