Dernières séances: Opération Beyrouth – Sans un bruit – Sicario 2

Opération Beyrouth : Affiche

John Ham, Rosamund Pike

3.5/5

Beyrouth au début des années 70, la vie est belle pour les expatriés européens et américains. Adam Skiles, un diplomate américain, organise une soirée où tout le gratin est invité. Avec sa femme Nadia, il s’active pour que la soirée reste dans les mémoires et serve sa carrière. Il reçoit cependant la visite de collègues travaillant pour l’ambassade et surtout pour les services secrets. Ils souhaitent emmener sans tarder Karim, un enfant de 13 ans que Adam et sa femme ont recueillis et espèrent adopter bientôt. La CIA veut l’interroger car il est en réalité le frère d’un homme connu pour ses actes de terrorisme dans la région. Karim l’aurait rencontré récemment. Adam n’a pas le temps de réagir, que des terroristes attaquent sa maison pour enlever Karim. Dans la bataille Nadia est tuée. 10 ans plus tard, Adam a fondé son entreprise de négociation entre employeur et employés. Depuis 10 ans, il n’a plus mis un pied au Liban, a mis un terme à sa carrière de diplomate, et n’a plus eu de nouvelle de Karim. Il est alors contacté par la CIA. Cal, un ami du Liban agent secret, a été capturer par des terroristes libanais. Ces derniers souhaitent négocier sa libération uniquement avec Adam.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm, Rosamund Pike

On retrouve le héros de la série Mad men dans le rôle d’un diplomate qui a tout perdu, sa femme, son métier, sa position, son optimisme et qui doit revenir sur les terres sur lesquelles il a vécu tous ces drames pour aider un vieil ami qu’il a laisser derrière lui.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm

Sur fond de guerre du Liban dans les années 80, on déambule dans les rues de Beyrouth défoncées et entre les immeubles en ruines ou criblés de balles. Entre l’OLP, les israéliens qui veulent envahir le Liban, et la CIA qui veut sécuriser sa présence dans la région et assurer ses intérêts personnels,  on suit le personnage d’Adam qui se retrouve dans une situation géo politique qu’il ne maitrise plus.

Ici il n’y a pas de gentils, tout le monde ne pense qu’à son intérêt propre, la paix, la stabilité, tout le monde s’en fou. Faire de l’argent, favoriser sa carrière et s’en sortir sans trop de casse.

Opération Beyrouth : Photo Rosamund Pike

John Ham et Rosamund Pike jouent très bien leurs rôles, j’ai apprécié de voir le seul rôle féminin important être un agent de la CIA maligne, intelligente et débrouillarde, sans qu’il y ait forcément une romance quelque part. Un bon film d’espionnage, sans grande surprise ni originalité, servis par de bons acteurs.

Sans un bruit : Affiche

de John Krasinsky

Emily Blunt, John Krasinzky, Milicent Simmonds

4/5

Dans un futur très proche, la Terre est frappée par l’invasion d’une race probablement extra terrestre, qui attaque tout être vivant. Puissantes, rapides, les créatures semblent être uniquement attirer par le bruit qui leur permet de repérer leurs futures victimes au millimètre près. Les rares survivants doivent donc vivre dans le silence absolu. Les Abott survivent au jour le jour, en espérant qu’aucun membre de la famille ne fasse le bruit de trop. La famille se prépare surtout à l’accouchement prochain de la mère de famille, et à l’arrivée d’un nouveau qui ne pourra pas rester silencieux à volonté.

Sans un bruit : Photo Millicent Simmonds, Noah Jupe

J’adore Emily Blunt, j’étais contente de la voir dans un film, on ne l’a voit pas si souvent que ça. Sans un bruit n’est pas un film d’horreur mais plutôt un film angoissant. On ne rentre pas trop dans les détails de l’origine de ces créatures, ni dans quel état est le reste du monde, mais certains indices nous laissent penser qu’une grande partie de l’humanité n’est plus et que les créatures sont probablement extraterrestres.

Sans un bruit : Photo John Krasinski, Noah Jupe

J’ai beaucoup aimé Sans un bruit, c’est intéressant de suivre la famille et l’adaptation à leur nouvel environnement, les jeux, les relations humaines, les repas, les promenades, la manière de se nourrir et de se ravitailler, avec interdiction d’émettre le moindre son.

Sans un bruit : Photo Emily Blunt

La scène de l’accouchement et tout ce qui suit est particulièrement prenant, tendu, flippant, on a peur pour tous les membres de la famille. Le film n’en fait pas plus que nécessaire, et la fin m’a rappelé un peu mars attacks! Emily blunt est excellente dans le rôle de cette mère courage. Milicent Simmonds qui joue la fille ainée muette de la famille, est sourde et muette dans la vraie vie et est particulièrement douée à l’écran.

 

Sicario La Guerre des Cartels : Affiche

de Stefano Sollina

Benicio Del Toro, Josh Brolin, Catherine Keener

2,5/5

Quelques années après les évènements de Sicario, on retrouve l’ancien procureur Alejandro. Avec Matt Graver, les deux hommes s’attaquent encore aux cartels de drogue à la frontière mexicaine, qui financeraient indirectement des actes terroristes perpétués sur le sol américain. Ils décident de s’en prendre à Carlos Suarez, et pour cela ils doivent s’éloigner des procédures et de la loi. Avec l’accord du gouvernement, les deux hommes décident de monter les cartels les uns contre les autres pour les affaiblir.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Josh Brolin

Au départ, j’étais très sceptique, je n’imaginais pas de suite à Sicario. Et puis après avoir vu les critiques majoritairement positives, j’ai décidé de laisser une chance au film malgré l’absence au casting d’Emily Blunt qui ne reprend pas son rôle de l’agent Kate Macer.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Isabela Moner

Finalement, je n’ai pas apprécié plus que ça cette suite, que j’ai trouvé inutile. Son plus gros défaut c’est qu’elle n’apporte pas grand chose. Le film ouvre sur une scène de terrorisme perpétrée par des arabes musulmans, le nouvel ennemi Hollywoodien, et on se demande ce que ça vient faire dans un film qui parle de cartels mexicains. Tous les clichés passent en quelques minutes, l’explosion dans un supermarché, des tapis de prières bien étalés par terre à la frontière mexicaine…J’ai continué le film en me disant qu’il y aura peut être un lien, une explication, un bouc émissaire ou quoi mais non. En réalité, le film délaisse très vite les terroristes qui sont finalement délogés, originaires des États Unis et qui n’ont pas grand chose à voir avec les cartels, bref, tout ça pour rien donc.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro

Le reste du film reprend un peu les codes du premier Sicario, la musique très angoissante qui ajoutait une dimension supplémentaire aux scènes de suspenses et qui continuent à jouer son rôle ici, la façon de filmer les trajets en voiture vu depuis le ciel, caractéristique du premier Sicario, l’ambiguïté du rôle de la CIA façon barbouze à passer outre toutes les lois existantes notamment avec le personnage de Graver. Moi qui suit fan de Catherine Keener, elle interprète ici un rôle sans importance et assez insipide. Quant à Josh Brolin j’ai trouvé qu’il en faisait trop, son personnage était plus subtile dans le premier film.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Josh Brolin

Seul Benicio del Toro sort son épingle du jeu, j’ai beaucoup aimé le revoir dans le rôle d’Alejandro. Hélas, la scène d’exécution dans le désert (sans vouloir en dire trop), est un peu absurde, on se dit “c’est n’importe quoi”, en voyant la scène même si elle n’est pas impossible…Dommage donc que le scénario ne soit pas à la hauteur d’un personnage aussi intéressant que celui d’Alejandro, surtout quand il est interprété par un si bon acteur. La fin du film laisse penser à une possible suite, en espérant qu’elle soit meilleure.

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Dernières séances: The avengers 3 – L’homme qui tua don Quichotte – Deadpool 2

Avengers: Infinity War : Affiche

The avengers: Infinity war

de Anthony et Joe Russo

Chris Pratt, Robert Downey Jr, Elizabeth Olsen, Chris Hemsworth, Josh Brolin, Mark Ruffalo, Benedict Cumberbath, Chris Evans, Scarlett Johansson, Zoé Saldana…

3/5

On retrouve les héros Marvel, de Iron man à Hulk en passant par Black widow, Black panther, Captain america, Thor…Cette fois ci, les héros se réunissent pour empêcher Thanos de mettre la main sur les pierres d’infinité, qui permettent à celui qui les possède de devenir indestructible et tout puissant.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Hemsworth, Chris Pratt, Zoe Saldana

Bon l’univers Marvel n’est pas toujours parfait. Je n’ai pas aimé les deux premiers Thor, je n’ai pas aimé les deux premiers volets de Captain america, je ne suis pas allée voir le énième spiderman, ni le docteur strange. Mais j’ai beaucoup aimé dernièrement le dernier Thor, Black panther et surtout les Gardiens de la galaxie dont les personnages viennent rejoindre les avengers ici.

Avengers: Infinity War : Photo Winston Duke

J’ai préféré ce 3e volet au second, mais il n’empêche que j’ai été un peu blasée. Je ne peux pas dire que je sois déçue car je ne m’attendais pas à grand chose. Avengers 3e du nom à son lot de scènes d’action, de poursuites, de combat, de blessés. Le film réussi le pari de parler un peu de chaque personnage Marvel, tout le monde à son petit “quart d’heure” de gloire, Thor, Tony Stark, Banner, captain America, Black panther, Black widow, docteur Strange, Spiderman, et les petits nouveaux, les Gardiens de la galaxy, qui ont une bonne place dans le film. Chacun a droit à sa bagarre, à sa blague, à son moment.

Avengers: Infinity War : Photo Benedict Cumberbatch, Benedict Wong, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr.

Certaines scènes sont plus réussies que d’autre, j’ai trouvé le film plus drôle que le précédent, du moins j’ai plus ri que pour the avengers l’ère d’ulltron qui m’avait un peu ennuyé et dont l’humour ne m’avait pas du tout atteint.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Pratt, Pom Klementieff

Un film long mais nécessaire au vue des nombreux personnages principaux et secondaires qui se côtoient. Si ce 3e volet est meilleur que le second, ça reste un film Marvel qui ne restera pas dans mes préférés. Sans rien révéler, la scène finale avec Thanos qui s’amuse à jouer les dieux est pas mal du tout. Les spectateurs sont surpris de ces choix et surtout de finir le film comme ça, même si personne n’est dupe que tout finira par rentrer dans l’ordre dès le prochain film (nan mais qui a crut une seconde que ça allait rester comme ça?? surement personne…). Avengers 4 devrait sortir en mai 2019.

 

L'Homme qui tua Don Quichotte : Affiche

L’homme qui tua Don Quichotte

de Terry Gilliam

Jonathan Pryce, Adam Driver, Joanna Ribeiro, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgard

3.5/5

Toby, réalisateur mégalo et égoïste, débarque en Espagne pour tourner une pub. Devenu célèbre en peu de temps, Toby a pris la grosse tête. Il découvre par hasard un dvd pirate du film qu’il avait lorsqu’il était étudiant et qui lui avait permis de se faire un nom et une carrière. Il se rappelle alors comment il avait mobilisé tout un village isolé pour faire un film sur Don Quichotte. Délaissant le tournage, il décide d’aller voir le village en question…

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Adam Driver, Jonathan Pryce

On l’aura attendu ce film, Terry Gilliam est enfin délivré de son obsession. Je me souviens avoir suivi les déboires, retards et finalement annulation du tournage de son film. Et j’avais été voir le documentaire qui a été filmé sur le tournage du film, Lost in la mancha. J’avais adoré ce documentaire, c’était passionnant et en même temps tragique. La pluie alors qu’il ne pleut jamais, les avions militaire qui débarquent en plein tournage, les acteurs qui ont des problèmes de santé… Un vrai cauchemar. J’ai été étonné qu’il ne lâche pas l’affaire à aucun moment.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo

Si les critiques sont plutôt mitigées, moi j’ai finalement bien aimé le résultat même si j’aurais adoré voir sa version du film à l’époque où c’était Jean Rochefort qui jouait Don Quichotte. J’ai beaucoup aimé la première moitié du film, le cynisme du héros Toby, le tournage, le monde des producteurs, des financiers, j’ai aimé ce coté déjanté et l’escapade de Toby jusqu’au village Los suenos (les rêves), ses retrouvailles mitigées avec les locaux, et en flash back le tournage du film sur Don Quichotte, qui s’est déroulé dix ans plus tôt et qui a laissé des traces.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Jonathan Pryce

J’ai aussi beaucoup aimé le duo Don Quichotte/Toby, leurs aventures extrêmes, j’ai aimé l’humour, les paysages somptueux, les décors naturels, cascades d’eau, forêts, plaines désertiques, on suit avec plaisir la route que prend Toby et Don Quichotte, voyage à travers le temps pour mieux se comprendre. J’ai un peu moins aimé la partie qui se situe dans le château du méchant russe, partie dans laquelle Toby se transforme petit à petit en héros.

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On peut voir dans le film plusieurs clins d’œil aux projets avortés de Gilliam, comme l’allusion aux problèmes de pluie diluvienne que Gilliam avait vécu lors du tournage avec Jean Rochefort. Ou encore la phrase d’introduction au début du film “Après 25 ans de dure besogne et de foire d’empoigne”.

J’ai finalement beaucoup aimé le film. On retrouve le style de Terry Gillliam, j’ai aussi trouvé le film très drôle, bien joué par Jonathan Pryce et Adam Driver, avec en bonus les magnifiques paysages du Portugal et de l’Espagne.

Deadpool 2 : Affiche

de David Leitch

Ryan Reynolds, Josh Brolin, Zazie Beetz, Julian Dennison, Morena Baccarin

3.5/5

On retrouve Deadpool toujours à traquer les méchants et à les déchiqueter de toutes les manières possibles avec son humour bien à lui. Son bonheur est total lorsque sa fiancée lui annonce vouloir des enfants. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu et Deadpool fini en prison haute sécurité, ses pouvoirs de mutant en moins. Tout ce complique lorsque un être mystérieux venu du futur débarque déterminé à vouloir tuer le co-détenu de Deadpool, un enfant mutant de 12 ans.

Deadpool 2 : Photo promotionnelle Ryan Reynolds

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier film, j’avais bien aimé mais en allant le voir je m’attendais à rire plus. L’humour du film ne m’a finalement pas atteint comme il l’aurait du. Le 2e volet est bien meilleur de ce coté là.

Le début du film, sans rien révélé, m’a surpris, je ne m’y attendais pas, sauf 30 secondes avant que la surprise se produise, j’ai commencé à me dire “ah tiens, je crois que la ça va…” et paf la surprise! Dans la salle j’ai bien senti la surprise générale. Le film est drôle même dans ces moments dramatiques, du générique chanté par Céline Dion, avec une présentation de l’équipe technique complètement barrée, jusqu’à la fin et les scènes post générique.

 

Deadpool 2 : Photo Zazie Beetz

L’histoire est complétement cinglée, l’humour complétement barré. On passe un scénario qui reprend les codes des films de super héros mais uniquement dans le but de faire de l’humour. On sent que les scénaristes assument complètement leur scénario en faisant passé la pilule des points faibles par l’humour en se moquant d’eux même. Alors oui c’est drôle mais c’est pas parce que les personnages se moquent des défauts qu’il faut que le spectateur les oublie!

Deadpool 2 : Photo Josh Brolin

J’aime beaucoup Josh Brolin, donc j’étais contente de le voir dans ce rôle de vengeur du futur et j’ai beaucoup aimé le personnage mutant de Domino dont le super pouvoir est d’avoir une chance hors norme, un peu comme le personnage de la série télé Drôle de chance.

Deadpool 2 : Photo Julian Dennison

Un très bon cru ce Deadpool 2, avec un Ryan Reynolds complètement dingue qui se moque de sa propre carrière (green lantern), l’humour est présent même dans les scènes plus dramatiques, quelques surprises, des références incalculables aux autres films de super héros partout, Deadpool passe son temps à se moquer des autres super héros Marvel, en particulier Wolverine qu’il semble jalousé. J’ai passé un très bon moment devant Deadpool 2, que j’ai trouvé bien meilleur que le premier volet.

 

Dernières séances: Senses 1,2,3,4 et 5

Senses 3&4 : Affiche

de Ryusuke Hamagushi

Sachie Tanaka, Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura

3/5

De nos jours à Kobe, 4 jeunes femmes de 37 ans sont amies et se retrouvent régulièrement pour des activités en groupe, quand leurs emplois du temps respectif le permet. Akari est infirmière, divorcée sans enfants et célibataire, Jun est mariée et sans enfants, Sakurako est mariée, mère d’un ado et femme au foyer, enfin Fumi est mariée et travail dans la communication d’évènements. Lors d’une soirée un peu arrosée en compagnie de nouvelles connaissances, les masques tombent un peu. Fumi avoue devant ses amies incrédules à quel point son travail la pèse et parle sans détour de la vie de femme célibataire. Jun se lance à son tour et choque son entourage en avouant qu’elle a entamé une procédure de divorce depuis un an et que les choses se passent mal. S’en suit tout une remise en question des 4 jeunes femmes sur leurs amitiés et se demandent si elles se connaissent aussi bien qu’elles le pensaient.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Senses se divisent en trois films, Senses 1&2, Senses 3&4 et enfin Sense 5, la première partie étant celle qui dure le plus longtemps avec une séance de 2h20. Ce premier film prend le temps de présenter les 4 jeunes femmes, leurs vies, leurs vies de couple, leurs vies professionnelles, et puis leur relation lorsqu’elles se retrouvent ensemble. J’ai vraiment eu un peu de mal avec les réactions des personnages principaux. Les femmes sont toujours dans la retenue, jamais elles ne craquent vraiment, se laissent aller et leurs sentiments sont étudier avec froideur, presque cliniquement, ce qui donnent parfois des scènes d’analyse un peu étrange, presque inhumaine. Heureusement certaines scènes plus “humaines”, nous permettent de mieux appréciées la personnalité des personnages.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Akari est une infirmière exemplaire, qui a l’expérience mais qui s’emporte aussi beaucoup par rapport à ses autres amies. Elle est aussi plus intransigeante, ne voit pas les nuances et reste trop dans l’excès. Tout le contraire de Fumi qui exprime le moins ce qu’elle ressent. Même avec son mari, ça manque de vie, d’émotion, aucune expression de joie ou de tristesse. Tout semble glisser sur elle et pourtant dans certaines scènes on devine que ça boue sous la surface.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi

Je ne me suis pas ennuyée durant le premier film, malgré la durée on a envie d’en savoir plus sur chacune des femmes. J’ai beaucoup aimé voir la vie de famille de Sakurako, une femme qui semble effacée qui ne vit que pour entretenir la maison, préparer à manger afin que son mari et son fils ado n’aient rien à faire d’autre que de s’occuper de leurs personnes. Heureusement que les sorties de groupe lui permettent de sortir de chez elle. Sakurako est l’épouse japonaise par excellence. J’ai beaucoup aimé sa relation tout en finesse avec sa belle mère. Jun reste le personnage le plus mystérieux, c’est elle qui disparaitra sans raison à la fin du premier film. Son couple est étrange, on a du mal à cerner son mari, les scènes au tribunal sont rudes pour Jun et nous permettent de mieux comprendre son mal être. J’ai beaucoup aimé la scène dans laquelle son mari vient la voir à l’improviste.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

J’ai été surprise de voir que le second film, qui ne dure qu’1h25 était bien plus ennuyant. Autant je n’ai pas vu le temps passé avec les 2h20 du premier, autant j’ai eu du mal à garder les yeux ouverts pour le second. Les scènes sont bien plus longues et certaines choses n’ont pas trouvé d’intérêt à mes yeux. J’ai adoré les scènes autour de Sakurako, sa relation avec sa belle mère plus approfondie, le petit drame que vit la famille à travers les bêtises du fils, la lâcheté du père. Par contre, pour ce qui est du reste, j’ai trouvé les choses un peu vide, notamment la fin lorsque les personnages viennent à une lecture et qu’on se tape toute la nouvelle lu par la romancière. Nouvelle qui ne m’a pas intéressée et qui m’a fait sentir le temps passé.

Senses 3&4 : Photo

En allant voir le dernier épisode, je m’attendais à autre chose. Les couples se révèlent, les personnalités aussi. Sakurako décide de faire ce qu’elle a envie et sa manière d’avouer sa nuit passée dehors à son mari est encore une fois froide. La réaction du mari qui se retient devant sa femme est surprenante, surtout une fois qu’il se retrouve dehors et que le mari craque devant des passants qui font semblant de ne rien voir. Je n’ai pas toujours compris les réactions et paroles des personnages. Autant on peut comprendre Sakurako, autant Akari est fidèle à elle même, autant je n’ai pas trop compris la décision de Fumi.

J’ai été tout de même déçu par ce dernier film. Je pensais voir un peu plus de conclusion, une fin, un point, mais la fin du film est semblable aux deux autres épisodes, se terminant comme si juste derrière un autre épisode était prévu sauf que non. J’ai été déçu aussi par l’absence de Jun, un personnage très intéressant. Il y a de beaux moments dans ces films, de belles scènes, quelques face à face intenses, de beaux portraits de femmes jouées par d’excellentes actrices et des moments de mise en scène réussis, mais à la fin on se dit, “tout ça pour ça”. Il manque vraiment un gros quelque chose pour en faire un bon film.

Dernières séances: L’ile aux chiens – Place publique

L'Île aux chiens : Affiche

L’ile aux chiens

de Wes Anderson

4/5

Bryan Cranston, Bill Murray, Edward Norton, Scarlett Johansson, Liev Schreiber, Jeff Goldblum, Tilda Swinton, Greta Gerwing, Yoko Ono

4/5

Dans un futur proche, les chiens de la ville de Megasaki au Japon, sont bannis des rues et des foyers pour être exilés sur une ile qui sert de décharge géante. En effet, le maire qui est le descendant d’une famille qui a toujours adulée les chats et donc détestée les chiens, profite du fait que ces derniers soient contaminés par une grippe canine, pour retourner la population contre eux et les isolés. Sur l’ile, la vie des chiens est difficile. Poubelle, détritus, eaux usées, les chiens sont livrés à eux même loin de leurs maitres. Un jour, un orphelin que le maire a adopter par charité, décide de se rendre sur l’ile pour retrouver son chien, qui fut le premier à être envoyé sur l’ile aux chiens.

L'Île aux chiens : Photo

L'Île aux chiens : Photo

Wes Anderson nous présente un nouveau film animé après l’excellent fantastic mr fox. J’ai beaucoup aimé l’ile aux chiens, même si je garde une préférence pour fantastique mr fox, dont j’avais préféré l’histoire.

L'Île aux chiens : Photo

Techniquement, c’est magnifique, chaque scène est construite avec précision. On suit la meute de chiens qui tente de survivre sur cette ile polluée, en essayant de garder l’espoir de jours meilleurs. Les conversations entre les chiens sont souvent teintées d’humour, notamment lorsque l’un des chiens raconte les rumeurs et autres cancans qu’il a entendu. Il y a des moments très drôles, d’autres plus émouvants, c’est inventif, originale, on s’attache très vite à ces chiens malades, à leur amitié avec le petit garçon à la recherche de son chien Spot.

L'Île aux chiens : Photo

Un message écologique, la dénonciation de la corruption politique, Wes Anderson permet à son film d’être vu par les petits et grands, chacun y trouve son compte selon le niveau de lecture, avec un casting voix royale.

Place publique : Affiche

Place publique

de Agnès Jaoui

Agnès Jaoui, Jean Pierre Bacri, Héléna Noguerra, Lea Drucker

3/5

Castro, animateur d’émission à succès, se fait vieux et ne supporte pas les signes de vieillesse. Il se rend dans une maison de campagne en dehors de Paris pour la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie, Nathalie, qui organise une grande fête. Il y a aussi Hélène, l’ex femme de Castro qui est aussi la sœur de Nathalie, Nina la fille de Castro et d’Hélène, Vanessa la nouvelle copine de Castro, un agriculteur du coin qui fait des légumes bio, un jeune youtubeur que Nathalie aimerait produire…Tandis que la fête se déroule, les rancœurs et les non dits se dévoilent…

Place publique : Photo Jean-Pierre Bacri, Yvick Letexier

Je ne vais pas voir tous les films de Bacri ou de Jaoui, mais en générale je suis plutôt bonne publique devant leurs films. J’aime beaucoup Bacri dans le rôle du bougon, du cynique, du blasé. Dans Place publique il joue Castro, un animateur télé qui présente une émission populaire dans laquelle il invite des gens célèbres pour passer au crible leurs vies privées. Il a dépassé les 60 ans depuis quelque temps et n’arrive pas à accepter son age. Le temps passe vite devant ce film dont l’histoire est sans grande prétention. Pas de mise en scène particulière, pas de rebondissements surprenants, juste une fête, des parisiens mégalo centrés sur leurs petits problèmes, des personnages attachants malgré tout, et le petit monde des médias, hypocrite, changeant, bipolaire.

Place publique : Photo Agnès Jaoui, Léa Drucker

Nathalie la productrice de télé opportuniste, Hélène la militante qui n’a pas oublié ses idéaux, Castro devenu cynique et blasé avec les années, Nina qui se venge de ses parents dans les romans qu’elle écrit. C’est drôle, les dialogues sont bien écrits, il y a une réflexion autour de l’age et de la vieillesse, la manière dont on se voit et dont les autres nous voit. La scène dans laquelle Castro apprend que leur ami de 60 ans sort avec la fille de Nathalie qu’il a connu bébé résume bien le tout. Castro trouve ça normal que l’ami en question soit attirée par une petite jeune et qu’il a bien raison d’en profiter, que d’être vieux c’est moche, être jeune c’est la beauté. Nathalie outrée, lui balance alors la nouvelle des producteurs qui veulent continuer de produire son émission mais avec un animateur jeune car Castro est devenue trop vieux. Castro se voit encore jeune, mais les gens extérieurs le voit différemment.

D’ailleurs je n’ai rien lu sur ça sur internet, mais pour moi le personnage de Castro est tout simplement calqué sur Ardisson, même coupe de cheveux, même fringues noirs, même style d’émission qui dure depuis des années, même âge, même habitude de sniffer de la coke…Un film bien interprété, drôle, qui détend et diverti, c’est déjà pas mal.

 

Dernières séances: Ready player one – The third murder

Ready Player One : Affiche

de Steven Spielberg

Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Tj Miller, Simon Pegg, Mark Rylance

3.5/5

En 2045, le monde est en crise et l’humanité victime de dépression dans une société qui n’a pas oublié la consommation à grande échelle. Pour oublier un monde déprimant et un quotidien morose, la majorité de la population se réfugie dans l’OASIS, un monde virtuel dans lequel les participants accèdent à l’aide d’une paire de lunette, les propulsant dans cet univers fantasmé. Dans l’OASIS, un chômeur peut devenir un champion adulé, une mère au foyer peut devenir une aventurière, une femme obèse peut être une femme au corps de rêve. L’OASIS fut créer 20 ans plus tôt par un génie de l’informatique James Halliday, que tous les joueurs de l’OASIS vénèrent. A sa mort, le créateur a laissé un message à tous les joueurs: des easter eggs (bonus cachés) ont été disséminés partout dans l’univers de l’OASIS. Celui qui découvrira les 3 easter eggs deviendra le propriétaire de l’entreprise qui gère l’OASIS et donc milliardaire. Pour le jeune Wade Watts, qui vit pauvrement avec sa tante, trouver les easter eggs c’est l’objectif de sa vie. Après avoir trouvé le premier egg grâce à une intuition payante, il attire l’attention de IOI, la société rivale de l’OASIS qui espère mettre la main sur le contrat de propriété du jeu le plus utilisé au monde.

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Ready player one est un vrai film de geek, avec des références aux années 80 à gogo, Indiana Jones, les Goonies, les films de John Hugues…Au délà des années 80, le film fait défiler toutes sortes de références, Last action hero, les films de samaourai cultes japonais, certains manga  qui ont marqué leur époque comme Akira, Gundam…et bien sur Ready player one c’est aussi un gros hommage aux jeux vidéo et à ces codes, avec les bonus, les avatars, les easter eggs ou bonus cachés, les munitions, les vies supplémentaires, les sauvegardes, les solutions et autres “trucs” pour passer un niveau ou battre un boss…

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Le scénario du film  n’est pas des plus original et reste dans la veine des films pour ado des années 80, à savoir une équipe de gentils ado ou jeunes adultes, le coté David contre Goliath, le gros méchant qui ne laisse pas de place au doute (on retrouve un peu les éléments du film les Goonies). Le film se veut une gentille analyse d’un monde dans lequel le virtuel est devenu plus important que le réel. Ici, la majorité des adultes n’ont pas de quoi se réjouir ou espérer de meilleures lendemain et la majorité se réfugie donc dans ce jeu virtuel géant, dans lequel chacun peut être ce qu’il souhaite être, jusqu’à l’apparence. Mais heureusement pour Ready player one, le film ne tombe jamais dans la facilité de dire que le virtuel c’est le mensonge, le mal et la réalité le bien. Les deux mondes doivent se compléter.

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Ready player one rend hommage aux films des années 80 sans pour autant faire un film des années 80. Il s’inscrit dans son époque en nous présentant une société qui pourrait être la notre d’ici quelques décennies. Un film divertissant et sympa à voir, avec notamment le jeune Tye Sheridan découvert dans l’excellent Mud.

The Third Murder : Affiche

The third murder

de Hirokazu Kore Eda

Masaharu Fukuyama, Koji Yakusho, Suzu Hirose

4/5

Un avocat accepter de reprendre une affaire, celle d’un homme qui a avoué le meurtre d’un chef d’entreprise. Accusé de meurtre et de vol, il encourt la peine capitale. Alors que l’avocat essaye de garder une distance et de ne penser qu’à la stratégie qui lui permettra d’éviter la peine de mort à son client, il découvre certains faits qui l’amènent à se demander qu’elle est la vérité autour de ce meurtre.

The Third Murder : Photo

Ceux qui suivent mes chroniques ciné savent que je suis une fan inconditionnelle (ou presque) de monsieur Hirokazu Kore Eda. J’en ai vu beaucoup et finalement, il n’y a que Air doll qui ne m’a pas emballé. Mon favoris reste Still walking, et juste après Après la tempête. Ses films parlent souvent de la famille, des relations entre les différentes générations. Dans third murder, l’histoire est surtout policière, un meurtre, un procès, un coupable qui avoue, tout semble simple et pourtant non.

The Third Murder : Photo Masaharu Fukuyama

Au travers de cette histoire dont on découvre les dessous au fur et à mesure, Hirokazu Kore Eda nous présente le métier d’avocat, celui de juge, la justice hypocrite comme certains aspects de la société japonaise. Ici, l’ordre et l’équilibre sont plus important que la vérité. Finir un procès dans les temps et sans remous c’est plus important que la justice.

The Third Murder : Photo Koji Yakusho, Masaharu Fukuyama

Le film est beaucoup plus sérieux et dramatique que les chroniques familiale qu’on a l’habitude de voir, mais l’histoire est intéressante et prenante, les acteurs tous très bons, et malgré tout une pointe d’humour avec le personnage du père de l’avocat, ou encore le personnage de la secrétaire du cabinet d’avocat qui apporte beaucoup d’humour. Seul bémol le lenteur du film. Les nombreuses scènes de conversation entre l’avocat et le coupable par exemple, sont souvent inutilement longues, pas dans le contenu des dialogues, au contraire, mais dans la façon qu’ils ont de se parler, un morceau de phrase, un long silence, suivant de la suite de la phrase, etc etc. Somnoleurs s’abstenir sous peine d’endormissement.

 

Dernières séances: La nuit a dévoré le monde – La forme de l’eau – Hostile – Mektoub my love

La Nuit a dévoré le monde : Affiche

La nuit à dévoré le monde

de Dominique Rocher

Anders Danielson Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant

3.5/5

Un soir, Sam passe récupérer des affaires dans le nouvel appartement de son ex copine. Il tombe en plein milieu d’une grosse fête. Pour ne pas être dérangé pendant qu’il cherche ses affaires, Sam s’enferme dans une pièce au fond de l’appart et s’endort. Le lendemain, il découvre avec horreur un appartement chamboulé dont les murs sont recouverts de sang. Très vite, Sam réalise que durant la nuit la population parisienne a été contaminé par un virus zombie. Sam, enfermé dans cet immeuble parisien va devoir s’organiser pour survivre.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Anders Danielsen Lie

Le cinéma de genre en France aujourd’hui c’est très rare, suffisamment pour que ça me motive à aller voir ce que ça donne. Ces dernières années les films de zombie on en a eu pas mal, à commencer par 28 jours plus tard et sa suite 28 semaines plus tard, world war z, ou encore shaun of the dead dans un registre moins sérieux. Du coup, les zombies j’en ai un peu marre, mais j’étais curieuse de voir ce que ça donne du point de vue français. Ici le film privilégie plutôt la survie du héros. Enfermé dans cet immeuble, il explore les différents appartements à la recherche de toute nourriture, eaux, et autres accessoires qui pourraient l’aider à rester en vie avec un certain confort sans avoir à sortir de son immeuble.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Golshifteh Farahani

Bien sur il y a quelques scènes de zombie, comme lorsque le héros explore les appartements un à un et est attaqué par un couple et leur fillette, ou encore le médecin de l’immeuble devenu zombie enfermé dans la cage d’ascenseur. La scène où le héros prend le risque de sortir pour sauver un chat qui n’a pas besoin de secours est aussi assez flippante. Mais si le film n’accumule pas trop les confrontations entre Sam et les zombies, les scènes dans lesquelles ils se rencontrent sont tendues.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Anders Danielsen Lie

J’ai senti ma tension montée d’un cran à chaque fois que sa route croise un zombie ou même à chaque fois que sa route va potentiellement croiser un zombie. Une tension très forte ressort du film, hypertendu s’abstenir ou alors c’est moi qui a vieillie, les sensations fortes ne sont plus de mon age…Dommage que, comme souvent, le film ne prenne pas la peine de se mouiller et être plus créatif sur les causes du mode zombie, du comment et du pourquoi. L’absence totale de média reste un peu trop gros. Bizarrement, le héros ne tente à aucun moment d’allumer la télé ou la radio pour savoir ce qui se passe en dehors de son pâté de maison.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Affiche

La forme de l’eau

de Guillermo del Toro

Sally Hawkins, Micheal Shannon, Richard Jenkins, Octavia Spencer

4/5

Dans les années 50, Elisa est muette et travaille de nuit comme femme de ménage parmi de nombreuses autres femmes au sein d’un complexe militaro scientifique. Sa vie est une routine bien huilée et elle partage ses heures libres avec son voisin, un vieux monsieur solitaire, homosexuel, Giles, avec qui elle aime regarder des comédies musicales. Un jour, une créature étrange est amenée sur son lieu de travail, sur laquelle les scientifiques semblent faire des expériences. Elle découvre vite que la créature est aussi torturée par l’homme qui l’a capturé, Strickland, un homme sadique. Une relation amicale nait alors entre Elisa et la créature.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo

J’avais adoré Le labyrinthe de pan de Guillermo del Toro mais j’avoue que la bande annonce ne m’a pas emballée plus que ça au moment de sa sortie, d’où mon retard pour voir ce film. Au départ, je devais aller voir Avant que nous disparaissions mais je suis arrivée un peu juste pour la séance et j’en ai profité pour essayer La forme de l’eau.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo

J’ai bien aimé finalement, le film est très agréable à regarder, un coté rétro vraiment sympa et très bien fait, entre les costumes, les cafés, les films, les cinémas de l’époque. Les premières minutes du film se concentrent sur le quotidien qui se répète d’Elisa, ce qui permet de prendre le temps de la connaitre et de s’attacher à son personnage. J’ai beaucoup aimé l’amitié entre Elisa et sa collègue de travail jouée par la géniale Octavia Spencer que j’aime beaucoup ou encore son amitié avec son voisin Giles.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo Sally Hawkins

Le film, au delà de la romance étrange entre Elisa et la créature de l’eau, nous parle de la différence, de l’étranger, de l’inconnu. Bien sur il y a la créature que Strickland considère comme une bête sauvage, comportement identique à certains occidentaux qui découvraient des civilisations inconnues, et qui considéraient toutes les civilisations différentes de la leur comme des non civilisations, des non humains, et donc des bêtes sauvages que l’on peu détruire, tuer, torturer ou réduire à l’esclavage. Mais la forme de l’eau montre aussi la différence plus moderne à travers le personnage de Giles qui a souffert toute sa vie de solitude à cause de son homosexualité dans une société qui ne l’a tolère pas, ou encore avec quelques allusions aux droits civiques, comme Giles qui refuse de regarder les info qui diffusent des images violentes d’afro américains persécutés par la police ou encore la scène où un couple afro américain est rejeté à cause de leur couleur.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo Richard Jenkins, Sally Hawkins

On comprend que au delà du coté romantique et fantastique, Guillermo del Toro à voulu faire passer des messages contre le racisme et pour le droit à la différence, l’acceptation de l’autre…

Je ne me suis pas ennuyée, les acteurs étaient tous très bons, de la fragile Sally Hawkins au sadique Micheal Shannon en passant par Octavia Spencer ou Richard Jenkins. L’histoire est bien menée, bien racontée, il y a des moments très poétiques, d’autre émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour. On retrouve ce mélange de poésie et de scène un peu gore comme on le voyait déjà dans le labyrinthe de pan. Si j’ai aimé le film, pour moi 3 billboards aurait du remporter l’oscar du meilleur film.

Hostiles : Affiche

Hostiles

de Scott Cooper

Christian Bale, Rosamund Pike,

4.5/5

1892, le capitaine Blocker a passé toute sa carrière militaire à se battre contre les indiens, tuant et massacrant des familles entières sans scrupule. Alors qu’il est sur le point d’être rendu à la vie civile, son supérieur lui assigne une dernière mission, celle d’emmener jusqu’au Montana, un vieux chef indien mourant, Yellow Hawk, pour qu’il puisse mourir sur sa terre natale. Il est prisonnier depuis plusieurs années dans le camp militaire du Nouveau Mexique. Blocker n’a aucune envie d’accompagner un indien pour un voyage de plusieurs semaines, mais la mission est une demande expresse du président en personne. Avec une équipe réduite, il emmène le chef, son fils, sa belle fille, sa fille et son petit fils à travers les paysages sauvages et rudes de l’ouest. Sur leur route ils croisent Rosalie Quaid, une jeune femme qui vient de connaitre l’horreur absolue…

Hostiles : Photo

De Scott Cooper j’ai vu et apprécié Les brasiers de la colère et Crazy heart sans pour autant que ce soit des coups de cœur. Pour Hostiles on atteint le cran du dessus. Je dois dire que j’ai fortement hésité entre 4/5 et 4.5/5, car il y a une chose qui m’a un peu agacé durant le film.

Hostiles : Photo Rosamund Pike

On plonge tout de suite dans le vif du sujet, la scène d’ouverture est forte, poignante et à ne pas montrer à tout le monde. La suite du film est classique dans sa construction puisqu’il s’agit d’un voyage long et difficile à travers les paysages magnifiques, hostiles, dangereux, enchanteurs, trompeurs de l’Amérique sauvage. Nous sommes en 1892 et le monde change, le chemin de fer apporte la “civilisation”, les bonnes manières et les gens plus éduqués et instruits sur des terres qui n’ont connu que massacres, tueries, violences, vengeances. Mais le capitaine Blocker est d’un autre temps, celui où l’indien était l’ennemi, alors difficile pour lui d’obéir aux ordres d’une ère nouvelle.

Hostiles : Photo Christian Bale, Wes Studi

J’ai aimé le parcours, les paysages, le rythme du film, l’histoire, j’ai aimé la relation entre Blocker et ses hommes, entre Blocker et les indiens qu’il apprend à connaitre. J’ai aimé qu’il n’y ai ni gentil ni méchant, on voit aussi bien les blancs que les indiens être violents. Les blancs ne sont pas tous des racistes violents, les indiens ne sont pas tous des sages innocents. Le film nous rappelle que les blancs on détruit le mode de vie des indiens, les ont chassé, massacré, mais il rappelle aussi qu’avant l’arrivée des blancs, les indiens ne vivaient pas en paix les uns avec les autres, que les guerres existaient déjà entre eux, comme c’était le cas entre les occidentaux.

Hostiles : Photo Rosamund Pike

Christian Bale est excellent dans le rôle de ce capitaine qui peut faire preuve de violence extrême et parfois faire preuve d’une humanité surprenante. Rosamond Pike marque encore plus les esprits, je n’en dirais pas plus mais elle est extraordinaire dans le rôle de cette femme fragile et forte, la scène d’ouverture est impressionnante. J’ai donc adoré ce western réaliste, mais j’hésite toujours entre 4/5 et 4.5/5 car il arrive des choses difficiles à la petite troupe durant leur voyage vers le Montana, et j’ai trouvé certaines épreuves de trop. La violence, la vie difficile, la haine et les horreurs qui peuvent surgir n’importe quand, ok, mais parfois quand c’est trop ça devient un peu absurde et ça perd de sa puissance. Une épreuve ou deux en moins n’aurait en rien enlever à la difficulté de vie des personnages.

Mektoub My Love : Canto Uno : Affiche

Mektoub my love

d’Abdellatif Kechiche

Shain Boumedine, Ophélie Bau, Salim Kechiouche, Lou Luttiau, Alexia Chardard, Hafsia Herzi

4/5

Amine revient dans sa ville natale sur la cote d’azur après un an d’étude universitaire à Paris. Décidé à arrêter ses études de médecine, Amine est passionné de cinéma et de photo et reste dans l’espoir de percer dans ce domaine. C’est l’été, les vacances, il fait beau et chaud et Amine renoue avec sa famille et ses amis d’enfance. Il y a Ophélie, Tony son cousin, sa mère, ses tantes, des copines plus ou moins proches, des oncles, et puis deux filles rencontrées sur la plage, Charlotte et Céline. Plage, boite de nuit, nature, bar, resto, alcool, drague, séduction, cancan, ragot, amitié, amour, déception, espoir…

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Alexia Chardard, Hafsia Herzi

De Kechiche, j’ai vu et beaucoup aimé L’esquive et La graine et le mulet. Je n’étais pas trop motivée pour aller voir Mektoub my love pour l’unique raison qu’il dure 3h et que je n’ai pas trop la patience! peur de m’ennuyer, de m’endormir.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo

Mektoub my love n’est pas un film de suspense ou d’action, Kechiche film la vie quotidienne de cette jeunesse libre, indépendante, vivante sans que le scénario inclut des rebondissements. Amine, sa famille, ses amis, passent leur temps à la plage, dans les bars, le resto familiale, en boite de nuit, ils se draguent, se séduisent, rigolent, s’amusent, profitent de l’été, du soleil. C’est l’insouciance, la désinvolture, c’est la vie au jour le jour sans penser au lendemain. Certaines scènes sont inutilement allongées, comme la scène de fin en boite de nuit, la scène de la naissance d’un chevreau. Le film aurait pu durer 1h de moins sans que ça enlève quoique ce soit à la qualité du film.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Shaïn Boumedine

Et pourtant on ne s’ennuie pas. Le film est finalement assez hypnotisant. Mektoub my love est prévu pour être suivi par deux autres films, d’où cette impression de voir surtout une grande présentation des nombreux personnages. Alors évidemment, on a vraiment le temps d’apprendre qui est qui, la personnalité de chacun, à s’attacher à chacun d’eux, avec leurs défauts et qualités. La naïve et gentille Charlotte, la sulfureuse Céline, il y a Ophélie qui trompe son copain avec Tony un coureur de jupon mythomane, les tantes d’Amine…

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Ophélie Bau, Shaïn Boumedine

En réalité, Mektoub my love est un film social, un film sur les gens, leurs mœurs, leurs interactions, un film sur la psychologie des gens. Les ragots, l’idée que l’on se fait des gens, la véritable personnalité de ces personnes, celui qui cherche à être aimé à tout prix, celle qui ne peut pas s’empêcher de critiquer dans le dos des autres, celle qui parle trop, celle qui ne dis jamais rien…il y a certaines scènes prenantes, comme la conversation des tantes sur la plage, ou encore la naissance du chevreau qu’Amine prend en photo.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Hafsia Herzi, Shaïn Boumedine

J’ai beaucoup aimé tous les personnages, j’ai aimé découvrir leur personnalité, de découvrir ce qui se cache derrière les premières impressions, les apparences, j’ai aimé découvrir les défauts des uns et des autres, j’ai aimé les relations entre les personnages, c’est parfois banal de réalisme. Amine est un personnage neutre, qui ne prend pas part concrètement aux vacances. Il ne drague pas, ne boit pas, s’amuse un peu sur la plage, son personnage est un observateur, il se nourri de ce qu’il voit, il apprend des autres et prend plaisir à observer en intervenant le moins possible.

Une belle brochette de jeunes acteurs débutants tous excellents et le plaisir de revoir Hafsia Herzi après La graine et le mulet. C’est aussi très bien filmé, certains plans sont vraiment beaux, même si on en a un peu marre au bout de 3h de film, de voir à chaque plan les fesses de l’une ou l’autre des jeunes actrices.

Dernières séances: Moi Tonya – Lady bird – The disaster artist

Moi, Tonya : Affiche

Moi Tonya

de Craig Gllepsie

Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan

4/5

Tonya Harding n’a pas eu une enfance facile, entre un père absent et une mère violente et abusive. Elle grandit sur des patins à glace et sa mère s’est jurée d’en faire une championne. Battue et souvent humiliée par cette dernière Tonya s’entraine plus que les autres et devient vite l’étoile montante du patinage en étant la seule américaine à faire le triple axel en compétition. Pourtant elle reste la bête noire de la fédération américaine de patinage qui ne voit pas au delà des tuniques de mauvais gout et de l’origine sociale de Tonya qui ne fait pas rêver. Pourtant malgré les désillusions et injustices, Tonya persiste dans ce sport.

Moi, Tonya : Photo

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

J’étais très intriguée par ce film car l’affaire Tonya Harding/Nancy Kerrigan je l’ai vécu devant mon petit écran. A l’époque, je ne ratais pas une compétition de patinage artistique à la télévision et c’était beaucoup plus diffusée qu’aujourd’hui. C’était une époque peu glorieuse pour ce sport, synonyme d’injustice, de complaisance, de corruption et d’hypocrisie. Je me souviens encore du podium sur lequel la pauvre Surya Bonaly avait retiré sa médaille d’argent alors qu’elle aurait mérité l’or, médaille injustement attribuée à une autre pour cause de racisme ni plus ni moins, sport qui n’était pas habitué à voir autre chose que des jeunes filles bien blanches…Je me souviens que souvent, les dés étaient jetés avant même que les patineuses n’entrent sur la glace. Ainsi, une patineuse favorite du jury finissait toujours sur la première marche même si elle chutait durant son programme alors qu’une outsider qui faisait une bien meilleure performance n’avait aucune chance de dépasser la favorite sur le podium uniquement parce qu’elle n’était pas assez connu du jury. Du gros délire quoi.

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie, Sebastian Stan

Je me souviens donc de toute l’histoire Harding Kerrigan, les photos de cette dernière en pleure après avoir eu le genou frappé par une barre de fer, la campagne de haine à l’encontre de Harding, son craquage sur la glace avec son histoire de lacet cassé et ses larmes. Je me souviens aussi du regard plein de haine que Kerrigan lance à la gagnante des J.O., Oksana Baiul, lorsqu’elles se retrouvent sur le podium…

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

Le film remet un peu les pendules à l’heure. Non Kerrigan n’est pas la petite princesse, l’héroïne qu’il faut protéger, et non Harding n’est pas le monstre dépeint dans les journaux. J’ai beaucoup aimé le film. Est ce que cela retranscris la vérité? est ce que Tonya Harding n’était vraiment pas la commanditaire de l’attaque? on ne le saura peut être jamais mais j’aime croire cette version, celle d’une fille obnubilée par la réussite sur la glace, entourée que de bras cassés ou de personnes malveillantes, et qui aura accumulé la malchance.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney

Margot Robbie joue parfaitement une Tonya forte, déterminée, capable du meilleur comme du pire, au tempérament de tigresse. Une bosseuse qui a toujours subi les coups et les humiliations, d’une mère d’abord, d’un mari ensuite. Et puis bien sur la grande Allison Janney, actrice que j’adore depuis que je l’ai découverte lors de la diffusion de The west wing, dans le rôle de CJ. Depuis j’adore la voir au cinéma, elle est vraiment talentueuse, même si on la voit surtout dans des seconds rôles. J’ai été très contente de la voir remporter son oscar pour le rôle de la mère de Tonya, une mère violente, autoritaire, humiliante.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney, Mckenna Grace

Le film baigne constamment dans un humour cynique, dure, on rit beaucoup dans certaines scènes, et j’ai aimé cette façon qu’on les personnages de raconter directement à la caméra leurs histoires.

Lady Bird : Affiche

Lady bird

de Greta Gerwing

Saoirse Ronan, Laurie Metcalf

3/5

Septembre 2002, Christine “ladybird” entame sa dernière année au lycée privé dans lequel ses parents ont tout sacrifié pour l’y envoyer. Durant son année de terminale, Ladybird va grandir, apprendre beaucoup sur elle et sa famille, va découvrir ses premières désillusions et va apprendre les problèmes personnels de ses parents, qu’elle occultait jusqu’ici. En un mot, l’ado Ladybird va en quelques mois devenir l’adulte Christine.

Lady Bird : Photo Laurie Metcalf, Saoirse Ronan

Nommé dans plusieurs catégories aux oscars, en sortant de la salle j’ai compris pourquoi finalement Lady bird n’avait rien remporté. Saoirse Ronan joue une ado très crédible. Fonceuse, Ladybird n’a pas peur de grand chose, elle ose beaucoup. Elle rêve de vivre dans les grandes maisons bourgeoises du quartier riche de la ville, elle rêve de rencontrer le grand amour, mais surtout elle rêve d’être accepter dans une université de la cote est. La Californie, elle en a marre, et Sacramento encore plus, comme toute ado qui a grandit au même endroit toute sa vie, Lady bird rêve de changer d’air et de prendre son envol loin du domicile familiale.

Lady Bird : Photo Beanie Feldstein, Saoirse Ronan

Lady Bird : Photo Lucas Hedges, Saoirse Ronan

C’est souvent mignon, tendre, pas naïf, ladybird ne va pas connaitre une année facile, elle va vivre plusieurs expériences, des hauts et des bas. Premiers amours, relation difficile avec sa mère, difficulté de trouver sa place, ou ce pourquoi on est doué ou pas. Laurie Metcalf qui joue la mère retient mon attention, j’ai aimé l’amitié des deux ados, j’ai aimé me plonger dans le quotidien banal de cette ado comme il y en a beaucoup mais au finale, si on passe un bon moment durant le film, on ne le garde pas longtemps en mémoire.

The Disaster Artist : Affiche

The disaster artist

de James Franco

James Franco, Dave Franco, Seth Rogen

4/5

Greg Sestero, 19 ans, rêve de devenir acteur. Depuis quelques mois il prend des cours de comédies, mais il faut se rendre à l’évidence, Greg est mauvais, timide, tendu. C’est lors de ce cours qu’il rencontre Tommy Wiseau, un homme plus âgé, qui n’a aucune gêne, aucune retenue. Malgré ses vêtements et une coupe de cheveux étranges, Tommy se fiche de l’opinion des autres et Greg aimerait pouvoir ressentir ça. Après avoir sympathiser, Tommy lui propose de venir avec lui à Los Angeles dans son appartement, afin de tenter leur chance à Hollywood. Ils se promettent de s’aider et de se soutenir mutuellement jusqu’à percer dans le monde du cinéma. Mais au bout de plus d’un an, il faut se rendre à l’évidence, personne ne veut d’eux sur un plateau. Ils ont alors l’idée de faire leur propre film, Tommy écrit un scénario et engage tout une équipe technique.

The Disaster Artist : Photo Charlyne Yi, Dave Franco, Kelly Oxford (II), Paul Scheer, Seth Rogen

The disaster artist c’est l’histoire vrai de Tommy Wiseau, un homme mystérieux qui ne dit ni son âge, ni ses origines, ni surtout d’où lui vient tout l’argent qu’il dépense sans compter sur le tournage du film. Cet homme qui rêve de devenir une star du cinéma, mais qui n’a pas le talent d’acteur, finit par produire et réaliser son propre film dans lequel il occupe le rôle principal. Film qui va s’avérer si nul qu’il en devient comique et donc culte. Résultat de recherche d'images pour "the disaster artist"

Le film nous raconte la rencontre entre les deux hommes qui rêvent d’être acteurs, leur arrivée à Los Angeles, leurs désillusions, leurs échecs, les casting qui ne donnent rien. La partie la plus intéressante du flm reste bien sur le tournage. Comment Tommy, avec son argent sorti de nulle part, engage une équipe technique, loue des studios et du matériel, engage des acteurs, écrit un script, comment le tournage se déroule au fil des semaines.

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Beaucoup d’humour, surtout durant le tournage, une amitié hors norme entre les deux hommes, un James Franco très bon dans le rôle de cet homme qui n’a pas de talent mais qui n’abandonne pas son rêve pour autant. Et puis une scène finale qui marque par l’émotion qu’elle dégage, c’est l’avant première du film de Tommy en présence des acteurs et de l’équipe qui ont tous beaucoup souffert lors du tournage. On rit de bon cœur avec le reste du public, et on est en même attendri par la réaction de Tommy.