Your name de Makoto Shinkai

Your Name : Affiche

de Makoto Shinkai

4.5/5

Mitsuha, 17 ans, vit avec sa petite sœur et sa grand mère dans une toute petite ville de la campagne japonaise. Sa mère est morte quand elle était petite et son père a quitter le domicile pour faire campagne en politique et devenir le maire de la ville. Mitsuha est héritière d’une vieille famille aux traditions anciennes et importantes, surtout pour sa grand mère, mais l’adolescente rêve de vivre dans une grand ville comme Tokyo. De son coté, Taki, lycéen, vit à Tokyo avec son père. Il espère devenir un jour architecte. Mais un jour, il se réveille dans le corps de Mitsuha et Mitsuha se réveille dans le corps de Taki. Ces expériences étranges se reproduisent à plusieurs reprises, et les deux ados résignés, décident de se laisser des messages dans leur téléphones portables respectifs afin d’expliquer à l’autre ce qui s’est passé lors de leur journée d’échange. Les deux ado ont pris gout à cet échange et à vivre une vie différente le temps de quelques heures. Mais un jour, Taki ne se réveille plus dans le corps de Mitsuha. Il est alors décidé à aller la voir pour la rencontrer.

Your Name : Photo

Je n’étais pas très motivée pour voir ce film surtout parce que la bande annonce ne m’avait pas totalement convaincu, et puis en lisant les critiques très positives de pratiquement tous le monde, que ce soit la presse ou des spectateurs, je me suis dis qu’il fallait faire l’effort d’aller le voir. Et j’ai bien fait!

Your Name : Photo

On retrouve dans Your name, des thèmes qui reviennent souvent dans les films précédent du réalisateur, en tout cas ceux que j’ai pu voir c’est à dire 5 cm par seconde et Voyage vers Agartha. On retrouve une héroïne qui a perdu un de ses parents, on parle de deuil, d’âme sœur, de chemin qui se rencontre puis se sépare, le poids de la destinée et la part de hasard dans les vies des personnages. On retrouve aussi la beauté des paysages de Shinkai, notamment tout ce qui tourne autour des ciels étoilés.

Your Name : Photo

J’ai beaucoup aimé Your name. Mitsuha est une ado tiraillée entre ses devoirs ancestrales hérités de sa grand mère et son envie de modernité, d’une vie sans contrainte, d’une vie loin de la campagne étriquée dans laquelle elle vit pour l’énergie d’une grande ville. Les scènes d’échanges entre Mitsuha et Taki sont vraiment réussi, bien exploité, très drôle surtout. Mitsuha apporte son coté féminin et spontanée dans la vie un peu timide de Taki et Taki apporte plus de force et de colère dans la vie de Mitsuha. La moitié du film est donc vraiment réussi et très drôle, avec les échanges par mail et journal virtuel entre Taki et Mitsuha qui se tiennent au courant de la journée qu’ils ont passé dans le corps de l’autre. Le film change de ton quand on découvre une chose surprenante dans l’intrigue et le fil de l’histoire. Les choses deviennent un peu plus sombre, un peu plus dramatique, du moins pour un temps.

Your Name : Photo

Your Name : Photo

Les dessins sont très beaux aussi, il y a une très belle lumière. J’ai beaucoup aimé me promener dans la maison familiale, dans la campagne de Mitsuha et dans les rues peuplées de Tokyo, notamment dans le quartier de Shinjuku.

Un film très réussi donc, bien supérieur à 5cm par seconde que j’avais trouvé un peu frustrant et que Voyage vers Agartha qui était intéressant mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur. Your name m’a énormément plut, entre moment très drôles et passages un peu plus émouvant, on s’attache beaucoup aux personnages. Je pense que ce film vu un peu tardivement, va venir bouleversé un peu mon classement des films vus en 2016.

 

Dernières séances: Vaiana

Vaiana, la légende du bout du monde : Affiche

Vaiana

de

3.5/5

Vaiana, fille du chef, vit sur son ile avec ses parents et sa grand mère. Il fait bon vivre sur l’ile entourée de récifs de coraux, les fruits poussent en abondance, les pêcheurs ramènent tout le poisson nécessaire, les fleurs et palmiers poussent partout, tout le monde est heureux. Vaiana est dès son plus jeune âge bercée par les légendes de son peuple, notamment la légende de Maui, le demi dieu. D’après sa grand mère, Maui aurait autrefois volé le cœur de la déesse ce qui engendrera avec le temps la stérilité de la terre et des eaux. Vaiana a toujours été très attirée par l’eau et par la navigation, mais son père lui interdit formellement de dépasser la barrière de corail. Vaiana grandit et prend peu à peu ses nouvelles responsabilités de futur chef du village. Mais l’appel du large est toujours fort, et le jour où la terre ne donne plus de fruit et que les pêcheurs ne rapportent plus de poisson, Vaiana sait qu’elle doit rapporter le cœur et pour cela trouver d’abord Maui le demi dieu.

Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

Voici le dernier né des studios Disney. Cette fois ci l’héroïne est une jeune femme polynésienne, et l’histoire se situe dans un passé lointain, sans réelles précisions. On suit donc Vaiana, fille du chef du village, qui habite une ile paradisiaque dont le peuple ne s’éloigne jamais de la cote et ne dépasse jamais la barrière de corail. Vaiana est tout le temps attirée par la mer, par l’exploration, et aimerait beaucoup naviguer, au grand désespoir de son père qui souhaite voir sa fille prendre sa suite en tant que chef.

Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

Je n’étais pas particulièrement motivée pour aller voir Vaiana, mais finalement, j’ai beaucoup aimé. L’héroïne ne s’éloigne pas beaucoup des stéréotypes des héroïnes Disney récentes, une jeune fille jolie, loin d’être bête, qui se découvre une destinée, et qui va prendre des risques pour l’accomplir, quitte à aller contre l’autorité parentale. De ce coté là rien de nouveau, mais Vaiana reste attachante. Pareil pour son compagnon de route, Maui le demi dieu qui apporte beaucoup d’humour, notamment grâce aux interactions avec ses tatouages qui prennent vie.

Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

Les paysages et décors naturels sont particulièrement réussi, le vert des forêts tropicales, le sable, la mer, tout y est très beau, on a très envie de se rendre en Polynésie à la fin du film! J’ai aussi beaucoup aimé toute la légende autour de la déesse de la nature, les légendes et histoires que racontent la grand mère de Vaiana. Visuellement le film est très beau, notamment les magnifiques nuits étoilées au milieu de l’océan. Bien sur, ça reste un Disney classique et donc son lot de chanson. J’étais plutôt contente de n’entendre que peu de chansons sur Raiponce, ou encore dans le dernier que j’ai vu (mais un style très différent) Zootopie.

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Mais avec les ravages de la reine des neiges, forcément Disney réitère son envie de pousser la chansonnette avec un peu trop de chanson à mon gout, mais encore une fois, ça passe, notamment avec l’humour introduit par le personnage de Maui, qui dira à Vaiana que si elle se met encore à chanter, il piquera une crise. On sent la volonté d’attirer les enfants avec des chansons, mais d’instiller un peu d’humour en se moquant des même chansons pour plaire aux adultes qui accompagneraient malgré eux leurs enfants au cinéma.

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C’est un film qui rentre dans la dernière vague Disney à savoir des héroïnes fortes, jeunes, jolies, courageuses et déterminées, qui ont souvent une destinée à accomplir et une place à trouver dans le monde et qui n’ont pas du tout besoin de la présence d’un prince ou d’un héros à leur coté. Un film visuellement très beau, très sympathique, qui a le mérite de faire rire et de faire voyager.

Manchester by the sea

Manchester by the sea : Affiche

Manchester by sea

de Kenneth Lonergan

Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler, Lucas Hedges

4/5

Lee Chandler est concierge dans un complexe d’immeuble à Boston. Solitaire, Lee n’attend rien de la vie ni de personne. Il reçoit un jour un coup de fil lui annonçant la mort de son frère ainé, Joe. Il décide de rentrer dans sa ville natale, s’occuper de l’enterrement de son frère et surtout voir si son neveu de 16 ans, qui se retrouve orphelin, n’a besoin de rien. Mais pour Lee, le retour dans sa ville d’origine est une dure épreuve. Que c’est il passé pour que Lee soit si traumatisé?

Manchester by the sea : Photo Casey Affleck, Lucas Hedges

J’ai adoré Manchester by the sea. J’ai aimé la construction du film. Il dure 2h18 mais on ne voit pas le temps passé, et pourtant il ne se passe pas énormément de rebondissement. Le film passe du présent au passé de manière fluide et sobre, nous montrant la vie des deux frères, en des temps plus heureux. Lee était un homme comblé entouré d’une belle famille, et aidait son frère Joe qui élevait son fils seul.

Manchester by the Sea : Photo Casey Affleck, Kyle Chandler

On est donc pris dans l’histoire, je me suis tout de suite intéressée à Lee, ses blessures, me demandant ce qui avait pu lui arriver pour le traumatiser à ce point, pour qu’il n’ait plus envie de revenir dans sa ville natale. La scène qui nous montre l’horreur qu’il a vécut prend aux tripes, le réalisateur prend le temps de faire monter la tension, sans qu’on ait la moindre idée de ce qui va se passer. Et la scène qui suit les évènements dans le commissariat, avec un Lee absent, choqué, détruit est vraiment magnifique, dure, violente dans sa passivité, tout comme la réaction de son frère et son père. Casey Affleck est vraiment l’un des meilleurs acteurs de sa génération, il est bluffant. J’ai aussi beaucoup aimé Kyle Chandler dans le rôle de Joe.

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On passe beaucoup de temps avec Lee, sa relation avec son neveu, sa détresse, ses essais pour essayer de reprendre le dessus. Un beau film qui ne verse pour autant pas dans le mélo ou le pathos, pas de violons, pas de tire larme malgré le sujet difficile et les drames qui frappent la famille de Lee.

Star wars rogue one

Rogue One: A Star Wars Story : Affiche

de Gareth Edwards

Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Madds Mikkelsen, Forest Withaker, Donnie Yen

4/5

Alors que l’empire règne en maitre sur la galaxie et que la république est définitivement enterrée, Jyn Erso vit cachée sur une planète déserte avec ses parents. Son père, un scientifique de génie, a déserté l’empire pour ne pas avoir à achever la construction d’une arme suprême permettant la destruction totale d’une planète, l’étoile de la mort. Mais l’empire à vite fait de retrouver les fuyards, d’assassiner la mère de Jyn et d’enlever son père pour qu’il termine son travail. Jyn a réussit à se cacher et est finalement élevée par Gerrera, un dissident de l’empire et ami d’Erso. Plusieurs années plus tard, Jyn est une adulte marginale qui tente de survivre. Elle est enlevée par la rébellion qui se bat contre l’empire. L’alliance rebelle demande à Jyn de partir en mission avec le capitaine Cassian afin de renouer contact avec Guerrera, le seul a connaitre le lieu où Erso est tenu captif…

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Diego Luna, Felicity Jones

Le voilà enfin le spin off de star wars, en attendant la sortie de l’épisode 8 en décembre prochain. Au départ, je n’étais pas emballée par le choix de l’histoire exploitée. Entre les innombrables personnages secondaires, histoires parallèles, légendes, que ce soit dans un passé très lointain ou entre les différentes trilogies et épisodes, il y avait de quoi faire, alors quand ils annoncent que le spin off racontera l’histoire des rebelles qui réussirent à voler les plans de l’étoile de la mort, j’ai été un peu déçue. Cette histoire n’est qu’une petite anecdote dans toute la trilogie, et il n’y a pas de jedi qui intervient parmi les personnages principaux.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Diego Luna, Felicity Jones

Mais la bande annonce avait finit par me convaincre, j’étais plus qu’enthousiaste après l’avoir vu et je n’ai pas été déçue!

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Ben Mendelsohn

Cette fois ci, la force et les jedis ne sont que secondaires voir inexistant. Jyn Erso a eu quelques années de bonheur dans son enfance, au sein d’une famille aimante, mais l’empire a tout fracasser sur son passage comme d’habitude. Jyn grandit auprès de l’ami de son père, un dissident de l’empire qui avec les années devient parano et fanatique. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jyn qui au départ, reste cynique, froide, détachée. Elle ne cherche pas à savoir si son père est en vie, elle ne cherche pas à combattre l’empire, l’ennemi de sa famille, elle survie au jour le jour et n’attend rien de la vie.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Donnie Yen

Le capitaine Cassian est un peu du même acabit, lui aussi à beaucoup perdu à cause de l’empire, lui aussi est froid et détaché, mais lui par contre, met sa vie au service de l’alliance rebelle pour détruire l’empire. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment Mads Mikkelsen dans le rôle de Galen Erso.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Diego Luna, Felicity Jones

Il y a les ingrédients qui font le succès de star wars, des batailles dans l’espace, des courses poursuites, de l’action. Par contre, il n’y a pas beaucoup  d’humour. Il y a quelques touches par ci par là tout de même, mais l’ambiance est plus sérieuse, le désespoir plus palpable. Les personnages mettent leur vie au service d’une cause, pas pour eux même mais pour le bien du plus grand nombre, sans recevoir ni gloire ni remerciement.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo

Comme pour l’épisode 7, les effets spéciaux sont au service de l’histoire, les personnages sont  bien développés, profonds, complexes et intéressants, on prend le temps de les connaitre. Certains thèmes chers à l’univers star wars sont repris ici, combattre l’oppression, garder l’espoir, croire en sa destinée, la solidarité et l’amitié. Jyn est au départ froide et détachée de la réalité notamment lorsque le capitaine Cassian lui demande si ça ne lui fait rien de voir les drapeaux de l’empire flotter partout et qu’elle répond qu’il suffit de regarder ailleurs. Elle finira par s’investir totalement dans sa mission.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Donnie Yen, Jiang Wen

Bon ça reste du star wars, donc coté réalisme on repassera. Les batailles dans l’espace font toujours autant de bruit malgré le fait qu’on soit dans l’espace, et la scène dans laquelle on voit dark vador se tenir sur les bords déchiquetés de son vaisseau impériale, pour voir ses ennemis s’enfuir, sans pour autant être aspirer dans le vide sidérale, mais avec simplement sa cape flotter au vent comme remuer par une simple brise, m’a fait un peu rire!

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Donnie Yen

On a droit à la résurrection de Peter Cushing dans le rôle de Tarkin grâce à une technique motion picture, le résultat est étrange, on a l’impression de voir un visage de plastique, mais j’ai trouvé le rendu pas si mal, en tout cas mieux que celui de la princesse Leia jeune qu’on voit à la fin, et qui donne l’impression de voir un personnage de jeu vidéo. Mais au final, je n’en vois pas l’intérêt, Tarkin aurait très bien être absent ou remplacer par un autre gradé de l’empire.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Felicity Jones

Je m’attendais à la fin puisque dans la trilogie on entend vaguement que cette mission fut un gros sacrifice, mais je n’étais pas sur que ça finirait quand même de cette manière. Un très bon film donc, de beaux personnages, et une histoire bien construite. On peut apprécier même si on est pas fan de star wars.

Dernières séances: Louisa en hiver – Sully – Swagger – Premier contact

Louise en Hiver : Affiche

de Jean François Laguionie

4.5/5

Louise, une dame très âgée, passe toutes ses vacances d’été dans la ville balnéaire Bigilen sur mer. La ville a pour particularité de ne vivre qu’en été, et de fermer entièrement toutes ses portes dès le 1er septembre. La ville ne vit qu’au rythme des vacanciers. Mais Louise rate le dernier train à cause d’une horloge en panne, et doit se résoudre à rester dans sa maison. Le téléphone ne marche pas, et Louise passe les trois premiers jours enfermée chez elle, à cause d’une violente tempête. Finalement, Louise décide de partir à pied, en suivant les voies ferrées, mais ces dernières sont englouties sous les flots à cause de la marée. Elle décide alors de rester à Bigilen sur mer, en attendant que sa famille vienne la chercher, quelqu’un finira bien par se rendre compte de son absence.

Louise en Hiver : Photo

Je suis une grande fan du travail de Jean François Laguionie. J’ai vu la plupart de ses films, Le château des singes, l’ile de Black Mor, Le tableau…C’est rare aujourd’hui de pouvoir admirer un dessin animé qui ne soit pas totalement en image de synthèse, de beaux dessins, de belles couleurs, qui servent une histoire bien construite.

Louise en Hiver : Photo

Louise en hiver nous raconte les états d’âme d’une vieille dame seule, qui se retrouve isolée dans une ville morte, avec aucun moyen de communiquer avec le monde extérieur ou pour appeler à l’aide. On l’a voit s’installer sur la plage, se construire une petite cabane, s’étonner de voir le climat plus doux et plus agréable que celui de l’été, de sentir la mer chaude, le sable chaud, d’admirer les animaux qui ont repris possession de la plage maintenant que tous les vacanciers sont partis.

Louise en Hiver : Photo

J’ai adoré voir son quotidien, son ménage, ses promenades, la voir pêcher, casser des vitrines de magasins pour prendre ce dont elle a besoin, entendre sa voix stoïque, déterminée, qui prend les choses comme elle vienne sans jamais se démonter. La voir se demander pourquoi à noël, aucun membre de sa famille n’est venue la chercher. Car Louise disparaitra une année entière sans que personne dans son entourage ne s’inquiète de sa disparition. C’est la seule chose qui la dépite, bien qu’elle apprécie de plus en plus sa vie de solitaire.

Louise en Hiver : Photo

Les images sont justes sublimes, chaque plan donne l’impression de voir un tableau, les couleurs sont douces. Quand Louise s’assoit sur le sable chaud, on a l’impression d’être avec elle sur cette plage déserte. On replonge avec Louise dans une jeunesse depuis longtemps oubliée, on l’a voit enfant puis adolescente, confier ses craintes à un cadavre en décomposition, un anglais parachutiste mort durant la seconde guerre mondiale. C’est souvent drôle, poétique, beau, jamais triste, ni mélancolique et j’adore la fin avec les quelques mots que Louise écrit dans son journal et qui nous font comprendre qu’elle est décidée à repasser le prochain hiver seule et isolée à Biligens sur mer. Un beau petit bijou à ne pas manquer!

Swagger : Affiche

Swagger

de Olivier Babinet

3,5/5

Dans une banlieue difficile de la région parisienne, une caméra va à la rencontre de jeunes collégiens, entre 12 et 15 ans. D’origine maghrébins, africains ou indiens, les ados parlent de sécurité, de liberté, de futur, de perspective, de rêves, de religion, de solidarité, d’amitié, des relations qu’ils ont les uns avec les autres.

Swagger : Photo

Après avoir vu la bande annonce de Swagger, j’avais très envie de voir ce film documentaire, qui semblait être décalé et drôle. En réalité, ça n’est pas si drôle que ça, et pas du tout décalé. On écoute ces ados face caméra, qui se lâchent petit à petit et parle de tous les sujets possibles et imaginables. Ils témoignent avec leurs mots, leurs expressions, leurs façons parfois décousues de parler, pour sortir parfois des choses étonnantes, intelligentes, matures.

Swagger : Photo

La mise en scène reste étrange, certains éléments fictionnels viennent parfois s’intégrer dans le récit. J’ai trouvé ces éléments inutiles, mais qui ne gâchent rien pour autan,t d’autant que le film est très court. Il y a quelques moment très drôles, notamment lorsque l’un des ados raconte les péripéties des héros des Feux de l’amour, qui aurait pu croire que la nouvelle génération regardait encore les tribulations de la famille Newman? Ou encore quand Naila, l’une des plus jeunes intervenantes, nous parle de sa théorie concernant Mickey et Barbie, des personnages diaboliques et cauchemardesques!

Swagger : Photo

C’est assez frappant de les entendre parler de leurs futurs, de leurs ambitions, de leurs rêves, de les voir se considérer comme des non français. Pour eux, la France et les français se sont les “blancs de souches ” comme ils ont du l’entendre sans cesse dans la bouche des politiciens relayés par les journalistes. On comprend alors leur sentiment de frontière quand ils disent “bah les français…enfin nous aussi on est français mais…”, ça résume beaucoup de choses.

Swagger : Photo

Swagger n’est pas le film drôle et décalé auquel je m’attendais, mais entendre les paroles de ces ados qui parlent librement est assez étonnant, certaines figures marquent beaucoup comme cette jeune fille très solitaire, qui n’a jamais su faire confiance aux autres depuis qu’une enseignante en maternelle l’a brimer. Ou encore l’ado originaire d’Inde, qui se défoule en jouant de la batterie comme un pro et qui ne porte que des costumes cravates.

Sully : Affiche

Sully

de Clint Eastwood

Tom Hanks, Aaron Eckhart

4/5

L’histoire de Sully, pilote pour une compagnie aérienne américaine, qui n’a pas d’autre choix que d’amerrir sur l’Hudson, suite à la perte des deux moteurs.

Sully : Photo Tom Hanks

Au départ, le film ne me faisait pas particulièrement envie, je ne voyais pas comment on pouvait faire un long métrage basé uniquement sur un amerrissage d’urgence après un vol qui n’a duré que 4 minutes. Finalement, la bande annonce m’a interpellé et le fait que ce soit Clint Eastwood qui réalise m’a convaincu.

Sully : Photo Aaron Eckhart, Tom Hanks

Finalement, j’ai été surprise de voir que le film ne contient aucun ralentissement, aucune redite, rien qui remplisse inutilement une histoire qui tient en deux lignes. On voit le capitaine Sully qui après avoir sauver la vie des 155 passagers de son vol, est acclamé en héros par la presse et la foule, mais qui est mis au pilori par l’aviation civile et l’administration fédérale, qui estime qu’après la perte de ses deux moteurs, il aurait pu aisément faire demi tour vers l’aéroport, au lieu de risquer un amerrissage difficile.

Sully : Photo Aaron Eckhart, Tom Hanks

J’ai beaucoup aimé le film, les doutes qui assaillent le capitaine, les pontes de l’aviation civile qui met le doute à Sully sur sa décision d’effectuer un amerrissage. On peut voir l’amerrissage catastrophe du point de vue des hôtesses, des passagers, de la tour de contrôle et des secouristes, sans jamais ressentir des répétitions.

Sully : Photo Tom Hanks

Le film est court, et malgré l’absence de suspense, vue que tout le monde connait l’histoire, on ressent une forte tension du début à la fin. On vit l’instant d’angoisse des passagers, le professionnalisme des hôtesses, le sang froid du capitaine et de son second. La scène d’amerrissage est impressionnante comme la sortie des passagers sur les ailes de l’avion, sur une eau à 2 degrés, dans l’attente des secours.

Tom Hanks est parfait dans le rôle du capitaine qui garde son froid et qui relâche la tension qu’une fois qu’il apprend qu’officiellement aucun passager n’est mort. La seule chose que j’ai trouvé inutile, ce sont les coups de fil entre Sully et sa femme, des scènes que j’ai trouvé un peu fausses.

Premier Contact : Affiche

Premier contact

de Denis Villeneuve

Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Withaker

4/5

12 vaisseaux extraterrestres se positionnent un peu partout autour du globe à quelques mètres du sol. Aux États Unis, en Amérique du sud, en Angleterre, en mer noire, en Russie, en Australie, au Japon, en Chine, en Afrique et en Océanie. En tant que spécialiste en science du langage, Louise Banks est contactée par l’armée afin d’entrer en contact avec les extraterrestres. En effet, dans chaque vaisseau, une équipe est envoyée afin de crée un contact et de communiquer avec les extraterrestres qui ont l’air pacifiques. Louise doit découvrir le but des extraterrestres.

Premier Contact : Photo Amy Adams

J’avais adoré le dernier film de Villeneuve, Sicario fut un coup de cœur l’année dernière. Cette fois ci, il se lance dans la SF. Au départ ce n’est pas vraiment originale, puisque douze vaisseaux se positionnent partout à la surface de la Terre, et les humains essayent de nouer un contact avec eux.

Premier Contact : Photo Amy Adams, Jeremy Renner

Sans rien dévoiler, j’ai beaucoup aimé le film mais le coté SF est un peu un prétexte pour parler d’autre chose. Premier contact nous parle de langage, de communication, du manque de communication. L’histoire personnelle de l’héroïne se mêle à l’histoire de ce premier contact mondiale. Je préfère ne pas trop en dire, mais j’ai beaucoup aimé tout ce qui tourne autour de la destinée de Louise qui l’accepte pleinement, son passé, son présent et son futur qui s’entremêlent.

Premier Contact : Photo

Premier Contact : Photo Amy Adams, Forest Whitaker, Jeremy Renner

J’ai trouvé la manière de traiter visuellement les extraterrestres assez originale. Ici Villeneuve prend le risque de ne pas jouer sur les mystères, et de nous montrer les extraterrestres, l’intérieur de leur vaisseau. J’ai trouvé ce traitement assez originale, on essaye ici de ne pas voir ça d’un œil humain, le vaisseau ne connait pas les mêmes règles de gravité, d’atmosphère et de pression que celles des humains. Les scènes dans lesquelles Louise, Ian et les militaires entrent dans le vaisseau pour aller communiquer avec les extraterrestres sont très tendues, on vit le stress et l’appréhension que ressent Louise. Le langage des extraterrestres est lui aussi très originale, on ne s’y attend pas.

Premier Contact : Photo

Le film est très prenant, on ne s’ennui pas une seconde, il y a une tension palpable qui m’a rappeler celle que j’avais ressenti avec Sicario. Il y a beaucoup d’originalité dans la manière de traité les extraterrestres, et même si il y a un coté un peu utopiste, j’ai beaucoup aimé.

Les animaux fantastiques de David Yates

Les Animaux fantastiques : Affiche

de David Yates

Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Alison Sudol, Dan Fogler, Colin Farrell

3.5/5

1926. Norbert Dragonneau débarque à New York. Ce sorcier passionné de créatures magiques espèrent éditer bientôt un livre parlant de ces animaux, de leurs importances, et d’éveiller la conscience des sorciers envers ces créatures. Alors qu’il compte se rendre en Arizona pour rendre sa liberté à un oiseau magique très rare, qu’il garde avec d’autres animaux dans une valise magique, il se retrouve mêlé à une histoire qui ne le concerne pas. La ville est attaqué par une force presque invisible, qui prend la forme d’un voile noire, et qui s’attaque aux êtres non magiques. La présidente du monde magique de New York craint que l’existence des sorciers ne soit bientôt révélée aux êtres non magiques (ou moldus). Norbert se retrouve embarqué dans cette affaire avec Jacob Kowalski, un être non magique qui rêve d’ouvrir sa propre boulangerie, et Tina Goldstein, aurore rétrogradée après un scandale.

Les Animaux fantastiques : Photo Alison Sudol, Katherine Waterston

Les Animaux fantastiques : Photo

Je suis allée voir ce film sans trop d’attente particulière et j’ai été plutôt contente du résultat. On replonge dans l’univers Harry Potter, sans vraiment y replonger tout à fait. Ici, pas de Poudlard, pas d’élève, pas de professeurs, les personnages principaux sont déjà adultes. Norbert peut paraitre un peu asocial au premier abord, avec son obsession des animaux magiques et son manque d’intérêt pour les humains. Mais on apprend à l’apprécié et à le connaitre, notamment avec la scène très réussie de la visite de sa valise. Il emmène Jacob, ce moldu embarqué malgré lui dans cette histoire magique, pour lui montrer sa passion. Sa valise renferme en réalité une dimension magique qui regroupe tous les environnements des animaux qu’il héberge. La scène est très réussie visuellement, et permet au spectateur de s’attacher beaucoup mieux au personnage de Norbert.

Les Animaux fantastiques : Photo

Les Animaux fantastiques : Photo Colin Farrell, Eddie Redmayne

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment le personnage de Jacob qui découvre le monde magique par hasard. Ce petit gros, qui ne sort pas du lot, qui bosse dans une usine et qui n’arrive pas à réunir les fonds nécessaire pour réaliser son rêve, celui d’ouvrir une boulangerie, afin de rendre hommage à sa grand mère, en vendant les créations de cette dernière. J’ai aussi beaucoup aimé Tina, même si ce fut plus long, un peu comme pour le personnage de Norbert. Cette ancienne aurore qui rêve d’un succès dans son travail dans l’espoir de retrouver son rang perdu. Et puis Queenie, la jeune sœur de Tina, un peu légère, qui lit dans les pensées. J’ai beaucoup aimé son personnage, elle apporte pas mal d’humour et son duo avec Jacob est attachant.

Les Animaux fantastiques : Photo Dan Fogler, Eddie Redmayne

Visuellement c’est très réussie. On retrouve pas mal de thèmes déjà présent dans Harry Potter, la maltraitance, l’enfance, les marginaux, l’obscurantisme, la soif de pouvoir. On part d’un personnage quasi inconnu dans la saga Harry Potter et on développe une histoire bien plus complexe, qui tiendra en cinq volets. On devine clairement que Grindewald, ce mage noir très puissant qui essaiera de répandre le mal, à l’instar de Voldemort, et qui sera arrêté par Dumbledore, sera au centre des intrigues. C’est prometteur, il faut dire que l’univers d’Harry Potter est quasi infini entre les très nombreux personnages, et les très nombreuses histoires passées.

 

Dernières séances: Mademoiselle – Chouf – Sing street – Moi Daniel Blake

Mademoiselle : Affiche

Mademoiselle

de Park Chan Wok

Kim Min Hee, Kim Tae Ri, Jung Woo Ha

4/5

Dans les années 30, en Corée, Sookee est une jeune pickpocket élevée par une arnaqueuse et revendeuse de bébés orphelins. L’un de leur complice occasionnelle propose à Sookee de l’aider à arnaquer la belle et naïve Hideko, une riche héritière. Pour cela, il s’est crée tout un personnage de faux comte japonais, qui va aller séduire la riche héritière afin de toucher l’argent et qui se débarrassera d’elle dans un asile psychiatrique quelques jours après le mariage. Cette dernière vit sous la coupe d’un vieil oncle sévère, et il faudra donc séduire la belle au point de la convaincre de fuir pour se marier. Le rôle de Sookee est simple, elle doit gagner la confiance d’Hideko afin de la convaincre d’épouser le comte.

Mademoiselle : Photo Kim Tae-Ri

De Park Chan Wook j’ai vu tous ces films depuis Sympathy for mr vengeance (je suis un cyborg, thirst, lady vengeance, Stoker, Old boy). Mademoiselle a eut droit à des critiques dithyrambiques dans la presse, mais mon avis sera moins extatique.

Du coté esthétique du film, c’est vrai que Park Chan Wook est très doué, rien à redire, les décors, les costumes, les paysages, la manière de filmer, certains plans sont de vrais tableaux. Le film suit d’abord le point de vue de Sookee, cette jeune femme doué pour le pickpocket et les petites arnaques, qui va vite avoir le tournis dans la chambre de mademoiselle Hideko, avec toutes ses robes, ses bijoux, ses tiroirs remplis de gants, et ses armoires remplies de chaussures. Elle va vite s’attacher aussi à Hideko, cette jeune femme enfant, qui n’est jamais sortie de la maison de son oncle, chez qui elle est arrivée quand elle était petite, après la mort de sa mère. Entre manoir anglais d’un coté et maison traditionnelle japonaise de l’autre, la maison vacille entre escalier digne d’un palace, salle à manger à l’anglaise, et porte de papier de soie.

Mademoiselle : Photo

Ce que j’ai aimé dans le film, c’est la présence de l’humour durant quasiment tout le film et l’intrigue, les rebondissements, les surprises. Certes je n’ai pas été surprise au point d’écarquiller les yeux , mais agréablement surprise par des retournements de situations pas assez originale pour surprendre vraiment, mais qui viennent réveiller le spectateur qui risquerait de se laisser endormir par la torpeur de la première partie qui est centrée sur la relation Sookee/Hideko.

Mademoiselle : Photo Kim Min-Hee

Le coté érotique est poussée parfois à l’extrême dans le sens où on avait pas besoin d’en voir autant pour que ce soit efficace. La scène dans laquelle Hideko lit à voix hautes les livres pervers de son oncle pour ses invités, ou encore la scène dans laquelle Sookee lime la dent d’Hideko sont plus efficace que la scène beaucoup trop longue dans laquelle les deux femmes passent à l’action. Pareil pour la scène finale d’ailleurs, sur le bateau, qui donne plus l’impression que Park Chan Wook à voulu se faire plaisir une dernière fois, plutôt que de servir le film et l’intrigue. Et bien sur, c’est filmer par Park Chan Wook donc on oublie pas la scène bien gore à la fin du film! Malgré ses 2h25, on ne s’ennuie pas, on ne trouve pas le temps long et il n’y a pas de moment trop lent, bien que le film aurait pu être plus court en enlevant certaines répétitions du au changement de point de vue. Pas le film que j’ai préféré de Park Chan Wook mais un bon film quand même.

Chouf : Affiche

De Karim Dridi

Sofiane Khammes, Foued Naba, Zine Darar

4/5

Dans les quartiers nord de Marseille, la vie des cités est régulée par le business de la drogue et les descentes de flics. Sofiane a eut la chance de réussir dans ses études et d’être admis dans une école de commerce à Lyon. Il rêve d’ouvrir un fast food dans son quartier avec son frère Slim qui lui, est devenu dealer pour gagner sa vie. De retour dans son quartier pour quelques jours de vacances, Sofiane renoue avec ses amis d’enfance et passe du temps avec son frère. Mais un soir Slim est abattu en bas de son immeuble. Sofiane décide de rester et de découvrir qu’elle était la vie de son frère dans le réseau et qui a pu l’abattre. Ce qui n’est pas du gout des autres dealers.

Chouf : Photo Mohamed Ali Mohamed Abdallah, Sofian Khammes, Zine Darar

Chouf nous parle des quartiers difficiles de Marseille, loin des clichés. C’est ce que j’ai aimé dans ce film, les personnages ne sont pas caricaturaux, ni les personnages féminins ni les personnages masculins. Sofiane n’est pas le gentil garçon qui a réussi, il a un passé, mais ce n’est pas non plus le gros dur capable de violence pour venger son frère.

Chouf : Photo Sofian Khammes

Le film nous montre le deal de drogue sans fioriture, à la limite du documentaire, du simple guetteur au chef de réseau, en passant par les fournisseurs, par les dealers, par les flics corrompus qui tentent de garder un équilibre et une paix sociale au sein de la cité, tout en se faisant de l’argent. Sofiane débarque dans tous ces trafics et avec son oeil d’étudiant en commerce, apporte son grain de sel pour mieux rentabiliser les affaires.

La violence est filmé sans romantisme ni envergure, c’est simple, rapide, dure, impitoyable, sans musique ni effet de style. A voir aussi pour ses acteurs tous très bons.

Sing Street : Affiche

Sing street

de John Carney

Ferdia Walsh Peelo, Lucy Boynton, Jack Reynor, Maria Doyle Kennedy, Aidan Killen

4/5

Dublin dans les années 80. C’est la crise économique, et beaucoup de gens partent tenter leur chance en Angleterre. Connor, avec son frère et sa sœur ainée, vit chez ses parents, qui passent leur temps à se disputer. Avec l’argent qui ne rentre plus, Connor est obligé de quitter son école privée pour une école catholique gérée par des prêtres sévères. Sa nouvelle école est le chaos par définition, les profs s’en foutent, les élèves encore plus, et Connor devient le souffre douleur de la petite brute de l’école. Mais Connor rencontre aussi la belle et mystérieuse Raphina. Pour l’aborder il lui fait croire qu’il est le chanteur d’un groupe de rock et l’a sollicite pour jouer dans son prochain clip. Il a quelques jours pour réunir d’autre camarades afin de former un groupe.

Sing Street : Photo Ben Carolan, Conor Hamilton, Ferdia Walsh-Peelo, Karl Rice, Mark McKenna

Les années 80 sont devenus très à la mode ces derniers temps, et en générale c’est assez réussi. Ici c’est le rock qui est mis en valeur avec cet ado de 16 ans qui décide de monter son propre groupe de rock pour séduire une fille, un an plus âgée que lui. Du même réalisateur j’avais vu Once, jolie film musicale là aussi, même si l’intrigue était un peu faible.

Sing Street : Photo Ben Carolan, Conor Hamilton, Ferdia Walsh-Peelo, Karl Rice, Mark McKenna

Sing street c’est le genre de film qu’on aime bien voir et revoir. L’histoire tourne autour de Connor, entre ses parents qui veulent divorcer et qui ont trop de problèmes personnels pour s’intéresser à ceux de leurs enfants, son frère ainé, révolutionnaire dans l’âme à l’intelligence cynique, fanatique de rock et qui prend en charge l’éducation musicale de Connor, ou encore sa grande sœur trop sérieuse.

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J’ai adoré toutes les scènes dans lesquelles Connor passe son temps avec ces camarades qui constituent son nouveau groupe de rock. Ils passent leur temps à écrire les paroles, la musique, tourner des clips, à se chercher un style selon les inspirations du moment, Connor passe du style androgyne de Bowie, à la dégaine  décoiffée des Cure.

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C’est très drôle, parfois quelques moment touchants, notamment les discussions entre les deux frères, c’est plein d’énergie, de rêves brisés, de désillusion et d’espoir, même si les dernières minutes sont peut être un peu too much. On prend plaisir à écouter les morceaux emblématiques du rock des années 80 et d’entendre les créations de Connor et son groupe. Un film qui redonne la pêche.

Moi, Daniel Blake : Affiche

Moi Daniel Blake

de Ken Loach

Dave Johns, Hayley Squires

4/5

Daniel Blake se remet doucement d’une crise cardiaque. Son médecin lui a formellement interdit de reprendre le travail, mais une entreprise privée qui sous traite les demande d’allocation invalidité déclare Daniel apte à reprendre le travail. Malgré les avis contraire des ses médecins, les services sociaux ne veulent rien entendre. Daniel à la possibilité de faire appel de cette décision, mais en attendant, il n’a pas d’autre choix que de s’inscrire au chômage, pour espérer toucher juste ce qu’ilf aut pour survivre. Il doit alors se plier à une procédure inhumaine, humiliante, et absurde, chercher du travail alors qu’il ne peut physiquement pas travailler. Daniel Blake se heurte aux personnels des services sociaux obtus et détachés et tombe dans un système qui se plait à broyer ceux qui ne rentre pas dans le cheminement classique de la recherche de travail. Daniel Blake fait aussi la connaissance de Katie, mère célibataire de deux très jeunes enfants, qui pour être arriver en retard de 5 minutes à son rendez vous avec les services sociaux, se voit retirer son allocation et seule source de revenu pour un mois.

Moi, Daniel Blake : Photo Dave Johns, Hayley Squires

Ken Loach nous montre un système social déshumanisé, vicieux, froid et détaché. Daniel Blake est déclaré apte à travailler par un simple questionnaire téléphonique effectué par un boite privé, sans rendez vous, ni examen, alors que ces médecins et cardiologues disent le contraire. Dès lors commence une descente aux enfers, Daniel se heurte contre un mur. Les employés du pole emploi locale doivent suivre des procédures millimétrées et ne doivent pas s’éloigner des phrases types qu’on leur apprend à répéter face à tel ou tel problème. Le pôle emploi est lui aussi soumis à rentabilité, celle de supprimer un maximum de gens des listes de recherche d’emploi, peu importe qu’ils aient réellement retrouvé un emploi. Cinq minutes de retard à un rendez vous, une recherche d’emploi inférieur aux 35 heures par semaine imposé par le règlement, ou encore un manque de preuve dans cette recherche et c’est la “sanction”. Absurde, vicieux, inhumain, des robots feraient aussi bien le job, aucun aspect social ou humain dans les relations avec ces gens défavorisés.

Moi, Daniel Blake : Photo Dave Johns

Pour avoir moi même été “victime” du pôle emploi, j’ai trouvé le film assez crédible. J’ai vécu ces règles absurdes à suivre, j’ai pu voir son inefficacité :trouver un emploi à un universitaire est impossible, obligation de postuler à des annonces qui ne sont plus d’actualité ou pire des annonces bidons, devoir suivre des séminaires pour faire son CV et se retrouver à faire le boulot de l’animateur sur la demande de ce dernier, car occupé avec quelqu’un d’autre, bref je m’éloigne du sujet…

Moi, Daniel Blake : Photo Dave Johns, Hayley Squires

Quand on ne rentre pas dans le moule, ou qu’on ne se laisse pas manœuvré pour suivre à la lettre les règles, on est vite broyé par le système, qui oublie l’aspect humain, le cas par cas. Daniel Blake ne sait pas utiliser internet et c’est déjà le début de la fin pour lui. J’ai beaucoup aimé sa relation avec la jeune Katie et ses deux enfants. Mais si la situation de Daniel Blake est tout a fait crédible et juste, celle de Katie est un peu exagérée. On sent que cette jeune mère célibataire à des options que n’a pas Daniel Blake, et on sens que sa situation est poussée à l’extrême dans le film. L’idée est de montrée les solutions extrêmes auxquelles les plus démunis ont recourt. Mais dans le cas de Katie, je trouve son choix disproportionné et trop exagéré.

Les deux acteurs principaux sont l’atout premier du film, Dave Johns est excellent et tellement crédible dans le rôle de Daniel Blake, tellement touchant dans le rôle de cet homme qui a toujours été honnête, travailleur, impliqué dans la vie de ses amis, solidaire, et qui se voit broyer par un système vicieux et impitoyable. Et Hayley Squires dans le rôle de Katie qui touche le fond, notamment dans la scène où elle craque dans la banque alimentaire ou encore quand elle vole dans un supermarché.

Avant première – Snowden d’Oliver Stone

Snowden : Affiche

d’Oliver Stone

Joseph Gordon Levitt, Rhys Ifan, Shailene Woodley, Melissa Leo, Zachary Quinto

4/5

Mardi soir j’ai eu l’occasion d’aller voir en avant première Snowden, le dernier film d’Oliver Stone, et cerise sur le gâteau, le réalisateur américain est venu présenter son film en restant après la séance pour discuter, répondre à quelques questions du journaliste Lavoignat et de quelques spectateurs inspirés.

Le film reprend la véritable histoire d’Edward Snowden, analyste informaticien qui a travaillé pour la CIA puis la NSA. Grand patriote, il s’engage à la CIA en tant que petit génie de l’informatique, après que sa condition physique ne lui ait pas permis de finir sa formation de marine. Petit à petit, il se rend compte de l’énorme système de surveillance de masse que les États Unis exerce dans le monde entier, sous couvert d’une autorité juridique secret défense. Mais bientôt Snowden comprend que ce système de surveillance de masse espionne beaucoup plus les citoyens américains que les étrangers, et de manière illégale…

Snowden : Photo Joseph Gordon-Levitt, Shailene Woodley

Le film dans sa forme, est assez classique. Snowden est enfermé dans une chambre d’hôtel à Hong Kong avec trois journalistes qui enregistrent son témoignage sur caméra. Il citera des noms, des agences, des logiciels, des méthodes, pour dénoncer la surveillance de masse par son pays, avec preuve à l’appui. Durant son témoignage dans cette chambre d’hôtel, Snowden se remémore son passé.

Sur le fond, l’histoire est prenante. Je suis allée voir le film un mardi soir, après une longue journée de travail, je n’avais pas vraiment envie d’aller au cinéma, et je pensais que j’allais m’endormir devant le film alors que pas du tout. Le film nous raconte comment Snowden, patriote, amoureux transi de son pays, aveugle devant ses défauts, est devenu le petit génie de l’informatique pour la CIA et la NSA, comment il a découvert la surveillance de masse par son pays, surveillance à l’étranger mais surtout une surveillance des citoyens américains. Il découvre comment les logiciels qu’il crée servent à tuer à distance des personnes suspectées d’être des “méchants”, comment il découvre que la surveillance de masse sert à beaucoup de chose mais pas uniquement à la lutte contre le terrorisme.

Snowden : Photo Joseph Gordon-Levitt

Snowden découvre la désillusion. De patriote aveugle, il remet en question certaines choses et comprend que son pays a été bâti sur un principe disparut, celui de la possibilité pour le peuple de remettre en question l’autorité, de demander des comptes. Désillusion aussi concernant son mentor, joué par Rhys Ifans. Snowden qui l’admirait, finit par comprendre la vraie nature du monsieur. La scène de vidéo conférence entre Snowden et son mentor est impressionnante, on a l’impression de voir l’empereur Palpatine essayer de faire basculer le jeune Anakin Skywalker vers le coté obscur de la force, sauf qu’ici, Snowden ressemble plus à Luke.

Snowden : Photo Joseph Gordon-Levitt, Scott Eastwood

Comme beaucoup de gens, je connaissais un peu l’histoire de Snowden, mais je n’en connaissais pas vraiment les détails. Le film éclair parfaitement et clairement sur l’histoire de Snowden, la révélation de son témoignage par les médias, les détails de la surveillance de masse. J’avais vu il y a des années de ça, un documentaire très intéressant et aussi très inquiétant, sur le programme d’écoute mondiale, échelon.

Snowden : Photo Rhys Ifans

Finalement, on ne retient pas Snowden pour son casting (les acteurs font le job), on ne retient pas Snowden pour l’originalité de sa mise en scène, mais on retient Snowden pour son sujet, pour cet homme qui croyait en son pays, qui était patriotique comme peut l’être un enfant, et qui se réveille dans un monde différent, et qui décide de faire la différence.

Snowden : Photo Melissa Leo

Après le film, Oliver Stone est donc venu nous rencontrer. Il nous parle de la surveillance de masse fait sans garde fou, sans cadre légale, il nous parle de liberté individuelle, du droit à la vie privée, de la sécurité, de l’excuse terroriste pour faire n’importe quoi. Il parle des médias de masse, pour lui la télé est toujours le média le plus influent, derrière internet qui est au final, moins pervers, car moins contrôlé. Il nous parle de Snowden qu’il a rencontrer plusieurs mois pour pouvoir faire son film de manière juste. Il nous parle de 1984 de George Orwell, il nous parle de la nouvelle génération qui est moins attachée à sa vie privée  que ne l’est les autres générations et que ça peut être inquiétant, il nous parle du financement de son film, pratiquement européen, car les grandes boites de productions de films aux États Unis appartiennent dorénavant à de gros groupes d’entreprises dont les intérêts sont ailleurs que dans celui de servir le 7e art.

Snowden : Photo Zachary Quinto

Il nous parle de la surveillance de masse, des États Unis qui utilisent les données non pas pour lutter contre un terrorisme, mais pour l’argent, le pouvoir, la domination, pour pouvoir gagner un nouveau marché, éliminer un concurrent, évincer des leaders indésirables.

C’est toujours intéressant, agréable et juste d’entendre Oliver Stone parler de ses sujets préférés, il a généreusement partagé ses arguments et ses idées. Dommage que le traducteur prenait trop de temps pour traduire les paroles du réalisateur, allant parfois jusqu’à broder ses réponses, rajoutant des petites choses par ci par là. On a du partir quelques minutes avant la fin, histoire de ne pas rater notre train. Une très bonne soirée. Snowden reste donc un film à voir, un film d’utilité publique.

Sortie le 1er novembre 2016.

Miss Peregrine et les enfants particuliers

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Affiche

de Tim Burton

Eva Green, Asa Butterfield, Ella Purnell, Samuel L Jackson, Chris O’Dowd, Judy Dench

3/5

Jack est un ado ordinaire qui mène une vie ordinaire et assez solitaire. Il est surtout proche de son grand père, Abe, qui avait pour habitude de raconter des histoires de sa jeunesse quand Jack n’était qu’un enfant. Il lui racontait alors qu’en 1943, il avait rencontré des enfants extraordinaires, aux pouvoirs fantastiques, vivant dans une maison du pays de Galles, sous la surveillance de Miss Peregrine, une femme pas comme les autres. Mais en grandissant, Jack a arrêté de croire à ces histoires, jusqu’au jour où il assiste au dernier soupir de son grand père. Certains indices le mène jusqu’au pays de Galles, où il ne tarde pas à réaliser que toute les histoires de son grand père étaient vraies. Jack entre dans le monde de ces enfants particuliers, qui vivent dans une boucle temporelle, coincé en 1943, pour éviter les sépulcreux, des monstres qui se nourrissent de ces enfants particuliers.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield

J’adore Tim Burton, je ne me lasse pas de revoir certains de ces films, Edward aux mains d’argent, Batman le défi, Pee Wee, L’étrange noël de monsieur Jack, Mars attacks, Ed Wood… mais depuis quelques années, les films qu’il nous proposent sont au mieux, pas mal, au pire, bof, jamais de grosses catastrophes (sauf la planète des singes), jamais de grosses claques, c’est tiède.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield, Ella Purnell

Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, c’est le même topo. Il y a des choses pas mal, un travail visuel assez réussi, des monstres assez flippants, une scène de buffets spéciale yeux frais d’enfants bien dégueulasse, qui m’a un peu rappelé Le labyrinthe de Pan. Les enfants sont mignons et attachants, et bien sur, j’ai adoré voir Eva Green, ici dans le rôle de miss Peregrine. On peut voir également Judi Dench dans un petit rôle, ou encore la très sous exploitée Allison Janney.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Ella Purnell, Lauren McCrostie, Pixie Davies

Mais l’histoire reste assez peu originale, les rebondissements ne surprennent pas, les méchants ne sont pas assez exploités, sauf le chef des monstres, incarné par Samuel Jackson. Et là ce fut une assez grande déception quand on voit que la manière de jouer son personnage est entièrement calqué sur celui qu’il jouait dans Kingsmen. Au point qu’on a l’impression que le personnage de grand méchant qu’il incarnait dans Kingsmen est venu faire un tour chez Miss Peregrine et les enfants particuliers. Même envie de dominer le monde, même humour sadique, même mimic, il a juste remplacé la casquette qu’il portait dans Kingsmen par une tignasse grisonnante.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield, Eva Green

L’histoire, l’intrigue, les rebondissements, tout ça c’est gentillement fait, ça n’ennuie pas le spectateur et c’est déjà çà, mais honnêtement, à un moment je me suis demandée combien de temps il restait avant la fin du film. C’est là que je me rends compte que je ne suis pas du tout rentrée dans cette histoire ou cette atmosphère, que la magie n’a pas du tout pris, il manque quelque chose, l’étincelle magique qui aurait pu faire là différence. Rajouter à ça que j’ai passé la moitié du film à remarquer des incohérences et des non sens, et que la fin m’a tout simplement agacé. En bref, ce n’est pas un film mauvais, mais de monsieur Burton on attendait autre chose…

 

Captain fantastic

Captain Fantastic : Affiche

de Matt Ross

Viggo Mortensen, Samantha Isler, Annalise Basso, Nicholas Hamilton, Shree Crooks, Charlie Stowell, George McKay, Frank Langella

4.5/5

Ben et Lexie ont décidé de vivre avec leurs six enfants en pleine forêt, dans la nature et de fuir ainsi la société qu’ils trouvent corrompue et fausse. Au milieu de nulle part, dans leur maison de bric et de broc, ils élèvent leurs enfants selon leur conception. Entrainement physique digne d’un entrainement militaire et éducation par les livres. Les enfants sont ainsi robustes, ils savent se défendre, chasser, vivre en parfaite autonomie, sont aussi calés en math, physique, philosophie, littérature, politique et savent argumenter et défendre leurs idées. Mais un drame familiale vient bouleverser leur quotidien et la famille est obligée de sortir de sa retraite pour affronter le monde.

Lundi soir j’ai pu assister à l’avant première du film Captain fantastic en présence de Viggo Mortensen, venu défendre son film dans un français parfait.

Captain Fantastic : Photo Charlie Shotwell, George Mackay, Nicholas Hamilton, Samantha Isler

Captain fantastic raconte  la décision d’un couple de partir vivre loin du monde dans la nature, suite à un problème important (je n’en dirais pas plus). Ils décident de s’exiler en pleine nature, se coupant du reste du monde pour y élever leurs six enfants, loin des lobby, des politiques hypocrites et égocentriques, des problèmes de finances, des centres commerciales, de la violence gratuite. L’éducation qu’ils donnent à leurs enfants est finalement complète, entre entrainement physique intensif, méthode de défense, et apprentissage autonome dans toutes les disciplines, les enfants de Ben sont en avance sur les autres enfants de leur age, ils ont appris à penser par eux même et a argumenter leurs idées et sont équilibrés et solidaires. Mais du moment qu’ils sortent de leur retraite pour aller affronter le monde exterieur, les enfants sont déboussolés et en décalage. On sent que l’adaptation à une vie plus classique ne serait pas difficile pour les plus jeunes, mais c’est au final le plus grand, adolescent, qui souffre du manque d’interaction sociale avec d’autre jeunes de son age, qui n’est pas adapté socialement, qui a des lacunes concernant le lien social.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Shree Crooks, Viggo Mortensen

Matt Ross, dans son film, nous montre une alternative pour élever les enfants, les futurs générations, se rapprocher de la nature, apprendre à contrôler son corps, le maitriser par le sport intensif et stimuler son intelligence en permettant à tous, même au plus jeunes, d’étudier des matières pas toujours faciles, de la physique quantique à la philosophie pointue, en passant par des lectures adultes lues par de jeunes enfants. Leur père ne leur ment jamais, ni sur le sexe, ni sur la mort, il n’inculque à ses enfants aucune notion de religion et essaye de leur apprendre que les politiques et les lobby pourrissent le monde et l’être humain. Mais Ben n’est pas pour autant le père parfait, il dépasse parfois les bornes, en poussant parfois un peu trop ses enfants. Dans le film, c’est finalement leur retour forcé à la civilisation qui va montrer les limites de l’éducation pas si parfaite de Ben. L’ainé à des envie d’études dans de grandes universités, après avoir été admis dans toutes les écoles prestigieuses, il rêve de parcourir un peu le monde, ou encore Rellian, dix ans, qui estime que son père n’est pas forcément dans le vrai dans sa manière d’éduquer et qui a besoin d’une pause.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, George Mackay, Nicholas Hamilton, Samantha Isler, Viggo Mortensen

Cette manière d’éduquer les enfants n’est pas parfaite. Si les enfants de Ben sont plus ouverts, intelligents et malin que la plupart des autres enfants de leur age, le manque social se fait sentir surtout chez les plus âgés, et encore, dans le cas des enfants de Ben ils ont quand même eu la chance de grandir dans une famille nombreuse. Matt Ross nous fait réfléchir sur un retour à la nature, aux choses simples, sans téléphone, sans internet, il nous donne une analyse de la société corrompue par les puissants et les lobbies qui sont partout (mais au final n’est ce pas toujours le cas, quelques soit l’époque?). Ceci dit, mis à part le manque social que ressentent les enfants, ou la sensation d’être en décalage avec leur monde et leur époque, ce genre d’éducation n’est valable que si les parents sont des gens aussi cultivés et instruit que le sont Ben et Lexie. On devine bien que Ben à du faire de longues études universitaires pour pouvoir à son tour instruire ses enfants, aussi bien en littérature qu’en physique et on sait que la mère était avocate. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Viggo Mortensen

Captain fantastic, c’est une belle brochette d’enfants et d’ado qui jouent tous vraiment très très bien, on s’attache très vite à cette famille, à ces enfants, on se sent bien avec eux dans leur monde, c’est souvent très drôle, le sujet est très intéressant (mot interdit par le père, car il ne veut rien dire!), ça fait réfléchir tout en étant très divertissant et Viggo Mortensen toujours aussi doué, et encore une fois tout nu, ça commence à devenir une habitude! Très bon film à ne pas rater. Sortie le 12 octobre.