Un homme très recherché

Un Homme très recherché : Affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de  Anton Corbijn

Philip Seymour Hoffman, Rachel McAdams, Robin Wright, Willem Dafoe, Grigori Dubryguine

3.5/5

A Hambourg, Gunther Bachman fait partie d’une agence d’espionnage allemande clandestine. Alors qu’il surveille les activités du milieu islamique, son chemin croise celui de Issa, un tchétchène qui vient d’arriver en ville et qui semble suspect à son équipe. Aidé par des gens qui le prenne en pitié, il contact une avocate, Annabel Richter, pour l’aider à contacter un grand banquier qui fut autrefois en contact avec son père. Gunther comprend vite que Issa n’est pas un futur terroriste, mais il décide se servir de lui pour atteindre un suspect intéressant. Il n’a donc aucun scrupule pour atteindre son objectif, ni envers les innocents ni envers les autres organismes d’espionnage, allemand et surtout américain.

Un Homme très recherché : Photo Philip Seymour Hoffman

Je n’ai jamais lu les romans de John Le Carré, mais il faut dire que les films adaptés de ces romans sont en générale très bons. J’avais apprécié the constant gardener, j’avais beaucoup aimé le tailleur de panama, mais surtout j’avais adoré La taupe.

A l’instar de La taupe, plus que l’histoire en elle même , ce sont surtout les personnages qui sont très intéressants, ce sont eux qui sont mis en avant. Et contrairement à la taupe, ici l’histoire reste bien moins compliqué, il fallait quand même suivre et pas se disperser devant la taupe!

Un Homme très recherché : Photo Philip Seymour Hoffman, Robin Wright

Un Homme très recherché : Photo Philip Seymour Hoffman

Évidemment, Philip Seymour Hoffman est le grand intérêt du film. Il joue Gunther, cet espion qui se retrouve à Hambourg à surveiller le milieu islamique, un vieux loup de mer, qui a rouler sa bosse à travers le monde, qui possède un recul précieux dans la lutte anti terroriste, qui sait doser les actes répréhensibles pour atteindre son but tout en sachant rester humain, notamment quand il faut savoir faire la différence entre les innocents, et les véritables cibles. J’ai beaucoup aimé son personnage, blasé, sans illusion, qui connait trop bien le monde de l’espionnage et qui malgré des trahisons passées par les américains, retombe dans les même pièges. Philip Seymour Hoffman est excellent dans ce film, surtout dans la scène finale où les dernières illusions s’envolent.

Un Homme très recherché : Photo Grigoriy Dobrygin, Rachel McAdams

Les seconds rôles sont aussi intéressants, avec Issa, ce Tchétchène qui hérite de plusieurs millions d’euros de son père russe et qui n’en veut pas le considérant comme sale, Annabelle (MacAdams) la jolie avocate aux principes pacifistes mais qui devra mettre de l’eau dans son vin ou encore Sullivan (Robin Wright), en agent de liaison avec la CIA qui derrière un visage d’ange cache ses véritables intentions comme dans son rôle de Claire Underwood dans House of cards d’ailleurs.

Un Homme très recherché : Photo Rachel McAdams, Willem Dafoe

Un Homme très recherché : Photo Philip Seymour Hoffman

En bref, un film d’espionnage réaliste et loin des scènes d’action ébouriffantes. Le film dénonce l’absurdité des décisions des organismes d’espionnage, leur manière de se marcher dessus, une lutte inter agence, plus qu’une lutte réelle contre le terrorisme, juste un besoin d’arrêter n’importe qui pour faire plaisir aux supérieurs hiérarchiques, sans chercher à véritablement régler les vrais problèmes. Un système absurde tenu par ce qui reste être de simples fonctionnaires au final. Le film n’est pas sans lenteur, mais il vaut vraiment le détour ne serait-ce que pour la présence de Philip Seymour Hoffman vraiment excellent, quel dommage qu’il soit parti si tôt…

Hippocrate

Hippocrate : Affiche

de Thomas Lilti

Vincent Lacoste, Reda Kateb, Marianne Denicourt, Jacques Gamblin

4/5

Benjamin est un jeune interne, qui vient de commencer un nouveau stage en internat dans le service de son père un professeur en médecine. Sur de son choix professionnel. Il fait la connaissance d’un autre interne, le docteur Rezzak, qui vient d’Algérie et qui est obligé de refaire son internat pour pouvoir exercer un jour en France. Plus expérimenté, Benjamin ne sait pas trop si il doit faire ami ami avec Rezzak ou si il doit garder ses distances. Les journées passent et avec les patients, les choix difficiles à prendre, les erreurs qui peuvent entrainer de graves conséquences, le jeune Benjamin perd confiance et doute.

Hippocrate : Photo Jacques Gamblin, Marianne Denicourt, Reda Kateb

ça fait vraiment longtemps que je n’avais pas vu de film français au cinéma. La bande annonce d’Hippocrate me tentait bien et je n’ai pas été déçu.

Le film est tourné à la manière d’un docu fiction, la caméra en mouvement constant, suivant dans les couloirs de l’hôpital, les médecins, les infirmiers, les voir prendre leur pauses dehors dans le froid pour échapper quelques minutes à la pression. On est beaucoup plus proche de la réalité que les nombreuses séries médicales que l’on peut voir en ce moment, comme grey’s anatomy ou docteur house. Ici les hôpitaux n’ont pas l’aspect parfait du neuf et de l’ultra moderne, la peinture s’écaille, les parties privées pour le repos du personnel est vieillot, mal entretenue, couvert de dessins et tags, contributions direct des internes pour éagyer la pièce de repos.

Hippocrate : Photo Vincent Lacoste

Entre petites blagues du quotidien, patients difficiles, conflits avec la hiérarchie, moments de détentes, défouloirs improvisés, la vie de ces internes qui travaillent trop, qui sont confrontés à des cas difficiles à gérer sur le plan humains, n’est pas facile! ça ne m’a pas donné envie d’être médecin! j’ai été très intéressée par le personnage du docteur Rezzak, d’origine algérienne, qui est obligé à son arrivée en France de reprendre depuis le début son internat pour obtenir à nouveau le droit d’exercer. Ce personnage est touchant, humain, intègre, et sa vie n’est pas facile. J’ai beaucoup aimé aussi le personnage de Benjamin, tout jeune, confiant un jour, aucune assurance le lendemain. Touchant lui aussi, dans sa manière de vouloir faire ami avec Rezzak tout en étant jaloux de son assurance, son coté sympathique finira par le remporter.

On ne s’ennuie pas une seconde, c’est prenant, la vie hospitalière intéressante à suivre, et on nous présente très rapidement, les gros problèmes que peuvent rencontrer des centres hospitaliers publics, notamment les problèmes de budget. Le casting est excellent aussi, avec de très bons seconds rôles (Marianne Denicourt dans le rôle du docteur Denormandy ou Carole Franck dans le rôle de l’infirmière Myriam), et surtout les deux acteurs principaux, Vincent Lacoste, très bon et le très doué Reda Kateb.

Magic in the moonlight

Magic in the Moonlight : Affiche

de Woody Allen

Colin Firth, Emma Stone, Jacki Weaver, Marcia Gay Harden, Eilean Atkins

 

3/5

Dans les années 20, Stanley est un grand illusionniste connue dans le monde entier sous le nom de Wei Lin Soo. Il reçoit un soir la visite d’un très vieil ami illusionniste aussi, qui lui propose de venir avec lui sur la cote d’azur pour rencontrer la jeune et jolie Sophie, qui se dit être une vraie médium, afin de la confondre et de prouver sa fraude. Elle et sa mère se sont installées dans la grande demeure d’une riche famille après avoir convaincu tout le monde de son talent de médium. Stanley se fera t-il lui aussi embobiner?

 colin firth 2

Hier donc, c’était l’avant première à Paris du nouveau film de Woody Allen. Ce réalisateur est très aimé en France mais je dois dire que je ne fais pas partie de ses fans inconditionnels. Depuis une bonne dizaines d’année, Woody Allen nous sert des films agréables, sympas à regarder, pas mal, sans plus, bref, rien de transcendant, rien qui retienne l’attention plus de l’heure trente que dure le film. J’avais beaucoup aimé Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu et j’avais pas mal apprécié Blue Jasmine, mais ce  fut surtout plus pour la performance d’actrice que pour le reste. Le must de ses films récents reste Match Point.

colin firth

Donc hier soir, j’étais à moitié motivée pour aller voir son dernier film, mais quand Monsieur Colin Firth fait le déplacement, difficile de dire non! Il est venu présenter le film en compagnie d’ Emma Stone. J’ai bien failli ne pas le voir, car je n’avais pas de billet pour le film, j’ai tout simplement attendu pour voir si il y avait des désistements, et finalement, entre les journalistes et VIP invités qui ne se sont pas présentés, UGC était bien content de nous trouver à attendre, histoire de ne pas présenter une salle vide à Colin Firth et Emma Stone.

colin

Voir Colin/Mr Darcy/Firth en chair et en os, c’est assez impressionnant, il en impose et même si il a un peu vieilli, il a toujours la classe! La classe anglaise. Il présente le film , nous dit quelques mots, et nous fera l’honneur de rester visionner le film avec nous du début à la fin, ce qui est assez surprenant, puisqu’en générale, les acteurs ne restent pas.

Magic in the Moonlight : Photo Colin Firth, Emma Stone

Quant est-il du film? et bien comme d’habitude avec Woody Allen, c’est pas mal, ça se laisse voir, c’est parfois drôle, c’est parfois sympa, mais c’est aussi parfois long. Pour un film qui dure 1h30, j’ai senti le temps passé, je me suis même demandée, ne voyant pas le film finir, si je ne m’étais pas trompé sur sa durée. Évidemment, Woody Allen fait du Woody Allen, c’est bavard, parfois trop, le style est le même, même façon de filmer même façon de diriger. Il prend plaisir à filmer les beaux paysages du sud de la France et les jolies tenues des années 20 et puis c’est tout.

Magic in the Moonlight : Photo Emma Stone, Marcia Gay Harden

Magic in the Moonlight : Photo Colin Firth, Eileen Atkins, Simon McBurney

Heureusement, Colin Firth est toujours aussi géniale, c’est sur il fait partie des acteurs les plus doués de sa génération, toujours un plaisir que de le voir jouer à l’écran. Emma Stone est mignonne en ingénue. Y’a de beaux seconds rôles, mais ils ne sont hélas, pas assez exploités (dommage que Marcia Gay Harden ne fait quasiment que de la figuration), sauf Eilean Atkins qui nous joue une tante Vanessa très attachante. Le film sort en France le 22 octobre prochain.

Salvation

The Salvation : Affiche

de Kristian Levring

Eva Green, Mads Mikkelsen

3/5

1871, dans l’ouest des Etats unis. Jon, un émigré danois vient de passer sept ans à travailler dure pour économiser et construire sa maison, dans le but de faire venir sa famille, sa femme Mary et leur fils de sept ans. Le jour est enfin arrivé où sa famille est réunie. Sa femme et son fils arrivent par le train. Dans la diligence qui doivent les emmener dans leur village, ils sont attaqués par les deux autres voyageurs, deux hommes violents. Après une lutte acharnée au beau milieu de la nuit, sa femme et son fils sont violemment assassinés. Jon rattrape les tueurs et les abats. L’un des tueurs s’avère être le frère d’un homme qui tient le village de Jon en son pouvoir, faisant sa loi et sa volonté. Il décide de raqueter et tuer certains habitants en représailles.

The Salvation : Photo Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Mads Mikkelsen

The Salvation : Photo Mads Mikkelsen, Nanna Øland Fabricius

J’en avais entendu parler lors du dernier festival de Cannes, et un film qui associe Eva Green et Mads Mikkelsen, je ne pouvais pas passer à coté! Salvation est donc un western, un genre qui ressort souvent au cinéma, mais qui n’innove pas énormément.

The Salvation : Photo Eva Green

Ici, Mads Mikkelsen et Eva Green sont comme à leur habitude, excellents. Lui dans le rôle de Jon, un danois venu sept ans auparavant et qui voit son fils et sa femme fraichement débarqués, se faire sauvagement assassinés par deux malfrats. Elle dans le rôle de la femme de l’un des deux malfrats, qui n’a connue que la souffrance, son enfance étant définie par son enlèvement par les indiens, l’assassinat de ses parents devant ses yeux, sa langue qui s’est trouvée arrachée par les indiens, et un mari violent.

The Salvation : Photo Mads Mikkelsen, Mikael Persbrandt

L’histoire par contre reste extrêmement classique, une histoire de western très simple, des méchants qui raquettent les habitants d’une ville perdue au milieu de nulle part, avec un shérif lâche et un maire corrompu, qui aident les méchants du coin à racheter les terres alentour pour des bouchées de pain, pour pouvoir dans un avenir proche forer le pétrole qui se trouve en abondance sous les terres. Une famille massacrée, un homme qui a tout perdu et qui demande vengeance, des bagarres, des duels, un affrontement final, de la violence, des sacrifices, et les deux blessés de la vie qui partent au soleil couchant.

The Salvation : Photo Eric Cantona, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan

Donc, un western qui se laisse regarder, qui ne dure qu’1h30, une histoire banale, déjà vu, de beaux paysages, l’intérêt du film reste son casting.

 

Lucy

Lucy : Affiche

de Luc Besson

Scarlett Johanssen, Morgan Freeman, Choi Min Sik

2,5/5

Lucy, étudiante en vacances à Taipei, se voit dans l’obligation de livrer une mallette à un certain monsieur Jang, sans savoir de quoi il retourne. Elle est alors forcer de jouer les mules pour faire passer en Europe une nouvelle drogue tout juste créée. Après que le sachet de drogue pure se soit ouvert dans son estomac, Lucy découvre que ses capacités intellectuelles augmentent. Elle utilise son cerveau à un pourcentage de plus en plus élevé.

Lucy : Photo Scarlett Johansson

Luc Besson est le réalisateur de certains films qui ont marqué le cinéma, par son style particulier, par les thèmes abordées, ou par les personnages féminins qui sont les héroïnes de ses films. J’ai, comme beaucoup de monde, adoré Le grand bleu, Subway, Leon, Nikita, j’ai beaucoup apprécié Le cinquième élément, puis j’ai commencé à de moins en moins apprécié les films de Besson, Jeanne d’Arc, Angèle A, Adèle Blanc sec…

Lucy : Photo Morgan Freeman, Scarlett Johansson

L’idée de départ est intéressante, une jeune étudiante insouciante, qui voit ses capacités intellectuelles augmentées, elle devient de plus en plus intelligente, mais surtout Lucy devient une véritable source de savoir, elle contrôle la matière autour d’elle, les personnes qui se mettent sur son passage, les pensées, le savoir, et les intentions de ceux qu’elle croise n’ont pas de secret pour elle. En même temps qu’elle devient cette être puissant et sans limite, elle perd tout ce qui faisait d’elle une humaine, compassion, sentiments, émotions, empathie.

Lucy : Photo Scarlett Johansson

La première partie du film est assez prenante, on est prise dans l’action, on compati à sa situation, mais à partir du moment où Lucy devient une super héroïne, elle manque tout de même d’un point faible ou d’émotion pour qu’on se prenne de sympathie pour elle. Au départ j’avais peur de ce qui allait lui arriver pour au finale, me sentir complètement détachée du personnage et ne rien ressentir quant à sa destinée. Le film a aussi un coté un peu didactique, un peu scolaire, avec les nombreuses scènes dans lesquelles le professeur joué par Morgan Freeman explique à des étudiants le fonctionnement du cerveau et son potentiel possible.

Lucy : Photo Scarlett Johansson

On retrouve pas mal de chose qui sont habituels chez Luc Besson, le personnage principal féminin fort, déterminé, qui n’a besoin d’aucun prince charmant, comme l’était Nikita, Leloo, jeanne d’arc. Quand on voit le personnage de Lucy avant que sa vie ne bascule, on a l’impression que Luc Besson a oublier que les années 80 sont loin derrière, la tenue de Lucy au début du film, avec ses cheveux décolorés et bouclés, m’a fait penser au personnage de Roseanna Arquette dans le Grand bleu! Avec ce film on retrouve le style de Besson, mais aussi ses héroïnes toujours très féminines et très forte et certaines scènes au début m’ont fait penser à Nikita.

Lucy : Photo Min-sik Choi

Au final, Lucy est un film plein d’action, court ce qui fait qu’on a pas le temps de s’ennuyer, mais dont le  le scénario est trop faible, pas aussi innovant contrairement à ce qu’on pouvait s’attendre, il manque certaines choses, d’autres sont inutiles (le personnage du flic français apporte un peu d’humour mais n’est pas du tout développé), on survole sans attérir c’est dommage; reste un film distrayant.

Les gardiens de la galaxie

Les Gardiens de la Galaxie : Affiche

de James Gunn

Chris Pratt, Zoe Saldana, Bradley Cooper, Vin Diesel, Glenn Close, John C Reilly, Karen Gillan, Djimon Hounsou, Lee Pace.

3/5

Fin des années 80. Peter Quill vient de perdre sa mère, morte sur son lit d’hopital. Ces derniers mots sont pour dire à son fils qu’il ne faut pas qu’il s’inquiète et que son père va venir le chercher. Alors qu’il s’enfuit de l’hopital, il se fait enlever par une soucoupe volante. Une bonne vingtaine d’année plus tard, Peter est devenu une sorte de chasseur de prime, chasseur de trésor, receleur de l’espace. Elevé par des pirates de l’espace depuis son enlèvement, Peter aime se faire appeler star lord et essaye de se faire une réputation dans la galaxie. Alors qu’il vient de mettre la main sur un objet très convoité, il est poursuivie par Gamora la fille adoptive du plus grand méchant de la galaxie et par deux chasseurs de prime. Les quatre personnages s’allient les uns aux autres afin d’essayer de vendre l »objet au plus offrant.

Les Gardiens de la Galaxie : Photo

ça fait plaisir de voir un film space opéra, bourré de comédie et d’humour, on n’en voit pas suffisamment au cinéma. J’ai donc beaucoup. Le personnage de Peter Quill m’a beaucoup plut, une sorte d’anti héros, qui ne pense qu’à remplir son compte en banque d’unités, une sorte d’Indiana Jones qui prend des risques pour l’argent et non pour la gloire, qui rêve de se faire une réputation à travers la galaxie en se faisant appelé Star lord. Blasé, téméraire, sans conscience, il est très attaché à son walkman, seul objet qu’il a emporté avec lui lors de son enlèvement dans les années 80, il écoute en boucle l’unique cassette qu’il possède  contenant les chansons terrienne de son enfance.

Les Gardiens de la Galaxie : Photo Chris Pratt, Zoe Saldana

Les Gardiens de la Galaxie : Photo Bradley Cooper, Chris Pratt, Dave Bautista, Vin Diesel, Zoe Saldana

Les personnages qui entourent Peter Quill sont aussi attachants et drôle, notamment Rocket, une sorte de raton laveur super intelligent et surtout très cynique, ou encore Groot, un arbre humanoïde qui ne sait dire que son nom. J’ai aussi beaucoup aimé Gamora, la fille adoptive du grand méchant de la galaxie qui ne rêve que de vengeance, ou encore en rôle secondaire, le sergent de police joué par John C Reilly.

Les Gardiens de la Galaxie : Photo John C. Reilly

Des personnages sympathiques et attachants, de l’humour, de l’action, des clins d’oeil aux années 80, du space opéra, on passe un très bon moment de détente, parfais pour se changer les idées, même si le film ne casse pas la baraque. J’espère voir une suite et découvrir l’un des mystères de l’histoire, à savoir qui est le père de Peter Quill? en bonus, le casting est bourré de star, difficile à reconnaitre pour certains, tellement ils sont transformés.

Boyhood

Boyhood : Affiche

https://leschoixdetrilliandotcom.files.wordpress.com/2013/11/untitled-2.jpg?w=660

de Richard Linklater

Ellar Coltrane, Lorelai Linklater, Patricia Arquette, Ethan Hawke

4,5/5

La vie de Mason Junior et de sa famille, de l’âge de 6 ans à son entrée en fac. 12 ans dans la vie de ce jeune garçon qui devient adulte.

Richard Linklater aura passer plusieurs jours à filmer cette famille, avec les mêmes acteurs, sur une période de 12 ans, entre 2002 et 2012; Chaque année durant plusieurs jours, il réunissait son casting pour filmer l’évolution physique de ces acteurs, pour nous parler de Mason, ce jeune enfant de 6 ans, qui vit avec sa sœur ainée, Samantha et sa mère Olivia. Il y aussi Mason sénior, le papa un peu immature qui revient en ville es espérant faire amende honorable et reprendre son rôle, après un an d’absence.

Boyhood : Photo Patricia Arquette

Le film avance doucement, avec subtilité dans le temps, on voit les changements physiques et psychologiques des enfants, leurs disputes, leur tensions quand ils comprennent que leur parents ne se remettront pas ensemble, on les voit renouer avec leur père, on les voit babiller sans retenue et sans réserve auprès de leur père pourtant absent pendant un an, ce qui est long pour un enfant. On les voit plus réserver et beaucoup moins bavard à l’entrée dans l’adolescence, on les voit prendre leurs envols, devenir de plus en plus indépendant au fils des années.

Boyhood : Photo Ethan Hawke

En parallèle, on voit aussi l’évolution de leurs parents, la mère Olivia qui reprend ses études, qui devient professeur universitaire, pour s’accomplir en tant qu’adulte, qui reprend le cours de sa vie, qui se remarie, qui fait des erreurs de casting, qui reste toujours forte et concernée par la vie de ses enfants, qu’elle essaye d’élever en leur laissant la liberté nécessaire à leur épanouissement. Et on s’intéresse aussi au père, irresponsable et pas trop mature au départ, qui fait de gros efforts pour répondre aux besoins de ses enfants, et qui se responsabilisera sur le tard, en refaisant sa vie sans pour autant oublier ses deux ainés.

Boyhood : Photo Patricia Arquette

Ce qui m’impressionne et me marque, c’est de voir comment Richard Linklater à su retranscrire à l’écran l’enfance, l’adolescence, il a su montrer et décrire des portraits d’enfants lambda, ordinaires, cette façon qu’on les enfants de s’exprimer sans retenue jusqu’à un certain age, cette façon extraordinaire qu’on les enfants pour s’adapter a tout les changements de situation, le remariage de leur mère, leur nouveau beaux frère et sœur, leurs changements réguliers d’école, les changements d’amis…

Boyhood : Photo Ellar Coltrane, Ethan Hawke, Patricia Arquette

On voit à l’écran toute une décennie passer sous nos yeux, les points qui ont marqué la vie des gens du quotidien, la guerre en Irak, l’élection de Obama, les romans d’Harry Potter, la nouvelle saga star wars, le poids de facebook dans la vie adolescente, la vie par écran interposé.

Boyhood : Photo Ellar Coltrane, Ethan Hawke, Lorelei Linklater

J’ai adoré suivre cette famille, les évolutions des adultes comme celle des enfants, leurs réflexions à l’entrée dans l’âge adulte, Mason est un personnage fascinant, qui se cherche comme tout le monde, qui n’a pas de talents particuliers, seulement une passion pour la photo dont il est très conscient que ça ne fait pas de lui quelqu’un de particulier. Sans compter que c’est assez fascinant de voir ces acteurs vieillir à l’écran!

Boyhood : Photo Ellar Coltrane, Lorelei Linklater

J’avais déjà adoré le travail de Linklater quant à sa vision du couple, de before sunrise en 1995 à Before midnight en 2013. Boyhood dure 2h45, j’avais un peu peur de m’ennuyer, je n’ai plus trop l’habitude de prendre le temps d’aller voir des films qui dure plus de 2h30 mais Boyhood ne comporte aucun ralentissement, aucune lenteur, on est happé, hypnotiser par le quotidien de cette famille, hors norme et en même temps tellement ordinaire. Le film m’a beaucoup ému et m’accompagne encore, à ne pas rater, à voir absolument!

Ping pong summer

Ping Pong Summer : Affiche

 de Micheal Tully

Marcello Conte, Thompson, John Hannah, Susan Sarandon, Myles Massy, Helena Seabrook, Emmi Shockley

3,5/5

Eté 1985, Rad Miracle, un ado ordinaire, part avec toute sa famille en vacances sur le bord de mer, un ville balnéaire banale et un peu ringarde. Ses parents un peu radins, et sa sœur ainée qui déprime pour tout et n’importe quoi, Rad préfère faire le tour de son quartier. Il fait la connaissance de Teddy avec qui il se lie très vite d’amitié, mais croise aussi la route des deux petites frappes du quartier que tout le monde redoute.

Cette semaine, pas grand chose à se mettre sous la dent, et ce petit film l’air de rien, me tenait bien. Ping pong summer, c’est un hommage aux films des années 80, ces tenues délirantes, ces stéréo énormes que les jeunes sortaient sur leurs épaules, le maquillage flashy, les permanentes gonflées. J’ai beaucoup aimé suivre Rad, ce jeune ado qui aimerait bien briller un peu mais qui n’a rien d’exceptionnel pour lui, ni un physique de mannequin, ni un don particulier.

Sa famille est tout aussi attachante, avec la sœur ainée, qui vire vers le gothique, qui n’aime rien, et fait toujours la gueule, histoire d’être à la hauteur de la réputation des adolescentes de son âge. Et les parents ne sont pas en reste, un brin ringard, proche de leur sou, comment ne pas trouver attachant ces deux adultes qui tentent de comprendre le monde de leur deux ados de gosses? Sans compter que ça fait plaisir de voir Lea Thompson (la maman dans Retour vers le futur), et de voir John Hannah et surtout son accent anglais qu’il ne tente pas du tout de cacher, malgré le fait qu’il interpréte un papa de l’Amérique profonde.

Bien que le flm ne dure qu’1H30 on sent parfois quelques petites longueurs. Susan Sarandon apparait en cour de route pour  nous jouer les voisines mystiques, que tout les gosses du quartier redoute, mais qui s’avère un gourou gentille et plein de bons conseils pour que Rad puisse tenter de vaincre au ping pong son ennemi de l’été, la petite frappe du quartier.

A force de vouloir faire un hommage aux films des années 80, Ping pong summer tombe parfois dans le premier degré, et on a presque l’impression de voir un véritable film de série b des années 80 qui ressortirait au cinéma, avec un petit coté karaté kid, notamment sur la fin. Mais les petits détails, les personnages attachants, rend le film vraiment sympathique à voir cet été, même si la fin est cousu de fil blanc (ou alors un nouvel hommage aux films ados des années 80, si on ne prend pas le film au premier degré).

Le conte de la princesse Kaguya

Le Conte de la princesse Kaguya : Affiche

de Isao Takahata

4/5

Il y a fort longtemps, un vieux coupeur de bambous trouve dans dans sa récolte une minuscule princesse. Pour lui, c’est un cadeau du ciel et il la ramène chez lui. Sa femme décide de s’en occuper, mais la minuscule princesse se transforme en bébé qui grandit anormalement vite. Le vieux coupeur de bambous et sa femme sont très heureux de l’arrivée de cette fillette. Lorsqu’il découvre des pépites d’or dans un autre bambou, puis des étoffes raffinées, il comprend qu’il doit faire de la fillette une véritable princesse.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Les studio Ghibli c’est surtout Miyazaki, et Takahata. Là où MIyazaki reste dans l’imaginaire, et le fantastique, Takahata lui très réaliste dans sa façon de dépeindre la société japonaise.

De Takahata, les gens retiennent surtout le très triste Le tombeau des lucioles, mais j’avais aussi adoré Mes voisins les Yamada, Pompoko et surtout le très beau Omoide Poroporo (souvenirs goutte à goutte).

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le conte de la princesse Kaguya s’inspire d’un conte populaire japonais du Xe siècle. Le film nous montre d’abord l’enfance de Kaguya, ses amitiés, sa vie simple qui consiste à se promener dans la nature, chasser, cueillir, et rentrer chez ses parents aimants. Tout change quand Kaguya devient plus grande, et son père qui décide de partir pour la capitale du pays, afin de l’installer dans une grande demeure acheté grace aux pépites d’or. Son père décide d’en faire une véritable princesse, pour qu’elle épouse un noble qui lui soit digne. La beauté de Kaguya se répand dans toute la ville et cinq des plus grands nobles décident de l’épouser. Mais Kaguya refuse et pour se débarrasser de ces prétendants, elle les envoit chercher des objets mythiques impossible à trouver.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai beaucoup aimé Le conte de la princesse Kaguya mais 2H17 c’est un peu long pour un film d’animation, et d’ailleurs le film souffre parfois de quelques longueurs. le premier quart du film est excellent, dès le générique, je sens que je vais aimé, et j’adore cette première partie, la découverte du bébé par le coupeur de bambou, la petite enfance de Kaguya, sa découverte du monde, je suis complètement emportée par la petite fille et sa vie simple, par les dessins sublimes, ce trait de crayon, ses couleurs pastels, cette façon juste parfaite qu’il a de dessiner la nature, les arbres, les fleurs, les fruits, les animaux, ou encore les expressions des visages des parents, tellement heureux par la présence de la petite Kaguya.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé la partie se déroulant dans le palais de la capitale, le coté rebelle de Kaguya, son naturel, sa joie, ses leçons pour en faire une princesse éduquée, ses prétendants et les obstacles qu’ils doivent surmontés si il veulent épouser la belle Kaguya. Cette partie est tout autant enchanteur, les dessins sont toujours sublimes, on a vraiment l’impression de voir des estampes japonaises prendre vie. Kaguya est confrontée à l’adolescence, sa mélancolie, ses difficultés, finit l’insouciance de l’enfance.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Finalement, le seul bémol, c’est la dernière partie, où l’on découvre l’origine de Kaguya, sa vraie identité. C’est une princesse de la lune, et qui doit bientôt retourné chez elle, les siens descendront sur terre pour la chercher. J’ai eu du mal avec cette conclusion, j’ai eu l’impression d’être sortie de la poésie pure, pour tomber dans un épisode de sailor moon. J’aurais aimé une fin plus subtile, plus fine, quant à la manière de nous faire découvrir l’identité de Kaguya et son destin de devoir retourner chez elle. C’est vraiment la fausse note du dessin animé. Mais rien que pour pouvoir apprécier les magnifiques dessins, ces estampes vivantes, et s’amuser avec Kaguya dans la première partie du film, s’amuser dans la nature, découvrir le printemps et l’été à ses coté, ça vaut le coup.

Under the skin

Under the Skin : Affiche

de Jonathan Glazer

Scarlett Johanssen

2/5

Une extraterrestre a prit l’apparence d’une jeune femme séduisante. Elle arpente les rues de Glasgow et des environs, à la recherche d’hommes seuls et sans attache, qu’elle fait disparaitre. Elle est aidée d’un motard mystérieux qui efface toutes traces de ces enlèvements. Sa routine est brisée par sa rencontre avec un homme au visage très défiguré. Prise d’une certaine compassion, elle le laisse partir.

Under the Skin : Photo

J’ai lu beaucoup de très bonnes critiques autour de ce film, on parlait d’une expérience inédite, de quelque chose de hors normes, d’un film à ne pas rater. Personnellement, je n’étais pas trop motivée, ni emballée par l’idée du film.

Peu de dialogues, un univers très contemplatif, aucune explication, ce ne sont pas des éléments qui me rebutent en générale, mais dans ce film, que d’ennui!!! Le temps passe au ralenti, on suit la jolie Scarlett attirer des hommes dans sa camionnette, puis les faire disparaitre, où comment, que fait elle a ses hommes? meurt il? on ne le sait pas, aucune explication, aucune piste. La seule scène du film qui m’a impressionner, c’est « l’implosion » (je ne vois pas d’autre mots), d’un des hommes capturés, emprisonné dans une sorte de vide total.

Under the Skin : Photo

Mis à part cette scène intéressante, rien. On comprend que l’extraterrestre, en faisant preuve d’une certaine compassion, se sent différente, et devient un peu plus humaine, ce qui l’a perdra. On ne sait absolument pas ce que fait cette extraterrestre sur terre, à la poursuite d’hommes, on ne sait pas ce qu’elle fait d’eux, pourquoi. On compte les minutes, de longues secondes sur une fourchette, de longues secondes sur la pluie qui tombe, c’est gris, c’est triste, c’est chiant, je me suis même endormie plusieurs fois, et la scène de deux parents qui se jettent dans une mer froide déchainée pour sauver un chien laissant leur gosse d’un an en pleur sur la plage ne m’a inspiré que mépris, j’ai juste pensé « quel couple de crétins finis ».

Under the Skin : Photo

On pouvait sentir l’ennui du public dans la salle, presque de manière palpable, et on peut tout résumer par la parole d’un spectateur à la fin du film, « eh ben », qui exprime tout son soulagement d’en finir, et le mien aussi!