Derniers films vus: Coup de torchon, L627, Le juge et l’assassin, Police Python 357, Niagara, The best offer, Invasion Los Angeles

Avec la crise Covid et la fermeture des cinémas (jusqu’à hier, les cinémas ont enfin réouvert), je continue de voir des classiques que je n’ai pas encore vu quand l’occasion se présentent, des films policiers, américains, français et trois films de Bertrand Tavernier, les chaines de télé ont diffusé plusieurs de ses films suite à son décès.

Achat Coup de Torchon en DVD - AlloCiné

de Bertrand Tavernier,

Philippe Noiret, Isabelle Huppert, Jean Pierre Marielle, Stéphane Audran, Eddy Mitchell

4/5

En 1938 en afrique occidentale française, Lucien est le policier en poste dans un petit village ordinaire. Considéré comme un raté par les autres français vivant au village, Lucien s’est habitué à ne plus faire attention aux moqueries de ces concitoyens. Marié à une femme qui a accueillie son amant, il ne se prive pas non plus pour entretenir des liaisons. Mais après que son patron l’ai humilié une fois de trop, Lucien l’assassine. Ce meurtre est le premier d’une série, Lucien étant déterminé à punir tous les hypocrites et fauteurs de trouble de son village.

Coup de torchon" de Bertrand Tavernier, un polar dans l'Afrique coloniale -  rts.ch - Cinéma
Chroniques du Cinéphile Stakhanoviste: Coup de torchon - Bertrand Tavernier  (1981)

Evidémment je connaissais Coup de torchon et pourtant je n’avais jamais eu l’occasion de le voir. J’ai beaucoup aimé le film, Lucien est un personnage qu’on a poussé à bout, qui a toujours pris sur lui et qui fini par péter les plombs. Il se venge à sa manière de tout ce qu’on lui a fait subir, parfois avec cruauté. Le film ne m’a pas ennuyé une seconde, on a de la sympathie pour Lucien malgré ses actes, il y a aussi beaucoup d’humour. Philippe Noiret est excellent dans le rôle tout comme Stephane Audran (que j’avais adoré dans le festin de babette) et Isabelle Huppert. Je ne m’attendais pas à autant aimé.

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de Bertrand Tavernier

Didier Bezace, Jean Paul Comart, Charlotte Kady, Niels Tavernier, Philoppe Torreton

5/5

Au début des années 90, Lucien un policier ordinaire et très compétent, change de brigade après avoir traité son chef d’incompétent. Il travaille désormais dans une brigade qui lutte contre le trafic de drogue à Paris. Il s’intègre rapidement avec ces nouveaux collègues, Marie, Dominique ou encore Manu. Il découvre vite le terrain et la réalité de la drogue, des gens dépendants, la pauvreté et la misère. Il a notamment une relation assez fusionnelle avec une prostituée séropositive qui lui sert d’indic.

Bertrand Tavernier filme le quotidien de policiers parisiens dans L.627

Gros coup de coeur pour ce film passé tard un soir à la télé. J’ai commencé en me disant que je m’endormirais surement devant, le film ayant commencé tard et durant 2h30, et ben absolument pas. Comme pour Coup de torchon, Tavernier sait captiver son public, on est tout de suite intéressé par Lucien et son travail de flic.

Base de données de films français avec images

Ici rien de spectaculaire, de mélo dramatique, pas de plan impressionnant, pas de cascades, on a presque l’impression de voir un documentaire, le tout très réaliste. Les locaux de la brigade sont au célèbre 36 quai des orfèvres, mais Lucien et ses collègues sont logés dans des préafabriqués qui tiennent plus du sauna que de bureau, les machines à écrire datent de l’antiquité, et les fournitures de bureaux nécessaires à la bonne marche du service sont plus difficiles à trouver qu’une place assise dans le métro 13 à l’heure de pointe. Pas de grosses têtes d’affiches dans ce film, mais les acteurs sont tous excellents. Le temps passe vite en regardant L627, c’est réaliste sans que ce soit terne ou trop dramatique, il y a beaucoup d’humour, on trouve les personnages tous sympathiques et on découvre un Paris loin des sites touristiques, avec parfois des immeubles ou des pâtés de maison qui donnent l’impression d’être dans une ville d’un pays pauvre ou en guerre, (notamment la concierge qui explique qu’il y a jamais l’électricité dans son immeuble, quand les policiers sonnent à sa porte en se faisant passer pour des agents EDF). Tavernier arrive à nous brosser un portrait de la police très réaliste, presque documentaire sans pour autant perdre ce côté cinéma et fiction ainsi que des personnages bien développés. Le film aurait fortement inspiré Maiwenn pour filmer son film Polisse que ça ne m’étonnerait pas. A voir absolument.

Le Juge et l'Assassin - film 1976 - AlloCiné

de Bertrand Tavernier

Michel Galabru, Philippe Noiret, Isabelle Huppert

4/5

A la fin du 19e siècle, Emile Bouvier est réformé de l’infanterie après avoir été blessé à la tête lors d’une bataille. De retour à son village, il espère épouser Louise, qui lui avait laissé l’espoir qu’elle dirait peut être oui. Cependant Louise ne veut plus épouser Emile. Ce dernier estime qu’il a bien mérité Louise et qu’il est assez bien pour elle, Emile ayant reçu une éducation correcte. Devant le refus insistant de Louise qui voit bien qu’Emile n’a plus toute sa tête, il lui tire dessus avant de se suicider. Mais les deux survivent à leurs blessures. Emile, après un temps passé en asile, est relâché faute de moyen. Malgré ses protestations, Emile est laissé livrer à lui même. Il parcourt alors la campagne en violant et tuant les bergères et bergers isolés qu’ils rencontrent sur sa route. Rousseau, un juge de province ambitieux découvre que le tueur en série est Emile et le fait arrêter quand il arrive dans sa région. Il fait croire à Emile qu’il comprend sa folie mais fait tout pour faire condamner Emile à mort, en espérant avoir ainsi une promotion.

Finale du film « Le juge et l'assassin » de Bertrand Tavernier – Anti-K

Michel Galabru a reçu le césar du meilleur acteur pour son rôle, l’un des rares rôles dramatiques de sa carrière. Tavernier aborde plusieurs thèmes dans ce film, la société de province de la fin du 19e siècle, la folie, le fonctionnement des asiles, le monde ouvrier aussi. On comprend au début du film que Emile a reçu une bonne éducation, il est assez cultivé et on devine qu’il est devenu fou suite aux coups reçus à la tête pendant ses années de soldat. Après sa tentative de meurtre et de suicide, il est d’abord interné dans un asile qui ressemble plus à une prison dans laquelle les conditions de vie sont excécrables, les patients traités comme des sous humains, battus et torturés, puis ensuite il intègre un asile plus moderne, où les médecins ont de nouvelles idées thérapeutiques. Emile peut être un homme charmant, intelligent et sociable avant de devenir un tueur sans pitié et sadique.

Le Juge et l'Assassin, un film de 1976 - Vodkaster

Philippe Noiret incarne un juge assez antipathique au final, qui ne cherche que sa gloire personnelle alors qu’Emile n’a cessé de réclamer son internement en asile depuis le départ. En arrière plan, Tavernier nous dépeint une société française de la fin du 19e dans laquelle les ouvriers n’ont pas le droit de grève, et où les enfants sont employés dans les usines comme des esclaves. Le juge Rousseau pour faire condamner Emile, souligne la cruauté qu’il a eu envers de jeunes enfants, alors que juste à côté du tribunal, les mêmes jeunes enfants sont torturés et battus en toute légalité dans les usines. Un film très intéressant, bien que j’ai pris moins de plaisir à le voir que les deux précédents.

Police Python 357 - film 1976 - AlloCiné

de Alain Corneau

Yves Montand, Simone Signoret, François Perier

3,5/5

Le commissaire Férot rencontre un peu par hasard la jolie et mystérieuse Sylvia avec qui il entame une liaison. Férot comprend vite que la jeune femme est entretenue par un autre amant mais accepte la situation. En réalité cet autre amant n’est autre que le commissaire Ganay, le supérieur de Férot, qui connait sa liaison avec Sylvia. Ganay a toujours eu des maitresses avec l’accord de sa femme, une riche héritière qui est malade et se déplace en fauteuil roulant. Mais un jour Ganay comprend que Sylvia va le quitter pour Férot et sur un coup de colère, l’assassine dans son appartement. Férot se voit confier l’affaire.

Police Python 357 - Film policier sur Télé 7 Jours
Police Python 357, polar à couper le souffle | Premiere.fr

On ne perd pas intérêt tout au long du film surtout à partir du meurtre. Yves Montand doit enquêter sur la femme qu’il aimait tout en taisant à ses collègues sa relation. Il comprend vite que tout l’incrimine dans l’appartement, et la police recherche activement son amant. Férot fait tout pour retrouver la trace de l’autre amant de Sylvia, sans savoir qu’il s’agit de son patron et tout en se débattant contre la montagne de preuves qui le désigne comme coupable. Bientôt son propre collègue et ami va se rendre compte que toutes les preuves désignent Férot qui se retrouve bien seul face à Ganay qui a le soutien de sa femme jouée par Simone Signoret, intelligente et futée, et qui va guider son mari pour être sur que personne ne remonte jusqu’à lui. La fin est haletante, un bon film policier avec de bons acteurs.

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de Henri Hathaway

Marilyn Monroe, Joseph Cotton, Jean Peters, Casey Adams

4/5

Ray et Polly Cutler, jeune couple marié, viennent passer des vacances aux chutes du Niagara dans un bungalow situé coté Canada. Ils ont pour voisin George et Rose Loomis qui se font remarqués par les autres vacanciers. Disputes, cris, Rose qui défilent en robes provocantes, n’hésitant pas à faire du charme auprès des autres touristes juste pour énerver son mari. Les deux couples sympathisent malgré tout et très vite, Polly surprend la jolie Rose dans les bras d’un inconnu, qu’elle comprend être son amant. En réalité, Rose a demandé à son amant de tuer son mari. Mais alors qu’on a retrouvé un corps au bas des célèbres chutes, Rose qui s’attent à identifié son mari, découvre que le corps est celui de son amant.

Niagara (Henry Hathaway, 1953) - Allen John's attic

J’ai lu pas mal de choses sur Marilyn Monroe, sa vie, sa carrière, j’ai vu des documentaires, des téléfilms qui racontent sa vie, et pourtant je n’ai pas vu beaucoup de films avec elle. J’ai seulement vu Certains l’aiment chaud et Le milliardaire ( qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable). J’ai aimé Niagara, ces deux couples que tout opposent, le couple de la classe moyenne, absolument conventionnel, et ce couple orageux, un mari jaloux et une épouse qui souhaite vivre libre. Quelques rebondissements, retournements de situations, une Rose si sur d’elle et de son plan qui se retrouve aux aguets, perdue et flippée. Marilyn Monroe est très bonne dans le film. Niagara aurait pu être un film d’Hitchcock (avec notamment le rôle que joue le son de cloche de l’église locale), aussi bien dans l’histoire que dans les personnages, un bon film noir avec une scène finale dans les chutes du Niagara très réussie.

The best offer, film de Giuseppe Tornatore - Bigmammy en ligne

de Guiseppe Tornatore

Geoffrey Rush, Jim Sturgess, Donald Sutherland, Sylvia Hoeks

2,5/5

Virgil Oldman est un commissaire priseur extrêmement réputé et respecté. Froid, calculateur, si tout le monde le connait et lui montre des marques de respects, il n’a ni famille ni vrais amis. Cela ne le dérange en rien, il aime sa vie, vit dans le luxe, ne dine que dans des palaces, et ne cotoie que des gens riches. Il n’a qu’une passion, son métier, toujours à la recherche de trésors pour les prochaines ventes aux enchères qu’il organise. Un jour il est contacté par une jeune femme, Claire, qui lui demande de venir estimer ses biens. Elle vit depuis sa naissance dans une très grande demeure de famille. Depuis la mort de ses parents, elle envisage de mettre aux enchères meubles, objets, peintures entassés par son père durant des années et qui seraient de véritables trésors. Mais si Virgil s’occupe d’estimer les biens avec toute une équipe qui investit la propriété immense, Claire reste invisible. En effet la jeune femme est agoraphobe et occupe une pièce cachée dans la maison, de laquelle elle ne sort jamais.

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Je suis tombée dessus complètement par hasard. Geoffrey Rush interprète un homme froid qui vit dans le luxe. Aucune chaleur dans son quotidien, sa maison ressemble à un palace cinq étoile dénué de personnalité, ses repas solitaires sont tous servis dans des restaurants. Sa rencontre avec la msytèrieuse Claire va tout changer, il se remet en question, et voit en Claire une deuxième chance. Finalement, il se rend compte qu’il n’a jamais connu le bonheur et ne souhaite rien d’autre que de vivre auprès de Claire.

Le film ne m’a jamais surpris dans son scénario. Les rebondissements et la révélation finale sont faciles à deviner dès le début du film. Le tout est très classique, reste un très bon Geoffrey Rush.

Julien a vu: They Live (Invasion Los Angeles, John Carpenter, 1988)

de John Carpenter

Roddy Piper, Keith David, Meg Foster

3,5/5

A Los Angeles, John Nada vient de débarquer dans la cité des anges et erre dans les rues à la recherche d’un travail. Embauché au noir sur un chantier, John s’installe aussi dans une sorte de bidonville dans lequel les marginaux et travailleurs pauvres vivent. Il remarque également l’activité très étrange d’une soi disant église qui aide les plus pauvres mais qui semblent cacher des activités parallèles. Quand les autorités débarquent pour tout saccager dans le bidonville et l’église, John est témoin de la fuite de certains employés de l’église. Il trouve dans les décombres une boite en carton remplie de lunettes de soleil. Mais quand il porte l’une d’entre elle, il se rend compte que le monde dans lequel il évolue est mensonge: les pancartes publicitaires cachent des messages subliminaux qui poussent les humains à consommer, se marier pour procréer, obéir sans conteste aux ordres des autorités. Et certains humains qui semblent tout à fait normaux apparaissent avec une tête d’extraterrestre. John comprend alors la vérité du monde et tente d’avertir la population.

John Carpenter – «Invasion Los Angeles (They Live)» (1988) | Culturopoing

J’en avais tellement entendu parler de ce film, depuis que je suis ado, mais je n’avais jamais eu l’occasion de le voir. Il a une sorte de statut de film culte. Le héros part en croisade contre cette société qui pousse la masse à consommer des objets dont ils n’ont pas besoin, à travailler sans relâche, à obéir au gouvernement sans broncher, à se marier pour procréer et fournir à la société une nouvelle génération d’esclaves silencieux. Les extraterrestres qui ont mis en place tous ces messages subliminaux qui passent par les publicités mais aussi par la télé, n’arrivent à exploiter la majorité de la population que grâce à la complicité d’une petite élite d’êtres humains, qui en échange de statut sociaux élevés et d’argent (promotion, accès aux postes les plus importants, accès aux informations qui permettent de s’enrichir sur les autres), trahissent leur propre espèce au profit de cette invasion silencieuse.

INVASION LOS ANGELES (They Live) de John Carpenter - 1988 - Globrocker

Invasion Los Angeles bénéficie d’un tout petit budget et ça se ressent. Effets spéciaux limités, tournage court, on sent le manque de moyen, mais le message reste le même et passe très bien. Si dans sa forme le film ne casse pas des briques, ni sur le déroulé de l’histoire, ni sur le jeu d’acteur, il reste intéressant à voir pour son fond. Il est devenu culte avec le temps, avec son message politique anti capitaliste, critique des médias de masse qui lobotomisent les cerveaux de la majorité de la population qui n’a pas d’autres sources d’information ni les clefs nécessaires pour accéder à la vérité et dans le film accéder à cette élite. A voir, personnellement je l’ai vu en vf qui est affreuse et qui donne un coté parodique au film, peut être que en vo ça passe mieux, mais finalement, ça ne m’a pas gêné.

Derniers films vus: Ava, Network, Ni vu ni connu, Frantz, Moon

Toujours pas de réouverture des cinémas à l’horizon, bien au contraire, toujours le confinement, et en pleine 3e vague, heureusement certaines chaines de télé diffusent encore quelques rares bons films, et puis merci internet bien sur….

Ava

de Tate Taylor

Jessica Chastain, John Malkovitch, Colin Farrell, Geena Davis

2,5/5

Après des études brillantes, Ava, sportive de haut niveau, laisse tomber un avenir prometteur en s’engageant dans l’armée pour deux ans, suite à une dispute familiale grave. S’ensuit 8 années durant lesquelles Ava coupe totalement les ponts avec sa mère, sa soeur et son fiancée. En réalité Ava est devenue une tueuse professionnelle pour le compte d’une organisation secrète. Mais depuis quelques temps, Ava est dans le colimateur de son supérieur, après avoir découvert qu’elle discutait avec ses cibles avant de les tuer, devenue curieuse de savoir pourquoi ses cibles sont devenues des êtres à abattre. Après une mission complètement foirée, Ava échappe de justesse à la mort. Elle soupçonne fortement que sa mission a été intentionnellement sabotée par son supérieur pour se débarrasser d’elle. Elle décide alors d’accepter les vacances offerts par son mentor et rend visite à sa famille. Elle découvre que sa mère a été hospitalisé et que sa soeur s’est installée avec son ex fiancée.

Ava: Geena Davis

En grande fan de Jessica Chastain, j’ai bien évidemment regardé Ava produit par Netflix. Je ne partais pas très enthousiaste car jusqu’ici les films produits par netflix ne m’ont pas laissé des souvenirs impérissables et hélas, Ava ne fait pas exception.

Dès le générique du film on comprend qu’on n’a pas affaire à un chef d’oeuvre, un générique long, poussif, vieillot, qui me rappelle les génériques de films d’espionnages des années 90. Une compilation d’articles de presse, de dossiers, de photos qui permettent en trois minutes de faire comprendre aux spectateurs la vie d’Ava avant de devenir tueuse professionnelle: brillantes études, sportive de haut niveau, carrière dans l’armée…c’est vraiment pas subtile.

Ava: Jessica Chastain

Tout est un peu cliché dans le film, on espère faire d’Ava une sorte de Jason Bourne au féminin. Atomic blonde avec Charlize Theron avait réussi le pari. Ici le film manque d’originalité, de nouveauté, une femme qui se bat, qui frappe et se fait frapper, quelques scènes d’actions correctes, des images qui rappellent un peu Alias, une histoire de famille des plus classique, des personnages secondaires pas assez approfondis. Jessica Chastain se débrouille comme elle peut avec un scénario un peu faible et des dialogues ordinaires. Malgré un casting prestigieux, chacun fait le minimum syndicale, John Malkovitch est moyen dans un rôle là encore cliché. Seule Geena Davis s’en sort bien. Un film court qui n’ennuit pas mais vite oublié.

Network, main basse sur la télévision: Faye Dunaway, Peter Finch

de Sidney Lumet

Ned Beatty, William Holden, Faye Dunaway, Robert Duvall

4,5/5

Dans les années 70, la chaine de télé UBS est rachetée par un conglomérat CCA. Franck Hackett décide de renvoyer Howard Beale, le journaliste présentateur du journal télé de UBS, en perte d’audience malgré les protestations de Max Schumacher son ami et rédacteur en chef. Howard, en dépression depuis la mort de sa femme, ne supporte pas l’idée de se retrouver au chomage et annonce en direct son attention de se suicider dans l’indifférence générale.

Peter Finch et William Holden

Je connaissais Network de nom, film culte qui dénonce les dérives des médias de masse et de la télévision en particulier. Rachat des chaines par des conglomérats, obsessions des audiences dans l’unique but de vendre au plus chères les plages de pub qui entrecoupent les nouvelles, mort du véritable journalisme au profit du sensationnel et du spectacle pour faire monter l’audience. Les thèmes abordés m’ont rappelé un peu le film Révélation de Micheal Mann, notamment le personnage de Schumacher qui rappelle beaucoup le personnage d’Al Pacino dans le film.

Le casting est puissant, Faye Dunaway est excellente dans le rôle d’une productrice qui ne pense qu’à l’audience, l’argent, le pouvoir, et qui semble n’avoir aucune émotion si ce n’est quand il s’agit de lire les audiences des émissions qu’elle produit. William Holden incarne parfaitement le journalisme à l’ancienne qui voit sa profession sacrifiée sur l’autel de l’argent et du pouvoir.

Faye Dunaway et William Holden

Le film n’est pas forcément fort sur la forme et sur le rythme, mais sur le fond et sur le casting, c’est une vraie réussite. Le film date de 1976 et pourtant son analyse sur les médias, les chaines d’info, la course à l’audience, le rachat des chaines par des conglomérats économiques, les informations qui ne servent qu’à une chose, vendre de la pub et faire du fric, tout est toujours d’actualité aujourd’hui, d’où un film qui n’a pas prit une ride malgré la mode vestimentaire et capillaire des personnages.

Le film possède également quelques scènes cultes, notamment les scènes dans lesquelles le journaliste Howard Beale déclame les vérités dans sa nouvelle émission télé, et surtout la scène dans la salle de conférence vide et sombre dans laquelle le grand chef, Jensen, interprété par l’excellent Ned Beatty, hurle en cinq minutes ce qu’il faut retenir du film, une explication sur la réalité du monde, bien au dela de la mort du journalisme. Un film à voir.

Frantz

de François Ozon

Pierre Niney, Paula Beer

3,5/5

Après la fin de la première guerre mondiale, dans une petite ville d’Allemagne, Anna ne se remet de la mort tragique de son fiancée, Frantz, mort dans les tranchées en 1918. Elle vit dans la maison des parents de son défunt fiancée, qu’elle considére comme ses parents et se rend tous les jours sur la tombe de Frantz. Un jour un français, Adrien Rivoire leur rend visite. Il explique avoir très bien connu Frantz avant la guerre lors de leurs études à Paris. Si au début le père de Frantz rejette les visites d’Adrien, il finit par apprécier le jeune homme tout comme sa femme et Anna qui ont l’impression de faire revivre Frantz au travers des souvenirs qu’Adrien leur raconte.

Frantz: Ernst Stötzner

Frantz aborde les thèmes de la guerre, ces causes absurdes, ces effets catastrophiques. Pourquoi Frantz, ce jeune homme intellectuel, doué au violon, aimant rire et lire s’est retrouvé enterré sous les gravats, criblé de balles dans les tranchées. La culpabilité du père qui par patriotisme a poussé le fils à partir défendre l’honneur de son pays, la tristesse infinie d’Anna qui a pense avoir perdu la chance de tout bonheur avec la mort de Frantz, et cet Adrien plein de douleur et de remords qui rend visite à la famille de Frantz, et dont on découvre doucement les souvenirs passés.

Frantz: Pierre Niney, Paula Beer

C’est surtout sur le plan visuel que le film est réussi, une magnifique photographie en noir et blanc. Et puis l’autre point fort du film c’est Paula Beer dans le rôle d’Anna, touchante tout en douceur, pleine de douleur et n’arrivant pas à faire son deuil.

Moon

de Duncan Jones

Sam Rockwell

3,5/5

Dans un futur proche, la Terre n’a plus les ressources énergétiques nécessaires à la survie de l’homme moderne. Heureusement sur la Lune, un minerai permet d’alimenter la planète sans limite. La société Lunar est la seule société à exploiter les minerais grace à une base installée de manière permanente. Tout est automatisé sur place, des forages, jusqu’à l’acheminement pour l’envoi sur Terre. Cependant, en plus des machines et de l’intelligence artificielle nommée GERTY, un humain est présent pour parer tout problème, Sam Bell. Pour éviter de former trop souvent du personnel, l’ingénieur chargé de s’installer sur la base signe un contrat de trois ans durant lesquelles l’ingénieur embauché s’investit 24/24 sans retour sur Terre. Mais alors qu’il arrive à quelques semaines du terme de son contrat et de son retour très attendu sur Terre, Sam a des hallucinations et ne tardent pas à avoir un accident.

Moon: Nathan Parker

J’adore Sam Rockwell. Je l’avais surtout remarqué dans Galaxy quest, Confession d’un homme dangereux, les associés. Puis ensuite, je l’ai adoré dans H2G2 le guide galactique, l’assassinat de Jesse James et plus récement, Sam Rockwell m’a beaucoup marqué dans Vice, Three billboards, Jojo rabbit et Le cas Richard Jewell.

Moon: Nathan Parker

Moon a la particularité d’être un huis clos sur cette base perdue sur la lune. Sam Bell commence à avoir du mal à vivre loin de la Terre et à hâte de voir enfin sa femme et sa fille. Mais voilà qu’il a des hallucinations, GERTY semble cacher des secrets, et bientôt Sam Bell découvre la terrible vérité. Le temps passe vite avec Moon, Sam Rockwell est toujours excellent, l’histoire tient bien la route, reste originale sans révolutionner le genre. Jusqu’au bout on se demande comment tout ça va finir. Un bon film de science fiction.

Ni vu ni connu

de Yves Robert

Louis de Funès, Moustache, Pierre Mondy, Claude Rich

4/5

Dans les années 50 dans le petit village de Montpaillard, le braconnier Blaireau fournie la ville entière en poissons et gibiers dans les périodes où la chasse et la pêche sont interdites. Mais Parju, le garde champêtre rève de mettre un terme aux agissements du braconnier mais ce dernier est trop malin pour se faire prendre. Parmi les notables de la ville certains souhaitent protéger les activités de leurs pourvoyeurs de gibiers et de poissons, et d’autres estiment qu’il faut absolument y mettre un terme!

Ni vu ni connu - Film Blu-Ray - DvdCritiques

Voilà l’un des premiers films de De Funès dans lequel il joue l’un des rôles principaux et qui a lancer sa carrière. Le film est drôle, léger, sympathique, tous comme les personnages, les riches propriétaires de vins qui rêvent de voir leur fille rebelle se marier, le directeur de la prison (joué par Pierre Mondy) qui chouchoutent les prisonniers, les laissant même aller au cinéma le soir, le maire qui souhaite arrêter Blaireau pour montrer à ses administrés qu’il fait son boulot, l’avocat de la ville qui souhaite devenir maire à la place du maire, le professeur de piano timide qui n’ose pas déclarer sa flamme (joué par Claude Rich) et bien sur Blaireau, ingénieux, malin, adroit, avec l’aide de son toutou gentillement appelé « fou le camp ».

Louis De Funès dans "Ni vu ni connu" - Louis De Funès, un acteur génial

Réalisé par Yves Robert dont j’aime beaucoup les films (le château de ma mère, la gloire de mon père, le grand blond avec une chaussure noire, un éléphant ça trompe énormément et nous irons tous au paradis). Un film que je reverrais avec plaisir.

Derniers films vus

The Dig

de Simon Stone

Carey Mulligan, Ralph Fiennes, Lily James

4/5

En 1939, Edith Pretty riche veuve, engage le terrassier et archéologue amateur Basil Brown pour entamer des fouilles sur sa propriété sur laquelle des tertres très anciens restent inexplorés. Bientôt il déterre un navire funéraire très ancien qui va bouleverser le monde de l’archéologie. A la veille de la seconde guerre mondiale, le British museum et le musée local s’affrontent pour récupérer les produits de la fouille.

The Dig: Carey Mulligan, Ralph Fiennes

L’histoire vraie de cette découverte historique en 1939, à quelques mois de l’entrée en guerre du Royaume Uni. On suit la riche veuve Mme Pretty, qui élève seul son fils Robert et qui souhaite explorer les tertres qui se trouvent sur son domaine. Il est clair qu’ils ont une valeur historique mais personne ne se doutait que l’un des tertres recouvraient un navire funéraire qui allait remettre en cause certains faits historiques, l’idée que l’on se faisait du moyen âge, de la culture des anglo saxons du 6e siècle. Basil Brown est celui qui mettra à jour cette découverte avec l’aide de Mme Pretty. Il n’a pas fait de longues études, n’a pas de diplôme prestigieux, mais il a l’expérience du terrain, la passion et les connaissances. La compétence d’un monsieur personne face à l’arrogance des intellectuels du british museum. Entre deux découvertes historiques et les annonces concernant l’entrée en guerre du Royaume Uni, le film nous brosse aussi quelques portraits intéressants. Basil qui a toujours souffert du manque de reconnaissance des élites intellectuels, Mme Pretty qui souffre d’une solitude depuis la mort de son mari et qui doucement s’affaiblit à cause de problèmes cardiaques, Robert qui a une belle imagination et rêve d’aventure, puis doucement le film introduit d’autres personnages, Rory Lomax le jeune cousin de Mme Pretty, engagé dans la RAF, passionné de photo et qui photographie les fouilles et l’équipe d’archéologues venu du british museum, en attendant d’être appelé pour partir à la guerre. Il y a aussi la jeune et intelligente Peggy, archéologue pour le british museum, mariée à un collègue, mais qui commence à comprendre que son nouveau mari ne ressent aucune attirance pour elle.

The Dig: Lily James
The Dig: Carey Mulligan, Ralph Fiennes

Il y a de très beaux moments dans le film, la scène dans laquelle Mme Pretty et son jeune fils passent la nuit allongée sur les ruines du navire funéraire sous les étoiles, Robert racontant une belle allégorie à sa mère mourrante, les scènes de tête à tête entre Peggy et Rory à la veille de son départ pour la guerre (dont le style m’a un peu rappelé celui de Terrence Malick), les scènes pleines de retenues entre Basil et sa femme, le tout filmé avec une très belle lumière. C’est un film dont la lumière attire et retiens jusqu’au bout, j’ai beaucoup aimé suivre le chemin de ses personnages, la découverte historique avec la menace de la guerre que tout le monde voit venir, un jolie film avec un beau casting, Ralph Fiennes, Carey Mulligan et Lily James entre autre.

Rebecca

de Ben Wheatley

Lily James, Armie Hammer, Kristin Scott Thomas

3,5/5

Dans les années 30, une jeune femme qui manque d’assurance n’a pas eu d’autre choix, à la mort de ces parents, de devenir dame de compagnie pour Mme Van Hopper. Elle espère ainsi voyager gratuitement mais supporter Mme Van Hopper n’est pas chose aisée. Alors qu’elles sont installées à Monte Carlo pour un moment, elles font la connaissance de M. de Winter, un aristocrate anglais, riche héritier d’une des demeures les plus célèbres d’Angleterre, Manderley. De Winter intrigue énormément Mme Van Hopper car il est veuf depuis un an et d’après les rumeurs il ne se remet pas de la disparition de sa femme Rebecca connue pour sa grande beauté. Mme Van Hopper étant malade et alitée, la jeune demoiselle de compagnie rencontre à plusieurs reprises M. de Winter, qui l’invite chaque jour à sortir avec lui. Alors qu’elle est sur le point de devoir suivre Mme Van Hopper qui souhaite quitter Monte Carlo, M. de Winter l’a demande en mariage.

Rebecca: Lily James
Rebecca: Kristin Scott Thomas, Lily James

J’avais lu le roman de Daphné du Maurier dont est tiré l’histoire du film et j’avais vu l’adaptation d’Alfred Hitchcock. J’ai regardé cette nouvelle version sans préjugés. L’histoire est assez fidèle au roman avec cette pointe de modernité obligée pour ne pas être totalement indigeste, notamment par rapport à la version d’Hitchcock dans laquelle l’héroine est un peu niaise, qu’on a envie de secouer un peu. Dans cette version la jeune héroine est décrite de manière un peu plus moderne tout en restant fidèle à l’histoire, notamment dans la partie où elle flirte et sort avec De Winter, ce qui l’a rend quand même un peu plus crédible et moins pénible. Elle est aussi décrite avec un peu plus d’assurance dans la partie où elle fait connaissance avec son nouveau rôle de maitresse de maison sans pour autant révolutionner le personnage, elle reste dominée par Mme Danvers et perdue dans son nouveau monde.

Rebecca: Armie Hammer, Lily James

Le film reste agréable à regarder, sans être particulièrement marquant, sans innovation particulière par rapport à l’histoire originale, un peu plus lisse sur certains aspects notamment l’amour ambigue de Mme Danvers pour Rebecca quand elle était vivante. Cette nouvelle version privilégie l’évolution de l’héroine, ses interactions avec les autres personnages, ses découvertes, c’est plus un film d’atmosphère qu’un vrai film noir à suspense, comme l’avait fait Hitchcock.

Raccrochez, c'est une erreur!

de Anatole Litvak

Barbara Stanwyck, Burt Lancaster

4/5

Leona, hypocondriaque, est alitée en attendant le retour de son mari. Alors qu’elle tente de joindre son mari au téléphone, la standardiste commet une erreur et Leona tombe sur une conversation entre deux hommes qui mettent au point un meurtre prévu le soir même. Alors qu’elle tente de convaincre la police, le peu d’éléments qu’elle possède ne permet pas de faire quoique ce soit. Petit à petit au fil des appels téléphoniques, Leona apprend certaines choses sur son passé, sur son mari, et commence par comprendre certaines choses.

Raccrochez, c’est une erreur (Arte) : une histoire vraie pour l’assassinat de Barbara Stanwyck par Burt Lancaster ?

J’ai beaucoup aimé ce film noir. Au départ, Leona semble une femme riche, mariée, malade, alitée, faible. Au fur et à mesure qu’elle reçoit des appels de vieilles connaissances, de son mari, de son médecin, on a droit en flash back à des moments du passé de Leona et on découvre sa personnalité. La fille d’un très riche industriel, pourrie gâtée, qui n’a pas l’habitude qu’on lui dise non. La manière dont elle décide de son mariage, de la vie de son mari dans les moindres détails, on découvre une Leona capricieuse, qui infantilise son mari, qui ne pense qu’à son bonheur, mais la personnalité de Leona est un peu plus complexe que ça.

Raccrochez, c'est une Erreur (Sorry, wrong Number) (1948) d'Anatole Litvak  - Shangols

Le film se passe quasi exclusivement avec Leona dans son lit, avec des flash back et des flash back dans les flash back. C’est finement menée jusqu’à la fin du film où les cinq dernières minutes sont très tendues, pleines de suspenses, avec deux excellents acteurs.

Enola Holmes

de Harry Bradbeer

Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Helena Bohnam Carter

3/5

A la fin du 19e siècle en Angleterre, Enola Holmes grandit dans la grande maison familiale avec sa mère Eudoria. Ses deux célèbres frères, Sherlock et Mycroft ont quittés le domicile familiale quand Enola était encore très petite, et elle n’a que peu de souvenirs d’eux. Sa mère l’a élevé avec des principes modernes, mélangeant l’intellect et le physique. Ainsi Enola apprend la littérature, les mathématiques, la géographie, la chimie mais aussi les sports de combats. Le jour de ces 16 ans, Enola découvre que sa mère a mystérieusement disparue. Ses frères débarquent et désapprouvent le comportement libéré de leur soeur et l’éducation que leur mère lui a donné. Alors que Enola découvre des indices laissés par sa mère, ses frères ne l’a prenne pas au sérieux. Ils décident d’envoyer leur encombrante soeur dans un pensionnat pour qu’elle apprenne à tenir son rôle de femme mais Enola se déguise et s’enfuit à Londres pour suivre la piste de sa mère.

Enola Holmes: Millie Bobby Brown, Helena Bonham Carter

Le film est tiré d’une série de romans jeunesse dont j’avais lu le premier tome, mais ça remonte à loin et je n’en ai pas beaucoup de souvenir. J’ai trouvé le film sympa à voir, mais comme souvent pour les films (et pas les séries) netflix je n’en garderais pas un souvenir impérissable.

Enola Holmes: Sam Claflin, Millie Bobby Brown, Henry Cavill

J’ai bien aimé Henry Cavill dans le rôle de Sherlock, ce frère qui ne connait pas cette petite soeur arrivée trop tard dans sa vie mais qui ne peut s’empêcher d’être impressionner par ses capacités et sa détermination. Beaucoup d’aventures, de suspense et d’humour, on prend plaisir à regarder Enola changer de costume, de déguisement, de rôle, de fuir, de s’adapter, de se battre, de ne rien lâcher. Derrière le divertissement, le film dénonce la condition féminine de l’époque, où une femme n’avait le droit de ne rien faire, ne rien dire, n’a le droit à rien et se retrouve toujours sous la coupe d’un homme. Ici Eudoria, la mère de Mycroft, Sherlock et Enola, se fait engueuler et rabaisser comme une enfant par son fils ainé, qui a presque droit de vie et de mort sur elle.

Solo: A Star Wars Story

de Ron Howard

Alden Erhenreich, Emilia Clarke, Woody Harrelson, Donald Glover, Thandie Newton, Jon Favreau, Paul Bettany

3,5/5

Sur la planète Corellia, 6 ans après la chute de la république et l’avènement de l’empire, Han ne rêve que d’une chose, échapper à un destin qui ne lui apporte que pauvreté et exploitation. Il a un plan qui semble infaillible pour s’échapper de Corellia en compagnie de sa copine Qi’ra mais au moment de passer la douane, ils sont repérés et Qi’ra se sacrifie et se laisse arrêter pour que Han puisse fuir. Plusieurs années plus tard, Han ne pense qu’à retourner sur Corellia pour tenir sa promesse et sauver Qi’ra. Mais depuis son départ, il n’a pas réussi à y retourner. Pilote pour l’empire puis soldat, il finit finalement par se sortir de l’armée impérial en rejoignant l’équipe du contrebandier Tobias Beckett en compagnie d’un certain Chewbacca.

Solo: A Star Wars Story: Joonas Suotamo, Alden Ehrenreich

A sa sortie ciné j’avais entendue de bien mauvaises critiques sur ce nouveau film de l’univers star wars. Je ne l’avais pas vu à sa sortie ciné, je ne sais pas trop pourquoi, peut être un manque de motivation. Au final, je ne suis pas aussi négative que beaucoup de critiques que j’avais lu à l’époque. Le film raconte la jeunesse de Han Solo, le célèbre contrebandier devenu une des figures phares de la résistance contre l’Empire.

Solo: A Star Wars Story: Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke, Joonas Suotamo

On y raconte sa rencontre avec Chewbacca qui deviendra son meilleur ami, son premier amour, sa rencontre avec son vaisseau chéri le faucon millénium, son amitié avec Lando Calrissian, ses années difficiles qui lui permettent de devenir le personnage que l’on connait dans les films star wars. Y’a beaucoup d’aventure, d’humour, des personnages loin d’être lisses ou manichéens, rien n’est tout blanc ou tout noir. C’est donc un film qui reste agréable à regarder, divertissant, sympathique avec de bons acteurs dont notamment Woody Harrelson qui est toujours bon quelque soit le film dans lequel il joue. Pas le meilleur de la franchise star wars, mais pas la catastrophe que je pensais.

Rouge rubis

de Félix Fuchssteiner

Maria Ehrich, Yannis Niewohner, Laura Berlin

3/5

A Londres, Gwendolyn est une lycéenne ordinaire. Elle partage son temps entre sa meilleure amie au lycée et sa famille étrange. En effet, Gwendolyn vit avec sa mère et son petit frère dans la grande maison familiale qui abrite également sa tante, sa cousine, sa grande mère, sa grande tante. Depuis petite Gwendolyn a été traitée par sa famille comme le vilain petit canard, car la tradition ancestrale veut que à chaque génération une jeune fille, née à une date bien précise, reçoit à ses 16 ans un pouvoir particulier et il semble que l’élue soit sa cousine. Ainsi, Gwendoline ne représente rien alors que sa cousine Charlotte est traitée comme une princesse, suivant des cours particuliers, allant à des réunions secrétes pour la préparer à utiliser son don dès qu’elle le recevra. Cependant alors que les deux jeunes filles fêtent leurs 16e anniversaire, il semble bien que les calculs soient erronés, c’est Gwendolyn qui reçoit le fameux pouvoir. Il s’agit en réalité du pouvoir de voyager dans le temps. Elle doit alors suivre une formation accélérée pour ne pas se perdre dans ses sauts dans le temps intempestifs. Elle découvre l’organisation secrète dont elle avait été jusqu’ici écartée, elle découvre de lourds secrets de famille et l’objectif de tous ces voyages dans le temps;

Rouge rubis: Maria Ehrich, Laura Berlin

J’étais tombée dessus complétement par hasard un soir à la télé. Il s’agit d’une trilogie tirée de romans jeunesse allemand. C’est surtout le premier film qui m’a plut, j’ai bien aimé l’héroine, Gwendolyn, sa personnalité spontanée, sans chichis. J’ai beaucoup aimé la voir dans son quotidien, la voir à l’école, puis découvrir son pouvoir, la voir destabiliser par des sauts dans le temps incontrôlables. Puis sa découverte de l’organisation secrète, son manque de snobisme, qui fait qu’elle ne rentre pas dans le cadre. Afin de ne pas détonner quand elle débarque au 18e ou 19 e siècle, sa cousine Charlotte a passé sa vie à apprendre à se tenir, à s’habiller, parler, a appris l’escrime, l’équitation, tous ce que n’a jamais appris Gwendolyn.

Voir toutes les photos du film Bleu Saphir et affiches officielles du film  en diaporama

La romance avec Gideon reste mignonne, classique, efficace pour une histoire destinée à la jeunesse. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’aventures, de péripéties, de rebondissements, ce qui rend le film facile à regarder, divertissant, reposant. Les deux autres films, Vert émeraude et Bleu saphir, m’ont moins plut, il y a aussi des incohérences temporelles, comme c’est souvent le cas dans les films qui parlent de sauts dans le temps, surtout qu’ici, ce n’est pas la préoccupation première de l’histoire, il me semble. Je ne sais pas si c’est plus cohérent ou plus réaliste dans les romans, et si ces incohérences sont dûes à une adaptation trop rapide ou simplifiée des romans, car je ne les ai pas lu. Reste que les deux suites sont quand même plaisantes à voir.

L'Aigle s'est envolé

de John Sturges

Micheal Caine, Donald Sutherland, Robert Duvall

4/5

En 1943, Mussolini vient d’être enlevé, ce qui donne l’idée à Hitler de faire enlever Winston Churchill. Le colonel Radl est chargé de mettre en place cette mission, tout en pensant que ça n’ira jamais jusqu’au bout. Mais finalement, entre Devlin un mercenaire de l’IRA qui travaille avec les allemands, Starlight, une anglaise qui est en fait un agent secret pour l’Allemagne nazi et Steiner un officier banni par l’armée allemande mais qui bosse avec ses hommes sur les missions qu’on lui donne histoire de ne pas s’ennuyer, la mission est finalement mise sur pied. Churchill est sensé passer quelques jours de vacances dans un village isolé de la côte est de l’angleterre, l’occasion de tenter leur chance

L'Aigle s'est envolé

J’ai bien aimé ce film de guerre un peu différent, un peu décalé. On suit les différentes parties se mettre en place dans le but d’enlever Churchill. Radl un officier de l’arméer allemande, un officier à l’ancienne, plein de retenu, de dignité, une conception de l’honneur, tout comme le personnage de Steiner joué par Micheal Caine, cet officier qui a été exilé avec tous ces hommes sur une ile, puni d’avoir désobéi aux ordres. Steiner est lui aussi un homme d’honneur, digne, dont la parole vaut tout l’or du monde, qui joue selon les règles et ne triche jamais. Avec ces hommes il accepte la mission, pour le challenge et ne pas rester dans l’inaction. Plus que des soldats ce sont des professionnels.

L'aigle s'est envolé, John Sturges (1976) | La saveur des goûts amers

Pas mal de rebondissements, de suspense, une louche d’humour so british, un brin de cynisme, et des acteurs excellents en particulier Micheal Caine en homme d’honneur, Robert Duvall en officier désabusé et Donald Sutherland en mercenaire cynique.

War Dogs

de Todd Phillips

Miles Teller, Jonah Hill, Ana de Armas, Bradley Cooper

3,5/5

Au début des années 2000, David essaye de gagner honnêtement sa vie en faisant des massages. Pour améliorer son niveau de vie ainsi qu’à sa compagne enceinte, il tente de vendre des draps de qualité à des maisons de retraite mais David n’a aucun don pour le commerce ou pour convaincre les clients. Il retrouve lors d’un enterrement son ami d’enfance Efraim. Ce dernier lui propose de travailler avec lui. Il profite d’une faille dans le système utilisé par l’armée américaine qui lui permet de gagner correctement sa vie. En effet avec le début de la guerre en Irak, l’armée américaine est obligée de passer par des appels d’offre public pour toutes commandes de fourniture, des agrafes jusqu’aux armes les plus chères. Efraim lui se contente de récupérer tous les petits marchés insignifiants que les grosses entreprises délaissent, car moins rentables. Très vite Efraim et David prennent la confiance, veulent toujours plus et se lancent dans les appels d’offre plus importantes jusqu’à décrocher un marché de plusieurs centaines de millions de dollars concernant des armes pour l’armée américaine.

War Dogs: Jonah Hill

Je suis tombée dessus par hasard et j’ai finalement regardé le film jusqu’au bout très tard un soir. Tiré d’une histoire vrai, c’est l’histoire de deux hommes qui tentent de réaliser le rêve américain, devenir riche en partant de rien et en comptant que sur leur travail, leur audace et un coup de poker. David tente tant bien que mal de rester honnête mais l’influence de Efraim qui a toujours eu du bagou et de l’assurance, l’entraine dans une spirale compliquée. Vendre des fournitures insignifiantes pour devenir au final marchand d’arme sans même le vouloir. David et Efraim ne comptent pas leur temps passé au boulot, leur détermination à gagner, ils prennent des risques mais la frontière entre profiter du système et glisser doucement dans l’illégalité est très fine.

War Dogs: Jonah Hill, Miles Teller

Le casting est sympa, il y a du suspense, de l’humour, ça se laisse voir sans s’ennuyer. Le film rentre dans les détails techniques pour expliquer le système de l’appel d’offre et ses failles, à l’instar du film The big short de Adam McKay, les explications sont faites de manière didactiques, rapides et efficaces, pour ne pas perdre le spectateur. Le sujet rappelle aussi le film de Andrew Niccols Lord of war, qui raconte l’ascension et la chute d’un marchand d’arme.

Derniers films vus

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé des films vu en dehors du cinéma. Parmi tous les films vu ci-dessous, j’ai une grosse préférence pour Bellissima de Luchino Visconti, L’homme qui tua Liberty Valance de John Ford, L’héritière de William Wyler et Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly. Avec une mention pour Ascenseur pour l’échaffaud pour son atmosphère particulière.

L’héritière

L'Héritière : Affiche

de William Wyler

Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, Miriam Hopkins

4,5/5

Au milieu du 19e siècle, Catherine Sloper vit avec son père, un médecin réputé dans le quartier chic de Washington square. Le docteur Sloper ne s’est jamais vraiment remis de la mort de sa femme, morte en donnant naissance à Catherine. Contrairement à sa mère, Catherine n’est pas ce qu’on appelle une jolie femme et à force d’entendre son père répété qu’elle n’a pas hérité de la beauté de sa mère, Catherine est devenue une femme peu sur d’elle, timide et effacée. Sa tante espère voir sa nièce faire un beau mariage, alors quand le jeune et beau Morris Townsend fait la cour à Catherine pour finalement la demander en mariage, Catherine et sa tante sont les plus heureuses des femmes. Mais pour le docteur Sloper, ce mariage est hors de question, car il comprend très vite que Morris est surtout un beau parleur sans le sou et qu’il est attiré par la belle fortune dont Catherine héritera.

L'Héritière : Photo Montgomery Clift, Olivia de Havilland, Ralph Richardson
L'Héritière : Photo Olivia de Havilland

Olivia de Haviland est morte il y a peu de temps et en hommage arte a diffusé le film pour lequel elle a eu un oscar. J’ai beaucoup aimé le film adapté d’un roman de Henry James. L’évolution de Catherine est crédible et très intéressante à suivre. Jeune fille naïve, timide et effacée, Catherine se laisse facilement convaincre que le beau oisif Morris est sincèrement amoureux d’elle. J’ai beaucoup aimé voir la relation entre Catherine et son père, bien plus complexe. Un père qui aime sa fille mais qui en même temps ne peut s’empêcher de la rabaisser, voyant en elle la cause de la mort de sa femme. Un mari qui a trop idéalisé l’épouse disparut au fil des ans. A une époque où réussir sa vie pour une femme passe forcément par un mariage, pour Catherine et sa tante il est plus facile de croire les mots du charmant Morris plutôt que d’affronter la réalité. Pire, la tante finira même par essayer de convaincre Catherine qu’il vaut mieux épouser un hypocrite menteur, profiteur de dot, plutôt que de rester célibataire. J’ai adoré la scène en pleine nuit quand Catherine attend désespérément l’arrivée de Morris, et voir son visage se décomposé quand elle comprend qu’il ne viendra pas, ou encore la scène finale, assez magistrale.

A l’est d’Eden

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan

de Elia Kazan

James Dean, Julie Harris, Raymond Massey

4/5

Au début du 20e siècle, alors que la première guerre mondiale fait rage en Europe, Adam Trask élève seul ces deux fils, Cal et Aaron, des jumeaux. Ils exploitent ensemble leurs terres de Salinas en Californie. Adam à toujours dit à ses fils que leur mère était morte à leur naissance mais alors qu’ils sont presque adultes, Cal découvre que leur père leur a toujours menti. Il découvre que leur mère est bien vivante et tient une maison close dans une ville voisine. Cal estime que leur père a toujours préféré et mieux aimé son frère Adam alors que lui est toujours considéré comme le vilain petit canard de la famille. Lorsque leur père se retrouve dans une situation critique suite à de mauvais investissements, Cal décide de mettre en œuvre certaines de ses idées afin de renflouer l’affaire de son père et peut être ainsi gagner son affection.

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan, James Dean, Julie Harris

Je n’ai pas lu le roman, mais le film adapte seulement une partie de la saga écrite par Steinbeck. Le film aborde les relations fraternelles, avec comme souvent celui que tout le monde encense, le fils prodigue qui ne peut que s’améliorer à force d’entendre les louanges et encouragements du père et celui qui malgré des qualités indéniables, n’a pas la perfection apparente de son frère et qui doit faire ses preuves sans se laisser démonter par les remontrances et critiques constantes. Si Adam prend souvent la défense de son frère mal aimé, on devine qu’au fond il apprécie la situation. La relation entre les deux frères ne fera que se complexifier lorsque le soi disant vilain petit canard s’avère être supérieur au fils prodigue qui ne supporte pas le moindre échec ou surprise.

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan, James Dean, Raymond Massey

La fin est touchante, notamment autour de ce père qui a toujours voulu faire bien. Malgré ses efforts et l’amour qu’il leur porte, il n’a pas pu s’empêcher de traiter différemment ses deux fils. Un jolie film dans lequel on peut voir James Dean dans l’un des rares rôles qu’il a interprété.

L’homme qui tua Liberty Valance

L'Homme qui tua Liberty Valance : Affiche John Ford, John Wayne

de John Ford

John Wayne, James Stuart, Vera Miles

4.5/5

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme se rendent dans l’ouest dans une petite ville, pour assister à l’enterrement de Tom Doniphon. La presse suit le sénateur dans son déplacement et s’interroge sur la raison de la venue de Stoddard loin de Washington. Stoddard accepte alors de raconter à un journaliste comment il est arrivé dans cette ville des décennies plus tôt, fraichement diplômé de la fac de droit, rêvant d’apporter la loi et la justice dans une région où seule la loi du plus fort s’appliquait. Mais à peine arrivé qu’il est déjà confronté au bandit Liberty Valance, payé par les grands propriétaires terriens pour faire le ménage par la violence.

L'Homme qui tua Liberty Valance : Photo John Wayne

J’ai beaucoup aimé l’homme qui tua Liberty Valance. Ce n’est pas un simple western classique. Stoddard plein d’idéalisme, est persuadé de pouvoir apporter la justice et faire en sorte que la loi s’applique dans une région qui l’ignore. Il découvre une région dans laquelle les grands propriétaires terriens font la loi, embauchant des petites frappes comme Liberty Valance pour faire fuir les petits fermiers et récupérer des terres immenses.

L'Homme qui tua Liberty Valance : Photo

En arrière plan de l’histoire de Stoddard, on découvre le quotidien d’une région de l’ouest à une époque charnière. Les propriétaires terriens qui règnent en maitre, les petits paysans et fermiers qui se font tuer sans personne pour les défendre, les hors la loi qui ici se mettent au service des plus riches, les grands propriétaires. C’est aussi l’entrée de cette région de l’ouest dans l’Union et un changement légal important qui va s’amorcer.

J’ai beaucoup aimé la relation entre l’idéaliste et éduqué Stoddard et le cynique et blasé Doniphon. La fin est d’ailleurs très belle je trouve.

Bellissima

Bellissima : Affiche

de Luchino Visconti

Anna Magnani, Walter Chiari, Tina Apicella

4.5/5

Maddalena est une femme mariée et mère d’une petite fille à Rome dans les années 50. La petite famille vie très modestement entre la belle famille et les voisines curieuses. Lorsqu’elle apprend qu’une audition va être organisée pour sélectionner une petite fille afin de jouer dans le nouveau film d’un très grand réalisateur, beaucoup de mamans tentent leur chance en emmenant leurs fillettes à cinecitta. Maddalena veut absolument que sa fille, qu’elle considère comme étant la plus jolie des fillettes, soit choisie. Elle espère ainsi que sa fille puisse entamée une carrière au cinéma et éviter une vie pauvre de femme au foyer comme la sienne.

Bellissima : Photo

Je suis tombée par hasard sur ce film en zappant à la télé et au bout de cinq minutes j’ai été complétement subjugué par le film. Chaque scène nous montre la détermination, la folie, la passion, l’énergie de cette mère prête à tout pour voir sa fillette réussir. Elle traine sa petite à l’autre bout de la ville pour se promener dans les allées de cinecita, elle va de salon de beauté en atelier de couture pour donner toutes ses chances à sa fille. Elle se ruine, dépense ses économies et celle du ménage, affronte la colère de son mari. Rien ne l’a décourage. Il y a quelque chose de complètement hypnotisant à suivre cette mère partout, toujours souriante et positive. C’est un film très bavard, surtout les babillages de l’héroïne, qui tente de convaincre tout le monde, et elle même en premier, des talents de sa fille, qui en réalité n’est ni plus jolie ni plus talentueuse qu’une autre.

Bellissima : Photo

J’ai beaucoup aimé les scènes avec la belle famille, la manière de s’emporter pour tout et rien, de casser la vaisselle et de redevenir calme et sereine la seconde suivante. La scène dans laquelle son mari en a assez des excès de sa femme concernant leur fille est tragique et drôle en même temps. Les cris, les airs de tragédienne de la mère, les menaces de coups qui ne viennent jamais du mari, les voisines qui déboulent pour tenter d’apaiser le couple mais qui viennent surtout pour voir le spectacle. L’actrice principale, Anna Magnani est excellente, j’ai adoré la voir défaite lorsqu’elle comprend que sa fille n’a pas de talent et j’ai trouvé sa réaction touchante quand elle décide que finalement, la vie d’actrice n ‘est pas pour sa fille, sa fille n’est pas à vendre! un jolie film.

Gilda

Gilda : Photo Charles Vidor, Rita Hayworth

de Charles Vidor

Rita Hayworth, Glenn Ford

3/5

Johnny Farrell, joueur professionnel, fait la rencontre à Buenos Aires de Ballin, un homme d’affaire. Ensemble ils ouvrent un casino qui marche bien mais en parallèle, Ballin est à la tête d’une organisation secrète qui a pour but de prendre le monopole de l’exploitation d’un métal rare, le tungstène. Après un voyage d’affaire, Ballin revient avec sa nouvelle épouse, Gilda. Elle est en faite l’ex fiancée de Farrell qu’elle avait quitté du jour au lendemain. Farrell ne le sait pas mais Gilda pensait agir pour le bien de Farrell en le quittant.

Gilda : Photo Rita Hayworth

J’en avais beaucoup entendu parler de ce film, célèbre notamment pour la scène dans laquelle elle chante en retirant un gant noir. Le film est intéressant à suivre, Farrell est tiraillé par l’amour qu’il ressent pour Gilda et la haine pour cette femme qui l’a quitté sans raison. C’est l’histoire classique du triangle amoureux entre Ballin, l’homme d’affaire impitoyable, Farrell l’homme de main passionné et Gilda qui a appris à faire tourner en bourrique les hommes. La deuxième partie du film change de ton et la fin est assez rocambolesque!

Soupçons

Soupçons : Photo Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock

Cary Grant, Joan Fontaine

4/5

Lina McLaidlaw est une jeune femme issue d’une famille aisée et bourgeoise. Lina qui est sage et trop sérieuse rencontre et tombe sous le charme du séduisant John Aysgarth. Tchatcheur, séducteur, sur de lui, John arrive toujours à mener les gens par le bout de leur nez et arrive sans peine à charmer la naïve Lina. Très vite John flirte, séduit, disparait et revient pour la demander en mariage. Lina décide d’accepter sans en avertir ses parents. Après un voyage de noce, le jeune couple s’installe dans une grande et belle maison. Mais très vite Lina découvre que son mari est sans le sou, qu’il vit bien au dessus de ses moyens grâce à des combines et des arrangements. Lina commence à se poser des questions et comprend vite qu’elle ne connait pas très bien celui avec qui elle vient de se marier. John ne cache pas son amour de l’argent et Lina commence à se demander jusqu’où son mari est prêt à aller pour s’enrichir.

Soupçons : Photo

Soupçon a pour particularité de nous faire suivre l’histoire uniquement du point de vue de Lina. En tant que spectateur, nous n’en savons pas plus qu’elle sur son mari et ses intentions, ce qui est très appréciable, car tout comme Lina, nous ne savons pas si John est un homme prêt à tout pour devenir riche, si il est capable de tuer son meilleur ami, si il est capable de comploter contre sa femme en organisant son meurtre.

Soupçons : Photo

Lina est un personnage intéressant à suivre. A une époque où le mariage est très important socialeme, Lina n’a pas de prétendant. Intelligente, éduquée, avertie, un peu trop sérieuse, elle comprend que ces qualités ne sont pas celles recherchées par les hommes qui souhaitent se marier. D’ailleurs elle découvre que ces propres parents pensent que Lina finira vieille fille. Alors quand John débarque dans sa vie, virevoltant, séducteur, la parole facile, elle tombe rapidement amoureuse. Mais tombe t-elle vraiment amoureuse de John? ne tombe t-elle pas amoureuse de l’idée de l’amour, de l’idée du mariage, ne se ment-elle pas à elle même après avoir entendu ses parents exprimer l’idée qu’elle finira vieille fille?

Comme Lina, on doute. On doute de l’honnêteté de John, est il juste un homme léger, incompétent, inconséquent, ou est-il un véritable psychopathe, sans scrupule, prêt à tuer. Jusqu’à la fin on se pose la question, tout comme Lina, qui est tenter de quitter son mari à plusieurs reprises mais qui se refuse à subir un échec personnel aussi important, et qui coute que coute restera aux cotés de son mari, assassin ou pas.

Tant qu’il y aura des hommes

Tant qu'il y aura des hommes - Film (1953) - SensCritique

de Fred Zinnemann

Montgomery Clift, Burt Lancaster, Deborah Kerr, Frank Sinatra

3.5/5

En 1941, Robert Lee Prewitt est envoyé dans une caserne à Hawai. Ancien boxeur talentueux, son capitaine souhaite qu’il intègre l’équipe de la caserne pour gagner des combats et promouvoir ainsi sa carrière. Mais Robert ne souhaite plus boxer depuis qu’un de ses coups à rendu aveugle son adversaire. Il doit alors supporter les brimades de son capitaine qui lui en veut. Robert se fait quelques amis, découvre la vie à Hawai lors de ses permissions, le tout peu de temps avant l’attaque meurtrière de Pearl Harbor.

https://focus.nouvelobs.com/2020/04/22/3/0/2953/1474/1377/667/75/0/f992cae__yfC-cZ6-yO2o64xi-AQyHHx.jpg

Un film culte notamment pour la fameuse scène d’amour sur la plage. Le titre français n’a aucun sens, je préfère de loin le titre original. Je retiens surtout l’excellent Burt Lancaster dans le rôle  du sergent chef, un personnage qu’on croise souvent dans les films de guerre, le soldat aguerri qui fait preuve de compassion et d’autorité pour maintenir l’ordre mais qui n’est pas suffisamment gradé pour ne pas connaitre le vrai quotidien des soldats qu’il doit gérer. Le film qui date de 1953 n’aborde pas les polémiques et les subtilités du roman dont il est tiré (attirance homosexuel entre soldats ou encore l’histoire malsaine entre le capitaine et sa pauvre épouse).

Etat de siège

ETAT DE SIEGE: Amazon.fr: Yves Montand,, Renato Salvatori, COSTA GAVRAS:  DVD & Blu-ray

de Costa Gavras

Yves Montand, Renato Salvatori

3/5

Dans un pays d’amérique du sud, dans les années 70, des militants d’extrême gauche qui luttent pour renverser le gouvernement en place, enlève Philip Santore, un haut fonctionnaire de l’AID, une agence international dont le but officiel est d’aider les pays en développement. Les militants font comprendre à Santore qu’ils sont au courant de sa véritable mission qui consiste à former les gouvernements à la torture et à l’intimidation. Envoyé par les États Unis pour s’assurer que les partis de gauche n’arrivent pas au pouvoir et aider les partis fasciste à s’imposer par la violence et la manipulation des populations. Alors que les militaires recherchent activement Santore, les militants l’interroge sur ses activités.

Etat de siège (1973) — Chacun Cherche Son Film

Costa Gavras avait déjà réalisé des films politiques avec Z et l’Aveu. Le film dans sa forme n’est pas très cinématographique, il alterne quelques scènes de la junte militaire qui doit gérer la crise suite à l’enlèvement de Santore et les échanges entre le chef des militants et Santore. Ce sont ces dernières scènes qui sont les plus intéressantes.  Le film n’est donc pas marquant dans sa forme mais j’ai beaucoup aimé les échanges entre les deux protagonistes. Une belle réflexion sur la manipulation des populations et sur la manipulation effectuée par les États Unis sur certains pays afin de contrôler les gouvernements en place. Un film à voir pour mieux comprendre l’influence des États Unis sur l’arrivée au pouvoir de régimes autoritaires.

Chantons sous la pluie

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Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O’Connor

4,5/5

Dans les années 20 Don est un acteur célèbre du cinéma muet. Il forme avec sa partenaire de jeu Lina un couple crée par la production uniquement pour faire rêver la population. Mais l’apparition du cinéma parlant vient chambouler la donne. Le producteur, Don et son meilleur ami acteur également, Cosmo, comprennent qu’il va falloir s’adapter ou disparaitre comme le cinéma muet est sur le point de le faire. Si tout le monde décide de s’adapter, on découvre également que Lina a une voix de crécelle insupportable. Don et Cosmos décident de doubler la voix de Lina avec une jeune danseuse que Don vient de rencontrer et dont il tombe amoureux.

Chantons sous la pluie : Photo

J’avais vu le film quand j’étais petite et j’en gardais peu de souvenirs. Je l’ai revu récemment et j’ai adoré. Le film nous plonge dans l’arrivée révolutionnaire du cinéma parlant. Producteurs, scénaristes, réalisateurs et surtout acteurs doivent s’adapter au cinéma parlant ou disparaitre avec la fin du cinéma muet et pas de chance pour ceux qui se découvrent une voix horrible.

Chantons sous la pluie » (1952), de Gene Kelly et Stanley Donen. Le sommet  de la comédie musicale - AgoraVox le média citoyen
Heclat on Twitter: "@tbarnaud #SondageDanse Chantons sous la pluie avec la  danse acrobatique de Donald O'Connor "Make 'Em Laugh".… "

Les scènes dansées et chantées sont vraiment très réussies et s’imbriquent sans défaut dans une histoire bien menée et intéressante, et pas seulement une simple histoire d’amour ou de quiproquo. Le trio qui s’acharne à transformer le film muet « the duelling cavalier » en film parlant est attachant et donne la célèbre chanson « good morning ». On est impressionné aussi par le talent et la prestation de Donald O’Connor, excellent danseur notamment lors de la scène « make’ em laugh » (chanson que ceux de ma génération on pu entendre à un million de fois dans la pub des matelas Merinos). Chantons sous la pluie est un des plus grand feel good movie. Il a ce petit don de remonter le moral, de faire sourire, de retrouver sa bonne humeur, ce que peu de films arrivent à faire avec succès.

Ascenseur pour l’échaffaud

Ascenseur pour l'échafaud : Affiche

de Louis Malle

Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Lino Ventura

4/5

A Paris, Julien ancien parachutiste à la légion étrangère, vit une liaison secrète avec Florence, la femme de son patron. Très amoureux l’un de l’autre, ils décident de mettre au point le meurtre parfait. Le soir, Julien assassine son patron dans son bureau, au dernier étage d’un immeuble parisien. Tout en se forgeant le parfait alibi, Florence et Julien sont assurés de ne pas être impliqués dans ce meurtre. Mais alors que Florence attend Julien dans un café, ce dernier retourne au bureau en catastrophe pour récupérer un indice compromettant et se retrouve coincé dans l’ascenseur. Tandis que Julien prend son mal en patience en espérant trouver un moyen de sortir de l’ascenseur, Florence arpente les rues de Paris à la recherche de Julien, se demandant si ce dernier ne la pas tout simplement abandonnée.

ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD – Louis Malle (1958)
Ascenseur pour l'échafaud, Louis Malle, 1957 - le blog d'alexandre clement

Considéré comme l’un des premiers films de la nouvelle vague (dont je ne suis pas une grande fan), Ascenseur pour l’échaufaud est un film d’atmosphère. Entre la jolie Jeanne Moreau qui arpente en long et en large les rues de Paris perchée sur ses hauts talons avec en voix off ses émotions et ses doutes et Julien coincé dans son ascenseur pour une erreur stupide, on suit également un jeune couple de paumés qui enchaine bêtise sur bêtise, ainsi qu’un inspecteur incarné par Ventura. Un film noir, avec une lumière extraordinaire tout en nuance de noir et de blanc, le tout sublimé par la musique de Miles Davis, qui joue un rôle très important dans la réussite du film.

The old guard

The Old Guard : Affiche

de Gina Prince Blythewood

Charlize Theron, Kiki Layne, Matthias Schoenaerts

3/5

Andy alias Andromaque la Scythe, vit depuis l’antiquité et est immortelle. Au fil des siècles, elle a rencontré de très rares autres personnes comme elle. Lorsque l’un des immortelles meurt et ressucite pour la première fois, Andy et les autres immortelles font des rêves leur permettant de se retrouver. Ainsi depuis plusieurs siècles, Andy fait équipe avec Booker, Joe et Nicky. Ensemble, ils mettent leurs expériences et leurs savoirs faire de guerriers pour faire le bien sur Terre. Un jour, un agent de la CIA les engagent pour mieux les piéger. Il travaille en réalité pour une entreprise privée pharmaceutique qui tente de percer scientifiquement le secret de leur immortalité afin d’en faire profiter le monde. Au même moment Nile, une soldat en Afghanistan, se découvre immortelle après s’être remise miraculeusement de plusieurs blessure. Andy décide d’aller à sa rencontre et de l’intégré à son groupe.

The Old Guard : Photo Charlize Theron, KiKi Layne, Luca Marinelli, Marwan Kenzari, Matthias Schoenaerts

Charlize Théron aime les rôles de femmes fortes. Ici elle incarne la légendraire guerrière antique Andromaque la Scythe qui arpente la terre sans vieillir ni mourir depuis plusieurs millénaires. Pour donner un sens à cette vie sans fin, elle décide de faire le bien autour d’elle. Le film se laisse voir, quelques scènes d’action bien réussies, une histoire qui avance, des énigmes qui sont résolues, Charlize Theron convaincante, mais l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario est assez classique, un sentiment de déjà vu, l’impression de voir un reboot de Highlander! Un divertissement sympathique, mais je ne ferais pas un scandale si la suite ne voit pas le jour.

Nevada Smith

Nevada Smith : Affiche Henry Hathaway

de Henry Hathaway

Steve McQueen, Karl Malden, Suzanne Pleschette

3,5/5

Dans l’ouest sauvage Max Sand est un jeune cow boy qui vit avec ses parents et les aide à s’occuper de la ferme. Un jour il rentre chez lui pour découvrir ses deux parents qui ont été torturés violemment jusqu’à la mort par un groupe de malfrats sadiques. Bien qu’il ne connaisse pas grand chose à la traque et au tir, il se lance sur les traces des agresseurs pour venger sa famille. Durant les années qui suivent Max qui se fait appeler Nevada Smith, fait des rencontres parfois cruelles parfois chaleureuses, lui permettant d’apprendre, de s’agguérir et de traquer encore et toujours les meurtriers. Il finit par en retrouver un premier dans un saloon, avant d’aller chercher le second dans un bagne.

Nevada Smith : Photo Henry Hathaway, Steve McQueen

La quête vengeresse d’un très jeune homme qui grandit et apprend au fil des rencontres. Rien ne l’arrête dans sa traque, dans sa soif de vengence jusqu’ à oublier de vivre sa vie. Le film nous permet de voyager dans de beaux paysages. On passe du monde du saloon à la tribu indienne en passant par le bagne dans le bayou, le héros parcours ainsi une grande partie du pays. Un film initiatique dans le lequel le héros apprend au fil de ses rencontres bonnes ou mauvaises. Le film se laisse voir.

L’age ingrat

L'Âge ingrat de Gilles Grangier (1964) - UniFrance

de Gilles Grangier

Jean Gabin, Fernandel, Marie Dubois

3,5/5

Au début des années 60 Marie et Antoine étudiants, décident de se marier. Les parents de Marie habitant Paris, sont invités à se rendre dans la demeure des parents d’Antoine sur la côte d’azur afin que tous le monde se rencontre et fasse connaissance. Un soir les deux amoureux se disputent se qui entraine une dispute entre les deux pères qui imaginent la querelle de leurs enfants comme la fin de leur union. Des insultes impardonnables sont prononcées ce qui provoquent le départ des parents de Marie.

Base de données de films français avec images
Francomac™: Grangier-1964-L'âge ingrat

Petit film sympathique qui ne marquera pas l’histoire du cinéma mais qui à déjà le bon point de divertir et de détendre. C’est la confrontation du parisien joué par Gabin avec le sud joué par Fernandel. Une petite comédie qui explore l’amour de jeunes gens, l’immaturité, la jalousie, l’égo de deux pères qui voient leurs enfants respectifs leurs échapper définitivement; et aussi une touchante relation fusionelle entre le père et sa fille Marie. L’occasion aussi de voir Gabin et Fernandel et la belle Marie Dubois avant son rôle dans La grande vadrouille.

Symphonie pour un massacre

Symphonie pour un massacre - Film (1963) - SensCritique

de Jacques Deray

Charles Vanel, Jean Rochefort, Claude Dauphin

4/5

4 gangsters décident de se lancer dans le trafic de drogue. Ils mettent en commun 500 000 dollars. Un 5e complice doit se rendre à Marseille pour ramener la marchandise en échange de l’argent mais un traitre se trouve parmi eux

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)
DVDFr - Symphonie pour un massacre : le test complet du Blu-ray

Un film de gangster très réussi où les trahisons et coup dans le dos pleuvent. Un jolie suspense, de belles images et une belle photographie dans un beau noir et blanc, on découvre scène après scène qui arnaque qui et jusqu’au bout les surprises s’enchainent, le tout servis par un bon casting avec Jean Rochefort qui traverse toute la France et Charles Vanel que j’aime beaucoup.

Au revoir Monsieur Morricone

Ennio Morricone, l’un des plus grands compositeur de musique de films, vient de nous quitter à 91 ans. Ces compositions m’ont accompagné quasiment toute ma vie, à travers les films qu’il a mis en musique. Sans lui, certains films considérés comme culte seraient peut être tombé dans l’oublie, car les musiques composées par Ennio Morricone sont aussi importantes que la mise en scène, l’intrigue ou le jeu d’acteur.

Il est surtout très connu du grand public pour les musiques de western, notamment des films de Sergio Leone, le bon la brute et le truand, Pour quelques dollars de plus, Pour une poignée de dollars et bien sur Il était une fois dans l’ouest avec le mythique thème  « l’homme à l’harmonica ».

Il a aussi marqué les esprits avec des musiques qui ont donné une dimension supplémentaire à de nombreux films  comme Les incorruptibles, Mission, Le professionnel, I comme Icare, Le clan des siciliens, La moisson du ciel, Mon nom est personne…

Ciao Monsieur Morricone.

 

 

 

Films vu pendant le confinement

Pour ne pas déprimer de trop durant cette période stressante et pleine de doute et d’inconnus, j’ai essayé de me distraire le plus possible avec des films légers. Exit donc les films dramatiques, dures, violents ou apocalyptiques. Outre les rediffusions toujours bienvenus des classiques des films policiers ou comiques français, notamment, les films de Louis de Funes en générale, ou les films d’actions du grand Jean Paul Belmondo, j’ai également pioché dans des films que je n’avais pas encore vu.

From Prada to Nada - film 2011 - AlloCiné

From prada to nada de Angel Gracia

Camilla Belle, Alexa Vega

A Los Angeles dans les beaux quartiers, Nora et Mary sont deux soeurs qui ont été gâtées par leur père, qui les élève seul. Nora est une étudiante sérieuse qui suit des études de droit. Elle rêve d’une carrière brillante et à planifiée sa vie sur les dix prochaines années pour être sur que rien ne l’a distrait de son but. Tout le contraire de Mary qui ne pense qu’à faire du shopping et à vivre sans penser au lendemain. Mais tout s’écroule pour les deux soeurs lorsque leur père meurt leur laissant que des dettes. Elles se retrouvent sans le sou obligées d’aller vivre chez leur tante, dans les quartiers pauvres de la ville.

From Prada to Nada : Photo

From prada to nada est une adaptation moderne de raison et sentiments de Jane Austen. Ce n’est pas le film de l’année, mais j’ai vraiment passé un très bon moment en le regardant. Durant 1h30 j’ai oublié tous les soucis, le coronavirus et ses conséquences, j’ai bien ri aussi car pas mal de scènes très drôles dans ce film. Les deux soeurs qui sont d’origine mexicaine, vont découvrir un peu leur origine ethnique chez leur tante et puis bien sur elles vont devoir s’habituer au fait qu’elles ne sont plus riches. Pour financer ses études, Nora se met à travailler comme stagiaire dans une firme, et Mary doit revendre sa belle voiture pour conduire un tacot. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, ce côté « bonbon » du film et j’aime beaucoup Camilla Belle, qui joue le rôle de Nora (que j’avais déjà beaucoup aimé dans le film Push). Un film sans prétention mais qui détend, fait rire et distrait bien.

Haute couture : Affiche

the dressmaker de Jocelyn Moorhouse

Kate Winslet, Judy Davis, Hugo Weaving, Liam Hemsworth,

Dans les années 50 Tilly Dunnage revient dans son village natal au fin fond de l’Australie, après avoir passée 20 ans en europe. Elle retrouve sa mère, devenue presque sénile et vivant dans une maison crasseuse et désordonnée. Dans son exil européen, Tilly a appris la haute couture auprès des plus grands couturiers. Mais si elle est revenue ce n’est pas pour monneyer son talent de couturière auprès des femmes du village qui rêvent de porter la dernière mode, mais pour se venger de certaines personnes qui l’ont maltraité dans son enfance. Elle espère aussi découvrir ce qui s’est passé concernant la mort d’un des enfants du village.

Haute couture : Photo Kate Winslet

J’ai adoré dressmaker. Au début j’ai lancé le film sans conviction, persuadée que j’allais changer de programme au bout de cinq minutes mais finalement, j’ai pas une fois clignée des yeux. La première partie est celle que je prèfère, le village poussiéreux, les années 50, Tilly qui attire l’attention de tous en se pavanant dans ses tenues hautes coutures, sa relation avec sa mère, le shérif local qui cache sa passion pour la couture, Tilly qui manipule tout le monde pour arriver à ses fins. C’est parfois farfelue, ça rappelle un peu le style Ballroom dancing de Baz Lurhmann. La deuxième partie est plus triste, j’aurais préféré que le film reste plus léger sur fond de vengeance et garde son sens de l’humour. J’ai beaucoup aimé la fin aussi et le casting est top entre Kate Winslet excellente dans la vamp année 50 qui veut se venger, Judy Davis en mère vieillissante hystérique, ou Hugo Weaving excellent en policier fan de mode qui se laisse aller à vivre sa passion.

 

Shirley Valentine [VHS] [Import allemand]: Pauline Collins, Tom ...

shirley valentine de Lewis Gilbert

Pauline Collins, Tom Conti, Bernard Hill

Dans les années 80 à Livepool. A 40 ans, Shirley ne sait plus qu’elle est le sens de sa vie. Son mari travaille tous les jours dans son entreprise, leur deux enfants sont adultes et indépendants. Shirley s’est mariée jeune et est devenue mère jeune, elle ne sait pas quoi faire de ces jours maintenant que tous vaquent à leurs occupations. Alors quand sa meilleure amie lui propose de l’accompagner en grèce après avoir gagner un voyage pour deux, elle décide de s’y rendre sans en parler à sa famille qui le lui reprocherait. Une mère et épouse de 40 ans ne doit plus rien faire de sa vie! Mais à peine arriver en grèce, son amie l’abandonne pour un homme. Shriley se retrouve seule et si au début c’est déroutant, finalement Shirley y prend gout.

Shirley Valentine - love this movie (With images) | Shirley ...

Je suis tombée complètement par hasard sur ce film que je ne connaissais pas du tout et qui après recherche à un statut de film presque culte. Le film date de 1989 et n’a pas pris une ride! Ici pas de coup de foudre, pas d’héroine qui va tomber amoureuse du prince charmant grec, qui va refaire sa vie, pas de mari méchant et bête, rien n’est aussi simpliste, pas de manichéisme mal placé. Shirley décide d’oser et de prendre sa vie en main. Elle part en grèce sur un coup de tête, se retrouve seule, passe du bon temps, profite du climat, de la mer, de la gentillesse des gens, de la bonne cuisine, elle s’offre une aventure d’un jour juste pour voir. C’est très drôle, très vraie, touchant aussi. La forme est aussi très originale, car l’héroïne s’adresse directement à la caméra pour nous dire à nous spectateur, ce qu’elle pense, ce qu’elle fait. Notamment lorsque comme chaque jour, Shirley traverse la salle de restaurant pour aller s’installer seule à une table avec tous les autres touristes qui l’a regarde comme une bête curieuse « c’est fou comme une femme qui va seule au restaurant ça peut effrayer les gens! ». Une petite réflexion sur la vie, savoir en profiter quand l’occasion se présente, sur le touriste, sur les préjugés des touristes qui débarque dans d’autres pays, sur l’image que donne une femme qui voyage seule.

Taxi roulotte et corrida (1958)

Taxi, roulotte et corrida de André Hunebelle

Louis de Funès, Raymond Bussieres, Pauline Dubost, Annette Poivre

Maurice Berger, chauffeur de taxi à Paris, part en vacances avec sa femme, son fils, sa belle soeur, son beau frère et sa nièce, dans leur roulotte rattachée à leur voiture. A la frontière espagnole, la jolie et séduisante Myriam les repère. Elle décide de placer un énorme diamant issu d’un vol quelques jours plus tôt, dans la poche de la veste de Maurice, car elle se sait recherchée par la police. Mais finalement, récupérer le diamant en Espagne s’avère bien plus compliqué que prévu.

7 photos - TAXI, ROULOTTE ET CORRIDA - 1958

Je suis une très grande fan de Louis de funès. La cinémathèque de Paris avait prévu une grande expo pour le mois d’avril pour lui rendre hommage, mais bien sur, avec les circonstances actuelles c’est annulée. Pour autant certaines chaines ont prévu de passer beaucoup de films de De Funès pour le mois d’avril, dont ce film qui date de 1958 et que je ne connaissais pas et pourtant j’ai quasiment vu tous ces films dont il a le rôle principal. Le seul que je n’ai pas eu l’occasion de voir c’est ni vu ni connu.

CinémArt: Taxi, Roulotte et Corrida de André Hunebelle (1958)

J’avais un peu peur en le regardant, de ne pas aimer, d’être déçue, que si on ne voyait jamais ce film à la télé, c’est qu’il n’était pas à la hauteur, et bien pas du tout. Dès les premières images, c’est drôle, on rit, j’ai apprécié suivre la petite famille partir sur les routes, passer la frontière franco-espagnole, les manigances pour faire passer en contrebande leur tabac pour le mois entier de vacances passer en andalousie. J’ai beaucoup aimé, c’est une comédie réussie, avec des rebondissements qui n’ont rien d’originaux, mais qui sont très réussi, tout s’imbrique bien, s’enchaine bien, sans temps morts, on ne s’ennui pas. En regardant Taxi, roulotte et corrida, on se demande si Gérard Oury ne s’est pas beaucoup inspiré de ce film pour écrire le scénario du futur Le corniaud: un départ depuis la france pour passer des vacances dans un pays étranger, la route, la voiture, un énorme diamant volé, des brigands qui essayent de récupérer le diamant en pensant que leur pigeon est trop facile à berner, un passage à la frontière avec fouille intensive, une belle blonde platine qui joue les vamps…Encore une fois c’est l’occasion aussi de voir les talents de danseur de Louis de Funès, qu’on peut voir dans Rabbi Jacob bien sur mais aussi dans Le grand restaurant. Ici il danse le flamenco et il se débrouille très bien. J’ai été très contente de découvrir un film inédit pour moi de De Funès qui m’a plut, il a un coté très sympathique et attachant comme les personnages d’ailleurs. A voir!

Lolita malgré moi : Affiche

Lolita malgré moi de Mark Waters

Lindsey Lohan, Rachel McAdams, Tina Fey, Laura Chabert, Amanda Seyfried

Cady a passée toute son enfance en Afrique dans la nature, mais à 16 ans, là voila qui doit apprendre à vivre dans une tout autre jungle, celle du lycée. Elle va découvrir un monde social qu’elle ne connaissait pas, celui des ados, des êtres qui peuvent être cruels, sournois, méchants. Elle fait notamment la connaissance de Janis considérée par les autres comme une marginale et avec qui Cady s’entend bien, mais elle fait aussi la connaissance de Regina la reine de l’école et de ces deux copines, les trois plus populaires filles du lycée.

Lolita malgré moi : Photo Mark Waters, Rachel McAdams

Avec la période actuelle, j’ai commencé le confinement par des films joyeux et légers, histoire de me changer les idées. J’avais toujours entendu parler de Lolita malgré moi. Au final, le film n’est pas aussi drôle que ça, mais j’ai passé un moment agréable. Quelques clichés incontournables quand on voit des films sur le monde sociale des ado dans les lyceés américains, mais quelques scènes réussies, certaines sont très drôles et la fin assez réussi.

Le Magnifique - film 1973 - AlloCiné

Le magnifique de Philippe de Broca

Jean Paul Belmondo, Jacqueline Bisset

L’histoire d’un écrivain auteur de romans d’aventure et d’espionnage qui mettent en sècne un héros digne des james bond, séduisant, sur de lui, aventurier, tout ce que l’écrivain n’est pas. Entre deux moments de rédaction, l’auteur est dérangé tantôt par sa femme de ménage, par son éditeur, par le plombier qui ne veut rien réparer ou distrait par sa charmante voisine.

Le nouveau cinéphile: Test Blu-ray - Le Magnifique, avec Jean-Paul ...

Au départ, j’ai trouvé la forme originale. Le film commence comme un film d’espionnage des années 60 ou 70, du genre james bond ou plus parodique comme OSS. Puis alors que le héros se bat sur la plage avec ses ennemis, on aperçoit une dame passer l’aspirateur sur le sable…et on se retrouve dans l’appart délabré de l’auteur, dans un paris pluvieux. Le film aurait pu être orginale et drôle, mais au bout d’un moment, les scènes tombent un peu à plat, c’est un peu longuet, même si au final on ne s’ennui pas et si certaines scènes sont drôles.

16 levers de soleil : Affiche

16 levers de soleil de Pierre Emmanuel Le Goff

Documentaire qui raconte la mission de Thomas Pesquet sur la station spatiale internationale, la préparation du voyage avant, la mission et le retour.

16 levers de soleil : Photo

J’ai trouvé le documentaire fascinant, surtout le début et la fin. C’est impressionnant de voir la préparation de Pesquet pour son départ dans l’espace, les au revoir avec ses proches, la mise en quarantaine, la préparation des astronautes dans la capsule, le « good luck » des techniciens avant de refermer la capsule, le voyage jusqu’à la station, la zénitude des astronautes qui semblent être assis dans leurs canapé. On suit le quotidien de Pesquet durant les six mois dans la station, ses sorties dans l’espace et les 16 levers de soleil quotidien que les astronautes admirent, puis le retour tout aussi impressionnant. Peu d’explication, ce qui permet d’installer une certaine ambiance mais qui peut être parfois un peu frustrant.

Derniers films vu en 2018

Fatima : Affiche

de Philippe Faucon

Soria Zéroual, Zita Hanrot,

(France 2016)

4/5

Fatima est une mère courage. Divorcée, elle vit dans une cité de banlieue ordinaire avec ses deux filles, une qui vient d’avoir son bac et l’autre encore au collège. Pour subvenir aux besoins de ses filles, Fatima se ruine la santé à faire des ménages partout où elle peut. Originaire d’Algérie, Fatima a fait des études exclusivement en arabe, alors parler et s’exprimer en français s’avère difficile. Elle doit cependant redoubler d’effort et vendre les quelques bijoux en or qu’elle possède pour aider sa fille ainée, une brillante étudiante, à payer les frais de ses années d’études de médecine. Alors que la plus jeune est dans sa phase rébellion, la plus grande se met une pression extrême pour réussir sa première année et ne pas décevoir sa mère.

Fatima : Photo Soria Zeroual, Zita Hanrot

J’en avais beaucoup entendu parler lors de sa sortie cinéma, j’ai rattrapé ce retard lors de sa diffusion sur arte. On suit le quotidien d’une famille ordinaire, les difficultés, les attentes. J’ai beaucoup aimé suivre Fatima, sa vie, son travail difficile, les préjugés des gens qui l’entoure. Finalement Fatima n’a pas beaucoup d’entourage. Quelques collègues qui ont quelques mots sympathiques parfois mais Fatima est bien seule. Sa plus jeune fille s’avère vivre une adolescence rebelle, Fatima s’acharne à aider sa fille ainée afin qu’elle puisse se concentrer uniquement sur ses études.

Fatima : Photo Soria Zeroual, Zita Hanrot

Fatima est bien isolée. Le travail est pénible, entre les grandes surfaces dans lesquelles elle est constamment surveillée, ou les ménages chez les particuliers qui prennent Fatima de haut et la soupçonnent constamment de malhonnêteté. La scène du test de l’argent dans la poche d’un jean ou encore la jalousie de la mère riche quand elle découvre que Fatima a une fille qui fait médecine, comme son propre fils. Sans parler du rejet des autres, comme lorsque Fatima essaye d’entamer la discussion avec une autre parent d’élève, blanche, qui fait tout pour l’éviter. Fatima est donc une personne forte, courageuse, étonnante, une personne qui mérite le respect. Ses poèmes qu’elle écrit en arabe et qu’elle lit à son médecin, sont beaux et touchants.

Un film doux, sensible, il ne se passe aucun évènements dramatiques et ça fait du bien. C’est la vie quotidienne, des personnages attachants, des discussions intelligentes, un film à voir.

Les Adieux à la reine : Affiche

de Benoit Jacquot

Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen

(France 2011)

4/5

A Versailles, alors que la révolution a déjà commencé dans les rues de Paris, Sidonie est nommée lectrice personnelle de la reine Marie Antoinette. Elle est logée dans les quartiers des domestiques. Sidonie évolue dans les couloirs, passages, escaliers du château de Versailles, sympathise avec Monsieur Moreau le bibliothécaire, et écoute les rumeurs qui vont bons train dans les couloirs. La révolution serait à la porte du château sous peu. Mais alors que les domestiques et les nobles commencent à prendre la fuite, Sidonie, subjuguée par la reine, reste à ses cotés.

Les Adieux à la reine : Photo Diane Kruger, Grégory Gadebois, Xavier Beauvois

J’ai également raté ce film lors de sa sortie ciné, malgré les éloges que j’ai pu lire. J’ai beaucoup aimé ce film. Une fois commencé il est difficile de décroché. On voit la révolution française à travers les yeux de Sidonie. Comme elle, et comme tous ceux qui logent à Versailles, des domestiques aux nobles, on ne sait pas vraiment ce qui se passe derrière les grilles du château royal. Sidonie entend les rumeurs, est témoin des paniques, constate les fuites. J’ai beaucoup aimé la mise en scène, la caméra qui se faufile dans les couloirs, dans les cages d’escaliers, toujours du point de vue de Sidonie, nous donnant l’impression d’être nous même dans le château, à suivre de près cette jeune fille, entendre les bribes d’info. Ici, bien sur, aucun moyen d’information, ce sont les bruits de couloirs au premier sens du terme et les pamphlets qui permettent de se tenir informés.

Les Adieux à la reine : Photo Julie-Marie Parmentier, Léa Seydoux

Un film court, très bien interprété, prenant, j’ai pas cligné de l’œil, j’étais happée par l’histoire et la mise en scène n’y est pas pour rien. Une manière originale de parler de la révolution de 1789.

Deux hommes dans la ville : Affiche

de Jose Giovani

Alain Delon, Jean Gabin

(France 1973)

4.5/5

Gino passe quelques années en prison suite à sa participation au braquage d’une banque. Il est relâché deux ans avant la fin de sa peine grâce aux efforts de Germain, un ancien policier devenu éducateur pour repris de justice et dont l’avis pèse dans la balance devant les juges. Gino retrouve sa femme qui l’a attendu. L’avenir semble leur sourire, Gino retrouve un emploi auprès d’un patron qui est ravi de son travail et Germain est devenu un ami intime. Mais un jour, Gino voit les épreuves et les injustices de la vie le frapper brutalement…

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Je ne suis pas fan de Delon, mais il faut avouer qu’il a jouer dans certains films marquants et Deux hommes dans la ville en fait partie. Le film parle de la vie, de ses obstacles, de ses drames, de l’incarcération, de la réinsertion, de l’autorité policière, du système et surtout de la peine de mort. Le réalisateur nous parle d’un sujet difficile, nous sommes en 1973 et la peine de mort est loin d’être encore abolie. Gino est un homme comme on en croise souvent, un homme qui s’est laissé embarquer dans le banditisme qui a purger sa peine, et qui a une seconde chance. Une nouvelle vie s’offre à lui grâce à Germain, cet ancien flic qui voit dans les prisonniers comme Gino des personnes qu’il faut aider à se réinsérer. Gino avait tout pour commencer une nouvelle vie.

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J’ai beaucoup aimé le rythme du film, la relation entre Gino et Germain, leur amitié, Gino et sa femme qui passent du temps avec Germain et sa famille. N’importe qui dans la situation de Gino, aurait pu glisser et se laisser aller comme il le fait dans le film. N’importe qui aurait pu déraper comme il le fait quand on voit ce qu’il traverse. La scène de fin est glaçante, lorsque les geôliers viennent chercher Gino dans sa cellule. On nous montre comment une condamnation à mort se déroulait. La manière dont on les réveille à l’aube, un jour comme les autres, sans que la personne ne soit avertie, la manière dont ils sont habillés, le col déchiré, les cheveux coupés, et la manière brutale et rapide de la guillotine, une vie mise à mort presque comme si de rien. Un film qui m’a beaucoup marqué.

Buffy, tueuse de vampires : Affiche

de Fran Rubel Kuzui

Kristy Swanson, Luke Perry, Donald Sutherland, Paul Reubens, Rutger Haur, Hillary Swank

(États unis, 1992)

3,5/5

Buffy Summers est une ado comme beaucoup d’autre à Los Angeles. Chef des pom pom girls, très populaire au sein de son lycée, elle règne en maitre sur son petit groupe d’amis. Livrée à elle même avec des parents riches mais toujours absents, Buffy voit sa vie basculer quand elle découvre l’existence des vampires. Un homme lui explique qu’elle est en réalité la tueuse de vampire, qu’elle a été choisi et possède pour cela des facilités pour se battre.

Buffy, tueuse de vampires : Photo

Comme beaucoup de ceux de ma génération, je suis fan de la série Buffy qui a marquée les petits écran dans les années 90 et début 2000. Buffy est un personnage féminin fort, complexe, très intéressant. Elle incarne ce que tout le monde aimerait être. Je connaissais l’existence du film réalisé avant la série, que Joss Whedon n’aimait pas, mais je ne l’avais jamais vu. Et bien je dois dire que ça se laisse très bien regarder!

Buffy, tueuse de vampires : Photo

Bien sur, il faut prendre le film au second degré, le voir comme une parodie. Certaines scènes sont ridicules, mais j’ai senti que c’était volontairement ridicule (à tort peut être). On suit donc Buffy, ado de parents démissionnaires, livrée à elle même et qui découvre sa destinée. C’est drôle, c’est kitsch, on retrouve tout ce qui fait qu’on apprécie la personnalité de Buffy. On sent aussi l’influence des films des années 80 (le film date de 1992) et du style des films de John Hugues. Le film Buffy possède quelque chose d’attachant. C’est drôle, c’est léger, sous couvert de parodie on parle aussi de l’adolescence, du rôle des parents, du passage à l’âge adulte. Le tout servi par un casting assez intéressant, avec Kristy Swanson, Paul Reubens, Donald Sutherland, Rutger Hauer, Luke Perry, Hillary Swank, David Arquette, et même Ben Affleck qui joue un petit rôle.

Vampires en toute intimité : Affiche

de Taika Waititi

Taika Waititi, Jemaine Clement, Jonathan Brugh

(Nouvelle Zélande, 2014)

4/5

Dans une maison de Welligton, une équipe de cameramen film pour un documentaire, la vie et le quotidien de 4 colocataires. Les réunions de coloc pour savoir qui nettoie quand, les difficultés de cohabitation, les disputes ou les tensions. Rien de bien exceptionnel si ce n’est que les 4 colocataires sont en fait des vampires. Petyr, Viago, Vladislav et Deacon. Les caméras les suivent dans les rues de Wellington, leur façon de se nourrir, leurs pouvoirs, les mauvais cotés d’être vampire, leurs rencontre avec les loups garous, la vie de coloc.

Vampires en toute intimité : Photo

Voila un projet bien décalé sur le monde des vampires. Ici pas de prince des ténèbres mystérieux comme dans le Dracula de Stocker, pas de jeune romanesque qui brille au soleil comme dans Twilight. Les vampires sont des créatures qui se nourrissent de sang humain et qui ne meurt pas de manière naturelle. Le narrateur est un « jeune » homme qui a vécut au 18e siècle et qui porte encore ses chemises à dentelles et froufrou. Il essaye d’imposer un semblant de règlement intérieur et de savoir vivre auprès de ses colocataires, tous originaires d’époques différentes aux mœurs parfois opposées aux siennes. Et tous doivent s’adapter à la vie actuelle. Les vampires reçoivent dans leur mur une équipe de tournage pour réaliser un documentaire sur leurs vies. Chacun se confie à la caméra et explique leur manière de vivre parmi les vivants sans se faire remarquer à une époque où la technologie est partout. Leur quotidien c’est de ramener dans leur antre des « invités », qui une fois dans leurs murs, finiront par se faire manger. Les vampires mordent le cou de leurs victimes mais ici c’est plus réaliste puisque, comme l’explique le héros, la difficulté c’est éviter d’asperger les murs et le sol de sang puisqu’ils mordent dans la carotide.

Vampires en toute intimité : Photo Taika Waititi

Les 3 vampires (si on exclus Petyr qui est le plus ancien et qui ne sort jamais de son cercueil), vivent donc la nuit, arpentent les rues de Wellington, fréquentent des fêtes ringardes car ne sont acceptés dans aucun lieu branché, notamment à cause de leur tenue, regrettent parfois leurs passés glorieux, ils croisent d’autres vampires comme deux fillettes qui déambulent la nuit dans les rues en attirant les pédophiles dans les ruelles sombres pour en faire leur diner. Ou encore les loups garous, leurs ennemis naturels. Ils rencontrent aussi Stu, un humain informaticien avec qui les vampires sympathisent. Le calme olympien de Stu fait qu’il est vite accepter parmi les vampires qui le considèrent comme leur meilleur ami et surtout pas comme un casse croute.

C’est parfois gore, c’est souvent très drôle, l’humour est parfois sombre et noire. J’ai trouvé l’histoire originale et loin de l’habituel image des vampires.

Géant : Affiche

de George Stevens

(1956)

Elizabeth Taylor, Rock Hudson, James Dean

4/5

Dans les années 20, Leslie rencontre Jordan Benedict. Ils n’ont rien en commun, elle vient de la cote nord-est des États Unis, lui est un texan depuis plusieurs générations, elle ne connait que les villes urbaines de l’est, lui ne connait que les grands espaces sur lesquels il élève du bétail. Pourtant, les deux sont sous le charme l’un de l’autre et décident de se marier. Leslie abandonne tout derrière elle sans regret et s’installe dans la grande demeure de son mari, perdue au milieu des grands espaces sauvages. Malgré la chaleur, le soleil, le peu d’évènement sociale, Leslie s’adapte parfaitement à sa nouvelle vie et décide de s’impliquer ce qui déçoit Luz, la sœur de Jordan qui se voit privé de son rôle. Petit à petit Leslie apprend à connaitre le sort des texans d’origine mexicaines, la misogynie gentleman des hommes du Texas. Jordan apprend lui aussi à connaitre sa femme, sa volonté d’aider les texans d’origine mexicaine à améliorer leur sort, son indépendance d’esprit et sa volonté de s’imposer en tant que femme.

Géant : Photo

Au départ, quand j’ai vu qu’il serait diffusé sur Arte, je ne pensais pas regarder car le film dure 3h et qu’on était en plein milieu de la semaine. J’ai zappé sur le début du film et sans le vouloir j’ai regardé jusqu’au bout. Il faut dire que malgré sa longueur je ne me suis pas ennuyée une seconde, il n’y a pas de longueurs inutiles dans ce film.

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Le personnage de Leslie est vraiment intéressant, c’est une femme qui sous une apparence fragile (petite et frêle) reste une femme forte, déterminée et plein d’énergie. J’ai beaucoup aimé suivre l’adaptation de Leslie dans son nouvel environnement et la voir trouver un équilibre entre son époux et son envie de dompter son nouveau monde. Car Leslie n’a pas le plus facile des mari, élevé dans la tradition, il ne voit pas sa femme comme s’impliquant dans le travail, son domaine, ses terrains, mais plutôt comme une femme capable d’être présent lors des fêtes locales, de tenir la maison et de faire quelques enfants.

J’ai lu que ce film était à l ‘origine de la série Dallas. Géant nous parle de la condition de la femme, sa place dans un monde d’homme, il nous dépeint quelques portraits d’hommes, certains plus ouvert d’esprit que d’autre, ils nous parlent de la condition de vie des texans d’origine mexicaine, qui ne sont pas mieux lotis que les afro américains de la même époque. Racisme, isolement, ils sont considérés comme des sous habitants, des sous hommes, qui n’ont pas accès aux même droits, aux soins de base, à l’éducation…

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Et puis il y a le personnage interprété par James Dean, un homme blanc mais qui malgré sa couleur privilégiée dans ce monde raciste, n’a pas grand chose pour lui. C’est l’homme à tout faire de Benedict et s’il s’entend bien avec Luz, Benedict ne le supporte pas beaucoup. On voit dans Géant l’ascension de cet homme qui ne possédait rien et qui grâce à un petit lopin de terre sans valeur léguer par Luz, devient un géant du pétrole à une époque où les gisements font de nouvelles fortunes.

J’ai beaucoup aimé voir tous ces thèmes s’imbriquer dans une grande histoire sans que se soit lourd, sans aucune longueurs. Tout y est assez captivant que ce soit les grands problèmes sociaux économiques de l’époque ou que ce soit les relations intimistes entre les personnages.

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de James Bridges

Jane Fonda, Jack Lemmon, Micheal Douglas

(1979)

4/5

A la fin des années 70, Kimberley Wells est une journaliste qui travaille pour la télévision locale en Californie et qui est cantonnée à des reportages sans intérêt. Elle est envoyée avec un caméraman de la chaine sur le site de Ventana, la centrale nucléaire, pour un court reportage, mais durant le tournage un accident se produit. La panique des employés, les bruits assourdissants des alarmes, l’inquiétude des dirigeants, Kimberley et son cameraman Richard, comprennent que c’est grave. Pourtant tout rentre dans l’ordre très vite. Cependant, Godell, le responsable technique de la centrale, contacte la journaliste. Il lui révèle que l’accident qui a eut lieu est probablement le premier incident qui débouchera éventuellement sur une catastrophe telle que la planète entière pourrait être détruite.

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Je ne connaissais pas du tout ce film et pourtant il devrait être régulièrement diffusé pour ce qu’il apporte. En réalité le terme syndrome chinois fait référence à une théorie selon laquelle, en cas d’accident nucléaire dans une centrale, si certaines mesures ne sont pas tout de suite prise, le réacteur pourrait faire tout fondre sur son passage, polluant les nappes phréatiques et descendant jusqu’au noyau de la planète.

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Le film averti donc l’opinion publique sur les dangers des centrales nucléaires à une époque où le grand public ne les connaissaient pas. Le problème des déchets nucléaires, le problème de la sécurité des centrales, les accidents qui ont des conséquences irréversibles sur la planète, les lobby puissants qui ne pensent qu’aux profits, et « après nous le déluge » en gros.

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Mais le syndrome chinois n’est pas qu’un film qui alerte sur les dangers du nucléaire, c’est aussi un film sur le journalisme d’investigation. Jane Fonda incarne une journaliste télé qui en a marre de faire les potiches, à présenter les nouveaux locataires des zoos ou l’ouverture des musées, et qui aimerait présenter de vrai sujets de fonds. Mais en 79, une femme jeune et jolie n’a pas vraiment ses chances. Sa présence à la centrale nucléaire lui donne l’opportunité d’avertir la population d’un grand danger et d’enfin mener une enquête journalistique d’envergure, avec l’aide de son caméraman. La 2e moitié du film est assez prenante, les enquêtes, les difficultés de faire savoir la vérité au public, la pression des dirigeants de la centrale.

J’ai beaucoup aimé la prestation de Jane Fonda et encore plus celle de Jack Lemmon en responsable technique de la centrale dont la conscience ne peut pas se taire. J’ai adoré la fin, la réaction de Kimberley face à la caméra, le « show must go on », la puissance de la télé et cette fin brutale et puissante sans musique ni bruit.

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de Richard Benjamin

Tom Hanks, Shelley Long, Alexander Godunov

(1986)

3/5

Walter, juriste et Anna, violoncelliste professionnelle, se fiancent et décident d’acheter ensemble une maison. Walter entend parler d’une occasion en or, une maison dans un coin tranquille, immense et magnifique et qui coute trois fois rien. Walter, pas très confiant décide de la visiter avec Anna et ils tombent sous le charme. La propriétaire, une vieille dame, leur avoue qu’elle vend au rabais car elle doit vite quitter le pays pour rejoindre son mari qui a des soucis avec la loi. Walter n’a pas le temps de réfléchir, il doit vite signer et décide de se lancer. Mais à peine à t-il pris possession de la maison que celle-ci s’écroule de tous les cotés. Le toit fuit partout, l’électricité menace de mettre le feu à chaque fois qu’un interrupteur est enclenché, il n’y a pas d’eau courante, le plancher à l’étage s’écroule un peu partout, et la cage d’escalier s’effondre dès le premier jour. Les travaux vont couter une fortune et prendre des mois…

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Je connaissais le film pour une des scènes emblématiques, celle où Walter cour sur les marches des escaliers pour arriver au palier avant que toutes les marches ne s’effondrent. Le film est une comédie sympathique sur les aléas des travaux. Walter et Anna sont deux personnes très positives et joyeuses, mais leur attitude est mise à l’épreuve des travaux, des ouvriers, des délais, des retards, des problèmes, des permis de construire…Le test ultime pour savoir si ils sont fait pour vivre ensemble ou pas.

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Tom Hanks est très jeune ici, Shelley Long est sympathique et toute mignonne dans le rôle de cette jeune femme déterminée à réparer la maison de ses rêves. C’est une comédie qui sent bon les années 80, qui a ce coté attachant et sympathique dans son visuel qui fait qu’on aime bien les films de cette décennie, même si Une baraque à tout cassée ne casse pas la baraque (je ne pouvais pas ne pas la faire celle là!) j’ai passé un bon moment.

Mémoires de jeunesse : Affiche

de James Kent

Alicia Vikander, Kit Harrington, Taron Edgerton, Dominic West

(2015)

3,5/5

Début du 20e siècle en Angleterre, l’histoire vraie de l’écrivaine Vera Brittain. Issu d’une famille aisée, elle grandit heureuse avec son frère qu’elle adore et des amis de son frères. Studieuse, elle souhaite tenter le concours d’entrée à Oxford, mais à son époque, les jeunes filles comme il faut ne sont bonnes qu’à être mariée. Grace à son entêtement et l’aide de son frère, Vera passe le concours d’entrée et est admise. En même temps, elle tombe amoureuse d’un ami de son frère, passionné de poésie et littérature comme elle. Mais alors que la vie semble rose, la première guerre mondiale éclate. Les jeunes hommes, sans se rendre compte de la réalité des combats, s’engagent tous pour ne pas être considéré comme lâche. Vera, elle, décide de mettre de coté ses études pour apprendre le métier d’infirmière, lorsque son frère et son fiancé partent pour la France.

Mémoires de jeunesse : Photo Alicia Vikander

Je ne connaissais que vaguement l’existence de ce film notamment à cause de la présence de Alicia Vikander que j’aime beaucoup. Je ne pensais pas regarder le film jusqu’au bout, mais finalement j’ai été pris par l’intrigue.

Les années de jeunesse de la rebelle Vera, passionnée de poésie et de littérature, rêvant d’études à Oxford et de partir loin de la vie toute tracée que ses parents avaient espérés pour elle. Sa relation fusionnelle avec son frère qu’elle adore, les amis de ce dernier qui viennent passer leurs vacances dans la maison familiale, puis une rencontre amoureuse qui redonne le sourire à Vera; Et puis tout bascule avec la première guerre mondiale.

Mémoires de jeunesse : Photo Kit Harington

Visuellement, c’est assez jolie, les images, la lumière, et surtout les costumes de l’héroïne, tous sublimes. La reconstitution historique est vraiment réussie, Alicia Vikander tout comme le reste du casting est vraiment bien en particulier Dominic West en père de famille, la scène de départ de son fils par le train pour le front en France est très émouvante.

Mémoires de jeunesse : Photo Alicia Vikander

Si l’histoire de Vera, du moins ici ses années de jeunesse, est très intéressante, j’ai trouvé que le film était très déprimant. Tout du début à la fin, est mélancolique, triste, romantique. Plus de deux heures à ce tarif la amène le spectateur vers la déprime. Les différents drames jusqu’à la dernière scène, très romantique et mélancolique avec tous les symboles présents: les arbres en fleur pour symboliser le printemps, les violettes et crocus sous les arbres, la mousse sur les rochers, les forêts verdoyantes, la jeune fille en blanc qui nage dans un lac gelé entourée par la nature… Un beau film bien interprété, mais bien déprimant et un peu trop tire larme.

Ça : Affiche

de Andy Muschietti

Bill Skarsgard, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard, Sophie Lillis, Jeremy Ray Taylor

3/5

Dans les années 80, à Derry sur la cote est américaine, les habitants vivent tranquillement et sans histoire jusqu’au jour où certains enfants disparaissent étrangement. C’est le cas du petit frère de Billy dont on retrouve seulement un bras arraché. Billy et ses deux amis sont souvent la cible de henry, un ado violent. Beverly, Mike et Ben sont eux aussi marginalisés et mal aimé dans leur lycée et deviennent vite amis avec Billy et ses amis. Ensemble ils se lancent sur les traces du petit frère de Billy afin de pouvoir enterrer son corps et découvrir qui l’a tué. Très vite, les ados sont confrontés à une créature surnaturelle qui semble savoir les peurs les plus profondes des uns et des autres et qui s’en sert contre les ados. Ils vont devoir se lier, se faire confiance, faire front et affronter leurs peurs respectives afin de vaincre la créature.

Ça : Photo Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Jaeden Lieberher, Jeremy Ray Taylor

J’aime beaucoup la mini série des années 80 qui passait pratiquement tous les six mois sur m6 quand j’étais plus jeune. Le clown maléfique, les enfants isolés qui décident de s’unir pour vaincre le mal, et la seconde partie quand on retrouve les héros à l’âge adulte, qui ne sont peut être pas aussi courageux qu’autrefois. Quand la nouvelle version est sortie au cinéma, j’ai hésité à aller le voir et j’ai du coup laissé passer le temps. J’ai voulu finalement le voir pour pouvoir aller voir au cinéma la seconde partie dans laquelle mon actrice chouchoute Jessica Chastain.

Ça : Photo Bill Skarsgård

Finalement, peu de choses changent par rapport à la version originale. Ici, l’action se déroule dans les années 80 et non pas dans les années 60, les enfants sont bien plus entrée dans l’adolescence, les tensions sexuelles sont plus mises en avant, alors que dans la version originale, les enfants sont à peine sorties de l’enfance. Le personnage de Beverly parle tampon, sexualité, elle est victime d’insulte et est considérée comme la pouf locale par les autres élèves. Sa relation avec son père est aussi beaucoup plus ambigu que dans la version originale.

Ça : Photo Sophia Lillis

J’ai beaucoup moins aimé cette version. Les enfants se débrouillent bien mais le coté absurde n’est plus. Dans cette nouvelle version, la créature est vraiment prise au premier degré, c’est un monstre laid, flippant, on voit sans détour sa gueule, ses dents acérées, les détails de son visage de monstre. Ce qui m’avait plus dans la version des années 80 c’est ce coté un peu décalé de ça. Le monstre sous forme de clown pour attirer les enfants, est souvent comique dans le film, il rit en se bidonnant, se moque des enfants, et parfois nous rappelle que c’est un monstre en voyant ses ongles pointus ou ces dents sanglantes.

Ça : Photo Chosen Jacobs, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Jaeden Lieberher, Jeremy Ray Taylor

Pareil pour les peurs des enfants. Peut être parce que la mini série des années 80 n’avait pas les moyens techniques et financiers pour faire ce qu’ils souhaitent, les choses sont plus subtiles, la peur réside dans ce qu’on ne voit pas, dans ce que les images sous entendent, alors qu’ici, on mise plus sur le visuel et les effets spéciaux. Un film qui se laisse regarder, mais qui ne m’a pas marqués plus que ça. Je préfère revoir la vieille version.

Le Train sifflera trois fois : Affiche

de Fred Zinneman

Gary Cooper, Grace Kelly, Lloyd Bridges

4/5

A la fin du 19e siècle, dans l’ouest sauvage, dans un petit village, le shérif Will Kane est sur le point de rendre son étoile. Il vient de se marier avec Amy Fowler, une quaker pacifiste. Il est décidé pour changer de vie, s’installer comme fermier, loin de toute violence. Mais quelques minutes avant leur départ, Will apprend le retour en ville de Franck Miller, un gangster sans scrupule qui a fait régner la terreur et sa loi avant de se faire arrêter par Will. Mais le voilà libérer et il vient chercher vengeance. Il doit arriver par le train de 12h. Alors que sa femme lui demande de ne pas s’en mêler, Will ne peut pas aller contre son sens du devoir et tente de convaincre certains habitants de l’épauler, mais tout le monde lui tourne le dos…

Le Train sifflera trois fois : Photo Gary Cooper, Grace Kelly

Classique du western, je ne l’avais jamais vu. Le film se déroule en temps réel, il dure 1h25, le shérif reçoit le message de la venue de son ennemi dans le milieu de matinée par le train qui doit arriver à 12h tapante. Du coup on ne s’ennuie pas, on suit le shérif demander de l’aide à ses concitoyens, les gens bien éduqués qui se sont réuni à l’église pour la messe, l’ancien shérif à la retraite, ses anciens amis réunis au bar du coin, son adjoint, tout le monde lui tourne le dos, jusqu’à sa femme, interprétée par la belle Grace Kelly, qui demande à son mari de choisir entre leur mariage tout récent ou la tuerie à venir, rejetant toute violence.

Le Train sifflera trois fois : Photo Fred Zinnemann, Gary Cooper

La mise en scène permet de faire monter la tension tout au long du film. Plus on se rapproche de midi, plus on sent la tension montée chez le shérif, sa femme et aussi chez tous les habitants qui se demandent ce qui va se passer à l’arrivée du fameux train. Un bon western bien maitrisé, l’action, la montée du suspense, les acteurs à commencé par Gary Cooper, la présence de plus en plus pesante des horloges qui rappellent le temps qui passe inexorablement.

L'Inconnu du Nord-Express : Affiche

de Alfred Hitchcock

Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker

3.5/5

Dans un train qui le ramène dans sa ville natale, le célèbre joueur de tennis Guy Haines rencontre Bruno Anthony, un homme affable et indiscret qui ne lâche pas d’une semelle Guy durant le trajet. Ce dernier se rend très vite compte que Bruno connait tout de sa vie à travers les journaux à scandale. Il est au courant que Guy est marié et qu’il souhaite divorcer pour pouvoir épouser sa nouvelle compagne, la fille d’un sénateur. Au fur et à mesure que le train avance, Bruno explique sa théorie du crime parfait. Il pourrait assassiner la femme de Guy afin qu’il puisse épouser celle qu’il aime, et Guy pourrait tuer le père de Bruno, un riche héritier qui refuse de laisser son fils ne rien faire de ses journées. Alors que Guy descend du train en oubliant tout de suite Bruno, Bruno lui est persuader que les deux hommes se sont mis d’accord et part assassiner la femme de Guy.

L'Inconnu du Nord-Express : Photo Robert Walker

Je n’avais encore jamais vu ce célèbre film d’Hitchcock. Ici la plupart des personnages ne sont pas attachants. Guy est un joueur de tennis qui s’est fait avoir en épousant Miriam, une fille légère qui enchaine les amants en plus d’être désagréable, arriviste et sans scrupule. Enceinte d’un autre homme elle finit par finalement refuser le divorce quand elle se rend compte que son mari est devenu célèbre et riche grâce à ses résultats sportifs. Guy est un homme qui n’a pas mauvais fond mais un peu mou. Quant à Bruno, il est insupportable, imbu de lui même, bon à rien sauf à dépenser l’argent de son père, et finalement on se rend compte qu’il est mentalement instable.

L'Inconnu du Nord-Express : Photo Farley Granger, Leo G. Carroll, Patricia Hitchcock, Ruth Roman

En commençant le film, je pensais que l’histoire serait différente, que deux hommes se mettraient d’accord pour tuer celui qui dérange l’autre. En réalité, il n’y a qu’un seul meurtre. L’étranglement de la légère Miriam est assez glauque, tout comme l’était sa vie finalement. Le jeu du chat et de la souris entre Bruno et Guy est intéressante à suivre. La psychologie des personnages est mise en avant dans ce film. La scène finale du manège qui s’effondre reste impressionnante. J’ai bien aimé le film mais ce n’est pas mon préféré d’Hitchcock.

Une femme disparaît : Photo

de Alfred Hitchcock

Margaret Lockwood, Micheal Redgrave, Paul Lukas, Dame May Whitty

4/5

Dans un hôtel des montagnes d’un pays imaginaire de l’Europe de l’est, les touristes attendent que les rails soient dégagés pour reprendre le train vers l’Angleterre. Miss Froy, ancienne gouvernante à la retraite, partage un bout de fromage avec Elmer et Charters, deux anglais amis qui ne parle et ne pense que cricket et ont hâte de rentrer en Angleterre à temps pour voir le dernier match de la saison. Iris, riche héritière, passe la dernière soirée en compagnie de ces deux copines. Pour elle finit la vie de célibataire, elle compte rentrer en Angleterre pour épouser un riche homme bien sage et ennuyeux, mais son sommeil est perturbé par Gilbert, qui chante toute la nuit. Le lendemain, tous ce monde se retrouve dans le train. Alors qu’Iris aide miss Froy sur le quai, elle reçoit une brique tombée du toit sur le bas de la tête. Étourdie, elle est aidée par miss Froy avec qui elle fera le voyage. Après une sieste cependant, Iris ne retrouve plus miss Froy qui a mystérieusement disparut. Le plus étrange c’est que ni le personnel du train ni les autres voyageurs ne semblent se souvenir de miss froy. A t-elle été enlevée? Et si elle l’avait imaginer suite au coup reçu sur la tête?

Une femme disparaît : Photo Margaret Lockwood, Michael Redgrave

J’ai beaucoup aimé ce petit film sans prétention mais bien menée. On est tout de suite dans l’histoire, même si on prend le train un bon quart d’heure après le début du film. Si on ne doute pas vraiment de la disparition de miss froy on se demande pourquoi tout ce complot autour d’une pauvre gouvernante anglaise à la retraite! j’ai beaucoup aimé suivre Iris dans les couloirs du train, dans les compartiments à essayer de convaincre les autres voyageurs que miss froy a existé.

Une femme disparaît : Photo Basil Radford, Cecil Parker, Dame May Whitty, Margaret Lockwood, Michael Redgrave

Il y a beaucoup d’humour dès les premières minutes. Les conversations des différents voyageurs, obliger de passer la nuit dans la même auberge avant de pouvoir prendre le train le lendemain sont très drôles, un humour particulièrement british, notamment avec les deux anglais, qui ne parlent, ne pensent et ne vivent que cricket, espérant arriver à Londres avant la fin du dernier match de la saison.

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Ce n’est pas l’un des films majeures du réalisateur mais j’ai beaucoup aimé l’atmosphère, l’histoire, l’humour et les personnages.

Derniers films vus: L’ombre d’un doute – Le 7e juré – Pain, amour et fantaisie – La belle équipe- Zootopie – Compartiment tueur – The homesman – L’étoffe des héros – Gold

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L’ombre d’un doute

d’Alfred Hitchcock

Avec Teressa Wright, Joseph Cotten, Macdonald Carey, Patricia Collinge

4/5

C’est l’histoire de charlotte, une jeune fille qui vient de terminer ses études avec brio. Elle vit chez ses parents avec ses deux jeunes frères et sœurs et ensemble ils forment une famille heureuse et unie. Un jour, oncle Charlie, le jeune frère de sa mère, vient leur rendre visite et pour Charlotte c’est le bonheur totale car elle a toujours eu une relation très forte avec son oncle. Elle l’a toujours idolâtré mais ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il est aussi recherché pour avoir assassiné 3 veuves riches pour leur prendre leur argent. Petit à petit Charlotte va apprendre les sombres secrets de son oncle.

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Il parait que c’est le film préféré d’Hitchcock parmi sa filmographie. Au début, je n’étais pas plus emballée que ça par l’histoire. Charlotte est trop excitée, trop souriante, trop joyeuse, on dirait presque un personnage de dessin animé et elle en est un peu agaçante. Elle aide sa mère en cuisine, ne râle jamais, adore ses petits frères et sœurs, ménage son père, est toujours de bonne humeur, toujours gaie, trop parfaite. Mais le film reste assez envoutant à regarder dès les premières minutes. Comme le spectateur sait dès le départ que l’oncle Charlie n’est pas un homme honnête, c’est intéressant de le suivre dans la famille du bonheur, de le voir charmer les membres de la maison pour se les mettre dans la poche, de cacher tout ce qui pourrait le trahir, et surtout de voir charlotte qui doute et remet en cause son amour inconditionnel pour son oncle. Car la petite fille qui était sous le charme de l’oncle parfait est devenue grande et voit avec d’autre yeux.

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J’ai donc beaucoup aimé ce film, beaucoup aimé la relation entre Charlotte et son oncle, voir leur duo se déformer et se dissoudre à coup de vérité et de révélations. Joseph Cotten qui incarne l’oncle Charlie est très bon et très charismatique, il a su insuffler ce charisme malsain à son personnage.

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Les deux enfants sont aussi attachants, la petite sœur notamment qui passe son temps à lire, ou encore le père qui apporte beaucoup d’humour, et qui passe tout son temps libre à essayer de mettre au point le meurtre parfait avec son ami le voisin. Un film noir, avec ses scènes devenues cultes (comme la fin dans le train), qui contient beaucoup d’humour noir et une belle touche de cynisme.

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Le 7e juré

de George Lautner

Avec Bernard Blier, Danièle Delorme, Francis Blanche,

4.5/5

Début des années 60, Grégoire Duval, pharmacien, père de famille, bien implanté dans le monde sociale de sa petite ville de province, vient de commettre un meurtre. Alors qu’il se baladait le dimanche sur les bords du fleuve, il tombe sur une jeune femme à moitié nue qui bronze seule. Grégoire qui a toujours été très sage, craque et se jette sur la jeune femme. Quand elle se met à crier, Grégoire panique et l’étrangle pour la faire taire. Le lendemain, il est étonné de ne ressentir ni culpabilité ni peur. Très vite, le petit ami de la victime est inculpé du meurtre et envoyé aux assises. Grégoire à la mauvaise surprise d’être intégré au jury qui devra juger l’accusé. Mais finalement, il voit là l’occasion de faire en sorte d’innocenter le malheureux grâce à ses interventions.

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Un film qui réunit Bernard Blier et George Lautner, je ne pouvais pas dire non, même si je connaissais déjà l’histoire, puisque j’avais vu un téléfilm remake avec Jean Pierre Daroussin. Mais alors que le téléfilm s’intéressait plus sur les regrets du personnage principal et sur les répercussions personnelles, le film de Lautner va plus loin. Ici le sujet n’est pas l’enquête policière ni la culpabilité que pourrait ressentir le personnage principal, mais plutôt une introspection sur le sens de la vie, son intérêt, ses regrets de jeunesse, les routes que l’on a prise et sur lesquelles on aimerait rebrousser chemin pour tourner dans le sens inverse.

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Grégoire est un homme qui se laisse vivre et dont les jours passent sans qu’il ne s’en rende compte. Dans sa petite ville de province, il y a sa pharmacie, sa femme qu’il trouve froide et sans émotion, ses enfants qui commencent à vivre leur vie et qui n’ont plus beaucoup besoin de lui, ses amis, toujours les même, avec qui il joue au bridge, toujours le même jeu, à la même table du même café, à faire les même gestes.

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Mais il faudra que Grégoire commette un acte odieux pour qu’il s’interroge enfin sur sa vie. Au lieu de regretter son acte, de s’angoisser, de se torturer, de s’interroger sur la vie de sa victime, de se sentir coupable, Grégoire pense plutôt à sa vie perdue, à son amour de jeunesse auquel il a renoncé par peur, à son regret d’avoir épousé sa femme pour qui il ne ressentait pas autant d’amour mais qu’il épouse parce qu’il « en avait marre de s’embrasser dans le froid de l’hiver ». Il a de temps en temps quelques sentiments de culpabilité, mais sans plus.

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Les dialogues brillant de Lautner et le jeu de Blier donne toute sa valeur au film, on entend des choses bien juste, bien vraie, sans jamais que ça soit déprimant ou dramatique et la fin vient mettre un terme aux misères de ce personnage paumé.

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Pain, amour et fantaisie
de Luigi Comencini
Avec Vittorio De Sica, Gina Lollobrigida

3.5/5

Dans l’Italie d’après guerre, dans un village perdue au milieu de nulle part, le maréchal des logis Antonio Carotenuto vient de prendre ses nouvelles fonctions. Il n’est plus un jeune premier, mais il n’est toujours pas marié à son grand désespoir. Il tombe très vite sous le charme de la jeune et sauvage Maria, une jeune fille pauvre, vivant dans une petite bicoque avec ces jeunes frères et sœurs ainsi que sa vieille mère. Mais Maria est amoureuse de Pietro, un jeune carabinier très timide qui n’ose pas avouer ses sentiments.
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Je suis tombée par hasard sur ce film, diffusé dans la séance du cinéma de minuit, sur france 3. L’émission diffuse très souvent des films intéressants, mais difficile de les voir un dimanche soir à minuit…Et bien j’ai beaucoup aimé, l’histoire est simple, c’est une comédie romantique sans grande ambition, mais on passe un excellent moment à regarder les quiproquos amoureux. On est dans le début des années 50, Maria est pauvre et jeune, et tous les hommes célibataires, du plus jeune au plus vieux aimerait en faire son épouse. Le maréchal Antonio ne fait pas exception, il joue les romantiques à fond, espérant tomber sur le grand amour au détour d’une rue.
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J’ai beaucoup aimé voir la vie de village aussi, tout se sait, tout se raconte, les vieilles dames sont pleines de superstitions et de croyances, les ragots vont bon train mais ici, toujours avec une bonne intention. La scène du « miracle de saint Antoine » est très drôle, car le film est avant tout une comédie, et les dialogues bien écrits.
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Gina Lollobrigida est pleine d’énergie et très convaincante dans le rôle de la sauvageonne Maria, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais j’ai surtout adoré Vittorio De Sica, avec son sourire ultra bright, son brushing, son envie de tomber amoureux et de trouver sa future épouse, son personnage est très attachant et en même temps plein d’humour. Il est excellent dans ce rôle.
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La belle équipe
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Charles Vanel

3.5/5

5 ouvriers parisiens au chômage ont la chance de gagner au loto. Après avoir tous acheté des petites choses qu’ils ne pouvaient pas se permettre, Jean propose de mettre tout l’argent en commun afin d’acheter un vieux lavoir en ruine sur les bords de marne, afin de le retaper et d’en faire une guinguette. La bonne entente entre les hommes et leur solidarité font qu’ils travaillent dure, chacun dans son domaine, pour faire de la ruine une vraie maison confortable. Bientôt, avec le retour des beaux jours, ils pourront ouvrir leur guinguette. Mais les aléas de la vie viennent séparer certains des compagnons, et surtout Gina, la femme de l’un d’entre eux, refait surface pour essayer d’extorquer de l’argent à son mari.
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J’ai beaucoup aimé la belle équipe. Le film nous raconte surtout une amitié solide entre cinq hommes. Jean le meneur, Charles influençable, ou encore Mario, un réfugié espagnole qui est menacé d’expulsion par la police et qui est le seul à être en couple avec son grand amour, Huguette. Ils ont la chance de gagner à la loterie une jolie somme qui leur permet de s’acheter ce qui sera leur futur guinguette. Bricolage, dure labeur, solidarité, entraide, les choses commencent à se casser la figure quand petit à petite, la vie fait que certains membre du groupe disparaisse, laissant seul Jean et Charles. Et les choses s’approchent dangereusement du gouffre, quand Gina, la femme de Charles qui l’avait quitter, revient pour toucher sa part du magot.
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J’ai beaucoup aimé donc, on s’attache aux personnages et l’histoire est doucement ternie par les aléas de la vie, tout change, rien ne peut rester statique. A noter que la fin lors de sa sortie cinéma, a été changé à la demande des producteurs. Ces derniers souhaitaient une fin heureuse et optimiste. Mais Arte, qui a diffusé le film, nous montre le film dans la version voulue par le réalisateur, avec une fin bien plus pessimiste, et qui donne tout son sens et sa valeur au film je trouve.

Zootopie : Affiche

Zootopie

de Byron Howard, Rich Moore

4.5/5

Judy Hopps est une lapine qui a toujours rêvé de devenir policière.  Mais dans son monde, les lapins et autre petits animaux ne deviennent pas flics. Malgré des parents qui tentent de la dissuader de suivre son rêve, Judy intègre l’académie de police de Zootopie, la grande capitale, grâce à une politique d’ouverture et de discrimination positive. Judy sort très bien notée, mais dès son premier jour elle est affectée aux contraventions. Elle rencontre alors Nick, un renard quelque peu arnaqueur et voleur, comme souvent le sont les renards. Judy qui aimerait bien résoudre l’affaire de la disparition de certains animaux à travers la ville, se voit obliger de s’allier à Nick pour l’aider dans son enquête.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

J’ai adoré zootopie. La ville qui rassemble tous les animaux, que l’on soit petit ou gros, prédateurs ou non. J’ai adoré les personnages, la très attachante Judy qui rêve de devenir flic et le très malicieux Nick, le renard débrouillard. J’ai adoré leur duo, l’enquête policière, la plongée dans la ville, qui change en fonction des habitats des animaux qui y vivent. Il y a tout un message classique, celui de se battre pour réaliser ses rêves et d’y croire, de ne pas avoir peur de la différence, et de ne pas croire les préjugés. Ici, Nick a toujours souffert de la méfiance des autres, uniquement parce que c’est un renard, Judy n’a jamais été prise au sérieuse, parce que les lapins ça cultivent les carottes et c’est gentils.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

Il y a aussi pas mal de chose pour satisfaire le public plus adultes, comme une dose de cynisme, une louchette d’humour plus noire, c’est très drôle, il y a pas mal de petites références notamment au Parrain ou surtout à la série Breaking bad, ou de petites touches sarcastiques, comme le discours des parents de Judy en début de film « tu vois Judy si ta mère et moi on est si heureux c’est qu’on a abandonné tous nos rêves! »   ou encore les désillusions de la vie dans une grande ville, avec la relation distante de Judy et ses voisins.

Compartiment tueurs

de Costa Gavras

Catherine Allegret, Jacques Perrin, Yves Montant, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Simone Signoret, Pierre Mondy

4/5

Dans un train de nuit reliant Marseille à Paris, 8 passagers se partagent un compartiment. Parmi eux, Bambi une jeune fille qui va à Paris pour travailler, Eliane une comédienne entre deux âges, ou encore Daniel, un passager clandestin. Mais au matin, alors que tous les passagers débarquent, on découvre le cadavre d’une des voyageuses du compartiment, morte étranglée. L’inspecteur Grazziani mène l’enquête et essaye de retrouver tous les voyageurs du compartiment.

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J’ai beaucoup aimé ce film policier. Quand je vois de quoi était capable le cinéma français dans les années 40, 50, 60, 70 et même 80 et que je vois ce qu’on nous sort comme film maintenant, ça fait peur et c’est bien triste…

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Compartiment tueur c’est donc un film policier aux allures classiques. Un huit clos, un meurtre, une enquête, un inspecteur, des interrogatoires, un suspense. On ne découvre l’identité du coupable et le pourquoi du meurtre qu’à la toute fin. J’ai adoré Montant dans le rôle de l’inspecteur calme qui enquête méthodiquement, le commissaire joué par Pierre Mondy qui ne pense qu’à son avancement ou encore Bambi jouée par la jolie Catherine Allegret. On ne voit pas le temps passé, les dialogues sont bien écrits, les rebondissements présents sans être absurdes, un dénouement bien ficelé, tout comme l’enquête. Un film de genre très réussi.

The Homesman : Affiche

The homesman

de Tommy Lee Jones

Tommy Lee Jones, Hilary Swank, Miranda Otto, Meryl Streep

3/5

Au 19e siècle, dans l’ouest américain, Mary Bee Cuddy est une femme célibataire qui a très bien su gérer sa terre et sa ferme, mais qui cherche maintenant désespéramment un mari pour l’aider dans l’exploitation et avec qui fonder une famille. Mais si tout le monde respecte Mary, aucun homme ne veut l’épouser. Au village, 3 femmes sont devenues folles suites à des traumatismes ou des vies horribles, chacune ayant son histoire. Abandonnées par leurs époux, elles sont confiées au pasteur du village. Un pasteur et sa femme, installée dans une grande ville, acceptent de les prendre en charge et de les renvoyer dans leurs familles respectives, à l’est. Mais encore faut il trouver des volontaires pour les y emmener, car la ville en questions se situe à plusieurs semaines de voyages. Mary décide alors de se porter volontaire. Très pieuse, Mary estime que c’est son devoir. Juste avant de partir, elle sauve la vie à George Briggs, laissé pendu à une corde. Elle lui propose alors 300 dollars pour l’aider dans son voyage.

The Homesman : Photo Hilary Swank

J’aime bien les westerns modernes en générale, et j’aime beaucoup le cinéma de Tommy Lee Jones. Ici, tous les personnages sont destinées à leur perte. On découvre l’histoire des trois femmes folles, comment ces trois femmes ont perdu la raison suite à des traumatismes pour certaines, ou à une vie horrible pour d’autre, ces scènes sont assez horribles à voir, glauques et dures. Pas difficile de comprendre comment elles sont devenues folles.

The Homesman : Photo Meryl Streep, Tommy Lee Jones

Et puis il y a Mary, une femme forte, déterminée, qui a su s’installer seule sur des terres sauvages, qui a su les exploiter dans une région difficile et à les rendre rentables. Mary est à l’abri du besoin, mais elle est aussi très pieuse et estime que son devoir de femme c’est de se marier pour avoir des enfants. Elle aussi commence à perdre la boule dans cette vie dure, isolée, sans personne pour l’épouser.

The Homesman : Photo Hilary Swank, Tommy Lee Jones

Le périple à travers les paysages désertiques, violent, dramatiques de l’ouest des États Unis est parfois beau, parfois agressif, parfois flippant. La fin m’a surprise, je ne m’y attendais pas. Un film dure et assez déprimant au final.

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L’étoffe des héros

de Philip Kaufman

4/5

Le film raconte l’histoire de la conquête spatiale américaine, du point de vue des pilotes, de 1945 à la mission Mercury. Du premier vol qui dépassera le mur du son jusqu’aux premiers astronautes américains qui ont volés dans l’espace en orbite au dessus de la terre, avec en fond, la pression des dirigeants américains face à l’avance que prenait dans ce domaine l’URSS.

L'Etoffe des héros : Photo Sam Shepard

J’ai toujours voulu voir ce film, vu que j’en entends parler depuis petite, mais j’ai jamais eu l’occasion. Au départ, j’avais peur de m’endormir devant, car il dure tout de même 3h! Mais finalement, si les toutes premières minutes ne sont pas les plus palpitantes, j’ai regardé jusqu’au bout sans m’endormir, le film devenant de plus en plus passionnant.

L'Etoffe des héros : Photo

L’étoffe des héros ne parle que de personnages qui existent réellement. Yeager au début du film qui passera le mur du son, dans une ambiance années 50 avec bar spéciale pilote dans le désert californien, les années 50 avec les avions qui deviennent de plus en plus puissants, de plus en plus rapides, et Yeager qui aura de nouveaux pilotes venu le défier sans jamais l’égaler. Puis le début de la conquête spatiale, on voit comment les ingénieurs partent de rien pour la conception des fusées, des navettes, des capsules de retour, des combinaisons, des casques, des détails qui ont leur importance comme faire pipi dans sa combinaison, les premiers pilotes sélectionnés pour passer des tests interminables et en sélectionner qu’une poignée qui aura la chance de partir dans l’espace. On nous montre que la plupart des ingénieurs du programme spatiale sont d’anciens allemands, on voit les russes battre de vitesse plusieurs fois les américains, on voit la pression médiatique.

L'Etoffe des héros : Photo Dennis Quaid, Ed Harris, Lance Henriksen, Scott Glenn

On suit ces pilotes qui ont marqué l’histoire, Alan Shepard, John Glenn, Gordon Cooper, Virgil Grissom. Et Yeager qui lui préfèrera battre des records en ne sortant pas de l’atmosphère terrestre, et qui préfère laisser la conquête spatiale à d’autre. J’ai beaucoup aimé la partie dans laquelle on voit le programme Mercury et suivre chaque astronaute faire son essai les uns après les autres, partir voler en orbite autour de la Terre.

L'Etoffe des héros : Photo Philip Kaufman

Plus le film déroule et plus ça devient passionnant à suivre, il y a aussi pas mal d’humour et puis le casting est en or, à commencer par le charismatique Sam Shepard, suivi de Scott Glen, Ed Harris, Fred Ward et un tout jeune Dennis Quaid. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, avec les astronautes accueillis en héros par Lyndon Johnson, après la fin du programme Mercury, avec en conclusion Yeager qui bat un nouveau record, petit clin d’œil à celui qui est peut être au finale, le meilleur pilote.

Gold : Affiche

Gold

de Thomas Arslan

Nina Hoss, Marko Mandic, Lars Rudolphe

4/5

Au 19e siècle au Canada, Emily jeune allemande se joint à un groupe d’émigrés allemand dirigé par un homme d’affaire dont le but est de se rendre dans les Klondike pour faire fortune en profitant de la ruée vers l’or. Un couple de cuisinier d’un certains âge, un homme embauché pour les aider à passer les obstacles et à s’occuper des chevaux, un journaliste qui aimerait écrire un article sur ce voyage. Le petit groupe finance chacun sa partie du voyage en espérant faire fortune à l’arrivée, mais trouver l’or n’est pas chose facile, surtout lorsque le responsable du groupe s’avère ne pas connaitre le chemin comme il l’avait prétendu.

Gold : Photo Nina Hoss

J’étais curieuse de voir ce film surtout parce que l’héroïne est une femme. J’ai beaucoup aimé son personnage, Mary ne se laisse ni effrayée ni intimidée, elle est courageuse, déterminée, ne laisse rien transparaitre et supporte beaucoup de choses. Dans le groupe elle détonne un peu car c’est la seule à être une femme, jeune et en plus jolie et célibataire, mais Mary n’est pas là pour trouver l’amour ou un mari, elle est là pour trouver son filon d’or et faire fortune.

Gold : Photo Marko Mandic, Nina Hoss

On est embarqué dans ce petit groupe de fortune, des gens biens avec leur lots de défauts qui seront exacerbés par les épreuves qu’ils vont endurer dans une nature qui ne pardonne rien, dans un isolement qui peut rendre fou.

Un très bon film interprété par une très bonne actrice.

Séance de rattrapage: Ave César de Joel et Ethan Coen – Le Havre de Aki Kaurismaki – Le trou de Jacques Becker – Falbalas de Jacques Becker – French cancan de Jean Renoir

Ave, César! : Affiche

Ave César !

de Ethan et Joel Coen

Josh Brolin, Scarlett Johansson, George Cloney, Tilda Swinton, Alden Ehrenreich

4/5

Dans les années 50. Eddie Mannix est un producteur d’un grand studio de cinéma hollywoodien. Tout repose sur lui, il gère tout, le tournage du film, la vie privée et l’image publique des acteurs, la réputation du studio, les journalistes qui cherchent le scoop…Alors que l’industrie de l’aviation cherche à le débaucher, Eddie supervise le tournage d’un péplum sur les romains et leur rencontre avec Jésus. La star du film, Baird Whitlock, disparait sans laisser de trace et Eddie reçoit une demande de rançon.

Ave, César! : Photo Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes

Ave, César! : Photo Josh Brolin, Scarlett Johansson

A la sortie du film au cinéma, je n’ai pas été le voir, j’avais entendu beaucoup de choses mitigées et finalement j’avais laissé passer le coche. Ba heureusement qu’une de mes amies a insisté pour que je le vois. J’ai beaucoup aimé Ave César. J’ai déjà beaucoup aimé Josh Brolin qui devient de plus en plus un acteur qui compte par le choix de ces films et par ses interprétations. J’ai adoré le personnage d’Eddie Mannix, passionné par l’industrie du cinéma, même si ça ne se voit pas sous ses airs blasés et professionnels. Il gère tout, à tout heure, s’arrange pour garantir une image positive de tous ses acteurs, fait disparaitre les éléments compromettants, protège les stars des journalistes.

Ave, César! : Photo Channing Tatum

Ave, César! : Photo George Clooney

Le film m’a un peu fait penser à la série Action qui critiquait le monde du cinéma avec son personnage principal, Peter dragon, le producteur. Ave Cesar rend hommage à l’époque des grands studios hollywoodiens, avec leur plateau gigantesque, rend hommage au cinéma US des années 50 avec le tournage d’un western, d’une comédie musicale, ou les grands drama romantiques en noir et blanc. Tout y passe, les financiers qui ne connaissent pas grand chose au cinéma mais qui financent tout et donc décident de tout, les acteurs stars qui sont très loin de l’image parfaite qu’en ont les spectateurs, la réalité des tournages, du figurant à la star en passant par la monteuse, le réalisateur, la maquilleuse. C’est très drôle, intelligent, le film est court mais chaque minute est bien utilisé.

Le Havre : affiche

Le Havre

de Aki Kaurismaki

André Wilms, Katie Outinen, Jean Pierre Darroussin, Blondin Miguel, Elina Salo, Evelyne Didi

4.5/5

Au Havre, Marcel Marx, cireur de chaussure, voit sa femme se faire hospitaliser pour une maladie grave. Il découvre également un jeune africain, Idrissa, immigré clandestin qui a échappé à la police. Marcel décide de tout faire pour l’aider à se rendre en Angleterre pour rejoindre sa mère. Marcel sera aider dans sa tâche par des habitants amis de longue date, mais devra faire aussi avec les délations de certains voisins.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Le Havre : Photo Aki Kaurismäki

J’en avais entendu parler lors de sa sortie au cinéma. En voyant la bande annonce sur Arte, j’ai su tout de suite que le film allait me plaire. J’ai adoré Le Havre, sorte de conte moderne. Impossible de ne pas aimer le film, à commencer par l’acteur André Wilms qui incarne Marcel. L’acteur a une présence forte et impressionnante. Tout m’a plut dans ce film, les acteurs, les personnages, l’atmosphère parfois étrange. Les décors et accessoires nous renvoi aux années 50, certaines voitures, tenues et coiffures renvoi aux années 80 et en même temps, il y a des téléphones portables. On devine que le film se passe de nos jours, mais certains éléments nous renvoi à d’autre décennies.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Il y a beaucoup d’originalité dans la mise en scène, les décors, il n’y a pas beaucoup de dialogue, les personnages ne disent que l’essentiel. J’ai adoré parcourir les rues du Havre en compagnie de Marcel, de le voir aller dans des camps de migrants clandestins à la recherche d’un membre de la famille du petit qu’il cache chez lui, aller à la prison, aller à l’hôpital voir sa femme malade. Le film nous parle de solidarité entre membres d’un même quartier, de trahison et de dénonciation. Les personnages sont tous attachants et le film a un coté conte de fée sur certains aspects de l’histoire. Un très beau film.

Le Trou : Affiche

Le trou

de Jacques Becker

Philippe Leroy Beaulieu, Marc Michel, Jean Keraudy, Michel Constantin

4/5

Gaspard, un jeune homme bourgeois condamné pour tentative de meurtre sur sa jeune épouse, est transféré dans une nouvelle cellule à la prison de la santé. Il se retrouve à cohabiter avec 4 autres détenus, qui ont prévus de s’évader de prison en creusant un tunnel. Ils n’ont pas d’autre choix que de le mettre dans la confidence. Gaspard sympathise avec eux et tente lui aussi de s’évader.

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Considéré comme l’un des meilleurs film de Jacques Becker, on suit les prisonniers dans le quotidien d’une prison, presque comme un documentaire. Le quotidien, le levé, le repas, le coucher, la surveillance, les gardiens, les tâches journalières pour occuper les détenus, et la fameuse mission pour mettre au point le plan d’évasion.

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C’est au final très prenant, très intéressant, on sent une tension qui monte, et surtout on voit la complicité, la solidarité entre prisonniers. La fin est vraiment tendue, avec un rebondissement de dernière minute, les affres de la nature humaine qui remontent à la surface et effacent la solidarité première. La dernière phrase prononcée et le dernier plan du film sont lourd de sens.

Falbalas : Affiche Jacques Becker

Falbalas

de Jacques Becker

Raymond Rouleau, Micheline Presle, Gabriele Dorziat, Jeanne Fusier Gir, Jean Chevrier

4/5

Micheline, jeune provinciale, va se marier avec un notable lyonnais. Elle monte à Paris pour préparer son mariage et tombe amoureuse de l’ami de son futur mari, Clarence créateur haute couture qui doit lui confectionner sa robe. Dragueur invétéré, il enchaine les conquêtes et séduit sans remord la jeune Micheline afin de se redonner de l’inspiration pour sa nouvelle collection. Il met un terme à leur relation et se lance dans ses nouvelles créations pour son prochain défilé. Micheline comprend la nature du monsieur et décide de se faire faire sa robe de marié chez lui comme prévu et de l’ignoré. Mais Clarence, en continuant de la côtoyer, se rend compte qu’il est amoureux d’elle et essaye de la reconquérir.

Falbalas : Photo Gabrielle Dorziat, Jacques Becker, Raymond Rouleau

L’histoire d’amour entre Micheline et Clarence n’a rien de bien glamour. Il l’a drague ouvertement, elle est flattée et séduite, ils ont une très courte liaison. Après ça, lui passe à autre chose, elle qui n’est pas du monde des artistes mais une bourgeoise bon chic bon genre, a du mal à comprendre ce qui vient de se passer. Alors qu’elle tente de continuer son petit train de vie, elle se rend compte qu’elle n’est pas amoureuse de son futur mari. Quant à Clarence il se rend compte qu’il ne peut plus chasser Micheline de son esprit et tente de la reconquérir.

Falbalas : Photo Jacques Becker, Micheline Presle

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Micheline est finalement le personnage le plus intéressant du film. Elle évolue beaucoup durant les quelques semaines que dure l’histoire. Elle tombe amoureuse, a le cœur brisé, découvre qu’elle n’aime pas assez son futur mari pour envisager de l’épouser, mais ne renonce pas pour autant. Finalement, elle se décide à dire la vérité au fiancé, qui lui pardonne tout, mais Micheline finit par renoncer et au futur mari et à Clarence. Ce que souhaite Micheline à la fin du film, c’est partir seule.

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Le point le plus intéressant dans Falbalas, ce n’est pas les relations entre les personnages, mais l’univers de la mode. On voit comment fonctionne une maison haute couture dans les années 40. Le créateur, ses muses, ses dessins, les petites mains qui font le travail, et la hiérarchie qui existe parmi les couturières avec les plus âgées qui ont une autorité et une présence très forte. La création d’une collection, et bien sur le défilé finale avec la traditionnelle robe de marié.

French Cancan : Affiche

French Cancan

de Jean Renoir

Jean Gabin, Françoise Arnoul, Maria Felix,

4.5/5

Au début du 20e siècle, Danglard est patron d’une salle de spectacle populaire à Montmartre. Danglard fait un peu fortune, mais passionné par le spectacle il pense à ouvrir un nouveau cabaret, le moulin rouge, et y remettre à la mode une danse d’antan que plus personne ne danse, le french cancan, afin d’attirer des spectateurs plus bourgeois. Il découvre par hasard la jeune Nini, blanchisseuse, et voit en elle une future danseuse. Il l’engage et l’envoi chez Guibole, la prof de danse qui accepte d’entrainer et de former les danseuses de son cabaret pour le french cancan.

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Montmartre, le monde du spectacle, les cabarets, le paris de la belle époque, les jeunes femmes qui brûlent leur jeunesse et leur beauté, des thèmes qui rappellent un peu le film Moulin rouge de Baz Luhrmann dont il s’est forcément inspiré.

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Pour un film français de 1955, le fait qu’il soit tourné en couleur est déjà assez marquant, mais il faut souligner le soin donné à la reconstitution du Montmartre de la belle époque. Les rues pavées, les escaliers, les petites collines, les travaux, les terrasses de café où les bourgeois se pressent. Danglard est un personnage très intéressant, passionné par le monde du spectacle, j’ai  beaucoup aimé son discours à la fin du film, qui se résume par the show must go on. C’est son seul vrai intérêt dans la vie, monter des spectacles, les produire, les voir naitre.

French Cancan : Photo

Autour de lui toute une galerie de personnage plus ou moins important, comme la jeune Nini, qui passe de blanchisseuse à danseuse du moulin rouge. J’ai beaucoup aimé son évolution, elle qui se destinait à épouser son ami du moment, le boulanger, et probablement devenir une épouse derrière la caisse de la boulangerie, à élever leurs enfants. Elle découvre le monde du spectacle et le monde tout court au bras de Danglard, et doit au final choisir sa vie: danseuse star du french cancan ou épouse de boulanger. Le premier choix c’est celui de la passion, de l’art, et puis un moyen pour Nini de s’affirmer, d’être indépendante, libre. Le second choix c’est celui de la raison et de la sécurité, un mari aimant et rassurant, une vie de famille paisible et plan plan. Pas de strass et de paillette, mais la vie d’artiste est aussi moins rassurante, plus dangereuse, comme le montre sa rencontre fréquente avec une vieille dame mendiante à qui Danglard donne toujours quelque chose et qui était autrefois une danseuse talentueuse.

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French Cancan : Photo

Le film nous passe tous les petits travers de la bourgeoisie parisienne, sa folie, son insouciance dans ce Montmartre début du siècle. Avec en final un magnifique spectacle de french cancan dans lequel Nini prend sa décision. Un spectacle plein d’énergie et de folie, avec des danseuses qui se donnent à fond entourer de spectateurs surexcités. Un beau film, qui se laisse voir avec grand plaisir et avec qui on ne voit pas le temps passé, un ton léger, plein d’humour et de tendresse et dans lequel on peut entendre la chanson célèbre La complainte de la butte, écrite et composée pour le film. A voir.

Le cinéma de Hirokazu Kore Eda

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, je vous présente l’un des réalisateurs japonais que je préfère, Hirokazu Kore Eda, et ça tombe bien, ce mercredi sort en France son tout nouveau film, Après la tempête. Ce réalisateur né en 1962 à Tokyo est connu en France surtout depuis la sortie de son 4e film Nobody Knows.

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Je l’ai connu grâce à ce film donc, Nobody knows raconte l’histoire vraie de 4 très jeunes enfants livrés à eux même après que leur mère les aient abandonnés pour pouvoir se marier avec un autre homme. C’est probablement le film le plus dure de Kore Eda, parmi ceux que j’ai pu voir. L’histoire se situe à la fin du 20e siècle et une mère décide de laisser tomber ces jeunes enfants pour refaire sa vie. Tout le monde savait, les voisins, le propriétaire de l’appartement, les gens du quartier, mais personne n’osait rien dire par peur du scandale.

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Le film que j’ai préféré reste à ce jour Still Walking sortie en 2008, qui raconte sur une journée, la réunion d’une famille, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fils ainé. Autour des parents vieillissants, la fille cadette, son mari et leurs enfants et le fils cadet avec sa nouvelle femme et le fils de cette dernière. Sous un beau soleil d’été, la famille se réunit, et certaines rancœur refont surface.

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C’est un très beau film sur la famille, le couple, les relations intergénérationnelles. Kore Eda nous présente cette famille, le caractère de chacun, tout en douceur et poésie. Si certains moments sont émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour tout au long du film. Comme souvent dans le cinéma de Kore Eda, on a droit à des scènes de la vie quotidienne, le bain, la cuisine. D’ailleurs le film ouvre l’appétit, car toutes les scènes tournent autour des différents repas de la journée, et de la préparation des plats.

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J’ai beaucoup aimé I wish, l’histoire de deux frères obliger de vivre séparément depuis le divorce de leurs parents,  et qui vont tout faire pour se rejoindre à mi chemin le temps d’une journée. C’est un peu naïf, peut être le film le plus facile d’accès pour des enfants. Mais encore une fois, c’est poétique, doux, chaleureux, et attachant.

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Tel père tel fils sortie en 2013, raconte la rencontre de deux familles que tout opposent, une riche et cultivée, l’autre pauvre et simple. Les deux familles se rencontrent à la demande d’un hôpital qui leur annonce que lors de la naissance de leurs fils respectifs, les bébés ont été échangés.

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Le film pose la question de l’amour d’un parent pour son enfant. Est il plus fort par le lien du sang, ou par le fait d’avoir élevé l’enfant? Les deux familles sont bien sur bouleversées. Comment choisir entre le fils qu’ils ont toujours connu, aimé, élevé, et le fils qui est finalement leur chair et leur sang? là encore, le réalisateur a su abordé cette question avec humanité et justesse, sans pour autant tombé dans le mélo, le film, encore une fois, ne manque pas d’humour.

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Notre petite sœur sortie en 2015 est le dernier film en date que j’ai vu du réalisateur. L’histoire de trois sœurs adultes qui vivent dans la maison familiale à Kamakura, chacune vivant librement leur vie, jusqu’à l’annonce de la mort de leur père, qu’elles n’ont pas revu depuis que ce dernier a décidé de quitter leur mère pour refaire sa vie. Elles découvrent alors qu’elles sont une demi sœur de 14 ans qui se retrouve seul ou presque. Elles décident de l’accueillir chez elles.

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Là encore toujours cette poésie, légèreté, tendresse pour ses personnages, douceur, là aussi beaucoup d’humour, on s’attache beaucoup à tous les personnages, et on adore suivre les différents rituels, le bain, la cuisine, l’alcool de poire, les différentes saisons.

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Finalement le seul film que je n’ai pas trop aimé c’est Air doll sortie en 2008, l’histoire d’une poupée gonflable qui prend vie et se pose la question de sa création. Une sorte de Pinocchio moderne. Je n’en garde pas beaucoup de souvenir, je ne l’ai jamais revu depuis sa sortie cinéma, mais je me souviens avoir pas trop accroché.

Si vous voulez vous faire une idée, son dernier film Après la tempête est sortie hier. Je l’ai vu et j’ai adoré, je vous en reparle très vite!