Séance de rattrapage: Ave César de Joel et Ethan Coen – Le Havre de Aki Kaurismaki – Le trou de Jacques Becker – Falbalas de Jacques Becker – French cancan de Jean Renoir

Ave, César! : Affiche

Ave César !

de Ethan et Joel Coen

Josh Brolin, Scarlett Johansson, George Cloney, Tilda Swinton, Alden Ehrenreich

4/5

Dans les années 50. Eddie Mannix est un producteur d’un grand studio de cinéma hollywoodien. Tout repose sur lui, il gère tout, le tournage du film, la vie privée et l’image publique des acteurs, la réputation du studio, les journalistes qui cherchent le scoop…Alors que l’industrie de l’aviation cherche à le débaucher, Eddie supervise le tournage d’un péplum sur les romains et leur rencontre avec Jésus. La star du film, Baird Whitlock, disparait sans laisser de trace et Eddie reçoit une demande de rançon.

Ave, César! : Photo Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes

Ave, César! : Photo Josh Brolin, Scarlett Johansson

A la sortie du film au cinéma, je n’ai pas été le voir, j’avais entendu beaucoup de choses mitigées et finalement j’avais laissé passer le coche. Ba heureusement qu’une de mes amies a insisté pour que je le vois. J’ai beaucoup aimé Ave César. J’ai déjà beaucoup aimé Josh Brolin qui devient de plus en plus un acteur qui compte par le choix de ces films et par ses interprétations. J’ai adoré le personnage d’Eddie Mannix, passionné par l’industrie du cinéma, même si ça ne se voit pas sous ses airs blasés et professionnels. Il gère tout, à tout heure, s’arrange pour garantir une image positive de tous ses acteurs, fait disparaitre les éléments compromettants, protège les stars des journalistes.

Ave, César! : Photo Channing Tatum

Ave, César! : Photo George Clooney

Le film m’a un peu fait penser à la série Action qui critiquait le monde du cinéma avec son personnage principal, Peter dragon, le producteur. Ave Cesar rend hommage à l’époque des grands studios hollywoodiens, avec leur plateau gigantesque, rend hommage au cinéma US des années 50 avec le tournage d’un western, d’une comédie musicale, ou les grands drama romantiques en noir et blanc. Tout y passe, les financiers qui ne connaissent pas grand chose au cinéma mais qui financent tout et donc décident de tout, les acteurs stars qui sont très loin de l’image parfaite qu’en ont les spectateurs, la réalité des tournages, du figurant à la star en passant par la monteuse, le réalisateur, la maquilleuse. C’est très drôle, intelligent, le film est court mais chaque minute est bien utilisé.

Le Havre : affiche

Le Havre

de Aki Kaurismaki

André Wilms, Katie Outinen, Jean Pierre Darroussin, Blondin Miguel, Elina Salo, Evelyne Didi

4.5/5

Au Havre, Marcel Marx, cireur de chaussure, voit sa femme se faire hospitaliser pour une maladie grave. Il découvre également un jeune africain, Idrissa, immigré clandestin qui a échappé à la police. Marcel décide de tout faire pour l’aider à se rendre en Angleterre pour rejoindre sa mère. Marcel sera aider dans sa tâche par des habitants amis de longue date, mais devra faire aussi avec les délations de certains voisins.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Le Havre : Photo Aki Kaurismäki

J’en avais entendu parler lors de sa sortie au cinéma. En voyant la bande annonce sur Arte, j’ai su tout de suite que le film allait me plaire. J’ai adoré Le Havre, sorte de conte moderne. Impossible de ne pas aimer le film, à commencer par l’acteur André Wilms qui incarne Marcel. L’acteur a une présence forte et impressionnante. Tout m’a plut dans ce film, les acteurs, les personnages, l’atmosphère parfois étrange. Les décors et accessoires nous renvoi aux années 50, certaines voitures, tenues et coiffures renvoi aux années 80 et en même temps, il y a des téléphones portables. On devine que le film se passe de nos jours, mais certains éléments nous renvoi à d’autre décennies.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Il y a beaucoup d’originalité dans la mise en scène, les décors, il n’y a pas beaucoup de dialogue, les personnages ne disent que l’essentiel. J’ai adoré parcourir les rues du Havre en compagnie de Marcel, de le voir aller dans des camps de migrants clandestins à la recherche d’un membre de la famille du petit qu’il cache chez lui, aller à la prison, aller à l’hôpital voir sa femme malade. Le film nous parle de solidarité entre membres d’un même quartier, de trahison et de dénonciation. Les personnages sont tous attachants et le film a un coté conte de fée sur certains aspects de l’histoire. Un très beau film.

Le Trou : Affiche

Le trou

de Jacques Becker

Philippe Leroy Beaulieu, Marc Michel, Jean Keraudy, Michel Constantin

4/5

Gaspard, un jeune homme bourgeois condamné pour tentative de meurtre sur sa jeune épouse, est transféré dans une nouvelle cellule à la prison de la santé. Il se retrouve à cohabiter avec 4 autres détenus, qui ont prévus de s’évader de prison en creusant un tunnel. Ils n’ont pas d’autre choix que de le mettre dans la confidence. Gaspard sympathise avec eux et tente lui aussi de s’évader.

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Considéré comme l’un des meilleurs film de Jacques Becker, on suit les prisonniers dans le quotidien d’une prison, presque comme un documentaire. Le quotidien, le levé, le repas, le coucher, la surveillance, les gardiens, les tâches journalières pour occuper les détenus, et la fameuse mission pour mettre au point le plan d’évasion.

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C’est au final très prenant, très intéressant, on sent une tension qui monte, et surtout on voit la complicité, la solidarité entre prisonniers. La fin est vraiment tendue, avec un rebondissement de dernière minute, les affres de la nature humaine qui remontent à la surface et effacent la solidarité première. La dernière phrase prononcée et le dernier plan du film sont lourd de sens.

Falbalas : Affiche Jacques Becker

Falbalas

de Jacques Becker

Raymond Rouleau, Micheline Presle, Gabriele Dorziat, Jeanne Fusier Gir, Jean Chevrier

4/5

Micheline, jeune provinciale, va se marier avec un notable lyonnais. Elle monte à Paris pour préparer son mariage et tombe amoureuse de l’ami de son futur mari, Clarence créateur haute couture qui doit lui confectionner sa robe. Dragueur invétéré, il enchaine les conquêtes et séduit sans remord la jeune Micheline afin de se redonner de l’inspiration pour sa nouvelle collection. Il met un terme à leur relation et se lance dans ses nouvelles créations pour son prochain défilé. Micheline comprend la nature du monsieur et décide de se faire faire sa robe de marié chez lui comme prévu et de l’ignoré. Mais Clarence, en continuant de la côtoyer, se rend compte qu’il est amoureux d’elle et essaye de la reconquérir.

Falbalas : Photo Gabrielle Dorziat, Jacques Becker, Raymond Rouleau

L’histoire d’amour entre Micheline et Clarence n’a rien de bien glamour. Il l’a drague ouvertement, elle est flattée et séduite, ils ont une très courte liaison. Après ça, lui passe à autre chose, elle qui n’est pas du monde des artistes mais une bourgeoise bon chic bon genre, a du mal à comprendre ce qui vient de se passer. Alors qu’elle tente de continuer son petit train de vie, elle se rend compte qu’elle n’est pas amoureuse de son futur mari. Quant à Clarence il se rend compte qu’il ne peut plus chasser Micheline de son esprit et tente de la reconquérir.

Falbalas : Photo Jacques Becker, Micheline Presle

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Micheline est finalement le personnage le plus intéressant du film. Elle évolue beaucoup durant les quelques semaines que dure l’histoire. Elle tombe amoureuse, a le cœur brisé, découvre qu’elle n’aime pas assez son futur mari pour envisager de l’épouser, mais ne renonce pas pour autant. Finalement, elle se décide à dire la vérité au fiancé, qui lui pardonne tout, mais Micheline finit par renoncer et au futur mari et à Clarence. Ce que souhaite Micheline à la fin du film, c’est partir seule.

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Le point le plus intéressant dans Falbalas, ce n’est pas les relations entre les personnages, mais l’univers de la mode. On voit comment fonctionne une maison haute couture dans les années 40. Le créateur, ses muses, ses dessins, les petites mains qui font le travail, et la hiérarchie qui existe parmi les couturières avec les plus âgées qui ont une autorité et une présence très forte. La création d’une collection, et bien sur le défilé finale avec la traditionnelle robe de marié.

French Cancan : Affiche

French Cancan

de Jean Renoir

Jean Gabin, Françoise Arnoul, Maria Felix,

4.5/5

Au début du 20e siècle, Danglard est patron d’une salle de spectacle populaire à Montmartre. Danglard fait un peu fortune, mais passionné par le spectacle il pense à ouvrir un nouveau cabaret, le moulin rouge, et y remettre à la mode une danse d’antan que plus personne ne danse, le french cancan, afin d’attirer des spectateurs plus bourgeois. Il découvre par hasard la jeune Nini, blanchisseuse, et voit en elle une future danseuse. Il l’engage et l’envoi chez Guibole, la prof de danse qui accepte d’entrainer et de former les danseuses de son cabaret pour le french cancan.

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Montmartre, le monde du spectacle, les cabarets, le paris de la belle époque, les jeunes femmes qui brûlent leur jeunesse et leur beauté, des thèmes qui rappellent un peu le film Moulin rouge de Baz Luhrmann dont il s’est forcément inspiré.

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Pour un film français de 1955, le fait qu’il soit tourné en couleur est déjà assez marquant, mais il faut souligner le soin donné à la reconstitution du Montmartre de la belle époque. Les rues pavées, les escaliers, les petites collines, les travaux, les terrasses de café où les bourgeois se pressent. Danglard est un personnage très intéressant, passionné par le monde du spectacle, j’ai  beaucoup aimé son discours à la fin du film, qui se résume par the show must go on. C’est son seul vrai intérêt dans la vie, monter des spectacles, les produire, les voir naitre.

French Cancan : Photo

Autour de lui toute une galerie de personnage plus ou moins important, comme la jeune Nini, qui passe de blanchisseuse à danseuse du moulin rouge. J’ai beaucoup aimé son évolution, elle qui se destinait à épouser son ami du moment, le boulanger, et probablement devenir une épouse derrière la caisse de la boulangerie, à élever leurs enfants. Elle découvre le monde du spectacle et le monde tout court au bras de Danglard, et doit au final choisir sa vie: danseuse star du french cancan ou épouse de boulanger. Le premier choix c’est celui de la passion, de l’art, et puis un moyen pour Nini de s’affirmer, d’être indépendante, libre. Le second choix c’est celui de la raison et de la sécurité, un mari aimant et rassurant, une vie de famille paisible et plan plan. Pas de strass et de paillette, mais la vie d’artiste est aussi moins rassurante, plus dangereuse, comme le montre sa rencontre fréquente avec une vieille dame mendiante à qui Danglard donne toujours quelque chose et qui était autrefois une danseuse talentueuse.

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French Cancan : Photo

Le film nous passe tous les petits travers de la bourgeoisie parisienne, sa folie, son insouciance dans ce Montmartre début du siècle. Avec en final un magnifique spectacle de french cancan dans lequel Nini prend sa décision. Un spectacle plein d’énergie et de folie, avec des danseuses qui se donnent à fond entourer de spectateurs surexcités. Un beau film, qui se laisse voir avec grand plaisir et avec qui on ne voit pas le temps passé, un ton léger, plein d’humour et de tendresse et dans lequel on peut entendre la chanson célèbre La complainte de la butte, écrite et composée pour le film. A voir.

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Le cinéma de Hirokazu Kore Eda

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, je vous présente l’un des réalisateurs japonais que je préfère, Hirokazu Kore Eda, et ça tombe bien, ce mercredi sort en France son tout nouveau film, Après la tempête. Ce réalisateur né en 1962 à Tokyo est connu en France surtout depuis la sortie de son 4e film Nobody Knows.

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Je l’ai connu grâce à ce film donc, Nobody knows raconte l’histoire vraie de 4 très jeunes enfants livrés à eux même après que leur mère les aient abandonnés pour pouvoir se marier avec un autre homme. C’est probablement le film le plus dure de Kore Eda, parmi ceux que j’ai pu voir. L’histoire se situe à la fin du 20e siècle et une mère décide de laisser tomber ces jeunes enfants pour refaire sa vie. Tout le monde savait, les voisins, le propriétaire de l’appartement, les gens du quartier, mais personne n’osait rien dire par peur du scandale.

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Le film que j’ai préféré reste à ce jour Still Walking sortie en 2008, qui raconte sur une journée, la réunion d’une famille, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fils ainé. Autour des parents vieillissants, la fille cadette, son mari et leurs enfants et le fils cadet avec sa nouvelle femme et le fils de cette dernière. Sous un beau soleil d’été, la famille se réunit, et certaines rancœur refont surface.

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C’est un très beau film sur la famille, le couple, les relations intergénérationnelles. Kore Eda nous présente cette famille, le caractère de chacun, tout en douceur et poésie. Si certains moments sont émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour tout au long du film. Comme souvent dans le cinéma de Kore Eda, on a droit à des scènes de la vie quotidienne, le bain, la cuisine. D’ailleurs le film ouvre l’appétit, car toutes les scènes tournent autour des différents repas de la journée, et de la préparation des plats.

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J’ai beaucoup aimé I wish, l’histoire de deux frères obliger de vivre séparément depuis le divorce de leurs parents,  et qui vont tout faire pour se rejoindre à mi chemin le temps d’une journée. C’est un peu naïf, peut être le film le plus facile d’accès pour des enfants. Mais encore une fois, c’est poétique, doux, chaleureux, et attachant.

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Tel père tel fils sortie en 2013, raconte la rencontre de deux familles que tout opposent, une riche et cultivée, l’autre pauvre et simple. Les deux familles se rencontrent à la demande d’un hôpital qui leur annonce que lors de la naissance de leurs fils respectifs, les bébés ont été échangés.

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Le film pose la question de l’amour d’un parent pour son enfant. Est il plus fort par le lien du sang, ou par le fait d’avoir élevé l’enfant? Les deux familles sont bien sur bouleversées. Comment choisir entre le fils qu’ils ont toujours connu, aimé, élevé, et le fils qui est finalement leur chair et leur sang? là encore, le réalisateur a su abordé cette question avec humanité et justesse, sans pour autant tombé dans le mélo, le film, encore une fois, ne manque pas d’humour.

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Notre petite sœur sortie en 2015 est le dernier film en date que j’ai vu du réalisateur. L’histoire de trois sœurs adultes qui vivent dans la maison familiale à Kamakura, chacune vivant librement leur vie, jusqu’à l’annonce de la mort de leur père, qu’elles n’ont pas revu depuis que ce dernier a décidé de quitter leur mère pour refaire sa vie. Elles découvrent alors qu’elles sont une demi sœur de 14 ans qui se retrouve seul ou presque. Elles décident de l’accueillir chez elles.

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Là encore toujours cette poésie, légèreté, tendresse pour ses personnages, douceur, là aussi beaucoup d’humour, on s’attache beaucoup à tous les personnages, et on adore suivre les différents rituels, le bain, la cuisine, l’alcool de poire, les différentes saisons.

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Finalement le seul film que je n’ai pas trop aimé c’est Air doll sortie en 2008, l’histoire d’une poupée gonflable qui prend vie et se pose la question de sa création. Une sorte de Pinocchio moderne. Je n’en garde pas beaucoup de souvenir, je ne l’ai jamais revu depuis sa sortie cinéma, mais je me souviens avoir pas trop accroché.

Si vous voulez vous faire une idée, son dernier film Après la tempête est sortie hier. Je l’ai vu et j’ai adoré, je vous en reparle très vite!

Derniers films vu : Marie octobre – Voici le temps des assassins – Trois enfants dans le désordre – Adieu poulet

Voici quelques films que j’ai pu voir dernièrement à la télé ou en dvd et qui m’ont beaucoup plut.
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Marie Octobre
de Julien Duvivier
Danielle Darrieux, Lino Ventura, Paul Meurisse, Bernard Blier, Serge Reggiani
15 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, Marie Octobre décide de réunir tous les anciens membre de son réseau de résistance, dirigé à l’époque par le charismatique Castille. Elle réunit le temps d’une soirée tous ses anciens camarades dans la maison de Castille, qui avait été tué lors d’une fusillade dans sa maison, suite à une descente surprise par la gestapo. Après un diner innocent où tout le monde raconte ce qu’il est devenu, Marie Octobre annonce la véritable raison de cette réunion. Elle a en effet découvert que si Castille était mort sous les balles de la Gestapo, c’est parce que le réseau a été trahie par un de ses propres membres. Parmi eux se trouve donc celui qui les a dénoncé à la Gestapo et qui est responsable de la mort de Castille.
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Marie Octobre, c’est donc un huis clos. Toute l’intrigue se déroule dans le salon de la grande maison de Castille, on a l’impression pendant 1h30, d’être dans le dénouement d’un épisode de Hercule Poirot quand tous les suspects se retrouvent dans le salon pour la révélation finale. Tous on plus ou moins réussi leur vie, avocat, médecin, industriel, propriétaire d’une imprimerie, serrurier, patron d’une boite de striptease, boucher, contrôleur des impôts et prêtre. Marie Octobre est directrice d’une maison de couture. Tous le monde a fait sa vie, son chemin, tout le monde à tourner la page de la guerre. Jusqu’à ce que Marie Octobre annonce que la mort de leur ancien chef et mentor est du à la trahison de l’un d’entre eux.
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Le film est donc une suite de conversations, de disputes, d’interrogatoires cachés. Tout le monde soupçonne n’importe qui, les doutes fusent, les accusations aussi. Le petit groupe qui semblait si soudé et solidaire vont faire surgir tout les petits secrets des uns et des autres, chacun va devoir justifier un pan de leur vie.
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On ne voit pas le temps passé durant le huis clos. Bien sur, il y a certaines grosses ficelles, on est pas plus surpris que ça par le final, mais on se laisse prendre au jeu avec plaisir, et on se laisse aller dans l’enquête de Marie Octobre, sans trop creuser la question, ne voulant pas découvrir trop vite la vérité. Un très bon film policier donc, servi par un casting de luxe, Ventura, Blier, Reggiani, et surtout Danielle Darrieux et Paul Meurisse.
Voici le temps des assassins : Affiche
Voici le temps des assassins
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Danièle Delorme, Gérard Blain

4/5

André Chatelin est un restaurateur de renom qui tient son restaurant au cœur des halles de Paris. Tout Paris veut gouter à la cuisine du grand chef, les poissonniers, maraichers et bouchers des halles à midi, les grands bourgeois le soir. Il reçoit un jour la visite de Catherine, la fille de son ex femme. Elle lui annonce que sa mère est morte. Avec ces airs de petit ange, André décide de recueillir cette fille qui aurait pu être la sienne s’il n’avait pas divorcé. Petit à petit, Catherine tente de charmer André…
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C’est l’histoire classique du vieux solitaire qui rencontre une jeune fille aux airs angéliques et qui se laisse prendre dans sa toile. Elle éloigne de lui tous ceux qui lui sont proches, celui qu’il considère comme son fils d’adoption, étudiant en médecine et qui bosse dure pour payer ses études, ou encore sa mère. On donnerait sans concession le bon Dieu à cette jeune fille qui semble si fragile, si innocente. André, joué par Gabin, se laisse complètement avoir par l’air d’ange de Catherine, qu’il considère d’abord comme la fille qu’il aurait pu avoir, mais qu’il refuse de voir comme une possible épouse.
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J’ai adoré donc l’ambiance des halles, les maraichers, les bouchers, qui viennent déjeuner tous les jours chez Chatelin, son amitié pour le jeune Gérard, son fils spirituel étudiant en médecine. Petit à petit, Catherine arrive à isolé Chatelin.
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Catherine est une garce de la pire espèce, prête à tout pour sortir du ruisseau et de la pauvreté. Petit à petit, on apprend le passé de Catherine, entre une mère aux mœurs plus que légère, et un père absent, Catherine à grandi entourée des amants de passage d’une mère droguée et accroc. Finalement, on peut la comprendre cette Catherine, qui ne rêve que de mener une vie tranquille, calme et sécurisée. Mais dans sa volonté de garder son secret, elle est capable du pire.

Voici le temps des assassins, outre ce portrait de femme déterminée et froide, nous plonge dans ce Paris des années 50, quand les halles étaient encore des halles, et que Rungis n’était pas encore ce qu’il est. Certaines scènes sont tournées en extérieur dans le paris d’époque. Un très bon film, tendu, noir.

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Trois enfants dans le désordre

de Leo Joannon

Bourvil, Jean Lefèvre

3.5/5

Eugène Laporte est un entrepreneur efficace et honnête. Il est la victime d’un complot d’un concurrent et est arrêté pour haute trahison. La seule chance qu’il a de sauver la plus grosse partie de son entreprise et de son argent, est de reconnaitre trois enfants naturels, qui n’ont jamais été reconnu par des pères. Il charge son associé Fernand, de lui dégoter trois enfants non reconnus. Mais alors qu’il est enfin désigné comme père de trois enfants, Eugène se voit blanchi grâce à Élisabeth, l’inspectrice du travail pour qui Eugène en pince. Mais voilà, il a tout de même trois enfants sur les bras dont il ne peut plus se débarrasser, George 8 ans, Zoé 16 ans, et Roger 20 ans. Il doit aussi se coltiner les mères des deux plus grands enfants, tout en convaincant Elizabeth de ne pas rompre leur fiançailles.

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J’ai beaucoup aimé cette comédie. Bourvil ne joue ni les inspecteurs sérieux, ni les idiots naïfs. Ici, c’est un grand entrepreneur, qui réussi dans les affaires avec honnêteté. Jean Lefèvre joue son bras droit, qui ne suit pas toujours les envolées lyriques de son patron, mais qui ferait tout pour son ami et chef. J’ai aussi beaucoup aimé les trois enfants, George en particulier, ce petit garçon intrépide, pragmatique, intelligent et drôle, et très vite, les trois enfants qui ne se connaissaient pas, vont développer des relations amicales très fortes, et se considérer très vite comme de vrais frères et sœurs.

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Beaucoup de rebondissements en peu de temps, beaucoup de surprises, mais sans que cela ennui, sans que cela soit lourd. Le film est assez court, c’est frais, c’est drôle, les personnages sont très attachants. A voir!

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Adieu poulet

de Pierre Granier Deferre

Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar

4/5

En pleine élection locale, des hommes de mains du candidat Lardette agressent des colleurs d’affiche du candidat concurrent. L’inspecteur Moitrier qui passe par hasard, se fait tirer dessus par le meneur. Après la mort du policier, le commissaire Verjeat et son bras droit, l’inspecteur Lefèvre, enquêtent sur l’entourage du coupable et tente de le faire sortir de sa cachette. Mais les méthodes employées ne plaisent pas au candidat Lardette, qui ne veut pas que cette histoire rejaillissent sur sa campagne électorale. Verjeat subit alors des pressions de sa hiérarchie.

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Je ne suis pas fan de Patrick Dewaere, sa façon de jouer excessive, mais j’adore Lino Ventura, et beaucoup des acteurs jouant des seconds rôles, comme Julien Guiomar, Victor Lanoux ou Pierre Tornade.

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On est tout de suite pris par l’intrigue policière, surtout grâce à Lino Ventura qu’on a envie de suivre partout, comme le fait son jeune collègue. Le film est court, les rebondissements nombreux, l’intrigue est bien menée, bien ficelée, les dialogues très bon, il y a aussi pas mal d’humour. Et j’adore l’ambiance policière des films de cette époque.

Un très bon casting, des personnages intéressants, une intrigue bien menée, des dialogues bien tournées, on ne s’ennuie pas une seconde et la fin m’a beaucoup plut!

10 things I hate about you – La reine des neiges – Le temps d’un week end – About time – Z – les diaboliques – Maigret tend un piège – Sirenes

Voici quelques films que j’ai vu ces derniers mois en dehors du cinéma. Il y en a pour tous les gouts, des films de tous les pays, toutes les époques.

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10 things I hate about you de Gil Junger, Heath Ledger, Julia Stiles, Larrisa Oleynik, Allison Janney, Joseph Gordon Levitt. L’un des premiers films de Heath Ledger dans lequel on retrouve Julia Stiles. Le film date de 1999  et transpose Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare dans un lycée américain de 1999. Julia Stiles et Heath Ledger forment un duo très attachant, il y a pas mal d’humour. J’ai adoré voir Allison Janey dans le rôle d’une conseillère d’éducation un peu loufoque, c’est dommage qu’on ne l’a voit qu’au début du film, son personnage avait du potentiel. Reste un film léger, sympathique, drôle, et le couple Ledger/Stiles est très mignon, le genre de film qui fait du bien et qui détend.

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La reine des neiges, de Disney. Je n’étais pas allée le voir au cinéma faute de motivation, à force d’entendre que le film était bourré de chansons longues et interminables. J’ai finalement bien aimé la reine des neiges, je ne m’y attendais pas! Les chansons sont, il est vrai, très présentes, mais au finale, elles restent plutôt bien réparties, parfois courtes, et surtout elles ne sont pas énervantes ou gnangnan comme c’est souvent le cas. C’est visuellement très réussi, ce monde couvert de glace et de neige, et Elsa est un personnage féminin fort et déterminée, tout comme sa sœur Hannah, même si elle se rapproche plus du modèle héroïne Disney que ne l’est Elsa, qui sort des sentiers battus. Je préfère de loin le titre originale, Frozen, qui correspond bien mieux au sujet du film, plutôt que La reine des neiges qui trompe un peu le spectateur. Ici les héroïnes Disney ne sont pas en quête de l’amour et point de prince charmant pour sauver les deux princesses, c’est surtout un film sur l’amour entre deux sœurs, le sens du sacrifice et le besoin d’être soi même pour vivre en paix. Un jolie film et même si les parents du monde entier maudissent la chanson, j’avoue que j’aime bien Let it go!

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Le temps d’un week end de Martin Brest, Al Pacino, Chris O’Donnell. Vu sur Arte, je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce film avec Al Pacino, qui lui a permis de remporter l’oscar du meilleur acteur en 1992. C’est un film touchant, qui vaut surtout pour le personnage du lieutenant Slade, aveugle, aigrie, très en colère, qui reste un personnage sans concession, sans compromis ce qui lui vaut d’être assez isolé. J’ai adoré son personnage, sa manière de vivre sa vie à fond durant son séjour à New York, j’ai aussi beaucoup aimé le jeune Charlie, en proie à un dilemme, qui va apprendre beaucoup de chose durant le week end en compagnie du lieutenant, un véritable voyage d’apprentissage. Le film a un coté Le cercle des poètes disparus. A  noter Philip Seymour Hoffman dans un second rôle, bien jeune!

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Les diaboliques de Henri Georges Clouzot. Simone Signoret, Paul Meurisse, Véro Clouzot, Charles Vanel. L’histoire d’une épouse bafouée Véra, propriétaire d’un pensionnat pour garçon, dirigé par son mari, un tyran qui la trompe ouvertement avec une des institutrices, Nicole. Pour autant, les deux femmes deviennent amies, toutes deux victimes de la tyrannie du même homme et quand Nicole demande à Véra de l’aider à tuer le mari, elle accepte. J’ai adoré ce classique que je n’avais jamais vu! Simone Signoret en femme de sang froid, Vera Clouzot en épouse cardiaque, Paul Meurisse en mari tyran et Charles Vanel dans le rôle d’un vieux commissaire qui comprendra tout. Je ne dirais pas grand chose de l’intrigue, mais le film a son lot de rebondissement, de surprise et de révélation, la réalisation est juste parfaite, magnifique noir et blanc, et certaines scènes sont tendues comme c’est pas permis, notamment la scène de la piscine, ou la scène finale dans le pensionnat. Excellent!

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Sirènes de John Duigan. Tara Fitzgerald, Hugh Grant, Sam Neil, Portia de Rossi, Elle MacPherson. Dans les années 30, un couple anglais débarque en Australie. Le mari pasteur, doit s’établir dans la région, mais avant de prendre possession de sa paroisse, il s’arrête avec sa femme dans la propriété d’un artiste connu. Sa mission est de le convaincre de ne pas exposer sa dernière toile, où l’on voit une femme nue crucifiée. Alors que le jeune prêtre essaye de convaincre par la discussion le peintre, sa femme fait la connaissance de la femme du peintre et de ses belles filles, de jeunes femmes légères et libérées, qui ne s’embêtent pas des convenances et du qu’en dira t-on. Elle s’ouvre alors peu à peu à cette liberté de ton qui règne dans la propriété. Je ne connaissais pas ce film, c’est une amie qui est tombée dessus dans un magasin d’occasion et qui a titillé sa curiosité. Ce film est sortie juste avant 4 mariages et un enterrement, et l’affiche du dvd est mensongère au possible, vu que on y voit uniquement Hugh Grant et Elle MacPherson qui nous laissent penser à une romance entre les deux personnages, alors que  l’héroïne du film c’est Tara Fitzgerald (Les virtuoses). Le film se laisse voir tranquillement, Tara Fitzgerald découvre la sensualité, le fantasme, se découvre elle même, et son passage dans cette famille originale d’Australie va lui permettre de faire évoluer son couple dans d’autre sphère. Un certain charme ressort du film qui n’est pas indispensable, à voir pour la talentueuse Tara Fitzgerald.

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About time de Richard Curtis. Rachel McAdams, Billy Nighy, Domnhall Gleeson. Un film anglais gentillet, sympathique, l’occasion de voir la jolie Rachel McAdams, mais surtout l’occasion de voir Billy Nighy que j’adore et qui joue le père de Tim. C’est le personnage qui m’a le plus touché dans le film. Jolie histoire d’amour sans pour autant tomber dans le romantisme niais, je dois tout de même avouer que le film est très lisse, dans le sens qu’il ne se passe pas énormément de chose, c’est un peu vide de ce coté là, de trop nombreuses scènes sans intérêt, les rebondissements sont rares, et reste toujours raisonnables, du coup on se laisse bercer sans jamais être emporté.

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 Z de Costa Gavras. Yves Montand, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Julien Guiomar. L’histoire d’un homme qui se lance dans la politique afin de se faire élire et d’instaurer une vraie démocratie, dans un pays où les militaires et les dictateurs règnent en maitre. Un film culte, un film important dans la filmographie de Costa Gavras que je n’avais pourtant jamais vu. Il a obtenu à l’époque, l’oscar du meilleur film étranger. Le film est passionnant du début à la fin, surtout l’enquête que mène le juge, joué par Trintignant. Le film assez cynique sur sa fin, m’a rappeler un peu I comme Icare, que j’ai préféré à Z. Je n’en dis pas plus sur l’histoire, pour ne pas gâcher le plaisir.

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Maigret tend un piège de Jean Delannoy . Jean Gabin, Annie Girardot, Jean Desailly. Je n’ai jamais été fan du personnage de Maigret, mais là c’est Jean Gabin qui joue le rôle. C’est la chaine D8 qui a passer les trois films interprétés par Jean Gabin cet été, et sur les trois je n’ai vu que celui là. J’ai adoré suivre l’enquête, des femmes qui se font assassinées dans les rues de Paris, la nuit, par un inconnu qui envoi des lettres provocatrices à Maigret. L’enquête est intéressante, on peut y voir Lino Ventura dans un petit rôle, on peut y voir Annie Girardot très jeune et très jolie, des femmes policières qui n’ont pas froid aux yeux, et un Maigret qui joue les commissaires tenaces, intelligent, et patient. Les dialogues sont très réussis, signé Michel Audiard bien sur, un vrai bijoux!

 

Veronica Mars – Le film

Veronica Mars : Affiche

Veronica Mars – le film

de Rob Thomas

Kristen Bell, Enrico Colantoni, Jason Dohring, Ryan Hansen, Tina Majorino

3/5

On l’aura attendu ce film, les projets auront défilés, changés, annulés, et enfin le film vu le jour. La série Veronica Mars m’avait beaucoup plut à l’époque. Si on passe outre les scènes parfois surréalistes dans lesquelles une petite lycéenne arrive à faire tout ce que fait Veronica Mars, avec parfois une facilité déconcertante, on prend un grand plaisir à suivre cette ado cynique, à la répartie cinglante, qui ne se laisse pas démontée facilement, et qui arrive à reprendre le dessus malgré les épreuves. La saison 1 et 2 furent donc excellentes, on suit avec grand plaisir les intrigues dans lesquelles l’ado blonde se trouve mêlées, de l’assassinat de sa meilleure amie, à la chute suspecte d’un bus d’étudiants, en passant par toutes les petites histoires un peu plus futiles d’ado, car Véronica a acquis la réputation de savoir régler les problèmes moyennant argent ou services rendus. La saison 3 fut moins bonne, avec les héros partant pour la fac, et une histoire un peu moins travaillée, un peu moins prenante.

Veronica Mars : Photo Jason Dohring, Kristen Bell

C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé Veronica Mars. L’histoire se déroule 9 ans après la fin de la série. Veronica a réussi, elle a été à Standford, a étudié le droit dans les meilleures université, et se retrouve à New York où elle vit avec Piz, son ancien copain de fac qu’elle a retrouvé et est sur le point d’entrer dans l’un des cabinets d’avocat les plus prestigieux de la ville. Mais le fantôme de Neptune High n’est pas loin, avec l’appel de Logan, qui lui demande son aide pour l’aider dans le choix de son avocat, puisqu’il vient d’être accusé du meurtre de sa copine, la star de la pop Bonnie DeVille, retrouvée noyée dans sa baignoire. Veronica retourne donc dans sa ville natale, son père toujours détective privée, Wallace professeur au lycée, Mac devenue informaticienne pour la compagnie Kane, elle retrouve aussi Dick qui continue à jouer la vie de riche héritier, ou encore Eli, devenu père de famille respectable.

Veronica Mars : Photo Kristen Bell

C’est vraiment agréable d’avoir des nouvelles de tous les personnages de la série, de revoir Veronica sortir du placard son fameux sac à bandoulière, son appareil photo avec objectif de paparrazzi, la revoir y aller au culot pour obtenir quelques infos, prêcher le faux pour obtenir le vrai. Avec la fête de réunion d’anciens élèves pour les 10 ans de leurs diplômes on replonge aussi dans les mesquineries lycéennes.

Veronica Mars : Photo Kristen Bell, Percy Daggs III, Tina Majorino

Au finale, je n’ai pas vu le temps passé, l’intrigue n’a rien d’exceptionnelle, on a bien envie de savoir qui a voulu piéger Logan, mais c’est surtout une bonne excuse de réunir tout le monde. Seul absent, on ne sait pas ce que devient Duncan (surement toujours en fuite en Australie et élevant sa fille loin de sa famille).

Veronica Mars : Photo Daran Norris, Enrico Colantoni, Jerry O’Connell

Sans être inoubliable, j’ai passé un bon moment en compagnie d’une héroïne que j’aime beaucoup et des rôles secondaires attachants. En tout cas, ça m’a vraiment donné envie de me refaire la série!