Star wars rogue one

Rogue One: A Star Wars Story : Affiche

de Gareth Edwards

Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Madds Mikkelsen, Forest Withaker, Donnie Yen

4/5

Alors que l’empire règne en maitre sur la galaxie et que la république est définitivement enterrée, Jyn Erso vit cachée sur une planète déserte avec ses parents. Son père, un scientifique de génie, a déserté l’empire pour ne pas avoir à achever la construction d’une arme suprême permettant la destruction totale d’une planète, l’étoile de la mort. Mais l’empire à vite fait de retrouver les fuyards, d’assassiner la mère de Jyn et d’enlever son père pour qu’il termine son travail. Jyn a réussit à se cacher et est finalement élevée par Gerrera, un dissident de l’empire et ami d’Erso. Plusieurs années plus tard, Jyn est une adulte marginale qui tente de survivre. Elle est enlevée par la rébellion qui se bat contre l’empire. L’alliance rebelle demande à Jyn de partir en mission avec le capitaine Cassian afin de renouer contact avec Guerrera, le seul a connaitre le lieu où Erso est tenu captif…

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Diego Luna, Felicity Jones

Le voilà enfin le spin off de star wars, en attendant la sortie de l’épisode 8 en décembre prochain. Au départ, je n’étais pas emballée par le choix de l’histoire exploitée. Entre les innombrables personnages secondaires, histoires parallèles, légendes, que ce soit dans un passé très lointain ou entre les différentes trilogies et épisodes, il y avait de quoi faire, alors quand ils annoncent que le spin off racontera l’histoire des rebelles qui réussirent à voler les plans de l’étoile de la mort, j’ai été un peu déçue. Cette histoire n’est qu’une petite anecdote dans toute la trilogie, et il n’y a pas de jedi qui intervient parmi les personnages principaux.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Diego Luna, Felicity Jones

Mais la bande annonce avait finit par me convaincre, j’étais plus qu’enthousiaste après l’avoir vu et je n’ai pas été déçue!

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Ben Mendelsohn

Cette fois ci, la force et les jedis ne sont que secondaires voir inexistant. Jyn Erso a eu quelques années de bonheur dans son enfance, au sein d’une famille aimante, mais l’empire a tout fracasser sur son passage comme d’habitude. Jyn grandit auprès de l’ami de son père, un dissident de l’empire qui avec les années devient parano et fanatique. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jyn qui au départ, reste cynique, froide, détachée. Elle ne cherche pas à savoir si son père est en vie, elle ne cherche pas à combattre l’empire, l’ennemi de sa famille, elle survie au jour le jour et n’attend rien de la vie.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Donnie Yen

Le capitaine Cassian est un peu du même acabit, lui aussi à beaucoup perdu à cause de l’empire, lui aussi est froid et détaché, mais lui par contre, met sa vie au service de l’alliance rebelle pour détruire l’empire. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment Mads Mikkelsen dans le rôle de Galen Erso.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Diego Luna, Felicity Jones

Il y a les ingrédients qui font le succès de star wars, des batailles dans l’espace, des courses poursuites, de l’action. Par contre, il n’y a pas beaucoup  d’humour. Il y a quelques touches par ci par là tout de même, mais l’ambiance est plus sérieuse, le désespoir plus palpable. Les personnages mettent leur vie au service d’une cause, pas pour eux même mais pour le bien du plus grand nombre, sans recevoir ni gloire ni remerciement.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo

Comme pour l’épisode 7, les effets spéciaux sont au service de l’histoire, les personnages sont  bien développés, profonds, complexes et intéressants, on prend le temps de les connaitre. Certains thèmes chers à l’univers star wars sont repris ici, combattre l’oppression, garder l’espoir, croire en sa destinée, la solidarité et l’amitié. Jyn est au départ froide et détachée de la réalité notamment lorsque le capitaine Cassian lui demande si ça ne lui fait rien de voir les drapeaux de l’empire flotter partout et qu’elle répond qu’il suffit de regarder ailleurs. Elle finira par s’investir totalement dans sa mission.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Donnie Yen, Jiang Wen

Bon ça reste du star wars, donc coté réalisme on repassera. Les batailles dans l’espace font toujours autant de bruit malgré le fait qu’on soit dans l’espace, et la scène dans laquelle on voit dark vador se tenir sur les bords déchiquetés de son vaisseau impériale, pour voir ses ennemis s’enfuir, sans pour autant être aspirer dans le vide sidérale, mais avec simplement sa cape flotter au vent comme remuer par une simple brise, m’a fait un peu rire!

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Donnie Yen

On a droit à la résurrection de Peter Cushing dans le rôle de Tarkin grâce à une technique motion picture, le résultat est étrange, on a l’impression de voir un visage de plastique, mais j’ai trouvé le rendu pas si mal, en tout cas mieux que celui de la princesse Leia jeune qu’on voit à la fin, et qui donne l’impression de voir un personnage de jeu vidéo. Mais au final, je n’en vois pas l’intérêt, Tarkin aurait très bien être absent ou remplacer par un autre gradé de l’empire.

Rogue One: A Star Wars Story : Photo Felicity Jones

Je m’attendais à la fin puisque dans la trilogie on entend vaguement que cette mission fut un gros sacrifice, mais je n’étais pas sur que ça finirait quand même de cette manière. Un très bon film donc, de beaux personnages, et une histoire bien construite. On peut apprécier même si on est pas fan de star wars.

Une merveilleuse histoire du temps

Une merveilleuse histoire du temps : Affiche

de James Marsch

Eddie Redmayne, Félicity Jones, David Thewlis

3/5

Stephen Hawking, étudiant en sciences à Oxford, doit choisir son sujet de thèse. Mais il a d’autre soucis en tête. Il trouve la femme de sa vie, la jolie Jane étudiante en lettres. Alors qu’ils filent le parfait amour, Stephen découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérescente, qui touche un à un tous ses muscles, le condamnant un vie handicapante majeure. Le médecin lui donne deux ans à vivre.

Une merveilleuse histoire du temps : Photo Eddie Redmayne, Felicity Jones

Le film nous raconte donc la jeunesse de Stephen Hawking, connu pour ses théories dans le domaine de la cosmologie. Une merveilleuse histoire du temps (dont le titre originale sonne quand même mieux “the theory of everything”), nous montre le jeune Stephen Hawking, qui a pour but de trouver l’équation ultime, celle qui expliquerait l’univers et résoudrait tous ses mystères. Mais si vous vous attendez à voir des discussions scientifiques intéressantes, à entendre des théories complexes sur l’univers et son fonctionnement, de manière suffisamment claires pour que le public puisse comprendre, ce n’est peut être pas la peine d’aller voir le film. Car ici on se concentre surtout sur la maladie de Hawking, son corps qui le lâche peu à peu, qui l’abandonne, cette maladie qui le rend de plus en plus handicapé, de plus en plus dépendant des autres.

Une merveilleuse histoire du temps : Photo Eddie Redmayne, Felicity Jones

Le film nous parle aussi beaucoup du couple Hawking, de leur complicité, et de leurs différence surtout concernant la croyance en Dieu, de Jane en épouse dévouée, portée par l’amour qu’elle ressent pour son mari, coincée dans ce mariage de plus en plus difficile. On voit le couple soudé, se soutenir en dépit des épreuves de la maladie, Jane et les sacrifices qu’elle fait pour soutenir sa famille, les trois enfants qui naitront du couple, la rupture très cordiale du couple, et la renommée d’Hawking.

Une merveilleuse histoire du temps : Photo Charlie Cox, Eddie Redmayne

Peu de choses donc, concernant la cosmologie, la physique quantique, les différentes théories sur le fonctionnement de l’univers qui seront mis à jour au fil de ces décennies. Quelques discours foireux, quelques théories abordées légèrement et c’est tout.

Au final, un film d’acteurs, encore, un film qui n’a d’intérêt que pour admirer la performance des acteurs, Eddie Redmayne qui sort une interprétation comme l’aime les américains et l’académie des oscars, et une Félicity Jones qui joue un rôle moins physique mais tout aussi intéressant et qui nous montre qu’elle est une excellente actrice.

Mais si on ne s’ennuie pas et si la vie intime du couple Hawkins reste intéressante, j’ai trouvé le film très classique, parfois visuellement pas terrible, un manque flagrant de personnalité dans la réalisation, et surtout un manque. Une merveilleuse histoire du temps, c’est en réalité le vide sidéral, rien, pas de profondeur, et des discours qui n’apporte rien comme celui que l’on voit à la fin du film, quand Hawking fait une conférence aux États Unis, et qui répond à des questions du public fades et vides de sens, tout comme les réponses qu’il apporte. Face à une intelligence comme celle de Hawking, je m’attendais à entendre des discours, des dialogues et quelques conversations scientifiques prenantes et intéressantes, dommage.