Miss Peregrine et les enfants particuliers

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Affiche

de Tim Burton

Eva Green, Asa Butterfield, Ella Purnell, Samuel L Jackson, Chris O’Dowd, Judy Dench

3/5

Jack est un ado ordinaire qui mène une vie ordinaire et assez solitaire. Il est surtout proche de son grand père, Abe, qui avait pour habitude de raconter des histoires de sa jeunesse quand Jack n’était qu’un enfant. Il lui racontait alors qu’en 1943, il avait rencontré des enfants extraordinaires, aux pouvoirs fantastiques, vivant dans une maison du pays de Galles, sous la surveillance de Miss Peregrine, une femme pas comme les autres. Mais en grandissant, Jack a arrêté de croire à ces histoires, jusqu’au jour où il assiste au dernier soupir de son grand père. Certains indices le mène jusqu’au pays de Galles, où il ne tarde pas à réaliser que toute les histoires de son grand père étaient vraies. Jack entre dans le monde de ces enfants particuliers, qui vivent dans une boucle temporelle, coincé en 1943, pour éviter les sépulcreux, des monstres qui se nourrissent de ces enfants particuliers.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield

J’adore Tim Burton, je ne me lasse pas de revoir certains de ces films, Edward aux mains d’argent, Batman le défi, Pee Wee, L’étrange noël de monsieur Jack, Mars attacks, Ed Wood… mais depuis quelques années, les films qu’il nous proposent sont au mieux, pas mal, au pire, bof, jamais de grosses catastrophes (sauf la planète des singes), jamais de grosses claques, c’est tiède.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield, Ella Purnell

Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, c’est le même topo. Il y a des choses pas mal, un travail visuel assez réussi, des monstres assez flippants, une scène de buffets spéciale yeux frais d’enfants bien dégueulasse, qui m’a un peu rappelé Le labyrinthe de Pan. Les enfants sont mignons et attachants, et bien sur, j’ai adoré voir Eva Green, ici dans le rôle de miss Peregrine. On peut voir également Judi Dench dans un petit rôle, ou encore la très sous exploitée Allison Janney.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Ella Purnell, Lauren McCrostie, Pixie Davies

Mais l’histoire reste assez peu originale, les rebondissements ne surprennent pas, les méchants ne sont pas assez exploités, sauf le chef des monstres, incarné par Samuel Jackson. Et là ce fut une assez grande déception quand on voit que la manière de jouer son personnage est entièrement calqué sur celui qu’il jouait dans Kingsmen. Au point qu’on a l’impression que le personnage de grand méchant qu’il incarnait dans Kingsmen est venu faire un tour chez Miss Peregrine et les enfants particuliers. Même envie de dominer le monde, même humour sadique, même mimic, il a juste remplacé la casquette qu’il portait dans Kingsmen par une tignasse grisonnante.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield, Eva Green

L’histoire, l’intrigue, les rebondissements, tout ça c’est gentillement fait, ça n’ennuie pas le spectateur et c’est déjà çà, mais honnêtement, à un moment je me suis demandée combien de temps il restait avant la fin du film. C’est là que je me rends compte que je ne suis pas du tout rentrée dans cette histoire ou cette atmosphère, que la magie n’a pas du tout pris, il manque quelque chose, l’étincelle magique qui aurait pu faire là différence. Rajouter à ça que j’ai passé la moitié du film à remarquer des incohérences et des non sens, et que la fin m’a tout simplement agacé. En bref, ce n’est pas un film mauvais, mais de monsieur Burton on attendait autre chose…

 

Penny dreadful, fin de saison et fin de série

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Penny dreadful

saison 3

Avec un peu de retard, mon avis sur la série Penny dreadful qui s’est finalement terminée brutalement, le créateur ayant annoncé la fin de la série à la dernière minute, précipitant la fin en diffusant les deux derniers épisodes à la suite. Et pour ceux qui se posent la question, l’histoire a une fin et une conclusion.

J’ai adoré les deux premières saisons, mais j’ai eu un peu de mal avec le début de la 3e, même si je n’ai pas pour autant boudé mon plaisir, je n’ai pas eu de problème à enchainé les épisodes. Mais le fait que les personnages étaient tous éparpillés à travers le monde, ça ne m’a pas trop plut au départ. J’avais l’habitude de les voir interagir, de les voir se rencontrer, s’aider, mais cette fois ci, chacun a pris un chemin différent, à la fin de la saison 2. Sir Malcolm est partie en Afrique enterré son meilleur  ami, docteur Frankenstein cherche un moyen de reconquérir la belle Lilly qui s’est installée avec Dorian Gray. Ensemble, ils vivent leur coté démoniaque et vengeur à fond. Ethan Chandler est ramené de force chez son père dans l’ouest américain, et se laisse aller à son coté obscur, pousser par Hecate Pool. John Clare qui a pris le large, revient en Angleterre et retrouve la famille qu’il avait avant de devenir le monstre de Frankenstein, grâce à des souvenirs qui lui sont revenus. On va d’ailleurs découvrir pas mal de chose concernant sa vie passée. Et puis enfin Vanessa Ives, abandonnée de tous dans la grande maison vide de sir Malcolm, sort d’une dépression et consulte la médecin psychiatre Seward, qui va lui permettre de découvrir certaines choses de son passé, et mieux comprendre pourquoi les démons la tourmente.

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J’ai notamment adoré l’épisode en huis clos, centré sur Vanessa Ives et John Clare, dans une chambre capitonnée d’un asile psychiatrique. L’épisode se passe quelques temps après que Vanessa, dans sa jeunesse, a montrer des signes de possession et de folie. Sa famille décide de l’interner, et son infirmier n’est autre que John Clare, sensé nettoyer la chambre et s’assurer que la jeune femme se nourrit un minimum. Mais leur relation devient amicale, et Vanessa Ives passe par de terribles “traitements” qui ne sont pas moins que de la simple torture physique. Encore une fois Eva Green montre son talent d’actrice dans cet épisode, et Rory Kinnear, n’est pas en reste.

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Cet épisode reste le gros point fort de la saison 3. Les scènes se déroulant en Amérique ne m’ont pas captivée plus que ça, et la relation de plus en plus malsaine entre Lilly et Dorian n’est pas des plus passionnantes non plus mais ça se laisse voir. Par contre, les scènes entre le docteur Frankenstein et son collègue médecin ne m’ont pas du tout intéressé.

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Quant aux deux derniers épisodes, ils concluent l’histoire et font le boulot. Mais on sent une précipitation dans cette fin. La saison 3 ne propose pas vraiment de nouvelles intrigues, mis à part autour de miss Ives, et l’accélération des deux derniers épisodes ne cadre pas avec l’évolution des intrigues durant les 7 premiers épisodes. On sent la précipitation… Du coup, la fin distille quelques incohérences. Je n’ai pas trop adhéré au fait que tous les personnages prennent la fuite, laissant Vanessa Ives toute seule, malgré sa dépression et sa fragilité mentale. Passe encore que sir Malcolm parte en Afrique pour enterrer son ami, même s’il aurait pu emmener miss Ives avec lui, passe encore que Chandler soit obligé de partir en Amérique, mais que le docteur Frankenstein qui est toujours à Londres ne vienne même pas prendre des nouvelles de Vanessa après tout ce qu’ils ont vécu ensemble, et tous ce qu’il sait sur elle, c’est pas très crédible.

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Mais surtout c’est la fin du 8e épisode qui m’a déplut. Vanessa Ives qui se laisse prendre par Dracula, qui se laisse “manger” par lui en toute connaissance de cause, en sachant parfaitement les conséquences sur la population et pour elle même, ce n’est vraiment pas crédible, après tout ce qu’elle a fait pour échapper à ce destin, se laisser faire comme ça alors qu’elle avait l’opportunité de se débarrasser de lui, c’est vraiment dommage. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle survive à tout ça, mais je m’attendais à plus de combativité, Vanessa Ives étant un personnage qui sur le plan physique peut paraitre frêle mais qui possède un mental fort. Je n’ai pas du tout aimé la scène finale dans laquelle elle se sacrifie, entre drap blancs et bougies, on se serait crut dans un clip d’Evanescence! J’ai été assez déçue, même si au finale, il y a une fin et une conclusion. Je conseillerais donc à ceux qu n’ont pas vu la série de se contenter des deux premières saisons!

White bird in the blizzard

White Bird : Affiche

de Gregg Araki

Eva Green, Shailene Woodley, Christopher Meloni

3.5/5

1988. Kat est une ado de 17 ans. Son quotidien c’est son petit ami, ses deux meilleurs amis, le lycée et ses parents, un couple étrange, un père effacé, une mère dépressive à la limite de la folie. Mais Kat ne s’intéresse pas du tout aux états d’âmes de sa mère, jusqu’au jour où elle rentre du lycée pour découvrir que sa mère a disparut.

White Bird : Photo Gabourey Sidibe, Shailene Woodley

White bird est un film qui parle de l’adolescence à travers le personnage de Kat. A 17 ans, elle n’est pratiquement plus une ado, mais pas encore une adulte. Kat apprend à mieux se connaitre à travers les autres, son petit ami, ses deux meilleurs amis, et grâce à certaines expériences. Quand sa mère disparait, elle ne ressent quasiment aucun manque ni émotion. Auto centrée sur elle même, elle n’est préoccupée que par son petit ami, qui semble s’être éloigné d’elle depuis la disparition de sa mère.

White bird c’est aussi un film sur Eve la mère de Kat, une jeune femme belle, élégante, aux airs de star de cinéma comme l’a décrit sa fille, qui se retrouve enfermée, voir emprisonnée dans un mariage ennuyeux, avec un mari qu’elle finit par méprisé totalement, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Une femme qui n’a dans la vie que le ménage de sa maison, le diner de son mari tout les soirs, et sa fille Kat, qui avec les années devient de plus en plus belle, comme si cette fille qui a achever de l’enterrer dans cette vie terne, lui volait sa jeunesse et sa beauté. Kat représente l’espoir de la jeunesse, la promesse d’une vie future, alors qu’Eve elle, a jouer son tour, et qu’elle a perdu. La déprime évolue en dépression, qui frise la folie mentale, notamment dans les scènes entre la mère et la fille.

White bird nous parle aussi du rôle que l’enfant occupe dans un couple lorsque celui ci ne fonctionne pas. Doit elle être triste pour son père qui ne comprend pas pourquoi sa femme se sent si mal, doit elle être inquiète pour sa mère qui semble perdre pied, et plonger dans une dépression agressive. Kat n’est pas du genre à s’angoisser pour la souffrance que ressent ses parents bien au contraire, mais ne supporte pas entendre sa mère se plaindre à elle de ses malheurs conjugaux. Kat n’a pas à supporter le mal être perturbant de sa mère, mais à 17 ans, elle ne peut pas non plus faire l’autruche et se désintéresser complètement de leurs problèmes.

Entre les affres de l’adolescence et de la vie d’épouse et de mère, le film avance aux travers de flashback, dans lesquels on découvre la relation entre Eve et Kat, Eve et son mari, dans lesquels on découvre la vie de cette famille moyenne et ordinaire. On devine au bout d’une petite moitié de film, qu’elle est le destin de Eve, les indices s’accumulant sans trop de subtilité, reste une petite révélation finale quant au détail qui déclencha tout.

White bird nous montre une Shailene Woodley très douée dans le role de cette presque adulte, un Christopher Meloni qui joue parfaitement un père de famille effacé et terne en apparence. Et puis une Eva Green toujours aussi douée, qui crève toujours autant l’écran, et qui confirme une fois de plus son talent. Assez effrayant, d’ailleurs de la voir jouer si bien la folie (cf Penny Dreadful!). White bird in the blizzard reste intéressant, certaines scènes et détails font froid dans le dos, et offre de beaux rôles à d’excellents acteurs, mais reste au final, une histoire pas très originale même si il n’y a aucun cliché dans les personnages ce qui est appréciable.

Salvation

The Salvation : Affiche

de Kristian Levring

Eva Green, Mads Mikkelsen

3/5

1871, dans l’ouest des Etats unis. Jon, un émigré danois vient de passer sept ans à travailler dure pour économiser et construire sa maison, dans le but de faire venir sa famille, sa femme Mary et leur fils de sept ans. Le jour est enfin arrivé où sa famille est réunie. Sa femme et son fils arrivent par le train. Dans la diligence qui doivent les emmener dans leur village, ils sont attaqués par les deux autres voyageurs, deux hommes violents. Après une lutte acharnée au beau milieu de la nuit, sa femme et son fils sont violemment assassinés. Jon rattrape les tueurs et les abats. L’un des tueurs s’avère être le frère d’un homme qui tient le village de Jon en son pouvoir, faisant sa loi et sa volonté. Il décide de raqueter et tuer certains habitants en représailles.

The Salvation : Photo Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Mads Mikkelsen

The Salvation : Photo Mads Mikkelsen, Nanna Øland Fabricius

J’en avais entendu parler lors du dernier festival de Cannes, et un film qui associe Eva Green et Mads Mikkelsen, je ne pouvais pas passer à coté! Salvation est donc un western, un genre qui ressort souvent au cinéma, mais qui n’innove pas énormément.

The Salvation : Photo Eva Green

Ici, Mads Mikkelsen et Eva Green sont comme à leur habitude, excellents. Lui dans le rôle de Jon, un danois venu sept ans auparavant et qui voit son fils et sa femme fraichement débarqués, se faire sauvagement assassinés par deux malfrats. Elle dans le rôle de la femme de l’un des deux malfrats, qui n’a connue que la souffrance, son enfance étant définie par son enlèvement par les indiens, l’assassinat de ses parents devant ses yeux, sa langue qui s’est trouvée arrachée par les indiens, et un mari violent.

The Salvation : Photo Mads Mikkelsen, Mikael Persbrandt

L’histoire par contre reste extrêmement classique, une histoire de western très simple, des méchants qui raquettent les habitants d’une ville perdue au milieu de nulle part, avec un shérif lâche et un maire corrompu, qui aident les méchants du coin à racheter les terres alentour pour des bouchées de pain, pour pouvoir dans un avenir proche forer le pétrole qui se trouve en abondance sous les terres. Une famille massacrée, un homme qui a tout perdu et qui demande vengeance, des bagarres, des duels, un affrontement final, de la violence, des sacrifices, et les deux blessés de la vie qui partent au soleil couchant.

The Salvation : Photo Eric Cantona, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan

Donc, un western qui se laisse regarder, qui ne dure qu’1h30, une histoire banale, déjà vu, de beaux paysages, l’intérêt du film reste son casting.