La la land de Damien Chazelle

La La Land : Affiche

de Damien Chazelle

Ryan Gosling, Emma Stone, JK Simmons

4/5

A Los Angeles, Mia tente de percer dans le cinéma. Son rêve est de devenir une grande actrice, mais ça fait 6 ans qu’elle est arrivée en Californie et qu’elle enchaine les castings et les échecs. De son coté, Sebastian est un pianiste de jazz très talentueux, mais sa passion pour le jazz l’empêche de faire le moindre compromis et a du mal à vivre de son art. Son rêve est d’ouvrir un club de jazz. Les deux rêveurs passionnés vont se rencontrer à plusieurs reprises…

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

La La Land : Photo

De Damian Chazelle, j’avais adoré Whiplash, un film qui nous parlait déjà de passion à la limite de l’obsession. Dans Lalaland, Chazelle nous parle encore de passion, de personnes qui sont entières et qui vivent leurs passions sans concession ni compromis, passions qui se heurtent parfois difficilement à la dure réalité. La première moitié du film est acidulée, colorée, c’est la partie la plus légère du film. On y voit Sebastian et Mia qui vivotent, qui survivent grâce à des boulots alimentaires, qui gardent encore espoir de percer dans leurs domaines, de vivre de leurs passions.

La La Land : Photo

Le couple Mia/Sebastian est touchant, drôle, attachant, j’ai aimé les voir évoluer à l’écran, leur rencontre, leur histoire. Ils mènent un peu la vie de bohème, vivant leur jeunesse et leur amour pleinement, vivant au jour le jour. Mais Lalaland est aussi une bonne comédie, car on rit beaucoup, surtout durant la première moitié du film. Le duo enchaine les scènes très drôles et Ryan Gosling a un vrai talent comique.

La La Land : Photo Emma Stone

Les scènes chantées et dansées on souvent un petit coté Jacques Demy en plus de nous rappeler les comédies musicales américaines des années 50.

La La Land : Photo Ryan Gosling

Comme pour Whiplash, la musique du film est très réussie, notamment le morceau de piano joué régulièrement au cours du film par Ryan Gosling.

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

J’ai tout aimé dans Lalaland, les acteurs, l’humour très présent, les décors, les costumes, la musique, le couple Mia/Sebastian, et même la fin qui me semble logique, c’est le coté un peu réaliste dans cette belle histoire.

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Le spectre – L’homme irrationnel

007 Spectre : Affiche

James Bond, le spectre

de Sam Mendes

Daniel Craig, Léa Seydoux, Ben Wishaw, Ralph Fiennes, Christopher Waltz

3/5

Mercredi, jour férié j’en ai profité pour aller voir le dernier James bond, Le spectre, accessoirement le dernier James bond de Daniel Craig.

J’avais adoré Casino royale, j’ai trouvé que James bond était dépoussiéré, modernisé, on sentait l’influence du réalisme des Jason Bourne de Paul Greengrass, et ça faisait du bien. Des combats à main nues plus crédibles et réalistes tout en restant spectaculaire, des personnages féminins plus intéressants et moins cons, ce qui est une prouesse (rare sont les James bond girls qui m’ont plut, je citerais en plus d’Eva Green, Diana Rigg et Michelle Yeo). Mais avec le spectre, j’ai l’impression qu’on est repartie en arrière, dans les vieux travers des James bonds.

007 Spectre : Photo Ben Whishaw, Daniel Craig, Rory Kinnear

Passons le générique que j’ai trouvé un peu ridicule. Le film s’ouvre sur une scène d’action qui se passe à Mexico city. La scène est ultra longue mais bien foutue, c’est plein d’action, un peu d’humour, bien menée. J’ai beaucoup aimé le passage à Londres, avec le grand chef, le rivale, money penny, Q, toujours un peu d’humour. Ensuite ça se gâte doucement avec Monica Bellucci qui nous joue le cliché de la veuve italienne, tout en haute couture, voilette de deuil et maquillage à outrance qui ne mettra pas plus de cinq seconde pour se laisser séduire par Bond et s’octroyer une nuit, enfin plutôt une heure d’ivresse avec l’agent secret anglais. J’ai trouvé son corset et autre fanfreluches plutôt de mauvais gout, et pas très digne pour la pauvre Bellucci, mais bon, c’est James bond, personne n’est sensé résister, sans savoir pourquoi.

007 Spectre : Photo Daniel Craig

Quelques scènes d’actions bien pensées, avant de voir débarquer la vraie James bond girl, Léa Seydoux, qui joue la fille de mister white. Bilan de cette James bond girl, ba bof. Le personnage est un peu vide, on ne sait rien d’elle (médecin, psychologue ???), on nous fait miroiter qu’elle sait manier les revolvers et se défendre, mais en fait rien du tout, elle ne fait que suivre Bond partout, sans vraiment agir sauf dans la scène du train où elle vient en aide à Bond. Scène du train qui rappelle d’ailleurs un peu beaucoup casino royale, lorsque Bond rencontre Vesper Lynd, mais passons ce manque d’originalité, c’est James bond…

007 Spectre : Photo Daniel Craig, Léa Seydoux

Dans cette scène du train, on peut rire ou pleurer, quand on voit Bond se faire fracasser la tête par une véritable armoire à glace et se relever miraculeusement sans aucun bleus, aucune trace de sang, rien qu’un peu de sueur, même sa chemise ne sera pas sortie du pantalon, alors qu’un homme normalement constitué aurait été hospitalisé d’urgence, mais bon, c’est James bond…quant à sa James bond girl qui ne sert pas à grand-chose, elle recevra la baffe de sa vie de la part de monsieur armoire à glace, elle se relèvera avec…rien, pas même une tracette rouge au coin de la bouche, rien, mais bon, c’est James bond…

007 Spectre : Photo Daniel Craig

Donc un James bond qui tombe amoureux plus vite qu’il ne tue, on ne sait pas trop pourquoi ni comment, (je dis tomber amoureux, pas coucher), un James bond qui en prend plein la gueule, mais qui en ressort avec aucune marque, aucune blessure, aucun bleu, aucun froissement de chemise, une James bond girl vide, qui était prometteur mais qui tombe vite dans un classicisme vieillot et dépassée, sans grand intérêt, un méchant pas mal mais pas très présent, mais qui ne suffit pas à relever le reste. Reste des scènes d’actions réussies, mais l’intrigue est banale, elle fait franchement penser à un épisode du dessin animé Minus et Cortex, la petite souris intelligente qui rêve de conquérir le monde, et qui échoue à chaque fois. Le tout saupoudré de scènes déjà vu et parfois ringardes, comme le fameux sauvetage de la belle Léa Seydoux attachée sur une chaise entourée d’explosifs prêt à détruire un bâtiment entier, on se serait presque crut dans un dessin animé de Tex Avery…

007 Spectre : Photo Christoph Waltz, Léa Seydoux

C’est peut être un peu sévère, mais après Casino royale, et même skyfall, j’en attendais autre chose, une continuité dans le dépoussiérage de la franchise, et pas un retour en arrière. Reste tout de même un peu d’humour, de jolies scènes d’action, et un film qui n’ennuie pas les spectateurs (sauf la personne à ma gauche qui a ronflé du début à la fin, littéralement), j’aurais aimé avoir un peu plus que ça.

 L’homme irrationnel

L'Homme irrationnel : Affiche
de Woody Allen
Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey

3/5

Abe Lucas professeur de philosophie, vient d’être embauché dans une fac bon chic bon genre. Dégouté par la vie, Abe Lucas n’a plus le gout à rien mis à part la bouteille, donne ses cours sans grande passion, et ne s’intéresse à personne. Il sympathise uniquement avec une de ces élèves, avec qui il aime parler. Un jour, après avoir entendu par hasard le témoignage d’une mère de famille dont la vie risque d’être détruite par un juge des affaires familiale, Abe décide d’aider cette inconnu en planifiant le meurtre de ce dernier. Abe reprend alors gout à la vie, grâce à ce nouvel objectif.
Les films de Woody Allen, du moins parmi ceux de ces 20 dernières années, c’est un peu toujours la même chose, un peu toujours les même personnages. Comme souvent donc avec ces films, l’homme irrationnel c’est une histoire sans originalité, sans grand intérêt, tout comme ses personnages pour lesquels ont a aucune sympathie finalement.
L’Homme irrationnel : Photo Joaquin Phoenix
J’avais bien aimé Blue Jasmine, mais je m’étais ennuyée à mourir devant Magic in the moonlight . Avec l’homme irrationnel, je ne me suis pas ennuyée, mais l’histoire ne me touche pas trop pas plus que les personnages.
L’Homme irrationnel : Photo Emma Stone, Joaquin Phoenix
Reste de bons acteurs, dans un film qui n’est ni lent ni ennuyant, mais qui manque cruellement d’intérêt ou d’originalité. A moins d’être un grand fan de Joaquin Phoenix ou de Woody Allen, c’est pas indispensable à voir!

Birdman

Birdman : Affiche

de Alejandro Gonzalez Inarritu

Micheal Keaton, Zach Galifianakis, Naomi Watts, Edward Norton, Emma Stone

4/5

L’acteur Riggan Thompson fut autrefois l’un des acteurs les plus populaires de son pays, grâce à son rôle le plus célèbre, Birdman, un super héros à plume. Mais aujourd’hui, Riggan est pratiquement un has been, et tente de redorer son image en produisant et en jouant dans une pièce sur Broadway. A quelques jours de la première, l’un des acteurs est blessé et est remplacé au pied levé par Mike Shiner, un prodige. Mais Riggan est soumis à de rudes pressions, l’attente des médias, les critiques de théâtre, son avocat et meilleur ami, sa fille, son ex femme, sa pièce et l’ombre de Birdman qui pèse toujours sur lui.

Birdman : Photo Edward Norton, Michael Keaton

En voilà un film que j’attendais avec impatience depuis que j’ai pu voir la bande annonce il y a plusieurs semaines maintenant. J’étais bien contente de pouvoir le voir.

Birdman : Photo Michael Keaton, Naomi Watts, Zach Galifianakis

Le gros point fort du film réside tout de même dans sa mise en scène et le talent d’Inarritu. La caméra suit inlassablement les personnages dans les coulisses du théâtre, sur scène, dans les loges, sans jamais prendre les devant, comme un documentaliste qui aurait eu carte blanche et qui se serait munis de la cape d’invisibilité d’Harry Potter pour qu’aucun des protagonistes ne soient au courant de la présence de la caméra.

Birdman : Photo Michael Keaton, Naomi Watts

Elle suit donc Riggan, cet acteur déprimé, qui n’arrive pas à se détacher du personnage de superhéros qui a fait son succès, Birdman, qui rêve de s’émanciper de cette gloire passé et être reconnu en tant qu’acteur indépendamment de ce personnage populaire. On le voit sur scène, en répétition, en discussion avec son avocat et surtout seul avec lui même a discuter avec son alter ego, Birdman lui même, avec qui il a des conversations schizophrènes, à l’instar de Gollum et Smeagol!

Birdman : Photo Michael Keaton

La caméra virevolte, nous livre avec fluidité les états d’âmes des acteurs, du mégalo Mike, à la peu sur d’elle Lesley, ou à la blasée Laura. Elle nous fait parcourir les couloirs étroits et tarabiscoté des coulisses du théâtre, des loges, du toit, de time square tout autour, le film est un quasi huis clos d’ailleurs.

Birdman : Photo Michael Keaton, Zach Galifianakis

Birdman est un film sur le mal être des acteurs, sur la vie d’un comédien, sur la création d’une pièce de théâtre, sur la dépression de l’acteur qui a été célèbre et adulé et qui ne l’ai plus, sur l’envie de tous d’être important, de laisser un trace. J’ai adoré le jeu des acteurs, Micheal Keaton tient là l’un de ses meilleurs rôle, j’ai adoré le personnage complètement mégalo et imbu de lui même joué par Edward Norton, la fragilité de Naomi Watts, le coté paumé d’Emma Stone, j’ai adoré Galifianakis dans le rôle de l’avocat le seul personnage censé garder un peu les pieds dans la réalité autour de tous ces rêveurs.

Birdman : Photo Edward Norton, Michael Keaton

La fin flirte avec la farce et la pirouette laissant le spectateur dans le mystère. Un film qui ne sera peut être pas le film de l’année, mais il a bien mérité l’oscar du meilleur réalisateur avec ces scènes d’une longueur inouïe sans coupure ni interruption, à suivre les acteurs dans les dédales du théâtre, c’est assez impressionnant.

Magic in the moonlight

Magic in the Moonlight : Affiche

de Woody Allen

Colin Firth, Emma Stone, Jacki Weaver, Marcia Gay Harden, Eilean Atkins

 

3/5

Dans les années 20, Stanley est un grand illusionniste connue dans le monde entier sous le nom de Wei Lin Soo. Il reçoit un soir la visite d’un très vieil ami illusionniste aussi, qui lui propose de venir avec lui sur la cote d’azur pour rencontrer la jeune et jolie Sophie, qui se dit être une vraie médium, afin de la confondre et de prouver sa fraude. Elle et sa mère se sont installées dans la grande demeure d’une riche famille après avoir convaincu tout le monde de son talent de médium. Stanley se fera t-il lui aussi embobiner?

 colin firth 2

Hier donc, c’était l’avant première à Paris du nouveau film de Woody Allen. Ce réalisateur est très aimé en France mais je dois dire que je ne fais pas partie de ses fans inconditionnels. Depuis une bonne dizaines d’année, Woody Allen nous sert des films agréables, sympas à regarder, pas mal, sans plus, bref, rien de transcendant, rien qui retienne l’attention plus de l’heure trente que dure le film. J’avais beaucoup aimé Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu et j’avais pas mal apprécié Blue Jasmine, mais ce  fut surtout plus pour la performance d’actrice que pour le reste. Le must de ses films récents reste Match Point.

colin firth

Donc hier soir, j’étais à moitié motivée pour aller voir son dernier film, mais quand Monsieur Colin Firth fait le déplacement, difficile de dire non! Il est venu présenter le film en compagnie d’ Emma Stone. J’ai bien failli ne pas le voir, car je n’avais pas de billet pour le film, j’ai tout simplement attendu pour voir si il y avait des désistements, et finalement, entre les journalistes et VIP invités qui ne se sont pas présentés, UGC était bien content de nous trouver à attendre, histoire de ne pas présenter une salle vide à Colin Firth et Emma Stone.

colin

Voir Colin/Mr Darcy/Firth en chair et en os, c’est assez impressionnant, il en impose et même si il a un peu vieilli, il a toujours la classe! La classe anglaise. Il présente le film , nous dit quelques mots, et nous fera l’honneur de rester visionner le film avec nous du début à la fin, ce qui est assez surprenant, puisqu’en générale, les acteurs ne restent pas.

Magic in the Moonlight : Photo Colin Firth, Emma Stone

Quant est-il du film? et bien comme d’habitude avec Woody Allen, c’est pas mal, ça se laisse voir, c’est parfois drôle, c’est parfois sympa, mais c’est aussi parfois long. Pour un film qui dure 1h30, j’ai senti le temps passé, je me suis même demandée, ne voyant pas le film finir, si je ne m’étais pas trompé sur sa durée. Évidemment, Woody Allen fait du Woody Allen, c’est bavard, parfois trop, le style est le même, même façon de filmer même façon de diriger. Il prend plaisir à filmer les beaux paysages du sud de la France et les jolies tenues des années 20 et puis c’est tout.

Magic in the Moonlight : Photo Emma Stone, Marcia Gay Harden

Magic in the Moonlight : Photo Colin Firth, Eileen Atkins, Simon McBurney

Heureusement, Colin Firth est toujours aussi géniale, c’est sur il fait partie des acteurs les plus doués de sa génération, toujours un plaisir que de le voir jouer à l’écran. Emma Stone est mignonne en ingénue. Y’a de beaux seconds rôles, mais ils ne sont hélas, pas assez exploités (dommage que Marcia Gay Harden ne fait quasiment que de la figuration), sauf Eilean Atkins qui nous joue une tante Vanessa très attachante. Le film sort en France le 22 octobre prochain.