Derniers concerts: Editors – Imagine dragons – Otis Taylor – Arcade fire

Le début de l’année a été riche en concerts et je n’ai pas eu le temps de rédiger quoique ce soit. J’ai déjà parlé ici de The killers que j’ai vu au zénith en mars dernier. Depuis j’ai enchainé quelques concerts entre mars et avril.

Editors à l’Olympia

Groupe anglais pas très connu en France mais que j’adore et dont je guette toujours les dates françaises. Je serais bien descendu à Lyon ou monter à Anvers pour les voir mais les dates de leur passage dans ces deux villes ne me convenaient pas, je me contenterais donc de Paris. Leur dernier album m’a beaucoup plut, en particulier Violence, Nothingness, Hallelujah, ou encore No sound but the wind. Je garde peut être une préférence pour leur album précédent. Le groupe se produit à l’Olympia et je m’y rends avec des amis belges. 

Comme d’habitude la première partie est pénible, une sorte de groupe qui ne joue que de l’instrumental avec des images tirées de documentaires des années 50 et 60 qui n’ont pas beaucoup de sens.

Editors sur scène c’est toujours aussi bien. Comme souvent les chansons entendues prennent une tout autre dimension en live, c’est puissant, certaines chansons qui ne m’avaient pas marqué sur le moment me parlent bien plus en live. On a droit à quelques titres de leur nouvel album, Nothigness, Halellujah, Magazine, Cold, Violence et à un très beau solo de Tom le chanteur, sur No sound but the wind, très très beau.

Et puis bien sur pas mal de tubes des albums précédents, comme les incontournables Papillon, Formaldehyde, An end as a start, j’ai beaucoup apprécié d’entendre Marching orders, Sugar, No harm, Lights et surtout Eat raw meat=blood drool, même si Tom ne montera pas sur son piano, une de mes amies m’expliquant qu’il s’est bien fracassé en tombant par terre sur une date précédente! bref, très bon show, pour ma part je ne suis pas restée faire la sortie des artistes mais mes amis ont croisé les membres du groupe, tous très sympa et très abordables, ça fait toujours plaisir.

Otis Taylor au New Morning

J’avais été voir le monsieur il y a quelques années et ça m’avait bien plut. Avec une amie on se rend donc au new morning, une toute petite salle. Otis Taylor c’est un chanteur américain de blues. L’atmosphère est simple ici, les gens vont et viennent, et Otis Taylor tranquillement entame ses chansons selon ses envies. Toujours la casquette vissée sur la tête, sa seule exigence est d’interdire les flash car ça lui fait mal aux yeux. Il fait un peu trop chaud dans la salle mais une bonne limonade prise au bar qui se trouve à un pied de moi me rafraichie. Taylor fera une pause pour aller signer des albums et vendre quelques marchandises dans le fond de la salle, il se balade d’ailleurs sans souci entre les spectateurs, il passera juste à coté de nous. L’entracte dure un moment, on sent que le chanteur se laisse vivre tranquillement sans se presser.

Comme la dernière fois, Otis Taylor est entouré de musiciens très doués, notamment le batteur qui m’a bien impressionné.

J’aime beaucoup ses chansons, sa simplicité, à chaque applaudissement il soulève sa casquette pour remercier la foule. Le concert ne durera pas longtemps, mais je suppose que le chanteur, à son âge, n’a pas la force de rester des heures sur scène. Au plaisir de le revoir à son prochain passage.

Imagine Dragons à Bercy

En voila un groupe que j’ai envie de voir sur scène depuis longtemps. J’étais sensée les voir il y a plusieurs années, en mai 2013, mais avec une amie on s’étaient trompées de date, persuadées que c’était prévu pour le lendemain, du coup rendez vous manqué. Cette fois ci, avec leur nouvelle tournée, j’étais prête, ceci dit, lors de la mise en vente de leur première date prévue pour février dernier, je n’ai pas réussi à avoir de place. Pour bercy, il y avait deux catégories en fosse, fosse normale et fosse or, et au vue de la taille de bercy et de la configuration de la scène, et de la petite différence de prix entre les deux catégories, ont avaient décidés de prendre des places en fosse or et impossible d’en obtenir. Bref, on laisse tomber, persuader qu’une deuxième date sera annoncée, vu la vitesse à laquelle les places sont parties.

   

Et une deuxième date a bien été annoncée le lendemain, mais pour avril, je ne pensais pas qu’ils laisseraient autant de temps entre les deux dates, ils ont du être surpris du succès et n’avaient donc pas prévu une date de secours. Bref, finalement, j’ai eu les places pour la fosse or. Donc c’est très sereines qu’on se rend à bercy, le plus tard possible, assurées d’être en fosse or et donc pas loin de la scène. On nous fait entrer d’ailleurs par une porte du fond, près de l’entrée de la patinoire, on passe par un dédale de couloirs que je n’avais jamais vu, avant de prendre place dans la fosse or. On est très bien placées, rien à dire.

 

Imagine dragons a beaucoup gagné en notoriété ces derniers temps, surtout avec le dernier album. A l’américaine, le chanteur Dan Reynolds, se donne à fond, il bouge beaucoup, saute, se jette par terre, il en perdra des litres de sueurs. D’ailleurs il finit torse nu, on peut voir que le monsieur est musclé de partout.

On a droit aux plus gros titres, It’s time, Gold, Demons, On top of the world, ou encore Radioactive. Une partie de la setlist est jouée en acoustique avec entre autre Bleed et Dream, le groupe ira d’ailleurs prendre place sur une scène bis, tout au fond de la fosse pour que tout le monde puissent les voir de près. La part belle est faite au dernier album avec I don’t know why qui ouvre le concert, Believer, Rise up, Whatever it takes, Walking the wire, I’ll make it up to you, Yesterday, Mouth of the river et bien sur Thunder. Donc quasiment tout les titres, ce qui n’arrive pas souvent!

Ce fut le grand show, plusieurs jets de confettis, au moins deux ou trois fois durant le concert, le genre qui recouvre tout, des ballons géants avec lesquels la foule a joué, ou encore une machine qui crache des bulles de savon, la fausse bonne idée, car si c’est sympa en théorie, quand on se trouve pas loin de la machine on s’en prend un peu plein la tête, heureusement que j’avais ma capuche. Ce fut donc très énergique, mis à part l’aparté de l’acoustique, le chanteur est aussi énergique que dans ces clips, 2h de show avec tous ce qu’il faut pour amuser la foule.

Arcade fire à Bercy

Pour finir la saison des concerts je vais voir Arcade fire. J’ai beaucoup aimé leur dernier album, Everything now, et j’avais bien aimé leur dernière tournée. Cette fois, je n’arrive pas en avance contrairement au dernier concert d’arcade fire à Paris. J’arrive à bercy à 19h40 et on mettra environ 20 minutes à passer les contrôles de sécurité avant d’entrée dans la fosse. La première partie vient tout juste de commencer, c’est un groupe de musiciens jazz très festif, tout à fait le genre de groupe qui va avec le style d’Arcade fire. La configuration n’est pas classique, la scène se situe au centre de la fosse, ce qui fait qu’on n’est pas très loin de la scène, ce qui me change, car avec bercy, si on est pas dans la première moitié de la fosse, on ne voit pas grand chose.

     

La scène a la forme d’un ring de boxe, et l’entrée du groupe se fait par la fosse. Les membres du groupe fendent la foule à l’aide des vigiles et une voix les présente comme des boxeurs. Ils montent tous sur scène et Win, comme le ferait un boxeur, attrape sa gourde d’eau, boit et crache par terre, il balancera d’ailleurs plusieurs fois de l’eau sur le public.

L’ambiance dans la fosse est très bonne, de là où je suis je vois très bien et les membres du groupe tournent selon les chansons pour couvrir les 4 cotés de la scène. Le show commence avec les boules à facette qui descendent, comme d’habitude avec arcade fire c’est toujours la fête qui domine, la joie de vivre. Régine tourne, danse, les autres membres du groupe se donnent à fond aussi, c’est très énergique, très festif, très joyeux. Win le chanteur, parle parfois entre deux chansons, nous annonce que ce soir c’est la dernière date de la tournée européenne. La setlist est top aussi avec quelques titres de leur dernier album, Everything now, Electric blue, We don’t deserve love, Creature comfort, et l’excellente Put your money on me, avec Win et Régine qui dansent face à face pendant l’intro de la chanson, les yeux dans les yeux.

 

J’étais très contente d’entendre Neighborhood #1 (tunnels) que j’adore, Ready to start, The suburbs, Sprawl II, No cars go et bien sur pour finir Wake up reprise par le public. Très très contente aussi d’entendre My body is a cage, que j’aime beaucoup. Win descendra plusieurs fois dans la fosse, parmi le public, c’est toujours sympa de sa part de continuer de faire ce genre de chose.

Le groupe quitte la scène en mode farandole avec tambours et musiciens, dans la fosse jusqu’aux coulisses. J’ai su le lendemain que le groupe était sortie peu de temps après la fin du concert, pour continuer la fête à l’extérieur de bercy, entouré des vigiles. ça ne m’a pas étonné, ils ont l’habitude de faire ça, lors de leur dernière tournée, le groupe était venu se mêler au public dispersé dans la fosse après le concert avec des masques, pour continuer la soirée en mode boite de nuit. Mais grève oblige, je n’ai pas voulu rester attendre voir si quelque chose se passait, je ne voulais pas rater le peu de train annoncé pour la soirée. Très bonne soirée, Arcade fire c’est toujours top en live, à refaire.

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Editors au trianon – Archive au zénith

L’automne c’est une saison chargée en concerts sur Paris, je devais également voir U2 à Bercy samedi soir et les Foo fighters le lundi soir à Bercy, mais au vue des évènements tragiques et choquants sur Paris, et notamment au Bataclan (salle dans laquelle je me suis rendue à plusieurs reprises), tous les concerts sont annulés, de toute façon il est clair que je n’aurais pas eu le cœur à assister à un concert quel qu’il soit, le cœur n’y est pas…

Comme chaque année, l’automne c’est aussi le retour des tournées et des concerts, pour mon plus grand plaisir. Le mois d’octobre a été bien chargé donc avec pour commencer Editors au trianon.

Editors est un groupe que je suis depuis 2010 après les avoir vu en première partie d’un autre concert. J’avais tout de suite accrochée et je n’ai pas mis longtemps avant d’aller écouter tous leurs albums. Le trianon c’est une salle de concert très petite, comme je les aime, avec un beau décor, qui se situe sur le boulevard Barbes Rochechouart. Pour le coup, c’est vraiment l’une des plus jolies petites salles de concert sur Paris.

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J’arrive doucement vers 18h, il y a déjà un peu de monde qui fait le queue, et à 18h45, les portes s’ouvrent et je prends place au 3e rang au centre, donc pas mal placée pour quelqu’un qui arrive à 18h. La première partie est assurée par un groupe écossais, Twilight sad. Déjà, je ne suis plus objective quand ils se présentent comme étant originaire d’Écosse, un de mes endroits préférés! C’est en fait un très bon groupe que je découvre ce soir là, j’ai beaucoup aimé, je retiens le nom s’ils repassent par paris, je serais contente de les revoir en concert.

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En ce qui concerne le groupe de la soirée, Editors c’est toujours aussi impeccable. Je n’ai pas souvent l’occasion de les voir sur scène, et j’étais très très contente de les voir de nouveaux, de revoir le jeu de scène du chanteur Tom, son enthousiasme, et d’entendre les nouveaux titres de leur dernier album que j’adore, en particulier No Harm, Life is a fear, Marching orders, ou encore All the kings. Et puis bien sur entendre d’anciens titres comme Sugar, Papillon, Desire, Eat raw…1H30 d’excellent concert, si ce n’est que cette fois ci Tom n’a pas escaladé son piano comme il le fait souvent en concert, peut être que c’est l’âge! Editors reste l’un de mes groupes favoris, j’avais très envie de me prendre une place pour les voir trois jours plus tard à Bruxelles, mais j’avais déjà quelque chose de prévu, le double concert d’Archive au zénith, dont les places sont dans mon tiroir depuis un an!

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Donc, à peine le temps de se remettre de mes émotions du mercredi soir, vendredi je me rend devant le zénith vers 17h30, une petite heure avant l’ouverture des portes. Il n’y a pas foule, le vendredi soir les gens viennent plus tard, boulot oblige. Une amie me rejoint 15 minutes avant l’ouverture puis on entre sans se presser, pour se retrouver au second rang derrière la barrière, très bien placées donc, devant deux jeunes filles plus petites que nous, donc vu bien dégagée. Archive c’est plus un collectif qu’un groupe, certains musiciens disparait, d’autre font leur apparition, selon les ans. Celui qui chante change en fonction des titres. Avec Archive, ce qui est bien, c’est que leurs chansons sont toutes géniales, y’a rien à jeter dans leurs albums même si j’ai mes chouchous. Ils joueront donc certains de leurs gros titres, comme la cultissime Fuck You, Dangervisit, Conflict, Violently, You make me feel, Bullets, bien sur des titres de leurs derniers albums, et en final, la version longue de Lights, magique!

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Le public est calme, ce ne sera pas autant le cas le lendemain soir. Samedi je me rends devant le zénith vers 18h, cette fois ci, c’est moi qui rejoint ma copine déjà sur place. Pareil que la veille, on entre tranquillement pour se retrouver au second rang, quasiment au même endroit que la veille. Autour de nous on reconnait quasiment les même visages que la veille, tous fans à fonds d’Archive.

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La setlist sera la même, sauf que ce soir là, le zénith est archi comble, le public est en transe, dans la fosse ça bouge énormément plus que la veille et le groupe est lui aussi plus enthousiaste et plus excité que le vendredi soir, c’est donc encore une excellente soirée! Seul bémol, deux cons bourrés qui tentent de nous passer devant mais c’est sans compter la copine avec qui je suis, qui les attrapent par les épaules et les sort manu militari! Ils finirons par s’en aller au bout de trois titres, trop bourrés et trop bavard…Avec Archive, c’est toujours la perfection musicale, un groupe étonnamment peu connus du grand public (ils ont quand même rempli deux fois le zénith de Paris en deux jours), et surtout quasiment inconnus dans leur propre pays, c’est étrange, hâte de les revoir!

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Editors à la cigale, juste parfait!

Lundi soir, (encore un lundi soir), je suis allée à la cigale voir Editors. Enfin j’ai pu voir ce groupe anglais, ça fait 3 ans que j’attends de pouvoir les voir, depuis que je les ais vu une première fois au stade de France, en première partie de Muse, en 2011. J’avais découvert ce groupe et j’avais adoré! Depuis, j’ai écouté en boucle tous leurs albums et à chaque fois qu’ils sont passé à Paris, j’avais toujours quelque chose qui m’empêchait d’aller les voir.

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J’arrive donc à la cigale vers 18h30 pour une ouverture des portes à 19h, pensant ne trouver qu’une poignée de personne devant moi, Editors n’étant pas très connu en France. Mais je fut vraiment très surprise en arrivant de voir le monde qui attendait le long de la rue devant l’entrée. J’ai du remonter la rue sur pas mal de mètres, j’en revenais pas!

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Une fois à l’intérieur, pas mal de gens se sont massés au centre, d’autre sur les cotés en hauteurs, et d’autre au bar! Donc je suis quand même pas si mal placée, sur le coté gauche de la scène au 4e rang, vu bien dégagée, c’est à dire aucun géant devant moi me bouchant la vue, ce qui est déjà pas si mal.

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Étrangement, je ne trouve pas le temps long, une demi heure d’attente avant une première partie, Dry the river, un groupe anglais vraiment très sympa, j’ai beaucoup aimé, à suivre. Ensuite une demi heure d’attente pour préparer la scène et Editors arrive pile poil à l’heure. Et c’est parti pour un peu plus d’une heure trente de concert.

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Excellente soirée, j’ai adoré chaque minute! J’adore voir Tom Smith jouer sur scène, ces mimiques, ces postures, le voir escalader le piano, un vrai showman, et un super concert! Avec une setlist faisant la part belle aux albums précédents, et un peu moins au nouvel album, une excellente setlist.

Je ne regrette pas ma soirée, ça valait plus que le coup, en espérant les revoir très vite sur Paris!