Les animaux fantastiques 2 – Les crimes de Grindewald

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Affiche

de Peter Yates

Eddie Redmayne, Johnny Depp, Jude Law, Katherine Waterstone, Zoe Kravitz, Dan Fogler, Ezra Miller

3,5/5

1927, Grindewald, qui est sur le point d’être transféré dans une prison en Europe, arrive à s’échapper. Trois mois plus tard, Norbert est à Londres et espère avoir de nouveau l’autorisation de voyager à l’international afin de s’occuper des animaux magiques, sa passion. Mais le ministère lui demande de travailler avec son frère, un auror, afin de retrouver Grindelwald et Croyance qui a survécu aux évènements New yorkais. Traquer des personnes ne l’intéresse pas, mais très vite, il reçoit la visite de Jacob et Queenie. Il apprend alors que Tina est à Paris à la recherche de Croyance. Il décide de se rendre à Paris.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Johnny Depp, Zoë Kravitz

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Eddie Redmayne, Jude Law

J’avais bien aimé le premier opus sans pour autant me laisser un souvenir impérissable. J’avais bien aimé l’ambiance new yorkaise des années 20, les tenues, les clubs, les décors, j’ai aimé retrouvé l’ambiance du monde des sorciers de JK Rowling.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Callum Turner, Eddie Redmayne

La différence avec ce second opus, c’est que cette fois ci, l’histoire a un véritable lien avec le monde Harry Potter. Le premier film se concentrait sur une histoire indépendante, sans grandes conséquences, et qui se contentait d’effleurer très légèrement l’univers Harry Potter. Ici, on entre vraiment dans le vif du sujet en se concentrant sur l’histoire de Grindewald et son lien avec Albus Dumbledore. On entendait souvent parler de ce passé dans les romans Harry Potter.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Johnny Depp

L’histoire est donc plus intéressante, elle ne se concentre pas sur l’histoire mignonne mais sans grand intérêt de Norbert qui tente de rédiger son fameux manuel sur les animaux magiques. J’ai bien aimé le personnage de Leta Lestrange, son histoire personnelle est très intéressante. En fan d’Harry Potter, comment ne pas apprécier de retourner, le temps de quelques scènes, à Poudlard, avec un Dumbledore jeune en professeur de défense contre les forces du mal, de voir les étudiants sorciers, d’en apprendre un peu sur son lien avec Grindewald.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Claudia Kim, Ezra Miller

J’ai trouvé johnny Depp très bien dans ce rôle, il n’en fait pas trop, et son discours au père Lachaise pour rallier un maximum de partisans est convaincant et ambigu, le meilleur moyen pour convaincre des sorciers d’adopter sa cause, en profitant de leur doute et de leur peur. Le film est donc plus sombre mais sans oublier quelques touches d’humour.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Joshua Shea, Jude Law

Replonger dans l’univers crée par Rowling est donc un vrai plaisir ici. Beaucoup de liens, de rappels, de clins d’œil à l’univers originel, Poudlard, Dumbledore, le ministère de la magie, visuellement c’est très réussie…A suivre.

Les animaux fantastiques de David Yates

Les Animaux fantastiques : Affiche

de David Yates

Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Alison Sudol, Dan Fogler, Colin Farrell

3.5/5

1926. Norbert Dragonneau débarque à New York. Ce sorcier passionné de créatures magiques espèrent éditer bientôt un livre parlant de ces animaux, de leurs importances, et d’éveiller la conscience des sorciers envers ces créatures. Alors qu’il compte se rendre en Arizona pour rendre sa liberté à un oiseau magique très rare, qu’il garde avec d’autres animaux dans une valise magique, il se retrouve mêlé à une histoire qui ne le concerne pas. La ville est attaqué par une force presque invisible, qui prend la forme d’un voile noire, et qui s’attaque aux êtres non magiques. La présidente du monde magique de New York craint que l’existence des sorciers ne soit bientôt révélée aux êtres non magiques (ou moldus). Norbert se retrouve embarqué dans cette affaire avec Jacob Kowalski, un être non magique qui rêve d’ouvrir sa propre boulangerie, et Tina Goldstein, aurore rétrogradée après un scandale.

Les Animaux fantastiques : Photo Alison Sudol, Katherine Waterston

Les Animaux fantastiques : Photo

Je suis allée voir ce film sans trop d’attente particulière et j’ai été plutôt contente du résultat. On replonge dans l’univers Harry Potter, sans vraiment y replonger tout à fait. Ici, pas de Poudlard, pas d’élève, pas de professeurs, les personnages principaux sont déjà adultes. Norbert peut paraitre un peu asocial au premier abord, avec son obsession des animaux magiques et son manque d’intérêt pour les humains. Mais on apprend à l’apprécié et à le connaitre, notamment avec la scène très réussie de la visite de sa valise. Il emmène Jacob, ce moldu embarqué malgré lui dans cette histoire magique, pour lui montrer sa passion. Sa valise renferme en réalité une dimension magique qui regroupe tous les environnements des animaux qu’il héberge. La scène est très réussie visuellement, et permet au spectateur de s’attacher beaucoup mieux au personnage de Norbert.

Les Animaux fantastiques : Photo

Les Animaux fantastiques : Photo Colin Farrell, Eddie Redmayne

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment le personnage de Jacob qui découvre le monde magique par hasard. Ce petit gros, qui ne sort pas du lot, qui bosse dans une usine et qui n’arrive pas à réunir les fonds nécessaire pour réaliser son rêve, celui d’ouvrir une boulangerie, afin de rendre hommage à sa grand mère, en vendant les créations de cette dernière. J’ai aussi beaucoup aimé Tina, même si ce fut plus long, un peu comme pour le personnage de Norbert. Cette ancienne aurore qui rêve d’un succès dans son travail dans l’espoir de retrouver son rang perdu. Et puis Queenie, la jeune sœur de Tina, un peu légère, qui lit dans les pensées. J’ai beaucoup aimé son personnage, elle apporte pas mal d’humour et son duo avec Jacob est attachant.

Les Animaux fantastiques : Photo Dan Fogler, Eddie Redmayne

Visuellement c’est très réussie. On retrouve pas mal de thèmes déjà présent dans Harry Potter, la maltraitance, l’enfance, les marginaux, l’obscurantisme, la soif de pouvoir. On part d’un personnage quasi inconnu dans la saga Harry Potter et on développe une histoire bien plus complexe, qui tiendra en cinq volets. On devine clairement que Grindewald, ce mage noir très puissant qui essaiera de répandre le mal, à l’instar de Voldemort, et qui sera arrêté par Dumbledore, sera au centre des intrigues. C’est prometteur, il faut dire que l’univers d’Harry Potter est quasi infini entre les très nombreux personnages, et les très nombreuses histoires passées.

 

Une merveilleuse histoire du temps

Une merveilleuse histoire du temps : Affiche

de James Marsch

Eddie Redmayne, Félicity Jones, David Thewlis

3/5

Stephen Hawking, étudiant en sciences à Oxford, doit choisir son sujet de thèse. Mais il a d’autre soucis en tête. Il trouve la femme de sa vie, la jolie Jane étudiante en lettres. Alors qu’ils filent le parfait amour, Stephen découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérescente, qui touche un à un tous ses muscles, le condamnant un vie handicapante majeure. Le médecin lui donne deux ans à vivre.

Une merveilleuse histoire du temps : Photo Eddie Redmayne, Felicity Jones

Le film nous raconte donc la jeunesse de Stephen Hawking, connu pour ses théories dans le domaine de la cosmologie. Une merveilleuse histoire du temps (dont le titre originale sonne quand même mieux “the theory of everything”), nous montre le jeune Stephen Hawking, qui a pour but de trouver l’équation ultime, celle qui expliquerait l’univers et résoudrait tous ses mystères. Mais si vous vous attendez à voir des discussions scientifiques intéressantes, à entendre des théories complexes sur l’univers et son fonctionnement, de manière suffisamment claires pour que le public puisse comprendre, ce n’est peut être pas la peine d’aller voir le film. Car ici on se concentre surtout sur la maladie de Hawking, son corps qui le lâche peu à peu, qui l’abandonne, cette maladie qui le rend de plus en plus handicapé, de plus en plus dépendant des autres.

Une merveilleuse histoire du temps : Photo Eddie Redmayne, Felicity Jones

Le film nous parle aussi beaucoup du couple Hawking, de leur complicité, et de leurs différence surtout concernant la croyance en Dieu, de Jane en épouse dévouée, portée par l’amour qu’elle ressent pour son mari, coincée dans ce mariage de plus en plus difficile. On voit le couple soudé, se soutenir en dépit des épreuves de la maladie, Jane et les sacrifices qu’elle fait pour soutenir sa famille, les trois enfants qui naitront du couple, la rupture très cordiale du couple, et la renommée d’Hawking.

Une merveilleuse histoire du temps : Photo Charlie Cox, Eddie Redmayne

Peu de choses donc, concernant la cosmologie, la physique quantique, les différentes théories sur le fonctionnement de l’univers qui seront mis à jour au fil de ces décennies. Quelques discours foireux, quelques théories abordées légèrement et c’est tout.

Au final, un film d’acteurs, encore, un film qui n’a d’intérêt que pour admirer la performance des acteurs, Eddie Redmayne qui sort une interprétation comme l’aime les américains et l’académie des oscars, et une Félicity Jones qui joue un rôle moins physique mais tout aussi intéressant et qui nous montre qu’elle est une excellente actrice.

Mais si on ne s’ennuie pas et si la vie intime du couple Hawkins reste intéressante, j’ai trouvé le film très classique, parfois visuellement pas terrible, un manque flagrant de personnalité dans la réalisation, et surtout un manque. Une merveilleuse histoire du temps, c’est en réalité le vide sidéral, rien, pas de profondeur, et des discours qui n’apporte rien comme celui que l’on voit à la fin du film, quand Hawking fait une conférence aux États Unis, et qui répond à des questions du public fades et vides de sens, tout comme les réponses qu’il apporte. Face à une intelligence comme celle de Hawking, je m’attendais à entendre des discours, des dialogues et quelques conversations scientifiques prenantes et intéressantes, dommage.