Muse à l’AB, Bruxelles!

Le dernier album de Muse, Drones, est sortie il y a quelques mois maintenant, et j’attendais avec impatience l’annonce de la tournée européenne. Contrairement à leur habitude, le groupe commence leur tournée par l’Asie cet automne, ce qui repousse la tournée européenne au tout début du printemps 2016. Et comme souvent, Muse nous offre quelques concerts spéciaux dans de toutes petites salles. Pour cette tournée, ils ont boudés Paris avec des petits concerts surprises à Cologne et Londres, annoncés à la dernière minute, mais aussi à Bruxelles, avec un concert donné pour le bénéfice de Médecins sans frontière. Pour pouvoir y assister, il fallait d’abord être belge et envoyer un sms à une radio locale au bon moment. Une de mes amies belges a joué une fois sans trop y croire, sans y croire du tout même, et a miraculeusement gagné! Elle m’a proposé d’être son +1 et bien sur j’ai accepté!

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Le thalys pour se rendre à Bruxelles à la dernière minute m’a couté bien cher, mais ça valait le coup! Muse devient un groupe de plus en plus dure à suivre, car de plus en plus populaire. Et bien sur, les concerts dans de petites salles se font de moins en moins souvent, ce sont des occasions à ne pas rater quand on est fan. Le concert avait lieu ce mercredi à l’AB (l’ancienne belgique), une petite salle, un peu plus petite que l’olympia. Je rejoint ma copine et on part retrouver un ami au centre ville pour déjeuner, puis vers 16h on prend place dans la file d’attente avec deux amies qui ont elles aussi gagné des places après avoir envoyé 60 sms! on attend l’ouverture des portes à 18h et on prend place au second rang du coté gauche de la scène. On est donc super proche avec une vue imparable sur le groupe, en particulier Matt Bellamy.

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La soirée fut donc géniale! ça faisait longtemps que je n’avais plus vu mon groupe favoris d’aussi près dans d’aussi bonnes conditions et on a la très bonne surprise de les entendre commencer leur setlist par Defector, l’un des titres de leur nouvel album, joué ce soir là pour la première fois en live!

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Bon pour rester impartiale et objective, la setlist ne fut pas exceptionnelle. Mis à part cette bonne surprise avec Defector, le reste de la setlist est classique, pas de surprise, toujours les mêmes classiques de concert, comme Hysteria, plug in baby, supermassive black hole, time is running out, knight of cydonia. On comprend que le groupe va probablement intégré comme classique le titre United state of eurasia sur leur prochaine tournée. Je ne boude pas mon plaisir, même si j’ai été privé d’un de mes classiques préférés Sotckholm syndrome, même si le concert n’a duré qu’1H20, mais ce que je reprocherais au groupe, c’est de ne pas avoir changé de setlist depuis quelques années (mise à part les nouveaux titres à chaque tournée bien sur), de ne pas piocher un peu plus dans des titres autres que plug in baby, time is running out, knight of cydonia, hysteria…bref, il faut bien rester objective, Muse est un peu feignant et ne prend pas beaucoup de risque! Mais je n’en adore pas moins pour autant de les voir sur scène, c’est toujours un sentiment et une émotion différente des autres concerts auxquels j’assiste, Muse reste à part, je n’ai jamais été déçu par un de leur concert, jamais regretté d’avoir fait un déplacement pour les voir.

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A la fin du concert, on part boire un verre au bar, puis on rejoint la sortie des artistes dans l’espoir de les croiser. Il faut dire qu’on a rien de spéciale à faire, qu’il ne pleut pas, qu’il ne fait pas froid, et qu’il est encore tôt! finalement, on ne les verra pas, déjà reparti. Tant pis, on aura tout de même bien rigolé dehors, en bonne compagnie! Maintenant il n’y a plus qu’à attendre le début de leur tournée européenne, qui commence avec Paris le 29 février.

Muse – sortie du 7e album Drones

Parce que l’Angleterre ce n’est pas que les grands auteurs du 19e siècles, les period dramas, les afternoon tea, les cup of tea, et autre scones à la crème, aujourd’hui je vous parle musique, plus précisément de rock avec la sortie du nouvel album de mon groupe favoris Muse.

Muse est un groupe qui m’a toujours beaucoup parlé, depuis Origin of symmetry (2001), leur second album. Mais Muse c’est avant tout un groupe de scène, ils sont bien meilleur en live, toujours, sans exception, ils sont d’ailleurs souvent récompensés pour leurs performances en concert. A mon plus grand regret, je n’ai pas pu les voir en concert avant leur tournée Résistance (2009), leur sixième album donc, pour cause de absence total d’argent! Mon premier concert de Muse date donc de septembre 2009, un concert surprise promotionnel pour la sortie de leur nouvel album, et ce fut une claque monumentale!

Depuis je me suis bien rattrapée, à chaque tournée je ne rate pas une occasion de pouvoir les voir sur scène, à Paris, Bruxelles, Anvers, Nantes, Londres, dans de petites salles, dans de gros complexes, et dans des stades mythiques, j’ai tout fait, me lever aux aurores, faire la queue des heures durant, je les ai vu accroché à la barrière du premier rang en fosse, ou en gradin.

Leur avant dernier album fut un peu une déception, the 2nd law ne m’a pas particulièrement plut, j’ai été assez déçue par la plupart des chansons et par le style trop électro de certains titres. Supremacy, Survival et Unsustainable m’ont plut, et le reste de l’album fut difficile à digérer, même si ça ne m’a pas empêcher de faire un maximum de concerts possibles!

Drones, le 7e album, est sorti lundi. Depuis plusieurs mois maintenant, on peut entendre au compte goutte, certains titres Psycho, Dead Inside, Mercy, Defector…J’ai beaucoup aimé Drones. Muse s’éloigne pas mal de leur envie bizarre de femme enceinte de nous sortir des titres électro foireux pour se concentrer sur un son plus rock, plus guitare, sans pour autant nous sortir des perfections comme à leur bon vieux début. Mais ne vous inquiéter pas, je ne vais pas vous sortir un “c’était mieux avant”, il faut bien qu’un groupe évolue, teste, tente, se lance dans de nouvelles choses.

Drones est donc une bonne surprise comparé à l’album précédent. Certains titres renouent indéniablement avec le son originel qui a fait le succès de Muse à leurs débuts avec The handler et Reapers surtout. The globalist, titre un peu bordélique, nous rappelle aussi le style Muse, avec ces changements de rythmes au beau milieu, et l’hommage à Ennio Morricone en début de titre, ou encore Defector, qui lui aussi nous replonge dans un certain style musien.

Certains titres font fortement penser à du Queen, mais ça c’est pas nouveau, depuis Resistance on peut s’en rendre compte sur plusieurs titres, ça va avec le style grandiloquent et lyrique de Matt Bellamy.

Finalement, il n’y a pas grand chose à jeter dans cet album. Je suis beaucoup moins fan de Dead inside qui fait penser à un titre pop des années 80 modernisé, même si je l’a trouve bien mieux quand je l’écoute en live, et je n’aime pas Mercy.

J’avais fait un classement de mes albums préféré de Muse, mais finalement j’ai abandonné l’idée, mon avis n’arrêtant pas de changer d’un jour sur l’autre. Il faudra surement du temps et un grand nombre d’écoutes, avant de fixer définitivement mon avis sur l’album par rapport aux autres. Reste que mon top 3 ne changera pas:

1- Origin of symmetry (2001)

2- Absolution (2003)

3- Showbiz (1999)

Muse est en pleine tournée des festivals d’été, puis commencera la tournée des salles, mais aux dernières nouvelles, la tournée européenne sera probablement décalée au tout début de l’année 2016 (alors qu’en générale les tournée européennes se déroulent entre Octobre et décembre), je vais devoir patienter pour les voir sur scène!

Dans le cadre du Mois anglais