Magic Shift et Burn for me d’Ilona Andrews

Magic shift

4/5

Kate Daniels commence sa nouvelle vie de femme “rangée”, avec Curran son futur mari et Julie sa fille adoptive. Fini la Meute et les problèmes politiques qui vont avec. Kate ne devient pas non plus une gentille femme au foyer, elle est toujours Mercenaire, pour gagner sa vie et pour garder la forme. Et voilà qu’elle découvre qu’une horde de goules déambulent à la frontière d’Atlanta, ville qu’elle s’est appropriée grâce à ses pouvoirs, à la fin du tome précédent, pour éviter que son puissant père ne mette la main dessus en premier. Du coup elle se sent une nouvelle responsabilité, celle d’assurer la sécurité de la ville.

J’étais plus que contente de retrouver les personnages de cette série d’urban fantasy, ma préférée du genre. J’adore le personnage de Kate, son humour, son don de se mettre toujours dans le pétrin, sa façon de foncer tête la première dans la bagarre. J’adore sa relation avec Curran, cet équilibre entre les deux, il n’y a jamais de dominant, chacun équilibre l’autre, chacun apporte quelque chose, on est loin des relations homme fort/femme faible, qu’on trouve souvent dans les romans de ce genre. J’adore leur couple, l’évolution à chaque tome.

Les intrigues sont toujours aussi prenantes à suivre, les rebondissements, l’action, les pages tournent toutes seules. Et comme toujours dans ces romans, les personnages secondaires sont toujours aussi passionnant à suivre, que ce soit Julie qui grandit, Doolitle, Jim, Derek, Andrea, Ghastek, tous sont toujours aussi bien approfondi, aussi bien ancrés dans l’intrigue, aussi bien reliés au récit. On fait mieux connaissance avec Luther, aperçut rapidement dans le tome 4 et qui apporte beaucoup d’humour, un personnage intéressant que j’espère revoir dans les prochains tomes. Et puis j’adore lire les conversations entre Kate et son père, le puissant Roland, qui appelle sa fille “blossom of my heart”, et qui l’accueille avec des “my day is brighter”, j’adore! On ne sait pas encore trop à quoi s’attendre de sa part, vis à vis de sa fille, mais je ne peut pas admettre qu’il lui veuille du mal, en tout cas je l’espère!

Une série à laquelle je suis accroc, pour qui j’ai un attachement très particulier. Je me suis mise à relire les premiers tomes, en attendant de lire le prochain, probablement en aout 2016.

description

(couverture rejetée par les éditeurs, mais tellement mieux que celle qu’ils ont conservés, même si elle n’est pas géniale…)

Burn for me
4/5

Dans un monde qui pourrait être le notre, certaines personnes naissent avec des pouvoirs magiques. C’est dû à un sérum inventé à la fin du 19e siècle, qui développait des capacités surhumaines chez certaines personnes, et qui se sont transmises de génération en génération. Il y a plusieurs niveaux dans les dons que développent ces personnes, les plus puissant étant ceux qu’on appellent les “primes” et qui sont considérés comme des gens privilégiés, puisque grâce à leurs pouvoirs ils se sont fait une fortune et un nom. De nos jours Nevada Baylor est née avec quelques dons, notamment celui de savoir si on lui ment ou pas. Nevada vit avec sa mère, sa grand mère, ses deux jeunes sœurs et ses deux jeunes cousins. En tant qu’ainée, c’est elle qui a repris l’agence de détective crée par ses parents. Alors qu’elle ne s’occupe que de mari volage et d’arnaque à l’assurance, elle est contactée par Augustine Montgomery, un “prime” qui se trouve être le propriétaire financier de l’agence Baylor. Nevada n’a pas d’autre choix que d’accéder à sa demande, celle de rechercher et de ramener vivant le jeune Adam Pearce, un “prime” mégalo et quelque peu cinglé qui vient de mettre le feu à une banque grâce à ses pouvoirs, entrainant la mort d’un vigile. Retrouver Pearce n’est pas trop difficile pour Nevada, elle a de l’expérience dans le domaine, et son don l’aide aussi un peu, mais elle se sait incapable de ramener un prime aussi puissant que Pearce. Elle croise alors la route de Mad Rogan, un autre prime connu pour sa violence, qui a aussi pour objectif de mettre la main sur Pearce.

Comme j’ai adoré la série des Magic, j’ai été très contente de voir que l’auteur entamait une nouvelle série d’urban fantasy. Mais quand j’ai vu la couverture de ce premier tome à sa sortie en octobre 2014, j’ai fait l’impasse. La couverture, en plus d’être très moche, me donnait vraiment l’impression de me lancer dans un roman harlequin, (ici pour les curieux, je ne peux même pas mettre la couv sur ce blog, je la trouve trop à vomir, c’est pas possible!!) au point que durant plusieurs mois, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une pure romance, surtout que le titre n’arrangeait rien. Du coup, je n’étais pas intéressée jusqu’à ce que je découvre qu’il s’agissait bien d’urban fantasy.

Bien évidemment, il y a de la romance dans ce roman, mais pas plus que dans la série des Kate Daniels, c’est surtout l’histoire, l’intrigue et un univers bien particulier qui est mis en avant, ainsi que le caractère des personnages principaux et secondaires.
J’ai donc beaucoup aimé, j’ai retrouvé tout ce qui a fait le succès de la série des Kate Daniels: Une héroïne attachante et forte mais pas sans faille, des personnages secondaires intéressants qui seront surement encore plus développés dans les prochains tomes, comme Bern le cousin geek de Nevada, la grand mère Frida qui apporte beaucoup d’humour, Augustine le patron froid mais pas si inhumain que ça, ou sa secrétaire qui sera surement un peu plus développée dans le prochain tome, et puis Mad Rogan bien sur, sa relation avec Nevada est explosive et drôle, j’ai beaucoup aimé.

L’univers est bien dessiné, on devine que l’auteur s’est un peu freinée et s’est contentée de faire une belle présentation sans trop approfondir, histoire que le lecteur puisse se familiariser avec ce monde dans lequel certaines personnes ont des pouvoirs paranormaux. Ici, c’est du à un sérum inventé à la fin du 19e siècle. Ceux qui l’ont testés ont développer des pouvoirs, télékinésie, pyrotechnie, ou encore télépathie. Certains ont des pouvoirs plus développés que d’autre, d’où une hiérarchie parmi ses nouveaux mages, les plus puissants étant les primes, dont les ainés ne se marient qu’avec d’autre primes afin de conserver un maximum de pouvoir dans les générations suivantes.

En bref, de l’humour, de chouettes personnages, une relation entre Mad et Nevada très prometteuse, une bonne intrigue, un univers intéressant dont les bases sont bien posées, de l’humour, de l’action, et des pages qui tournent toutes seules, vivement la suite!

Kate Daniels – Magic rises (tome 6)

de Ilona Andrews

4.5/5

coup de coeur

Kate et Curran voit leur quotidien chamboulé quand Maddie, une enfant shapeshipter vient d’atteindre l’adolescence et voit son état dégénéré. C’est un processus qui arrive souvent chez les jeunes shapeshifpters, qui retournent à un état sauvage et violent à l’adolescence, obligeant les parents de ces derniers malchanceux à les tuer purement et simplement. Seul le panacée, une substance à base de plantes et de magie, peuvent arrêter ce processus et les guérir. Curran décide alors d’accepter la demande d’un pack européen de Shapeshifter qui lui demande de venir arbitrer un conflit entre plusieurs pack et d’assurer la sécurité d’une femme enceinte, dont l’héritier aura une grande importance dans la résolution du conflit. Kate et Curran savent que c’est un piège, mais ils ne peuvent pas ne pas sauter sur l’occasion de pouvoir ramener du panacée. Avec une dizaine d’alliés, ils partent pour l’autre coté de l’atlantique.

C’est une série d’urban fantasy que j’adore, l’une de mes séries préférées. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’histoire se déroule dans un futur proche dans lequel la magie, qui était endormie depuis l’antiquité, s’est à nouveau réveillé, reléguant la technologie au placard. Dorénavant, des vagues de magie intenses et des vagues tech se succèdent, détruisant souvent les constructions. Évidemment, plus d’avion, les voitures sont soumis à la déferlante de vagues magiques, tout comme l’électricité et le téléphone. Je ne parlerais pas de tout ce qui fait ce monde originale, les différentes espèces, les différentes structures, les différents personnages, autre secrets et autres révélation, c’est quand même le 6e tome!

Quant est il de ce nouvel épisode que j’attends depuis un an maintenant? c’est toujours aussi géniale à lire. C’est une des choses qui démarque la série d’Ilona Andrews des autres nombreuses séries d’urban fantasy, les tomes passent et la qualité est toujours présente, que ce soit dans les intrigues ou dans les évolutions de personnages.

L’héroïne est toujours aussi attachante. Kate est une personne forte, qui n’est pas la plus belle des femmes, mais qui a un sacré caractère. Sans parler de son origine plutôt effrayante, qu’elle est obligée de caché pour sa propre sécurité mais aussi pour ne pas faire flipper son entourage, peu savent sa véritable identité. J’adore Kate, j’adore sa combativité, son humour, son sang froid, sa façon de combattre.

L’un des points fort de cette série c’est aussi la relation entre Kate et Curran, il faut attendre le tome 4 pour que les deux guerriers qui se cherchent et se tournent autour finissent par former un couple. En générale, une fois que les deux héros se sont enfin trouvés les choses deviennent moins passionnantes, ici ce n’est pas du tout le cas, c’est toujours aussi intéressants de les voir en couple, de lire leurs disputes, leurs différences, comment ils gèrent leur vie.

Les personnages secondaires sont aussi une force dans ces romans, j’adore quasiment tout les personnages secondaires, que ce soit le médecin sage et tranquille Doolittle (que j’imagine toujours sous les traits de Morgan Freeman), Julie, l’ado rebelle que Kate à prise sous son aile, Derek, un ami de confiance, Andrea sa meilleure amie, et puis Mahon, Jim, Raphael, et j’en passe, il y en a beaucoup mais tous ont été développés et tous sont attachants à leurs façon avec leurs défauts.

Et puis, dans chaque tome, il y a une intrigue bien travaillé, et qui passionne, ce ne sont pas seulement les relations entre les personnages, les intrigues sont tout aussi prenantes et on ne s’ennuie pas une seconde quelque soit le volume.

Toujours autant d’humour, toujours autant de rebondissements, et comme souvent, j’adore aussi les rencontres parfois étranges que fait Kate dans ses aventures et ici c’est sa rencontre avec Astamur le berger et Astany que Kate décrit comme une sorte d’hobbit. Leur rencontre est vraiment drôle à lire.

En bref, encore un tome qui m’a absolument enchanté, j’ai été vraiment très contente de retrouver Kate et Curran, et tous les autres personnages, ils m’avaient manqué! toujours autant d’action, toujours autant d’humour, et quelques moments plus sombres. Ce qui est bien aussi avec cette série, c’est que chaque tome développe des intrigues indépendantes, même si une intrigue reste toujours ouverte au fil des tomes, ce qui est plaisant, on ne finit jamais sur un cliffangher insupportable. Vivement la suite! encore au moins trois autres tomes devraient sortir dans les années à venir. Je recommande fortement cette série à ceux qui ne l’ont pas encore lu!