Exposition Louis de Funès à la cinémathèque

Je me suis rendue à l’expo consacrée à l’un de mes acteurs favoris, Louis de Funès, expo prévue à la base en avril dernier mais repoussée à juillet pour cause de covid.

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L’exposition reprend la carrière de De Funès, en suivant une chronologie parfois ponctuée de thèmes récurrents dans la filmo de De Funès, comme la nourriture, ou la danse. On découvre ses inspirations, entre autre les grands comiques anglo saxons mais aussi sa mère, ses nombreux boulots qu’il a enchainé et qu’il commente dans une interview rigolote, fourreur mais il n’a pas dépassé l’apprentissage, comptable mais deux autres comptables devaient vérifiés son travail toujours plein d’erreurs, dessinateur industriel dans une usine de voiture mais licenciement du personnel, et bien sur pianiste dans des bars et clubs à la mode.

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On peut voir des photos de famille, sa mère, son frère mort durant la guerre, son père, sa femme, des photos de jeunesse, puis ses premiers films, ses nombreux petits rôles ou apparitions avant le début de la gloire. Certains films sont bien sur mis à l’honneur: La traversée de Paris qui offre à De Funès son premier grand rôle marquant, les gendarmes avec certains objets tirés de la série, la voiture volante de fantomas, la baguette de chef de la Grande vadrouille, la robe de la reine d’Espagne de la Folie des grandeurs, la voiture démolie de Bourvil dans le Corniaud…beaucoup d’objets, de photos de tournage, de story board, de notes, et de lettres…

On peut y voir de nombreux extraits de films et d’interview, notamment lors du tournage du film Jo, dans lequel Claude Gensac alias « ma biche » est interrogée sur ce que signifie d’être souvent la femme de De Funès dans ces films. Elle répondra que c’est exigeant car pour que le comique marche il faut y aller de toutes ses forces, de toutes ses tripes et son âme, que c’est pas facile mais que ça vaut la peine, car ensuite on rigole et quand on rigole sur son lieux de travail, ça produit une ambiance et une atmosphère extraordinaire. Tous ça dit sous les yeux d’un De Funès touché qui répondra à la place de Claude Gensac à la question « faites vous partie du prochain Oury? » et De Funès répondra « non et c’est bien dommage » avec une sincérité touchante.

L’expo n’est pas sans défaut elle reste assez incomplète. Bien sur on s’arrête plus longuement sur les plus gros succès de l’acteur, mais j’aurais aimé que certains films secondaires ou pas connu soient plus mis en avant, comme Taxi roulotte et corrida, ou encore la belle américaine même si il n’y joue qu’un petit rôle. Certains films de la filmographie principale ne sont pas cités comme Le petit baigneur (ou alors j’ai raté un bout) ou faites sauter la banque. Derrière un gag ou une situation comique De Funès sait nous dépeindre l’âme humaine, mettre en lumière ses défauts et faiblesses. Comme il le dit dans une interview, ses nombreux petits boulots, à son insu, lui auront servi énormément pour devenir l’acteur qu’il est devenu, car il aura appris beaucoup de choses sur le genre humain. « Comme quoi? » lui demandera un journaliste, « comme la lâcheté, la sournoiserie, la tromperie » répondra t-il en rigolant.

La petite boutique propose certaines choses pour repartir avec un souvenir. Quelques sacs en tissu qui rappelle la filmo de De Funès, mais à 19,90€ j’ai trouvé que c’était un peu cher. Quelques affiches et cartes postales, mais j’ai été un peu déçue qu’il n’y ai pas plus de reproduction d’affiches de films en format cartes postales. Je suis finalement repartie avec une carte postale, un exemplaire du télérama hors série consacré à l’acteur et qui me semble bien fourni, et la nouvelle écrite par Marcel Aymé « la traversée de Paris ». Une expo sympathique qui m’a fait passer un moment agréable. N’hésitez pas à aller y faire un tour à la sortie du déconfinement, l’expo est prévue jusqu’au 31 mai 2021.