Comancheria de David Mackenzie

Comancheria : Affiche

De David Mackenzie

Chris Pine, Ben Foster, Jeff Bridges

4.5/5

Dans le fin fond du Texas de l’ouest, les deux frères Howard, Toby et Tanner, viennent d’hériter du ranch de leur mère. Les Howard ont toujours été pauvres et ce sur des générations, et le maigre ranch familiale ne rapporte plus un centime depuis longtemps. Avec la mort de leur mère, la banque saisiront la propriété d’ici la fin de la semaine si ils ne remboursent pas les dettes accumulées. Pour Toby, hors de question de céder ce ranch à la banque responsable de tous leurs malheurs, surtout qu’on vient de découvrir des gisements de pétrole dans les sous sol. Alors Toby et son grand frère, récemment sorti de prison, décident de braquer les agences de la banque qui les menace d’expulsion, afin de réunir la somme nécessaire. Le ranger Marcus Hamilton, à quelques jours de la retraite se lance sur les traces de ces deux étranges braqueurs de banque qui n’ont pas l’air de chercher à voler de grosses sommes.

Comancheria : Photo Gil Birmingham, Jeff Bridges

Comancheria nous emmène dans l’Amérique profonde, celle des grands espaces, celle qui donne l’impression qu’on n’est pas du tout au 21e siècle, qu’on est plutôt encore au début du 20e. Bien sur, la crise est passée par là, ce qui donne l’impression d’être au lendemain de la crise de 29. Toutes les maisons sont à vendre, vendues ou saisies par les banques, les publicités pour des organismes de crédit et de rachat de crédit sont partout, les policiers ressemblent à des cow boys sortis d’un western, et toute la population est armée et n’attend qu’une occasion pour dégainer les pistolets.

Comancheria : Photo Ben Foster, Chris Pine

C’est dans ce contexte qu’on fait connaissance avec les frères Howard. Chacun des deux frères est malin ou intelligent à sa façon, mais n’ont pas du tout le même caractère. Tanner, l’ainé, au tempérament violent qu’un séjour à la prison locale n’a pas arrangé, à la répartie facile, sait parler à son prochain, sait convaincre, et joue son rôle protecteur de grand frère à merveille. Toby, le plus jeune, est plus posé, calme, déteste la violence, mais ne peut se résoudre à transmettre à ses deux fils, qui vivent avec leur mère depuis le divorce, que misère et pauvreté et veut que ses fils aient une vrai chance de changer le destin. Avec la découverte du pétrole dans les sous sol de leur ranch, qui ne valait pas de quoi rembourser leur dette jusque la, les frères Howard on une vraie carte à jouer.

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J’ai adoré l’ambiance du film, cet Amérique loin des images de rêve, excitante et pleine de vie que véhiculent les séries et les films. Ici, ni de grandes mégapoles où tout est possible, pas de grands espaces verts romanesques où tout est paisible. C’est champs à perte de vue, décharges, maisons mal entretenues, bâtiments saisis par la banque, propriété agricole à l’abandon. Quelques vrais cow boy vivent encore là , à élever du bétail, mais on nous fait bien comprendre qu’ils sont probablement les derniers de la région…Et puis le réalisateur n’oublie pas d’écorcher à vif l’image des banques qui participent grandement à l’appauvrissement des gens et qui n’hésitent pas à frôler la malhonnêteté.

Dernières séances: Dernier train pour Busan – Star trek sans limites – Divines

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De Sang Ho Yeon

Gong Yoo, Ma Donh Seok, Jung Yoo Mi, Kim Soo An

4/5

A Séoul, Sok Woo travaille dure dans le monde de la finance. Il a peu de temps à consacrer à sa fille Soo-an, qu’il élève seul depuis que lui et sa femme se sont séparés. En attendant le divorce, c’est lui qui s’occupe de leur fille, mais Soo an ne veut qu’une chose, rejoindre sa mère qui espère avoir sa garde. Le jour de son anniversaire, Soo an demande à son père de l’emmener par le train du matin à Busan pour voir sa mère qui l’attendra à la gare. Sok woo qui n’a pas été présent pour sa fille ces derniers mois, cède à la demande de sa fille. Ils prennent alors un train grand vitesse pour Busan. Alors que le train est sur le point de partir, une jeune femme monte in extremis dans le dernier wagon. Dans un état de convulsion, la jeune femme s’attaque aux autre passagers, qui une fois mordus, deviennent agressifs. Tous ceux qui sont mordus se transforment donc en zombies et cherchent inlassablement à contaminer les autres en les mordants. Sok woo et soo an se réfugient dans un autre wagon, avec d’autre passagers. Le chauffeur du train déclare au même moment qu’il ne s’arrêtera pas avant Busan, car à l’extérieur, le virus s’est répandu très vite, les zombies sont partout, et dans les villes règnent chaos et violence. Sok Woo va tout faire pour que sa fille survive à cette catastrophe.

Dernier train pour Busan : Photo Dong-seok Ma, Gong Yoo

Dernier train pour Busan est donc un film de zombie, un film catastrophe. On apprendra qu’un virus s’est répandu en dehors d’un laboratoire en faillite, dont les mesures de sécurité étaient probablement défaillantes. Le virus s’est répandu à vitesse grand v, contaminant la population et transformant les humains en zombies violents et assoiffés de sang. En cela, dernier train pour Busan n’apporte rien d’originale ou de nouveau. Un virus, des zombies classiques dans leur genre, des villes saccagées, des actes de violences, du sang. Les personnages aussi ne sortent pas du cadre. On a le gros bras qui apporte pas mal d’humour, une femme enceinte, deux vieilles dames, deux ado qui viennent à peine de commencer à vivre, le gros pdg riche qui piétine tout le monde pour favoriser sa survie.

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Le plus du film, c’est qu’il s’agit ici d’un huis clos, toute l’action ou presque se passe dans un train à l’exception d’une scène en gare, et de la fin du film. Les zombies et les survivants sont coincés dans le même train. De ce côté-là, c’est donc très intéressant et très bien filmé.

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Mais au-delà du simple film de survie, de zombie, dernier train pour Busan interroge surtout sur la nature humaine et ce que sont capable de faire les êtres humains pour survivre.  Survivre à une catastrophe mais aussi survivre tout court, sans forcément être face à un danger imminent. Le personnage de Sok woo est devenu un être sans pitié. Dans le train, il ne comprend pas pourquoi sa fille d’à peine 7 ans, se lève pour laisser sa place à une vieille dame. Bien sur, face aux zombies, le père agira encore sans penser aux autres. Il n’aura aucun geste pour aider ceux qui l’entoure, mis à part sa fille bien sur, car dans ce monde il faut savoir ne penser qu’à soi pour survivre.

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Bien sur, face aux réactions de sa fille, Sok woo deviendra un peu plus attentif à son entourage, et quand des inconnus prendront des risques pour l’aider et lui sauver la vie, il se remettra en question.

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Dernier train pour Busan nous parle de sacrifice, d’entraide, d’empathie, de solidarité entre humain. Sans le sacrifice de certaines personnes, personnes n’aurait pu survivre. Le film suit des lignes tracées concernant le film de survie. Les zombies, les attaques, deux ou trois scènes qui glacent le sang, un peu de suspense, mais au final, tout est assez stéréotypé. Chaque personnage à son rôle à jouer, et je n’ai pas été surprise de la tournure que prend l’intrigue ou de la destinée de certains personnages, si ce n’est une ou deux exceptions. Reste un film prenant, qui renvoie une image clairvoyante de l’humanité confronté à des situations extrêmes.

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On ne s’ennuie pas une seconde, on ne voit pas le temps passé, et comme souvent dans les films coréens, on prend toujours quelques minutes pour égratigner soit la police, soit le gouvernement, et ici c’est le gouvernement qui en prend un peu pour son grade. J’ai été un peu surprise qu’il n’y ait pas plus d’humour, en générale, les films coréens savent mélanger les genres les plus terribles avec un peu d’humour mais ici on n’en a pas des masses, si ce n’est un peu dans la première moitié du film.

Star Trek Sans limites : Affiche

Star trek

de Justin Lin

Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, Zoé Saldana, Karl Urban, Idris Elba, Sofia Boutella

3,5/5

Le capitaine James T Kirk s’ennuie un peu à bord de l’Entreprise. Poursuivant l’exploration de la galaxie, la mission trop longue qui doit encore durer 3 ans, commence à peser sur les épaules du jeune capitaine Kirk qui va bientôt fêter son anniversaire. Il pense sérieusement à accepter une promotion pour devenir un amiral et dire adieu à l’entreprise. Mais alors qu’ils viennent d’arriver sur un énorme satellite de la fédération starfleet, ils reçoivent un sos provenant d’une nébuleuse non exploré. L’équipe du capitaine Kirk se rend alors dans la nébuleuse. Ils tombent dans un piège et le célèbre vaisseau est disloqué avant de s’écraser sur une planète.

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J’aime beaucoup le reboot star trek, j’ai aimé les deux premiers volets. Ce 3e film est de la même qualité que les deux premiers, le même humour, l’action, l’aventure spatiale. J’ai tout de même trouvé ce film un peu moins drôle que les deux premiers. Et coté scénario, le truc du sos bidon pour attirer les personnages pour qu’ils tombent dans un piège, c’est du déjà vu surtout dans l’univers de Star trek.

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J’ai beaucoup aimé retrouvé le capitaine Kirk qui ici se pose des questions à la veille de son anniversaire. Il repense à son père qui s’est sacrifié pour qu’il survive, il s’interroge sur les vrais raisons de son engagement avec starfleet. Spock lui aussi se pose des questions sur ce qu’il doit faire, ses devoirs envers sa race en voie de disparition, et sa relation avec Uhura.

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Ce coté introspection de soi est intéressant, mais gomme un peu le coté humoristique, peut être un peu plus présent dans les deux premiers films. Ce qui m’a beaucoup plut dans ce film, c’est le duo Spock/docteur MacCoy, obligé de se serrer les coudes, leur duo est très drôle, tout comme le duo entre Scotty et Jaylah joué par la danseuse Sofia Boutella. Et puis le méchant interprété par Idris Elba nous interroge sur une civilisation qui n’a plus besoin de faire la guerre et qui n’a plus d’ennemi.

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En bref, toujours un aussi bon casting, de l’humour, de l’action et donc un bon divertissement!

Divines : Affiche

Divines

de Ouda Benyamina

Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Jisca Kalvanda

4/5

Dans une banlieue parisienne Dounia vit dans la misère auprès d’une mère souvent soule. Elle rêve de gagner beaucoup d’argent et de ne plus vivre au jour le jour. Avec sa meilleure amie Maimouna, elle propose ses services à Rébecca, la plus grande dealeuse de la cité, et espère par gagner beaucoup d’argent. L’argent rentre doucement mais surement, et avec Maimouna, les deux jeunes femmes s’amusent beaucoup, mais bientôt, Dounia va trop loin et les choses échappent à son contrôle.

Divines : Photo Oulaya AmamraJ’ai beaucoup aimé Divines, un film fort, passionnel, excessif, mais pas sans défaut. La première partie du film nous montre la réalité des banlieues, le manque de perspective, l’absence d’espoir, la pauvreté, la routine du quotidien. Le discours que Dounia tient à sa professeur en bep est très vrai. C’est aussi un film bourré d’humour, on rit énormément dans Divines, il y a beaucoup de scènes drôles. C’est aussi un film très féminin. Ici les personnages fort, qui ont le pouvoir ou qui le cherche, sont des femmes, et j’ai aimé l’absence de femme objet, car il faut le dire, le cinéma français ne peut s’empêcher de dénuder ses personnages féminins ou de les transformer en objet sexuel à un moment ou à un autre. Ici, ce n’est pas le cas, pas d’utilisation de ce genre parce que le personnage est une femme, et ça fait du bien.

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Ici le personnage de Dounia est fort, déterminé, et rêve de sortir de sa vie de misère, de briser le destin qui veut qu’elle reste dans cette cité et cette pauvreté. Elle rêve de s’élever, elle est ambitieuse et surtout elle a la rage de vaincre. Petit à petit, elle s’endurcit, prend des risques, pète les plombs. J’ai aussi beaucoup aimé l’amitié fusionnelle entre Dounia et Maimouna, ces deux femmes qui sont prêtes à tout l’une pour l’autre, qui ne supportent pas être séparées.

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Pour ce qui est des défauts, je parlerais surtout de l’apparition du danseur/vigile, que Dounia et Mamouina observent du haut des coulisses, pendant que lui et d’autre danseurs, passent des auditions et s’entrainent avec un chorégraphe. L’attirance que Dounia ressent pour ce danseur, la fascination qu’elle ressent quand elle le voit dansé, permet de belles scènes, et l’histoire d’amour naissante entre ces deux personnages est touchante, mais me semble un peu hors sujet, et un peu contradictoire avec le reste.

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Un film fort, qui nous parle de banlieue mais qui en fait va beaucoup plus loin que ça. C’est la motivation de s’élever, la rage de vivre une autre vie, de changer sa destinée, de se donner les moyens d’y arriver quelque soit le prix à payer. Les deux actrices principales sont excellentes et la mise en scène subtile et douce, malgré le sujet. La fin est dure et brutale.

Star Trek Into darkness

Star Trek Into Darkness : Affiche

de JJ Abrams

Chris Pine, Zachary Quinto, Cumberbatch, Zoé Saldana

4/5

En mission d’observation sur une planète à la civilisation primitive, Spock décide d’utiliser son nouveau gadget afin de refroidir un volcan qui risque de détruire ce monde. Les choses tournent mal et pour sauver la vie de Spock, Kirk n’a pas d’autre choix que d’enfreindre l’une des lois les plus importante de Starfleet, et se montre avec son vaisseau au yeux de la civilisation primitive. Pour punition, Spock est transféré sur un autre vaisseau et Kirk se voit retirer le commandement de l’entreprise. Tout change lorsqu’un mercenaire mystérieux fait exploser un centre à Londres et menace la sécurité de la Terre. L’amiral Marcus décide alors de reformer l’équipe de Kirk et de l’envoyer retrouver le mercenaire qui se cache en territoire Klingons, et de le tuer sans sommation.

Star Trek Into Darkness : Photo Chris Pine

J’adore l’univers de Star Trek. Je ne suis pourtant pas une grande fan de la série, que je voyais régulièrement quand j’étais petite. J’aime bien les films avec Leonard Nimoy et William Shatner, mais surtout j’aime l’idée de Star Trek, ce futur lointain, dans lequel les humains vivent dans une société unifiée, soudée qui part explorer la frontière ultime, l’espace.

Star Trek Into Darkness : Photo Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Saldana

J’avais beaucoup aimé le premier volet de JJ Abrams j’ai encore plus apprécié de deuxième volet. On retrouve les prises de becs légendaire entre Spock et Kirk, on retrouve le conflit intérieur de Spock entre son coté logique de vulcain et son coté plus émotionnel humain.

Star Trek Into Darkness : Photo Benedict Cumberbatch

J’aime toujours autant les scènes d’humour, la relation entre Spock et Uhura, les colères de Scotty, les flipperies de MacCoy, l’insolence de Kirk, sa discussion avec Pike. Tout est encore une fois très réussi et bien dosée.

Star Trek Into Darkness : Photo Bruce Greenwood, Chris Pine

Le méchant de l’histoire est pour beaucoup dans la réussite du film, Benedict Cumberbatch est excellent dans ce mercenaire dont l’identité nous ait révélé dans la deuxième moitié du film et nous renvoit au deuxième volet des films ciné de Star trek. Cumberbatch nous montre encore une fois qu’il est un excellent acteur, il vole la vedette du film.

Star Trek Into Darkness : Photo Chris Pine, Zachary Quinto

Quant aux scènes d’action elles sont pour certaines époustouflante, c’est visuellement impressionnant, notamment la scène dans laquelle Kirk et Scotty court dans les coursives de l’Enterprise, alors que la gravité du vaisseau lâche par intermittence. Les clins d’œil à la série et aux films d’origines, aussi bien dans le scénario que dans la mise en scène parfois, sont sympas à voir aussi!

En bref, contente d’avoir retrouvé l’équipage de l’Enterprise une nouvelle fois, un scénario bien mené, servis par de bons acteurs, un méchant généralissime, des scènes d’actions impressionnantes, de l’humour, le tout pour nous servir un divertissement très réussie!