Le hobbit, la bataille des cinq armée

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Affiche

de Peter Jackson

Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Lee Pace, Evangeline Lily, Orlando Bloom, Luke Evans, Cate Blanchett

4/5

Suite et fin des aventures de Bilbo et de la compagnie des nains, partie pour le mont solitaire, reprendre leur trésor. Les nains sont enfin de retour dans leur royaume perdue  et n’ont aucune envie de le partager avec d’autre. Smaug, réveiller par l’arrivée des nains, détruits Lacville, laissant les humains sans toits ni refuge. La nouvelle que la montagne est enfin débarrassée de Smaug se répand très vite, et bientot, tout le monde convoite de reprendre la montagne aux nains.

Je n’ai pas pu attendre le week end pour voir le dernier volet des aventures de Bilbo. 2H24, le film ne dure pas aussi longtemps que les volets du seigneur des anneaux, il faut dire que ce film là ne contient pas vraiment de nouveaux aspects ou éléments, c’est plutôt le prolongement du second film, la coupure entre les deux est finalement assez brutale, presque comme si une coupure pub avait surgi de nulle part, et on le ressent en voyant le début du 3e film.

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Ian McKellen

On se retrouve donc avec Smaug le dragon, pas du tout content d’avoir été réveillé, et de voir des nains essayer de voler son or. Il s’envole vers Lacville pour punir les habitants de la cité et détruit tout sur son passage. Bard essaye de retrouver ses enfants pour les mettre à l’abri, alors que les nains et Bilbo se retrouvent tous dans la montagne solitaire. Sous les ordres d’un Thorin obsédé par son statut de roi retrouvé, les nains sont dans l’obligation de rechercher coute que coute l’Arkenstone parmi les nombreux trésors enfoui sous la montagne.

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Luke Evans

J’avoue que j’ai un peu moins d’enthousiasme à aller voir les adaptations de Peter Jackson par rapport au seigneur des anneaux, j’ai trouvé son idée de faire de bilbo en trois films, bonne et mauvaise à la fois. Mauvaise, parce que l’histoire de Bilbo est noyée, que les histoires parallèles sont multiples, que l’adaptation pure du roman aurait très bien pu tenir en un long métrage, que certaines libertés prises par le réalisateur ne m’ont pas particulièrement plut. Bonne idée aussi, parce que, quand on est fan de Tolkien et de son univers, on est bien content de pouvoir voir en images certaines histoires des Appendices, certaines des légendes racontées dans certains chapitres secondaires.

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Hugo Weaving

Comme pour les deux volets précédents, on retrouve la mise en scène de Peter Jackson, les magnifiques paysages de la Nouvelle Zélande, et certaines répétitions, ou parallélismes que le réalisateur fait avec le seigneur des anneaux. Dans les deux premiers films, j’avais été un peu agacé par certaines facilités que Peter Jackson prenait, des scènes accompagnés de musiques qui ressemblaient comme deux gouttes d’eau à certaines scènes de la trilogie LOTR. Certains personnages aussi, avec des personnalités copiées sur celles de certains personnages de la trilogie, ce qui me laissait un arrière gout de réchauffé.

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Richard Armitage

Dans ce volet, Peter Jackson s’est enfin détaché de ce parallélisme, de ce réchauffé. Les personnages ont leurs personnalités propres, Bilbo n’est pas aussi naïf que Frodon, Thorin se détache de Aragorn dans son rôle de roi déchu. Les personnages sont donc mieux travaillés, plus intéressants, plus ambigus. J’ai adoré voir Thorin sombrer dans la folie, dans la soif d’or et de trésor, obsédé par son statut de roi. J’ai adoré voir Bilbo plein d’astuce, malin et intelligent, son amitié avec Thorin est toujours passionnante. Gandalf the grey n’est pas sans reproche, il fait quelques erreurs, se laisse un peu berner, mais voit toujours plus loin que le bout de son nez quand même!

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Evangeline Lilly, Orlando Bloom

Par contre, le film manque un peu d’humour, il se rattrape un peu vers la fin, mais pas suffisamment. Heureusement que le personnage grotesque d’Alfrid apporte un peu de recul et d’humour à une histoire parfois sombre. Je n’étais pas sur d’accrocher avec Alfrid, un peu trop grotesque, un peu too much, mais au final, j’ai apprécié ce personnage qui ne fait que recherché son intérêt, qui marcherait sur un nouveau né pour éviter un danger, mais qui apporte quand même un peu d’humour et de légèreté.

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Martin Freeman

Je n’ai pas du tout adhérer à l’histoire d’amour entre Kili et l’elfe Tauriel. Je trouvais la romance ridicule et peu crédible dans le second volet, je l’avais un peu oublié, et je n’arrive toujours pas à y croire, bref, ça prend pas! Heureusement ici, leur histoire est reléguée au second plan, cependant, c’est bien dommage SPOILER: de ne pas avoir vu Tauriel mourir de chagrin à la mort de Kili, vu que le cœur brisé est l’une des rares causes de mort d’un elfe, il aurait été intéressant d’aller jusqu’au bout, d’autant qu’on ne voit pas vraiment ce qu’il advient de son personnage (je suppose qu’on le saura dans la version longue). FIN SPOILER.

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo

J’ai adoré voir Galadriel, Elrond et Gandalf joués ensemble dans une scène qui permet de faire le lien avec Le seigneur des anneaux, la menace grandit. J’ai aussi adoré en apprendre plus sur Legolas et surtout son père Thranduil, qu’on ne voit que trop peu dans le film précédent. J’ai beaucoup plus apprécié ce personnage et ses paroles qu’il a pour Legolas à la fin, en l’envoyant voir un certain “grand pas”, chez les dunedains!

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Photo Lee Pace

En bref, une replongée dans l’univers de Tolkien/Jackson toujours aussi réussie même si j’ai été beaucoup moins enthousiaste que pour la trilogie de LOTR. J’ai trouvé cet épisode bien travaillé, surtout sur les personnages et leurs personnalités, leurs défauts, leurs faiblesses, j’ai trouvé ce film beaucoup plus indépendant et inédit que les deux volets précédents, trop influencés par certaines scènes du Seigneur, même si il existe toujours quelques scènes réchauffées (la bataille ressemble à celle de fort le cor, Alfrid ressemble un peu à grima langue de serpent, même si il prend son envol et s’en éloigne). Les batailles et scènes de combat sont très réussie, le duel entre Azog et Thorin sur un lac gelé est excellente, magnifique duel! On termine par un jolie lien entre le Bilbo de The hobbit et Bilbo de La communauté de l’anneau. J’attends avec impatience maintenant la version longue de cette trilogie, qui j’en suis plus que sur, me satisfera beaucoup plus que la version cinéma.

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Blue jasmine

Blue Jasmine : Affiche

De Woody Allen

Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin, Bobby Canavale

3.5/5

Jeannette, dite Jasmine, est une enfant adoptée tout comme sa soeur, Ginger. Mais les deux sœurs ont des vies diamétralement opposées. Ginger est caissière à San Fransisco, plutôt pauvre, mariée et mère de deux enfants, et peu ambitieuse, alors que  Jasmine est mariée à l’un des hommes les plus riche de la coté est, pourrie gâtée, et élève son beau fils entre deux fêtes mondaines dans lesquelles elle peut exposer dernière robe à la mode et bijoux de luxe. Snob et hautaine, Jasmine a du mal à supporter sa sœur et sa vie de ratée, jusqu’au jour où le mari de Jasmine est arrêter et condamné pour escroquerie. Jasmine perd tout, son mari, ses biens, son argent et décide d’aller vivre quelques temps chez sa sœur, le temps de se remettre du choc.

Je suis allée hier soir donc à l’avant première de Blue Jasmine, le dernier film de Woody Allen. Le réalisateur new yorkais, Cate Blanchett et Sally Hawkins sont venues présentés le film. Ce n’est pas la première fois que j’assiste à ce genre d’avant première, et même si ce sont souvent de grosses stars, c’est rarement aussi impressionnant. La presse est partout, le public pressé tout autour du cinéma, là où les voitures vont s’arrêter pour faire descendre les stars, et les gardes du corps à la men in black aux aguets; j’ai bien failli ne pas voir le film hier soir, on avait réserver par internet, mais au moment de retirer nos places la mienne ne sort pas, j’ai du donc aller la réclamer à un guichet, qui m’a dit ne rien pouvoir faire avant la mise à jour du nombre de places non récupérées par ceux qui ont réservé comme moi. On plaisante un peu avec monsieur UGC bien sympathique et plein de sang froid et de recul malgré l’effervescence. “tout ça pour Woody Allen”, dit il, moi je répondrais que je suis surtout venu pour Cate Blanchett.

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Quant est il du film? Et bien j’ai beaucoup aimé! Certes ce n’est pas un film majeur dans la carrière de Woody Allen. Au regards des derniers films (7/8 dernières années), Blue Jasmine se place très bien. Match point reste mon favoris, mais j’avais aussi beaucoup aimé Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu et j’avais trouvé Scoop sympathique (même si peu de gens ont apprécié ses deux films).

Blue Jasmine : Photo Andrew Dice Clay, Sally Hawkins

Blue Jasmine : Photo Cate Blanchett, Sally Hawkins

Blue Jasmine repose essentiellement sur la performance de Cate Blanchett; comme tous les films de Woody Allen, c’est très bavard, mais toujours du bavardage bien écrit et intelligent. Cate Blanchett porte le film, elle est assez incroyable dans le rôle de cette ancienne femme riche, qui a connu la gloire, l’amour, la richesse, l’adulation et le luxe et qui se retrouve brutalement sans rien, se rattachant à ses souvenirs, à son xanax et à ses cocktails, la folie la guette, la chute est dure, le film l’a montre à un moment de sa vie où tout peut changer, soit retrouver une stabilité, soit sombrer dans la folie.

Blue Jasmine : Photo

Blue Jasmine : Photo

J’ai beaucoup aimé les aller et retour en flashbacks entre la vie pleine de faste d’avant et sa vie de nouvelle pauvre. Les personnages ne sont pas non plus trop caricaturaux, la sœur Ginger, qui vit simplement, et le portrait de la Jasmine riche ne sont pas non plus des pubs pour “l’argent ne fait le bonheur”, c’est plus complexe que ça.

En bref, une comédie amère, des scènes d’un humour un peu acerbe, avec une Cate Blanchett géniale dans son role de Jasmine/Jeanette. On retrouve le coté bavard de Woody Allen et son style, pour un film qui m’a fait passer une bonne soirée.