Le chateau de Cagliostro

de Hayao Miyazaki

4/5

coup coeur

Edgar, gentleman cambrioleur, est sur les trace de la goat money, une fausse monnaie de très haute qualité, qui sévit dans le monde depuis des décennies sans que personne ne sache d’où elle vient. Ses indices le mènent avec son acolyte de toujours Jigen, au château de Cagliostro, dans un tout petit royaume. Il croise la route de Clarisse de Cagliostro, l’une des descendante de la famille royale, que le comte de Cagliostro, un parent éloigné, veut épouser de force pour reformer une descendance, et découvrir ce qui se cache derrière leurs deux bagues familiales, dont la légende dit qu’elles sont la clé d’un trésor millénaire. Edgar, très intéressé par ce trésor mais aussi par la jolie Clarisse, mène son enquête tout en essayant de sauver la belle.

Ce long métrage d’animation date de 1979, et je crois que c’était le seul film de Miyazaki que je n’avais pas encore vu et j’ai tout simplement adoré encore une fois son travail. C’est son premier film en tant que réalisateur et on est assez loin de ces thèmes de prédilection telle que la nature et l’environnement, mais on reconnait son style, avec les passages secrets du château, les rouages de l’horloge géante, les collines verdoyantes, la flore…

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Edgar, une sorte d’Arsène Lupin gentleman cambrioleur (le long métrage est inspiré d’un manga, lui même inspiré du personnage de Lupin de Maurice Leblanc). Aidé de son complice, le blasé Jigen, ils sont constamment poursuivis par un commissaire d’interpol, Zenigata, qui a jurer d’emprisonner un jour Edgar, même si pour le coup, ils vont devoir faire équipe pour arrêter le comte et son trafic de la goat money.

Jigen aussi attire tout de suite la sympathie et leur duo avec Edgar est plein d’humour, ils m’ont tous les deux fait penser, aux deux personnages de Cowboy bebop, Spike et Jet, ce couple de potes complices dans leur boulot, blasés, et un peu bourrus, jusque dans les postures et les tenues des héros, peut être que le créateur de Cowboy bebop s’est inspiré d’Edgar et Jigen…

Pour contrebalancer la gentille princesse en détresse qu’est Clarisse (bien qu’elle ne soit pas pour autant cul cul ou niaise), il y a aussi le personnage féminin de Fujiko, alter ego d’Edgar, elle est sa rivale, aussi bien que son alliée dans les coups durs. Elle sait manier les armes, les coups et les volants en tout genre pour s’en mettre plein les poches ou pour aider les plus faibles, comme ici Clarisse, ou Edgar quand il est en mauvaise posture.

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En bref, j’ai adoré l’humour, l’histoire, les personnages, la fin et la découverte du trésor familiale, j’ai passé un très bon moment en compagnie d’Edgar, Jigen Fujiko, Clarisse, Zenigata, ou encore Jodo un 3e allié d’Edgar venu en renfort dans la deuxième partie du film. Le graphisme n’est pas si vieux que ce à quoi je m’attendais vu la date de production au contraire, le film a bien vieilli. Encore une réussite de la part du grand Miyazaki, décidément c’est un sans faute! (A voir en Japonais, c’est quand même bien plus sympa!).