Dernière séance: Ad astra de James Gray

Ad Astra : Affiche

de James Gray

Brad Pitt, Donald Sutherland, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Liv Tyler

4/5

Dans un futur plus ou moins proche, Roy Mcbride a suivi les traces de son père et est devenu astronaute. Il est un des ingénieurs chargé de la maintenance d’un super télescope qui part de la surface de la terre pour monter jusqu’à la limite de l’atmosphère terrestre. Pour son métier, il a renoncé à toute vie sociale et surtout amoureuse, mettant un terme à sa relation, préférant se concentrer sur ses missions et l’espace. Il échappe de justesse à la mort suite à une surcharge d’énergie mystérieuse qui a frappé la Terre. Roy se voit alors confié la mission de découvrir l’origine de ce phénomène. Ses supérieurs lui explique que la Surcharge qui a causé des dizaines de milliers de morts, pourraient se reproduire. Son origine serait humaine et viendrait tout droit de la station abritant le projet Lima en orbite autour de Neptune, projet ayant pour but de découvrir une vie extraterrestre au delà du système solaire. Roy est envoyé sur Mars via la Lune afin de prendre contact avec Clifford McBride, le père de Roy, qui était à la tête du projet Lima et présumé mort depuis une dizaine d’année. Roy découvre que son père est probablement en vie, et peut être responsable de la Surcharge.

Ad Astra : Photo

J’avais beaucoup aimé la bande annonce et j’adore les films qui se passent dans l’espace. Par contre, je ne suis pas une grande fan des films de James Gray. Je reconnais que ces films ont certaines qualités, j’ai surtout aimé La nuit nous appartient, mais souvent je trouve la lumière sombre et la manière de raconter l’histoire lente et parfois ennuyeuse.

Ad Astra : Photo Brad Pitt, Donald Sutherland, Sean Blakemore

Pour Ad astra, Gray se lance dans un monde différent de ses précédents films. On suit Roy astronaute passionné, dont le but est de marcher dans les pas de son père, ce père qu’il n’a que très peu connu puisqu’il est parti pour une mission à l’autre bout du système solaire alors qu’il n’était qu’un adolescent.

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J’ai beaucoup aimé le personnage de Roy. Il ne ressent rien, compartimente tout, ne se laisse submerger par aucune émotion. Dans ce futur technologique, Roy comme tous les astronautes, est constamment sous contrôle de son rythme cardiaque, et doit subir des évaluations psychologiques par ordinateur tous les jours. Roy n’a qu’un but, accomplir ses missions, il ne vit que pour l’espace et être dans l’espace. Pas de relation, pas de famille, pas de distractions. Seulement être à la hauteur de la réputation de héros que son père a gagner plusieurs dizaines d’années plus tôt.

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Sous couvert d’un film de science fiction, Gray se concentre sur la relation filiale entre Roy et son père, cet homme parti trop tôt, que Roy idéalise. Sa mission de prendre contact avec son père se transforme en quête personnelle. Pour Roy, rencontrer ce père qu’il croyait mort pourrait lui permettre de mieux se comprendre, comprendre qui il est. Rencontrer cet homme qui malgré son absence a eu une influence énorme sur ses choix et sa personnalité lui est presque vitale et devient une obsession.

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J’ai beaucoup aimé Ad astra, probablement l’un des meilleurs rôle de Brad Pitt, probablement sa meilleure performance aussi. La mise en scène est brillante, les scènes dans l’espace sont magnifiques, ce mélange de sublime et de claustrophobie. Les scènes sur la Lune, Mars et en orbite autour de Neptune valent le coup d’œil, sans parler de la scène spectaculaire dans laquelle Roy tombe du super télescope. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui se dégage du film tout le long de la quête de Roy, son évolution, les difficultés qu’il doit contournés. Seule la fin peut paraitre un peu facile ou un peu too much.

 

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Cartel

Cartel : Affiche

de Ridley Scott

Michael Fassbender, Penelope Cruz, Cameron Diaz, Javier Barden, Brad Pitt

3/5

Un avocat pénaliste a tout ce qu’un homme rêve d’avoir, du succès professionnel, de l’argent et une sublime femme qu’il aime. Mais quand on en a beaucoup on en veut encore plus et il décide d’accepter la proposition de son ami et client, Reiner, affilié à un puissant cartel, et de participer à une grosse opération de trafic de drogue. Mais l’acheminement de la drogue ne se déroule pas comme prévu et le cartel ne fera pas dans la dentelle.

Cartel : Photo Cameron Diaz, Javier Bardem

J’adore Ridley Scott, Alien, Blade runner, Gladiator, Les associés, Kingdom of heaven, Mensonges d’état, j’adore son style, j’adore sa façon de nous raconter une histoire et sa manière de filmer, même si ce n’est pas toujours une réussite. Malgré les critiques plutôt mitigées, voir mauvaises, j’ai tenté Cartel. Alors, il est vrai que le film ne plaira pas à tout le monde et que je ne le considérerais pas comme un de ses films majeurs.

Cartel : Photo Michael Fassbender, Penélope Cruz

Le film est tiré d’un roman, et je ne me prononcerais pas sur le coté adaptation puisque je ne l’ai pas lu, mais le scénario tient quand même sur un ticket de métro. Un homme qui a tout préfère miser sur une possibilité de se faire beaucoup d’argent en ne faisant quasiment rien et qui perdra tout. Une descente aux enfers classique en somme. L’image des trafiquants de drogue, l’image du jeune premier qui se croit plus malin que tout le monde et qui finit par se bruler les ailes, l’image de la femme naïve, victime des décisions des autres, tout est classique, déjà vu et sans surprise.

Cartel : Photo Brad Pitt, Michael Fassbender

Cartel est cependant pas du tout un film d’action, c’est en fait un film bavard, les conversations entre les personnages sont longues et philosophiques, entre l’avocat et son ami trafiquant Reiner, entre l’avocat et son contact Westray, entre l’avocat et un collègue avocat mexicain, entre l’avocat et un diamantaire hollandais. Ces conversations sont assez hypnotiques et prenantes, et du coup on ne s’ennuie pas une seconde mais pour autant on se demande parfois où ces discussions nous mènent. On a l’impression que le réalisateur n’a pas su choisir entre faire un film dans le pure sens du terme, ou prendre du plaisir à filmer ce qu’il veut comme il veut et tirer ce qui lui a plut du roman.

Ce qui m’a un peu gênée dans ce film, c’est la naïveté des personnages et de leurs réactions. L’avocat est spécialisé dans le droit pénal et passe son temps à sortir des gens de prison: pour autant, il prend des décisions un peu crétines sur les bords, à la limite de la naïveté et de l’idiotie, il à l’air de tombé tout le temps des nues, tout comme sa femme Laura, qui préfère faire l’autruche quitte à passer pour une innocente idiote. Je n’ai pas trop compris leurs réactions et leurs façons de vivre. Reste un film qui nous permet de profiter de la réalisation de Ridley Scott qui s’amuse à mettre en scène de très bons (et jolies) acteurs.

World war Z

World War Z : Affiche

de Marc Forster

Brad Pitt, Mireille Enos

3/5

A Philadelphia, Gerry et sa petite famille prennent le petit déjeuner avant de commencer leur journée comme tous les jours. Sur la route pour déposer les enfants à l’école, le trafic est interrompu et les gens fuient à contre sens. Gerry comprend vite que certains hommes sous l’emprise d’une rage étrange, attaquent les passants, ce qui provoque des mouvements de foules énorme. Ancien agent de terrain pour le compte de l’ONU, Gerry contacte son ancien collègue qui lui explique que le phénomène est mondiale, et que l’on parle d’attaques de zombies. Gerry négocie l’évacuation de sa famille pour le lendemain en échange de son aide pour découvrir l’origine de ce mal.

World War Z : Photo Mireille Enos

Encore un film de zombie, mais bon la bande annonce m’avait assez intrigué. Ici pas d’humour à la zombieland (très réussie) et pas du film de zombie à l’humour british à la Shaun of the dead (très réussie aussi!), ici on n’est plus dans un film de maladie contagieuse, avec le personnage principal qui cherche le patient zéro en espérant pouvoir faire un vaccin à partir de cet homme mystère.

World War Z : Photo Brad Pitt, Grégory Fitoussi

La première partie du film est assez bien foutu et remplie le cahier des charges des films de zombie, à savoir une famille qui cherche à survivre, une population qui panique et dévalise les supermarchés pour se faire des réserves, et les héros qui doivent atteindre le toit d’un immeuble pour se faire évacuer, alors que des zombies errent dans les couloirs et les cages d’escaliers.

World War Z : Photo Brad Pitt, Mireille Enos

Ensuite le film prend une autre tournure avec Brad Pitt qui part accompagner de soldats Seals, pour la Corée, point de départ de la contagion, mais la recherche d’un patient zéro est un échec. Puis départ pour Jérusalem afin de continuer leur enquête.

En fait, les différentes étapes du voyage de Gerry, Corée, Jérusalem, ne servent que de prétexte pour nous donner de superbes scènes de panique générale, de mouvement de foule et de zombies qui se déplacent comme un ban de poissons à la vitesse d’un courant d’air, pour mordre le plus possible de gens. Ici, pas de scène sanguinolentes dans lesquelles des zombies mangent leurs semblable, d’ailleurs on ne verra quasiment pas une goutte de sang. Wordl war z nous montre des zombies qui ne réfléchissent que comme un virus, où comment répandre le mal le plus vite possible au plus de gens possible, par la morsure.

World War Z : Photo

Je n’ai été surprise qu’une fois, j’ai senti un peu de tension qu’au début. Une fois que Brad Pitt s’en va seul pour trouver l’origine du mal, je n’ai absolument pas craint de le voir tomber, on a pas de réel surprise dans ce film, et on est loin de la tension, de l’horreur de la flippe, que j’ai ressentie pour 28 jours plus tard, qui reste un must dans le genre zombie, et avec les anglais au moins, on est jamais sur de qui va mourir et qui va s’en sortir, que l’on soit la star ou pas.

World War Z : Photo Brad Pitt

Si visuellement le film est réussie, le scénario reste moyen dans le sens où personne ne s’est réellement casser la tête: d’où viennent les zombies, quelle est la cause de cette “maladie”, qui est vraiment Gerry, quelles sont ses compétences en la matière pour qu’on vienne spécialement le chercher et que faisait il comme métier avant de démissionner ? Dans le film, les personnages secondaires ne cessent de poser la question “qui êtes vous?” à Gerry, mais homme mystère il restera…

World War Z : Photo Brad Pitt, Daniella Kertesz

En bref, un film de zombie qui ne déroge pas aux codes du genre, pas de surprise donc, et rien qui ne marquera les esprits. Reste un film divertissant honorable avec quelques scènes réussies (notamment le duo que forme Gerry avec la jeune soldat qu’il rencontre à Jerusalem).