Avant première : Parasite de Bong Joon Ho

 

Parasite : Affiche

Song Kang Ho, Lee Sun Kyun, Choi Woo Sik, Cho Yeo Jeong, Jong Hyeon Yun

4/5

La famille Park et la famille Kim n’ont qu’un seul point commun, celui d’habiter la même ville. La famille Park  est riche, habite une luxueuse villa design créée par un architecte connu. La famille Kim vit dans un taudis en entresol, leur fenêtre étant la cible de tous les poivrots du quartier qui souhaitent soulager leurs vessies pleines. Un jour, le fils Kim se voit offrir la possibilité de donner des cours d’anglais à la fille lycéenne de la famille Park. Voilà une occasion de gagner décemment sa vie, à condition de réussir la contrefaçon de son faux diplôme. Une fois accepté par la famille, il arrive a faire engager sa sœur comme prof de dessin. Petit à petit, toute la famille Kim, sous des identités bidons, intègre le personnel de la famille Park.

Parasite : Photo

J’étais vraiment contente, bien avant de voir le film, de voir la palme d’or attribuée à Bong Joon Ho. Je suis fan de ses films depuis que j’ai vu au cinéma Memories of murder. Depuis j’ai suivi sa carrière, j’ai pu voir Barking dog, The host, Mother, Snowpiercer, et je n’ai pas encore pu voir Okja.

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Bong Joon Ho excelle toujours dans le genre de film qui l’a fait connaitre, celui de la critique sociale. Sous couvert d’un film de genre, que ce soit policier avec memories of murder, horreur avec The host, ou comédie avec Barking dog, le réalisateur coréen en profite toujours pour nous parler des travers de la société coréenne. Dans the host, il nous parle déjà d’un des thèmes de Parasites, le chômage.

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Ici, on suit la famille Kim. Le père, ancien athlète de haut niveau ne fait rien de ces journées. Après une période de chômage, il s’est résolu à ne vivre que de petites combines et de boulots aussi courts que peu payés, tout comme sa femme. Le fils ainé a l’ambition d’intégré une très prestigieuse université mais malgré ses révisions il échoue à chaque examen d’entrée. Quant à sa sœur, si elle est douée pour embobiner son monde, elle n’arrive pas non plus à gagner sa vie.

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Leur rencontre avec les Park va leur permettre de mettre en pratique leurs talents. Les park n’ont jamais connu le besoin, leur maison est nickel grâce à leur gouvernante, monsieur Park ne se fatigue qu’à son travail de directeur, madame Park ne s’occupe que de l’éducation de ces enfants.

J’ai adoré l’humour caustique, parfois noir du film, comme souvent dans les films de Bong Joon Ho.

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La première partie permet de voir le quotidien des deux familles, de voir la fracture sociale, ceux qui ont tout et réussi toujours tout et ceux qui n’ont rien et échoue partout. La misère attire la misère.  La famille Kim abuse de la confiance des Park qui comme tous les nantis, ne pensent pas qu’il puisse leur arriver quoique ce soit de mal. Tout leur est acquis, ils vivent dans leur bulle loin des problèmes du monde, un peu méprisant mais pas méchants. Ils en sont devenus faibles. Les maitres sont en fait au service des serviteurs qui sont maitres des lieux.

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La seconde partie du film m’a surpris. On change de ton et de style. Certaines scènes sont assez flippantes, on est pris par le suspense, on se demande à tout instant ce qui va se passer pour les deux familles.

J’ai beaucoup aimé le film. La réalisation se fait énormément dans la maison des Park, toute vitrée, lumineuse, ingénieuse, rien ne dépasse, rien n’est posé de travers. De l’humour, de l’horreur, du social, deux familles que tout opposent, des acteurs excellents à commencer par Song Kang Ho que j’ai vu dans beaucoup de film et que j’aime beaucoup.