Imitation game

Imitation Game : Affiche

de Morten Tyldun

Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Mark Strong, Matthew Goode, Charles Dance

3.5/5

Au début de la seconde guerre mondiale, le mathématicien Alan Turing est engagé par les services secrets et l’armée britannique à Bletchley park, afin d’intégrer l’équipe chargé de craquer les codes des messages de la machine allemande Enigma. Alan Turing a du mal à travailler en équipe et au lieu de passer des heures à essayer de craquer manuellement un code pratiquement incraquable, il décide de fabriquer une machine capable d’exécuter le travail de plusieurs milliers d’hommes. Il se débarrasse de certains membres du groupe pour en embaucher d’autres, plus doués en décryptage.

Imitation Game : Photo Benedict Cumberbatch

Après le film sur la vie de Stephan Hawking (ou plutôt sur celle de sa femme), les anglais nous sortent un autre biopic, celui du mathématicien Alan Turing qui a révolutionner la conception d’intelligence artificielle, précurseur des ordinateurs. Le film se concentre surtout sur la période de la seconde guerre mondiale, son implication à Bletchley park (que j’ai connu grâce à la série britannique the bletchley circle), son travail sur les codes cryptés allemand, son acharnement à vouloir tenter de craquer les codes de la machine Enigma, utilisé par les allemands dans toutes leurs opérations militaires.

Imitation Game : Photo Benedict Cumberbatch

Imitation game nous parle surtout de Turing, sa difficulté à s’intégrer à un groupe, sa façon de se faire détester par son manque de sociabilité. On se concentre aussi beaucoup sur sa relation amicale avec Joan Clarke, qu’il engage pour faire partie de Bletchley park, pour ses talents de mathématicienne.

Imitation Game : Photo Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Mark Strong

Comme il s’agit d’un biopic, on nous sert des flashbacks remontant à un épisode marquant de l’enfance de Turing, et à sa fin en 1954. Turing se suicidera suite à sa condamnation pour son homosexualité et sa prise de traitement hormonale dans le cadre de sa castration chimique.

Imitation Game : Photo Benedict Cumberbatch, Charles Dance

Le film est bien mené, bien équilibré, on ne s’ennuie pas, Benedict Cumberbatch interprète à la perfection cet être intelligent né trop tôt, qui aura été d’un secours inestimable pour combattre les nazis et qui malgré tout cs services rendus à la nation, sera trahit par elle quelques années plus tard.

Imitation Game : Photo Allen Leech, Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Beard, Matthew Goode

Keira Knightley, qui est une actrice que je ne supporte pas beaucoup (voir pas du tout), nous sort une performance sobre, contrairement à son habitude. Le reste du casting est pas mal aussi notamment Mark Strong en énigmatique agent du MI6.

Un film qui ne verse pas dans le misérabilisme, ni dans le pathos, et qui a l’avantage de nous éclairer sur une personnalité intéressante et importante des années 40 et 50, le tout brillamment interprété.

Sherlock – Did you miss me?

Sherlock – saison 3

The empty hearse

The sign of three

His last vow

Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Lars Mikkelsen, Marc Gatiss

ça y est, enfin la saison 3 de Sherlock a commencé… et s’est terminée! Deux ans d’attente, deux petites semaines, trois épisodes, et bye bye Sherlock et Watson, ce fut rapide!

Photo Benedict Cumberbatch

Trois épisodes que j’attendais avec impatience au vue de la fin de la saison 2, avec SPOILER: la mort de Sherlock et l’attente de sa résurrection.

Le premier épisode fut donc intense, avec les retrouvailles entre les deux hommes, pleine d’humour surtout. L’intrigue de ce premier épisode est d’abord concentrée sur les règlements de compte entre Sherlock et Watson. Les différentes théories sur comment Sherlock a fait pour simuler sa mort sont passées en revue.

L’intérêt de ce premier épisode c’est donc les tête à tête entre les deux hommes, Sherlock qui se justifie, Watson qui essaye de digérer la nouvelle, et c’est aussi là qu’on peut voir que Cumberbatch et Freeman sont deux très bons acteurs. L’intrigue se concentre sur une attaque terroriste visant à détruire le parlement par des bombes placées dans les anciens conduits de métro, gros clins d’œil à Guy Fawkes, et au film V for Vendetta.

Photo Una Stubbs

Si le premier épisode est prenant et bien mené, le second m’a un peu déçu, et c’est le cas pour toutes les saisons de Sherlock, j’ai toujours un peu moins d’intérêt pour les seconds épisodes de la série! L’intérêt de cet épisode, c’est son coté humain avec le mariage de Watson et Mary et Sherlock qui doit jouer les témoins d’honneur, devant être présent et faire des discours. L’intrigue en elle même est mineure voir inintéressante, et même un peu farfelue.

Photo Benedict Cumberbatch, Martin Freeman

Quant au 3e épisode, c’est le meilleur bien sur, comme les saisons précédentes, avec un ennemi pas comme les autres. J’ai été surprise par certaines révélations concernant certains personnages. L’épisode est rythmée, prenant, on ne voit pas le temps passé, et l’intrigue est intéressante, même si la manière de conclure est rapide et loin des méthodes habituelles de Holmes pour arrêter un ennemi.

Photo Benedict Cumberbatch, Lars Mikkelsen, Martin Freeman

Cette saison fut donc plus tournée vers le coté humain des personnages et sur leurs vies personnelles, avec un Sherlock plus humains (mais il ne devient pas pour autant sentimental), un ennemi intéressant pour le dernier épisode, qui vient heureusement remonté le niveau coté intrigue policière qui n’était pas du tout le centre des épisodes. Gros coup de cœur pour l’humour très présent, notamment les rencontres avec les parents de Sherlock, scènes vraiment très drôles (dans le salon de Holmes, et dans la maison familiale pour noël), la découverte du passé de madame Hudson et surtout les têtes à tête entre Sherlock et son frère Mycroft (les voir jouer au docteur maboul!), extrêmement drôle, mes moments préférés! La fin du dernier épisode permet l’introduction de l’intrigue de la prochaine saison, j’ai adoré les dernières minutes, ce coté dramatique et triste, complètement effacé et annihilé par un dernier rebondissement qui nous replonge dans l’humour si particulier de cette série. Va falloir prendre son mal en patience!

Star Trek Into darkness

Star Trek Into Darkness : Affiche

de JJ Abrams

Chris Pine, Zachary Quinto, Cumberbatch, Zoé Saldana

4/5

En mission d’observation sur une planète à la civilisation primitive, Spock décide d’utiliser son nouveau gadget afin de refroidir un volcan qui risque de détruire ce monde. Les choses tournent mal et pour sauver la vie de Spock, Kirk n’a pas d’autre choix que d’enfreindre l’une des lois les plus importante de Starfleet, et se montre avec son vaisseau au yeux de la civilisation primitive. Pour punition, Spock est transféré sur un autre vaisseau et Kirk se voit retirer le commandement de l’entreprise. Tout change lorsqu’un mercenaire mystérieux fait exploser un centre à Londres et menace la sécurité de la Terre. L’amiral Marcus décide alors de reformer l’équipe de Kirk et de l’envoyer retrouver le mercenaire qui se cache en territoire Klingons, et de le tuer sans sommation.

Star Trek Into Darkness : Photo Chris Pine

J’adore l’univers de Star Trek. Je ne suis pourtant pas une grande fan de la série, que je voyais régulièrement quand j’étais petite. J’aime bien les films avec Leonard Nimoy et William Shatner, mais surtout j’aime l’idée de Star Trek, ce futur lointain, dans lequel les humains vivent dans une société unifiée, soudée qui part explorer la frontière ultime, l’espace.

Star Trek Into Darkness : Photo Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Saldana

J’avais beaucoup aimé le premier volet de JJ Abrams j’ai encore plus apprécié de deuxième volet. On retrouve les prises de becs légendaire entre Spock et Kirk, on retrouve le conflit intérieur de Spock entre son coté logique de vulcain et son coté plus émotionnel humain.

Star Trek Into Darkness : Photo Benedict Cumberbatch

J’aime toujours autant les scènes d’humour, la relation entre Spock et Uhura, les colères de Scotty, les flipperies de MacCoy, l’insolence de Kirk, sa discussion avec Pike. Tout est encore une fois très réussi et bien dosée.

Star Trek Into Darkness : Photo Bruce Greenwood, Chris Pine

Le méchant de l’histoire est pour beaucoup dans la réussite du film, Benedict Cumberbatch est excellent dans ce mercenaire dont l’identité nous ait révélé dans la deuxième moitié du film et nous renvoit au deuxième volet des films ciné de Star trek. Cumberbatch nous montre encore une fois qu’il est un excellent acteur, il vole la vedette du film.

Star Trek Into Darkness : Photo Chris Pine, Zachary Quinto

Quant aux scènes d’action elles sont pour certaines époustouflante, c’est visuellement impressionnant, notamment la scène dans laquelle Kirk et Scotty court dans les coursives de l’Enterprise, alors que la gravité du vaisseau lâche par intermittence. Les clins d’œil à la série et aux films d’origines, aussi bien dans le scénario que dans la mise en scène parfois, sont sympas à voir aussi!

En bref, contente d’avoir retrouvé l’équipage de l’Enterprise une nouvelle fois, un scénario bien mené, servis par de bons acteurs, un méchant généralissime, des scènes d’actions impressionnantes, de l’humour, le tout pour nous servir un divertissement très réussie!