Dernière séance: Les enfants de la mer

Les Enfants de la mer : Affiche

de Ayumu Watanabe

2.5/5

Ruka, lycéenne, débute enfin ses vacances d’été. Elle est contente de pouvoir aller tous les jours à son club de hand. Après avoir été victime d’un croche pied d’une camarade qui ne supportait pas la voir constamment gagner, Ruka se laisse submerger par la colère et lui donne un coup de coude dans le nez. Ne voulant pas s’excuser elle est renvoyée. Ruka a du mal à supporter sa maison, notamment à cause de sa mère, séparée de son père, qui passe son temps en arrêt maladie à boire et à dormir. Ruka décide alors d’aller rendre une visite à son père, océanographe qui travaille pour le grand aquarium. C’est ici que Ruka a vécu son plus beau souvenir d’enfance. Alors qu’elle cherche son père, Ruka tombe sur Umi, un jeune garçon de son âge qui semble avoir des capacités surhumaines dans l’eau. Elle découvre que lui et un autre garçon Sora, ont été élevé par des dugongs dans l’océan. Ils ont donc développés des capacités d’apnées et de nage presque surnaturelle, et leur peau ne supporte pas de rester trop longtemps sans être dans l’eau. Ruka sympathise avec eux. Umi lui explique que très bientôt un évènement important va se dérouler dans l’océan, une naissance qui nécessite la présence de certains êtres.

Les Enfants de la mer : Photo

J’étais très motivée pour aller voir ce nouveau animé japonais, et franchement j’ai été assez déçu! La première partie m’a plutôt emballée, on fait la connaissance de Ruka, une ado un peu rebelle, peu sociale, qui ne sait pas se faire des amis. Elle trouve la réaction de ses camarades et du coach injuste après son renvoi. On découvre sa frustration, sa colère, ses émotions probablement exacerbées par la séparation de ses parents et la “démission” de sa mère, apparemment en légère dépression, passant son temps à boire et cuver la journée. Ruka est donc une ado très seule et isolée et sa rencontre avec Umi et Sora va changer la donne. Ruka va apprendre à se connaitre et à se faire plus confiance.

Les Enfants de la mer : Photo

C’est la deuxième moitié du film qui m’a perdu. On découvre que les deux enfants de la mer, Umi et Sora sentent qu’un évènement important va bientôt arrivé et que cela va surement entrainé de grandes conséquences les concernant. On comprend que Ruka a peut être des dons communs avec Umi et Sora, qu’elle apprend à développer. Mais quel est cet évènement? cette naissance dont les personnages parlent? on comprend bien que le sujet c’est la protection des océans et des êtres qui y vivent mais on comprend rien à l’histoire! Toute la longue partie durant laquelle Ruka est sous l’eau, avalée par une baleine, recrachée, se disputant une météorite avec Umi, c’est sans queue ni tête! c’est bien simple j’ai l’impression de voir en image le délire psychédélique de quelqu’un qui serait sous LSD…

Les Enfants de la mer : Photo

Pas vraiment de conclusion à la fin du film sur ce qui s’est passé ou pas passé, Ruka reprend sa vie avec plus de confiance, plus d’assurance, prête à s’excuser, pardonner et reprendre peut être une vie sociale et ne s’inquiétant en rien de la disparition de ses deux nouveaux amis. Bref, malgré de belles images, notamment concernant la mer et le ciel étoilé, j’ai pas compris grand chose, je me suis ennuyée, j’ai décroché et attendu impatiemment la fin de la séance.

Le garçon et la bête de Mamoru Hosoda

Le garçon et la bête : Affiche

4,5/5

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Ren, 9 ans, vient de perdre sa mère. Très en colère par cette perte brutale, Ren refuse de suivre la famille de sa mère, qui veut le recueillir. Il prend la fuite et erre dans les rues de Tokyo jusqu’à ce qu’il rencontre au détour d’une rue la bête Kumatetsu qui vit dans le monde des bêtes, Jutengai. Enthousiasmé par la colère et l’insolence de Ren, Kumatetsu lui propose de devenir son disciple. Dans le monde de Jutengai, le seigneur est sur le point de se réincarner et de laisser sa place à un futur seigneur. Kumatetsu ambitionne de devenir ce futur seigneur et devra alors faire face à son adversaire le plus sérieux, Iouzan…

Le garçon et la bête : Affiche

Décidément Mamoru Hosoda est devenu la nouvelle référence dans l’univers de l’animation japonaise. Je n’ai eu que des coups de cœur pour ses films d’animation, après La traversée du temps, Summer wars, et plus récemment le magnifique Les enfants loups.

Le garçon et la bête : Affiche

Avec ce film, Le garçon et la bête, c’est encore une fois un coup de cœur. Déjà, ça fait plaisir de voir des dessins, des vrais, pas d’images de synthèse mais du dessin à l’ancienne. Et comme souvent avec Hosoda, c’est beaucoup d’émotion. J’ai adoré suivre ce pauvre Ren, orphelin à 9 ans, qui erre dans les rues de Shibuya à Tokyo, qui se fond dans la foule qui traverse sans cesse le célèbre carrefour, et qui passe son temps à éviter les policiers qui traquent les jeunes fugueurs.

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La première moitié du film se passe dans le monde des bêtes, Jutengai, et on suit Ren, rebaptiser Kyuta, qui s’applique à devenir le disciple de Kumatetsu, borné, brutal, ronchon, feignant. Ces moments là sont vraiment ceux que j’ai préféré, la relation père fils entre Kyuta et Kumatetsu, leurs caractères similaires de tête de mule et de râleurs, il y a beaucoup d’humour dans ces scènes, et aussi beaucoup de tendresse inavouée entre ses deux personnages.

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Le film traite donc de l’enfance perdue, des relations filiales. Ren/Kyuta a perdu son enfance et innocence quand il perd sa mère, et retrouve une figure paternel à imiter en la personne de Kumatetsu, la bête qui ambitionne d’être le nouveau seigneur.

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Le garçon et la bête nous parle aussi de la quête d’identité et du long chemin vers l’âge adulte. Ren/Kyuta ne peut avancer sans retourner dans son passé et son monde, pour découvrir d’où il vient afin de mieux se connaitre et poursuivre son chemin. Comme dans ces précédents films, Hosoda nous transporte dans une histoire prenante, nous présente des personnages attachants, et distille des étincelles magiques à chaque image. Encore une fois, Mamoru Hosoda m’a emporté dans son univers, encore une fois un coup de cœur!

Le conte de la princesse Kaguya

Le Conte de la princesse Kaguya : Affiche

de Isao Takahata

4/5

Il y a fort longtemps, un vieux coupeur de bambous trouve dans dans sa récolte une minuscule princesse. Pour lui, c’est un cadeau du ciel et il la ramène chez lui. Sa femme décide de s’en occuper, mais la minuscule princesse se transforme en bébé qui grandit anormalement vite. Le vieux coupeur de bambous et sa femme sont très heureux de l’arrivée de cette fillette. Lorsqu’il découvre des pépites d’or dans un autre bambou, puis des étoffes raffinées, il comprend qu’il doit faire de la fillette une véritable princesse.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Les studio Ghibli c’est surtout Miyazaki, et Takahata. Là où MIyazaki reste dans l’imaginaire, et le fantastique, Takahata lui très réaliste dans sa façon de dépeindre la société japonaise.

De Takahata, les gens retiennent surtout le très triste Le tombeau des lucioles, mais j’avais aussi adoré Mes voisins les Yamada, Pompoko et surtout le très beau Omoide Poroporo (souvenirs goutte à goutte).

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le conte de la princesse Kaguya s’inspire d’un conte populaire japonais du Xe siècle. Le film nous montre d’abord l’enfance de Kaguya, ses amitiés, sa vie simple qui consiste à se promener dans la nature, chasser, cueillir, et rentrer chez ses parents aimants. Tout change quand Kaguya devient plus grande, et son père qui décide de partir pour la capitale du pays, afin de l’installer dans une grande demeure acheté grace aux pépites d’or. Son père décide d’en faire une véritable princesse, pour qu’elle épouse un noble qui lui soit digne. La beauté de Kaguya se répand dans toute la ville et cinq des plus grands nobles décident de l’épouser. Mais Kaguya refuse et pour se débarrasser de ces prétendants, elle les envoit chercher des objets mythiques impossible à trouver.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai beaucoup aimé Le conte de la princesse Kaguya mais 2H17 c’est un peu long pour un film d’animation, et d’ailleurs le film souffre parfois de quelques longueurs. le premier quart du film est excellent, dès le générique, je sens que je vais aimé, et j’adore cette première partie, la découverte du bébé par le coupeur de bambou, la petite enfance de Kaguya, sa découverte du monde, je suis complètement emportée par la petite fille et sa vie simple, par les dessins sublimes, ce trait de crayon, ses couleurs pastels, cette façon juste parfaite qu’il a de dessiner la nature, les arbres, les fleurs, les fruits, les animaux, ou encore les expressions des visages des parents, tellement heureux par la présence de la petite Kaguya.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé la partie se déroulant dans le palais de la capitale, le coté rebelle de Kaguya, son naturel, sa joie, ses leçons pour en faire une princesse éduquée, ses prétendants et les obstacles qu’ils doivent surmontés si il veulent épouser la belle Kaguya. Cette partie est tout autant enchanteur, les dessins sont toujours sublimes, on a vraiment l’impression de voir des estampes japonaises prendre vie. Kaguya est confrontée à l’adolescence, sa mélancolie, ses difficultés, finit l’insouciance de l’enfance.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Finalement, le seul bémol, c’est la dernière partie, où l’on découvre l’origine de Kaguya, sa vraie identité. C’est une princesse de la lune, et qui doit bientôt retourné chez elle, les siens descendront sur terre pour la chercher. J’ai eu du mal avec cette conclusion, j’ai eu l’impression d’être sortie de la poésie pure, pour tomber dans un épisode de sailor moon. J’aurais aimé une fin plus subtile, plus fine, quant à la manière de nous faire découvrir l’identité de Kaguya et son destin de devoir retourner chez elle. C’est vraiment la fausse note du dessin animé. Mais rien que pour pouvoir apprécier les magnifiques dessins, ces estampes vivantes, et s’amuser avec Kaguya dans la première partie du film, s’amuser dans la nature, découvrir le printemps et l’été à ses coté, ça vaut le coup.

Le vent se lève – Le dernier film du Maitre

Le Vent se lève : Affiche

de Hayao Miyazaki

4.5/5

Dans les années 20, Jiro rêve d’avion volant dans le ciel, porté par le vent. Myope, il ne pense pas à devenir pilote mais ingénieur. Après de brillantes études, son rêve de créer des avions persiste et devient ingénieur. Son but est de créer un chasseur parfait, sans savoir que sa création deviendra un instrument de guerre.

Le Vent se lève : Photo

Voilà, terminé, Miyazaki a officiellement annoncé qu’il s’arrêtait là, finit les long métrages qui nous ont tellement enchantés, nous emportant dans un tout autre monde, plein de poésie, de magie et de vie.

Le Vent se lève : Photo

J’aurais passé des moments magiques en compagnie de Chihiro, Kiki, Totoro, Mononokee, Porco Rosso, Edgar, Sheeta, Pazu, Sosuke, Ponyo…Pour son dernier film, Miyazaki nous parle d’un personnage qui a réellement existé, un ingénieur passionné d’aviation qui rêve de construire l’avion idéale, dans un pays où la technologie est en retard sur l’Europe ou les Amériques. L’histoire est donc bien plus réaliste que ces autres films. Pas de magie, rien qui ne sorte de l’ordinaire, le seul coté lyrique du film se situe dans les rêves que fait Jiro, et dans lesquels il rencontre Caproni, un ingénieur italien que Jiro adule depuis l’enfance.

Le Vent se lève : Photo

Le vent se lève est donc le film le plus adulte, le plus sérieux, et le moins accessible aux enfants que Miyazaki ait fait. Car si l’enfance et les débuts en tant qu’ingénieur sont encore parlants pour les plus petits, la suite l’est moins, entre problèmes d’adultes, et problèmes d’ingénieurs avec des discussions techniques qui peuvent paraitre obscurs pour les plus jeunes (et pour les plus âgés aussi!). Jiro est un ingénieur hermétique au contexte et aux réalités politiques de son époque, uniquement enfermé dans ses rêves et fantasmes de création d’avion.

Le Vent se lève : Photo

Le film nous parle de constructions d’avion, qui seront forcément utilisés lors de la seconde guerre mondiale, mais les horreurs de la guerre ne sont montrées que de manière subtiles, vers la fin du film, dans les rêves que fait encore Jiro en compagnie de son idole Caproni, et dans lesquels il voit toutes ses créations détruites par les hommes. Car le vent se lève nous parle surtout de création, d’invention, de dépassement de soi, de passion dévorante.

Le Vent se lève : Photo

Ce fut parfois surprenant, le film est beaucoup plus réaliste, plus humain, et les défauts de la nature humaine sont mis en avant. Jiro est un homme passionné par son travail et ses créations, voulant toujours améliorer ses performances, mais il est aussi un être capable d’égoïsme, notamment concernant sa relation avec sa femme, qu’il préfère garder à ses cotés malgré sa maladie, pour ne pas être distrait dans son travail par son absence et bénéficier de son soutien sans borne. Ainsi, au lieu de se sacrifier et de l’a renvoyer se faire soigner au loin, il l’a garde auprès de lui allant jusqu’à fumer à coté de ses poumons malades.

J’ai trouvé que ce film était une parfaite façon de clôturer sa filmographie, par un film plus sérieux, plus personnel aussi, lui qui a toujours été intéressé par les objets volants en tout genre, que l’on peut voir dans presque tous ces films. Les dessins sont d’une extrême précision, visuellement c’est juste magnifique, toujours ce souci du détails dans la flore, les arbres, le ciel, et bien sur les détails techniques des avions, un véritable travail de force, et le rendu est sublime. Sans parler du vent et de sa constante présence parfaitement rendu à l’image, ou encore d’une scène de tremblement de terre vraiment impressionnante à faire peur.

Le Vent se lève : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment Honjo son collègue de travail, Castorp un allemand de passage, et surtout Kayo, la petite sœur de Jiro, toujours énervée, mais tellement attachée à son frère et qui deviendra médecin. Et surtout Kurokawa, son chef si sévère mais au cœur tendre, j’ai adoré le mariage improvisé de Jiro et Naoko devant Kurokawa et sa femme, drôle et touchant!

Le Vent se lève : Photo

En bref, un film magnifique, sur un sujet bien différent de ces autres films et qui peut très bien se résumé par la phrase que les personnages répète “le vent se lève, il faut tenter de vivre” (Paul Valéry). Malgré quelques longueurs, et quelques scènes obscurs, je me suis sentie emportée par Jiro, son destin, ses rencontres, les personnes qui l’entourent, le tout renforcé par la toujours aussi belle musique de Joe Hisaichi. C’est le dernier film de Miyazaki, j’y suis donc allée avec une certaine émotion, mais ce n’est pas mon préféré qui reste et restera Le voyage de Chihiro.

Aya de yopougo

Aya de Yopougon : Affiche

de Marguerite Abouet, Clément Oubrerie

4/5

dans les années 70, dans le quartier de yopougo, près d’Abidjan, Aya est une ado un peu différente de ces amies. Les soirées dans les “maquis” à draguer tout ce qui bouge, ça ne l’intéresse pas. Aya prend ces études au sérieux, et rêve de devenir un jour médecin. Pas facile quand son rêve n’est soutenu par personne! son père, cadre chez le plus gros producteur de bière locale, aimerait qu’elle épouse Moussa, le fils crétin et feignant du patron, quant à ses meilleures amies, Adjou et Bintou, elles rêvent de se trouver un mari suffisamment riche, et d’ouvrir leur propre salon de coiffure ou de couture. Mais les choses prennent une tournure plus dramatique quand Adjou se découvre enceinte…

Aya de Yopougon : Photo

J’avais beaucoup aimé la BD même si je n’ai pas lu tous les tomes et quel bonheur de se replonger dans l’ambiance africaine de la BD!

On retrouve tout ce qui fait le charme de la BD, la chaleur des couleurs, les personnages tous si attachants malgré leurs gros défauts, le père de Aya qui cache sa double vie, sa mère forte et efficace, Adjoua et Bintou qui n’ont aucune limite ni scrupule quand il s’agit d’assurer leur avenir, en trouvant des bons partis, les mots d’argot locaux, l’humour…

Aya de Yopougon : photo

Aya aurait pu énervée par son coté sérieux et toujours raisonnable, mais elle n’est pas sans défauts, ni faiblesses, ce qui l’a rend très attachante. Je me suis sentie tout de suite emportée par l’ambiance, les personnages et les problèmes des uns et des autres, les années 70.

L’Afrique des années 70 est passée à la loupe, les mœurs, le coté sociale, la manière dont les jeunes se rencontrent, les secrets de famille, la filiation, les mariages, toujours avec humour, sans condescendance.

En bref, si vous avez aimé la BD vous aimerez l’adaptation ciné, l’animation est réussie, les dialogues sont très drôles, et ça m’a donné envie de me remettre aux tomes que je n’ai pas encore lu!

Le roi et l’oiseau

Le Roi et l'oiseau : Affiche

de Paul Grimault

3,5/5

Le roi Charles de Takicardie règne sans concession sur son royaume dans son palais gigantesque. Ego démesuré, le roi est un solitaire, ne fait confiance à personne et passe son temps à se débarrasser de serviteurs qui ne lui conviennent pas. Une nuit, le portrait du roi prend vie, tout comme le portrait d’un jeune ramoneur et d’une jolie bergère. Entre les deux jeunes gens c’est déjà l’amour mais le portrait du roi est jaloux et voudrait la jolie bergère comme épouse. Il prend la place du vrai roi et envoie toute les forces de police pour récupérer la bergère. Heureusement l’oiseau, ennemi du roi, vient en aide aux jeunes amoureux.

Le Roi et l’oiseau : Photo Paul Grimault

J’avais très souvent entendu parler de ce dessin animé, adapté du conte la bergère et le ramoneur de Anderson. J’ai donc profité de sa ressortie. Ba, oui c’est beau, les dessins sont jolies et n’ont pas trop vieillis, pour un dessin animé qui date tout de même de 1979. Les dialogues sont bien écrits, les décors du palais originaux et recherchés.

Le Roi et l’oiseau : Photo Paul Grimault

C’est poétique et réussie, mais tout de même pour être franche, j’ai trouvé le dessin animé longuet, parfois ennuyeux, et même soporifique sur la fin et la course poursuite dans le château qui n’en finit pas, je me suis même endormie quelques minutes c’est dire!

Le Roi et l'oiseau : Photo Paul Grimault

En bref, un bel objet visuel, des dessins beaux et poétique, une histoire simple, mais quelque peu ennuyeuse. Mais pour tout les fans de l’animation, c’est tout de même un film à voir au moins une fois, pour la qualité de son animation qui a su traverser les décennies sans dommage et on devine aussi qu’il a du servir d’inspirations pour beaucoup d’autre maitres de l’animation.