Les étoiles de Noss Head

Tome 1 et 2

de Sophie Jomain

3.5/5

Hannah vient d’en terminer avec les études secondaires et le bac. Pour les vacances d’été, elle part avec ses parents pour Wick sur la cote nord de l’écosse, afin de tenir compagnie à sa grand-mère qui devient de plus en plus dépendante . Hannah aurait préféré passer ses vacances et surtout son 18e anniversaire avec ses copines, mais la famille passe avant. A Wick, Hannah retrouve ses habitudes de vacancière, quelques amis, la nature, jusqu’à sa rencontre avec le mystérieux Leith qui va lui faire découvrir malgré lui tout un monde fantastique et dangereux auquel Hannah ne doutait pas de son existence.

Ça fait pas mal d’année maintenant que j’en entends parler de ce livre, de cette série de roman YA fantastique, avec bien sur comme il se le doit dans ce genre, une romance difficile et pleine d’embuche. J’ai lu des avis dithyrambiques et aussi des avis plus mitigés. Finalement ce qui m’a décidé c’est l’avis d’Élodie qui a eu un vrai coup de cœur pour l’histoire, et aussi le fait que les bouquins soient disponibles en kindle pour pas cher.

Je n’ai pas eu le coup de cœur de mon coté, mais ce n’est pas un rejet total non plus ! j’ai avancé doucement avec Hannah, son arrivée en Écosse, sa famille, son quotidien, les descriptions de l’écosse qui est une région que j’adore tout particulièrement, sa rencontre avec Leith, la découverte de sa vraie nature. Car évidemment ici rien de bien originale, Hannah tombe sous le charme de Leith, grand, fort, très très beau, gentil, et qui semble avoir un petit faible pour la jolie Hannah, puis la découverte que Leith est en fait un loup garou, mouais que du classique en somme.

Le début ne m’emballe pas plus que ça, l’écriture est fluide et simple, les pages tournent toutes seules, mais les dialogues entre les jeunes adultes, entre Hannah et les amis qu’elle croise, sont souvent pauvres, un peu désuets, un peu ringards parfois, j’ai souri plusieurs fois lors de ma lecture à cause de certains mots ou expressions utilisées. Mais on finit par s’y faire et on se laisse prendre par l’intrigue.

Les personnages sont tous assez attachants, que ce soit la nouvelle copine d’Hannah, Gwen, passionnée par le fantastique et qui tient une librairie ésotérique, la grand-mère d’Hannah, Elaine, qui est quasi aveugle mais qui est celle qui est la plus clairvoyante et la plus perspicace de la famille. Ou encore l’oncle et la tante de Leith, qui nous permettent nous lecteurs, de visiter les iles Orcades.

Et puis la romance entre Leith et Hannah est tout de même jolie et romantique à souhait. Certes, leur histoire est un peu trop déjà vu, entre une jeune femme fragile, toujours à se mettre en danger et Leith, trop beau pour être vrai, qui s’avère être un loup garou, toujours prêt à jouer les chevaliers servants ou les héros avec sa belle ; la naïveté de Hannah, sa fragilité, sa crédulité, sont souvent énervants, mais au finale, quand on se rappelle qu’elle n’a que 18 ans, on se dit qu’elle a une bonne excuse, et qu’on ne peut pas lui en vouloir !

Dans le tome 2 que j’ai lu juste après, les choses deviennent plus intéressantes, Hannah rentre à l’université de St Andrews pour des études d’histoires des arts, sa relation avec Leith s’intensifie, elle rencontre d’autre personnes, comme Tarja, sa colocataire d’origine finlandaise, et surtout elle découvre l’existence des anges noirs, une sorte de vampire supérieur, qui sont les ennemis mortels des loups garous.

Là aussi l’auteur a su renouveler le mythe, créant tout un historique. Les garous et les anges morts se détestent mais st Andrews est une sorte de terrain neutre où personne n’a le droit de s’en prendre à l’autre camp. J’ai beaucoup aimé le personnage de Darius, ses discussions avec Hannah, le fait qu’il n’y ait pas de méchant ou de gentils, que tout soit un peu plus compliqué que ça et donc un peu plus réaliste. Hannah rencontrera aussi Georgia l’ex de Leith, elle aussi Loup garou et d’autre de la meute de Leith, comme Julia, ou encore le chef de la meute, Jaimie.

Dans ce tome les choses s’accélèrent, les drames s’enchainent dans la seconde moitié du roman, et là aussi on peut encore reprocher la grande naïveté de l’héroïne, mais la encore on se souvient qu’elle n’a que 18 ans !

En bref, il faut jouer le jeu ; le roman met en scène une jeune adulte de 18 ans, qui n’a pas énormément d’expérience, on ne peut pas lui demander d’être forte, maline et sur ses gardes. C’est un roman YA, il faut donc se mettre un peu dans la peau d’une jeune fille de cet âge pour apprécier l’histoire et surtout le personnage d’Hannah ! Une fois dépassé ça, on peut apprécier cette lecture bonbon, douce et tendre, avec une mythologie qui reste quand même bien travaillée, un folklore autour de l’écosse bien documenté, et une intrigue qui tient en haleine. Du coup, j’enchaine sur le 3e tome, malgré les défauts ont à tout de même grandement envie de voir comment tout ce monde va évoluer et finir.

Le passeur de Lois Lowry

de Lois Lowry

4/5

Jonas, 12 ans, vit dans un monde réglé comme une horloge. Cette société futuriste ne laisse place à aucune imagination, ne laisse aucun choix à ces habitants. Ainsi les habitants de ce microsome sont constamment surveillé, des règles de politesse et de savoir vivre très strict sont respecté à la lettre. des médicaments permettent de refréner tout sentiments et émotions. Tout ce qui peut entrainer la destruction ou l’évolution trop brutale de leur société est banni, le libre arbitre, les choix, la liberté, et surtout les émotions. Jonas vient d’avoir 12 ans et lors d’une cérémonie il se voit attribuer son futur métier et rôle dans la société, il sera le nouveau dépositaire de la mémoire passée. Il sera celui qui apprendra le passé et l’histoire douloureuse de l’humanité afin de mieux conseiller les dirigeants qui eux reste dans l’ignorance du passé. Mais si devenir le nouveau dépositaire est un honneur, c’est aussi un statut qui plonge le dépositaire dans une profonde solitude.

A l’occasion de la sortie du film adapté du roman, je participe à une lecture commune organisée par Adalana, l’occasion pour moi de lire ce roman qui prend la poussière depuis plusieurs années dans ma bibliothèque.

Le livre est assez court, et on met du temps avant d’apprendre la vraie nature de la société dans laquelle vit Jonas et ce que cache le dépositaire aux autres citoyens. Le roman est court, et c’est assez impressionnant de voir comment l’auteur à réussi à nous présenter toute une société, tout ces défauts, tout ces personnages en peu de pages et peu de fioriture, malgré le nombre de pages limité, on apprend suffisamment de chose pour comprendre le monde inventé par l’auteur et s’attacher à certains personnages.

Dans le petit monde de Jonas, les citoyens doivent respectés des règles qui peuvent paraitre absurdes mais qui permettent de gérer les émotions et qui permettent de maintenir un ordre impeccable. Le matin, les enfants et les parents doivent se raconter leurs rêves, le soir, ils doivent se raconter leurs journées, et les choses qui ont pu les contrarier. A chaque âge correspond une cérémonie, à 8 ans, on doit abandonner son objet de bien être (doudou), à 12 ans, on nous attribue un métier, et on commence l’apprentissage de ce dernier, pour être utile à la société. A l’âge adulte, on peut demander un conjoint, qu’on ne choisit pas, et ensuite demander un enfant, qu’on ne procrée pas, une mère porteuse s’en charge. A la puberté et jusqu’à la vieillesse, on prend des médicaments qui annihile les émotions et les sentiments. Les personnes jugées inaptes (les personnes âgées et certains nourrissons) sont “élargis”.

Si la société de Jonas ne comporte ni violence, ni injustice, ni délinquance, ni crime, ni manque, ni pauvreté, elle est aussi froide, stérile, aseptisée, bridée. Ces citoyens ne décident de rien, et ne se révoltent contre rien, ils ne ressentent pas d’amour, pas même pour leur enfants, qu’ils élèvent à la perfection ceci dit.

Le roman se lit vite, mais comme dans le monde de Jonas, l’histoire, et les personnages sont un peu froids. Jonas en tant que dépositaire, arrête de prendre ses médicaments, et commence à ressentir toutes sortes d’émotions, révolte, colère, solitude, mélancolie, déprime, amour pour le nourrisson que ses parents gardent pour quelques semaines. Il comprend ce que veut dire le terme élargir. L’auteur nous présente une société parfaite, sans tâche, mais pour que l’humanité arrive à ce résultat, il faut déposer sa liberté et son libre arbitre, éliminer toute individualité et se défaire de son humanité. Lois Lowry nous montre le prix a payer et nous montre que ce prix est bien trop cher. Il se dégage une certaine froideur du récit, à l’exception de la relation entre Jonas et le passeur, seule relation qui implique des émotions humaines pures.

Si ce n’est pas un coup de cœur, Le passeur est vraiment une lecture intéressante et qui fait réfléchir les jeunes lecteurs. La réflexion est privilégiée par rapport à l’action, contrairement aux autres romans jeunesse du même genre qui se sont plus que clairement inspiré du passeur. On pense un peu à Hunger games, mais on pense surtout à Divergente, qui reprend pas mal d’éléments du roman de Lowry. ça m’a donné envie de lire les trois autres romans qui se déroulent dans le même monde que celui de Jonas. Par contre, en regardant la bande annonce de l’adaptation cinéma, on se demande si ils n’ont pas juste pris l’idée de départ pour faire tout autre chose, la bande annonce laisse penser que le film s’est beaucoup trop éloignée du roman de départ. Le film sort aujourd’hui, j’essairais de le voir dans la semaine;

Dream box

de NM Zimmermann

4/5

Aux Etats unis en 1979, Jeffrey est un petit garçon tout à fait commun. Sauf que depuis quelques temps, il voit les ombres, des formes fantasmagoriques que lui seul semble voir. Jeffrey ne les supporte plus, elles sont la peur, la colère, le doute et provoque chez lui d’horribles cauchemars la nuit. Plus le temps passe et plus les ombres ont prise dans la vie de Jeffrey. Son père, vétéran du Vietnam, n’est plus le même, de plus en plus soul, de plus en plus violent. Et sa mère en fait les frais, trop occupée à éviter les coups pour s’apercevoir de la peur de Jeffrey. Même le chien semble se transformer en animal psychopathe.

J’aime beaucoup les romans de NM Zimmermann, j’ai eu un coup de cœur pour sa première trilogie, Edencity, j’ai beaucoup aimé Apparitions, j’ai encore plus aimé Sous l’eau qui dort, et voilà que je viens de finir son dernier roman publié par L’école des loisirs.

Le roman est très sombre pour un roman jeunesse, du moins dans son premier quart. Un jeune enfant témoin des maltraitances de sa mère, des actes horribles de son père, la folie agressive de son chien adoré. C’est parfois dure, violent, jamais déprimant pour autant, mais on se demande où réside l’espoir, où réside une possibilité de rédemption.

Le roman nous présente des personnages vraiment passionnant à suivre, que ce soit le jeune Jeffrey, et l’adulte qu’il finit par devenir, Thérésa si naïve et innocente, sa famille si vieillotte, si vieux jeu, si étroite d’esprit, tout droit issu d’un siècle révolu. Ou encore Andy, ce petit garçon qui avait un avenir radieux mais que les ombres viendront ternir, un petit garçon tellement clairvoyant et intelligent, accompagné de son rat, étrangement malin.

Petit à petit le roman retrouve la lumière et l’espoir face à ces ombres qui détruisent des familles entières. L’auteur sait parfaitement nous tenir en haleine, les pages tournent toutes seules, je les ai parcourus sans temps morts. L’auteur sait installer une atmosphère bien particulière, parfois flippante, parfois sombre, parfois hypnotisante, toujours très bien écrit. Je verrais bien cette histoire être adaptée en mini série, un livre qui aurait pu se trouver en littérature adulte sans problème. J’ai beaucoup aimé!

La trilogie Shatter me de Tahereh Mafi

2.5/5

 

Dans un monde post apocalyptique, la Terre a subit de grave dommages environnementaux et sociétales et est désormais régit par le restablishment, une nouvelle forme de gouvernement. Juliette est une jeune fille de 17 ans qui vit depuis quelques mois, dans un asile isolé de tout. Seule, elle ne voit personne, ne parle à personne. Juliette a une particularité, lorsque sa peau rentre en contact avec une autre personne, celle ci subit une douleur intenable et finit par en mourir. Après avoir accidentellement touché un jeune enfant à l’âge de 14 ans, ces parents se débarrassèrent d’elle, la considérant comme un monstre. Son quotidien n’est que froideur et solitude, jusqu’au jour où un co-détenu est envoyé dans sa cellule, Adam.

Je crois que c’est l’avis enthousiaste d’Ori concernant le tome 3 et son ode à Warner qui m’a convaincu de me lancer dans cette trilogie young adult. Au vue des prix des romans grands formats en français, 17€ par tome, et ne sachant pas si j’allais aimé, je me suis lancée dans les versions kindle en vo.

Le premier tome Shatter me, m’a pas mal emporté je l’ai lu en peu de temps. C’est le personnage de Juliette qui parle à la première personne du singulier, on voit donc ses pensées, ses craintes, sa solitude. C’est intéressant de suivre cette jeune fille qui frôle la folie, elle qui n’a jamais connu ni amour parentale, ni amitié, les enfants de son école la fuyant comme la peste, et ses parents la traitant de monstre, sans parler de son enfermement dans un asile, de quoi devenir un peu cinglé, d’où une narration originale, des phrases barrées, des répétions dans ses mots, une manière originale d’exprimer ses émotions, sa rencontre avec Adam, son immersion dans la base de l’ennemi avec son chef, Warner.

De ce coté là rien à dire, c’est originale et bien écrit, mais du coup, l’auteur qui s’est concentré sur cet aspect, n’a pas assez penser la société, on ne comprend pas on ne cerne pas le monde dans lequel évolue les personnages.

Le tome 2 UNRAVEL ME fut plus dure à lire dans le sens où je me suis grandement ennuyée durant la première moitié (les 50% du roman). On est enfermé dans les pensées très ado de l’héroïne, c’est du « moi je » tout le temps je suis seule, je suis triste, je me lamente encore et toujours, au point que je n’en pouvais plus.

Dans ce tome, Juliette a rejoint Omega point, un groupe de quelques centaines de membres, qui se dit être la résistance face au restablishment. Elle a donc du mal à s’intégrer elle qui a toujours été rejetée ou isolée. Mais c’est surtout sa relation avec Adam qui est mis en avant, une relation maudite puisqu’elle découvre qu’Adam ne peut plus la toucher sans être blessée par le pouvoir de Juliette, comme les autres.

Dès lors, l’héroïne devient souvent insupportable, une vrai ado qui broie du noir, qui ne pense qu’à sa personne, elle en devient énervante. C’est lamentation sur lamentation, centré sur son drame personnel, jusqu’à ce qu’enfin, Kenji qui reste un de mes personnages préférés, et qui est le seul à apporter un peu d’humour dans le récit, lui dise le fond de sa pensée, et lui dit exactement ce que nous lecteur, on a envie de lui dire. Kenji l’a secoue un peu. On en apprend pas plus ni sur le restablishment, ni sur le rôle de la résistance si ce n’est son rôle contradictoire énoncé par l’auteur.

Heureusement, la seconde moitié est déjà bien plus palpitante, de l’action, des rebondissements, et une Juliette qui se réveille sur la fin, qui se lâche, qui maitrise de mieux en mieux son pouvoir, qui consiste également en une force surhumaine. Elle frôle la folie meurtrière ce qui est intéressant à lire.

Dans le troisième tome, il est quand même plaisant de voir l’héroïne évoluer, elle n’est plus la petite fille apeurée qui ne sait pas quoi dire quoi faire, ça fait du bien de la voir prendre le dessus. Donc le tome 3 commence bien, Juliette se réveille réellement, elle devient un leader naturel, prend des initiatives, prends des décisions, prends confiance en elle et en ses pouvoirs qu’elle maitrise enfin presque parfaitement.

J’ai apprécié la voir ainsi, ça fait un tome entier que j’attendais de la voir réagir comme ça. Du coup, sa relation avec Adam ne tient plus, elle a évolué vers sa vraie nature, courageuse, battante, un coté dominant, sa véritable personnalité ne correspond plus à l’idéale d’ Adam qui était tombé amoureux d’une jeune fille fragile, timide, peu sur d’elle, qui a besoin de protection et d’assistance. Et la réaction d’Adam face aux évènements se révèlent un peu décevant aux yeux de Juliette, les choses changent; si au début je me suis dit que c’était quand même surprenant de voir une fille qui parlait d’Adam de manière si amoureuse, si fusionnelle, changer brutalement, et sentir ses sentiments s’évanouir comme neige au soleil, j’ai finalement trouvé ça crédible car après tout, c’est la première fois que Juliette se découvre, se connait, qu’elle découvre sa personnalité, ses pulsions, sa force, son pouvoir, sa passion, et elle reste une ado de 17 ans, qui peut aimer passionnément un jour et plus du tout le lendemain, ce n’est que dans la fin du tome 2 et dans le tome 3 qu’elle découvre vraiment qui elle est et de quoi elle est capable, et bien sur ça change tout.

Le point fort réside dans les personnages principaux et leurs relations. Juliette est un personnage que j’ai apprécié voir évolué. Sa relation avec Adam est intéressante, mais au final j’ai de loin préféré les scènes entre Juliette et Warner, personnage ambigu, tout sauf manichéen, qui a un coté sombre, qui aurait pu sombrer dans le mal, un personnage comme je les aime, et c’est à son contact que Juliette se révèle et apprend à se connaitre même si elle n’aimera pas tout ce qu’elle découvrira, et ce depuis leur première rencontre. J’ai aussi énormément apprécié les interactions avec Kenji, le seul personnage à apporter de l’humour, le seul qui dit tout haut ce que le lecteur a envie de hurler à Juliette, et leur amitié est vraiment mignonne à voir même si elle évolue un peu brutalement entre le tome 2 et 3.

Par contre ce qui m’a déçu dans cette trilogie, c’est qu’en trois tomes, rien est dit, c’est presque du vent. On sent que l’auteur était très intéressé par ses personnages, leurs relations, l’évolution de leurs sentiments et de leurs personnalités. L’histoire, le contexte politique, sociale, mondiale, rien n’est développer, rien n’est dit mais d’une manière qui donne l’impression que l’auteur n’a pas voulu se casser la tête et n’a pas réfléchi à tout ça. Des militaires, des civils, un commandant suprême, des sections dans le monde…des pistes nous laissent entendre qu’il y a eu un bouleversement climatique, mais on a aucun détails, rien n’est expliquer, rien n’est approfondi, en trois tomes on a rien du tout. Même le commandant suprême, qui s’avère être le père de Warner, n’est absolument pas développer si ce n’est que c’est un sociopathe, qu’elle est son histoire, d’où vient il, comment est il arriver au sommet de la hiérarchie ? des personnages secondaires introduit tardivement et qu’on n’apprend pas à connaitre du tout, il y a de grosses lacunes dans l’histoire, dans la compréhension de ce nouveau monde, des non sens, des oublis, on a l’impression que tous ça est un prétexte pour mettre en scène l’histoire d’amour entre Warner et Juliette. Sans parler que la fin est véritablement bâclée, à la limite du ridicule. Dommage.

Le jardin secret de Frances H Burnett

3.5/5

Mary Lennox est une petite fille terne, mal aimée, vivant aux Indes et qui a défaut d’amour parentale, est devenue désagréable et sensible à rien. Une épidémie de choléra emportera en quelques heures sa mère et son père ainsi que tous les employés de la maison. Tout le monde avait oublié la pauvre Mary, comme d’habitude, dans la nursery. Après avoir été découverte saine et sauve, Mary est envoyée en Angleterre, chez son oncle, M Craven, qu’elle n’a jamais vu. Aucunement attristée par la perte de ces parents, Mary n’attire pas la sympathie de la gouvernante, mais elle est très vite apprivoisée par Martha, la femme de chambre, qui avec son naturel, arrive à déstabilisé l’enfant. Elle se laisse convaincre de se promener dans le jardin du manoir, tous les jours malgré le mauvais temps. Elle y rencontre le jardinier Ben Weatherstaff, et se met en tête de trouver l’entrée d’un jardin fermé à clef mystérieusement abandonné.

J’en avais toujours beaucoup entendu parler de ce roman écrit par celle qui est l’auteur de princesse Sarah ou du petit lord. J’avais voulu voir le film à l’époque de sa sortie, mais n’avait pas pu le voir. Dans le cadre du challenge Miyazaki, j’ai ressorti le roman de ma PAL pour enfin le lire.

Ce ne fut pas un coup de cœur, mais j’ai été très vite intéressée par Mary et son évolution. Les premières pages aux Indes nous donnent un aperçue de la dure vie que mène la petite Mary. Accablée par la chaleur et un climat qui ne lui conviennent pas du tout, Mary est une petite fille chétive, au teint maladif, et qui manque d’amour puisque ni ses parents ni sa nounou ne s’intéressent à elle. Son arrivée dans le Yorkshire va tout changer pour elle, le grand air de la lande, la gentille Martha qui devient son ami, sa rencontre avec Dickon le frère de Martha, son exploration du manoir et de toutes ses portes qui restent constamment fermées et bien sur sa passion nouvelle pour faire revivre le jardin mystérieux. On suit son évolution, l’amélioration de son caractère, de son appétit et de sa santé.

Comme j’adore les plantes, les fleurs, et les jardins, évidemment je me suis passionnée par la découverte de Mary, du jardin à moitié mort, et de ses efforts pour le faire revivre en y plantant toutes sortes de graines et de bulbes. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont Mary tenait tête à Colin, son cousin, enfermé pour cause de maladie imaginaire depuis la naissance, faute de parents présents pour lui. Par contre, j’ai moins accroché le dernier tiers du roman. Une fois le printemps installé, les fleurs écloses et Colin qui décide enfin à sortir pour pouvoir se promener dans le fameux jardin, j’ai un peu décroché. Le roman se focalise plus sur Colin et son envie de guérir et d’améliorer sa situation physique. On s’éloigne de Mary, de Dickon et on ne reverra même plus la gentille Martha, pour se concentrer surtout sur Colin.

En bref, Le jardin secret est à lire surtout pour les amoureux des jardins, lire les détails sur l’évolution des pousses grâce à l’arrivée du printemps est magique, ou encore les paysages des landes du Yorkshire. L’auteur nous parle aussi de l’éducation des enfants, mettant en évidence ce qui est bon et ce qui peut les aidé à améliorer leur santé. On comprend aussi pourquoi se roman figure dans les livres à lire de Miyazaki, et comment il a pu faire partie d’une de ces nombreuses sources d’inspiration, lui qui ne manque jamais une occasion de nous livrer de splendides images de la nature dans ces films.

Lu dans le cadre du challenge Hayao Miyazaki

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Hunger games tome 2 – Embrasement

de Suzanne Collins

3.5/5

Après avoir miraculeusement survécu aux hunger games, et avoir permis à Peeta de rester en vie, Katniss est de retour au district 12 mais pas pour longtemps. Elle doit bientôt partir pour la traditionnelle tournée dans les districts et au capitole, comme ce fut le cas pour tout les vainqueurs. Elle doit aussi convaincre que si elle a défié le capitole en sauvant Peeta, c’est uniquement par amour et non pas pour lancer une rébellion contre le capitole. Alors qu’elle pense qu’un mariage avec Peeta suffira à calmer le président Snow, les révoltes dans les districts sont de plus en plus nombreuses. Katniss a alors la très mauvaises surprise d’apprendre par la télé qu’à l’occasion des 75e hunger games, les participants seront tirés au sort uniquement parmi les vainqueurs des jeux précédents. Katniss et Peeta doivent donc retourner dans l’arène pour affronter d’autre champions aguerris.

J’en aurais mis du temps pour lire ce second tome, je ne me souviens plus à quand remonte ma lecture du premier, en tout cas c’était bien avant que le premier film ne sorte au cinéma, c’est dire…

Je ne sais pas pourquoi je ne me suis pas lancée tout de suite dans la lecture, peut être parce que le premier tome ne se termine pas dans un suspens effroyable. Je crois que j’avais aussi un manque de motivation quand j’ai su que le second tome renvoyait dans l’arène les personnages, j’avais l’impression que j’allais lire à nouveau un peu près la même chose, avec une Katniss qui repart affronter d’autre personnages dans l’arène.

En réalité le livre n’est pas qu’une simple répétition du premier tome, puisque les Hunger games à proprement parler ne constitue qu’une petite partie du roman. Une grande majorité du livre est plutôt consacrée à la vie après les jeux, le traumatisme que ça  provoque chez Katniss et Peeta, ses retrouvailles avec Gale. On suit aussi la tournée dans les districts, la montée de la colère, la vie après la tournée avec des conditions plus rude pour les habitants, et puis le choc d’apprendre qu’elle va devoir retourner affronter les hunger games, l’entrainement, et sa rencontre avec les autres anciens champions.

J’ai beaucoup aimé ce second tome, ici Katniss ne se bat plus pour rester en vie mais pour maintenir Peeta en vie. Peeta qu’elle considère comme ayant plus de valeur en tant qu’humain et en tant que possible futur leader dans une révolte des districts, lui qui sait si bien parler. Au mieux, Katniss espère devenir un martyre après sa mort, histoire de contribuer à la révolte des districts.

Tous ça peut paraitre un peu morbide, mais Hunger games n’a jamais fait dans l’humour. Et j’ai trouvé le comportement de Katniss proche de celui d’une ado qui aime s’apitoyer sur son sort (même si elle a toutes les raisons de le faire pour le coup), qui aime le romantisme morbide et le mélo contrôlé.

C’est assez horrible de voir cette ado si détachée de la vie, si froide quand elle envisage son avenir, la voir dans l’arène, réfléchir à quand tuer les uns quand épargner les autres, d’un ton sans émotion, même si pour certains concurrents elle a plus de scrupules.

J’ai beaucoup aimé suivre Katniss, sa façon de voir les choses, et sa manière d’affronter les hunger games; j’ai aussi beaucoup aimé certains personnages secondaires, notamment Finnick, qui apporte quelques touches d’humour bien venues. J’ai aussi beaucoup aimé la fin et la crise hystérique très humaine de Katniss qui ne sait pas toujours affronter les nouvelles aussi stoïquement qu’une héroïne de fiction, frisant la folie.

En bref, un tome assez passionnant, et facile à lire tellement les pages défilent rapidement. Me reste à lire le troisième tome, mais vu la fin du second, je ne pense pas mettre des années à le lire!

La passe miroir – tome 1- les fiancés de l’hiver

de Christelle Dabos

4/5

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Dans un monde qui n’est pas le notre (serait-on dans un futur très lointain? je me suis posée la question à plusieurs reprises), Ophélie vit tranquillement auprès de sa famille sur Anima. Comme beaucoup de ses compatriotes, Ophélie a un don, le sien étant de pouvoir lire les objets en les touchant, et savoir à qui ils ont appartenu et quelles sont leurs histoires. Du jour au lendemain, la jeune Ophélie qui ne s’intéresse qu’à son grand oncle et son travail dans un musée, se voit dans l’obligation d’accepter une demande en mariage. Les ancêtres des deux familles respectives se sont arrangés entre elles, Ophélie épousera Thorne, et devra aller vivre dans son pays, dans le grand nord, à plusieurs jours de voyage d’Anima. Ophélie n’est pas du genre à paniquer ou à s’emporter et sait qu’elle ne peut pas refuser cette demande sans humilier sa famille. Elle part donc pour cette terre inconnue en compagnie de sa tante Roseline, qui jouera les chaperons, le temps que durera les fiançailles et Thorne venu la chercher, un homme démesurément grand, froid, distant, ce qui convient très bien à Ophélie qui est plus à l’aise avec le silence…

C’est l’avis d’Ori qui m’a donné envie de lire ce roman et je regrette pas mon achat! On plonge tout de suite dans le monde d’Anima, et la vie d’Ophélie, cette jeune femme qui n’a qu’un intérêt dans la vie, celui de s’occuper de son musée. Négligente dans son apparence, les mariages ne sont pas du tout dans ses projets et refuse toujours les demandes arrangées par sa famille. Il est vrai que l’héroïne peut sembler parfois un peu amorphe, après tout on lui annonce qu’elle va devoir quitter son travail, sa famille, sa maison pour suivre un homme froid et distant qui n’a apparemment aucune envie de l’épouser. C’est à peine si elle montre des signes de révolte, heureusement que l’auteur nous plonge dans ses pensées et ses réflexions, sinon le personnage nous semblerait un peu froid, un peu morne.

J’ai beaucoup aimé me balader dans les rues d’Anima au coté d’Ophélie, puis de la suivre dans le dirigeable, voyager auprès d’une tante un peu collet monté et d’un fiancé silencieux. J’ai bien sur adoré découvrir en même temps que Ophélie la citacielle, ses illusions d’optiques, le froid glaciale des lieux recouvert d’une chaleur illusoire, découvrir le vernis qui recouvre la misère, apprendre les différentes règles sociales de la vie à la court.

Tout un univers est crée par l’auteur, toute une série de castes sociales, toute une série de familles et de clans plus ou moins déchue. Petit à petit, on découvre une Ophélie plus volontaire, plus aventureuse, j’ai adoré la voir sortir en cachette pour explorer son nouveau monde, j’aime son coté placide et son sang froid à tout épreuve, elle est difficilement impressionnable et ne laisse rien transparaitre sur son visage.

Le personnage de Thorne est tout autant intéressant, j’ai hâte d’en savoir plus sur ses origines, sur l’identité de sa mère, j’ai trouvé la relation étrange qu’il a avec sa tante Berenilde très intéressante à suivre. Plus on côtoie Thorne, plus on a envie d’en savoir plus, un peu comme pour Ophélie.

Les personnages secondaires sont tous très bien développés, que ce soit la capricieuse Berenilde, la tante Roseline qui prend son rôle de chaperonne très au sérieux. Et puis j’ai adoré lire l’incursion d’Ophélie dans le monde des serviteurs de la citacielle, sa rencontre avec le sympathique et débrouillard Renard ou la mystérieuse Gaelle.

Le roman se lit très vite, les pages tournent sans longueurs, la plume de l’auteur est légère et sait nous en dire beaucoup sans trop de descriptions ou d’explications lourdes, tout vient naturellement au lecteur.

En bref, une lecture captivante, des personnages très bien développés auxquels on s’attache au fil des pages, malgré leurs défauts. Un univers originale qu’on a envie de découvrir et de mieux comprendre, j’ai adoré ma lecture, vivement la suite!

La bobine d’Alfred

de Malika Ferdjoukh

4/5

Dans les années 60, Harry Bonnet, fils d’un cuistot montmartrois, vois sa vie changer quand son père devient le cuisinier d’une grande actrice hollywoodienne et part donc vivre dans la ville du cinéma, en Californie. Là bas, il va découvrir son nouveau monde, voiture à 16 ans, la belle Véronica qui bronze sur les plages, la belle maison dans laquelle il vit, le soleil, la mer, et la découverte du plateau 17, là où son père le cuisinier fut prêter au grand Alfred Hitchcock, qui tourne en grand secret un film adapté d’une pièce de JM Barrie.

J’aime énormément Malika Ferdjoukh, je n’ai pas encore lu tous ces romans, mais j’en ai lu pas mal et je les ai tous adoré, Sombres citrouilles, Trouville palace, Aggie change de vie, Boum, Minuit cinq, faux numéros, L’assassin de papa, Chaque soir à onze heure, et surtout Quatre soeurs, qui reste l’un de mes romans favoris.

La bobine d’Alfred ne fait pas exception, j’ai adoré retrouvé la plume si particulière de Malika Ferdjoukh, son humour, j’ai adoré les personnages, leurs petits défaut, Harry qui s’adapte très vite à son nouvel environnement, son amitié avec Madeleine, les dialogues entre les deux ados sont drôles et plein d’impertinence.

C’est une plongée dans le Hollywood des années 60, ces petits boulots, ces petits figurants, ces grandes stars capricieuses, ces intrigues et ces drames. J’avais l’impression de voir le film défilé en  lisant les aventures de ce jeune Harry. Le roman est plutôt court et les rebondissements ne manquent pas, le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte.

En bref, encore un petit bijoux de la part de cette auteur pas comme les autres, vivement son prochain roman!

Sortie en librairie le 24 octobre 2013

Sous l’eau qui dort

de NM Zimmermann

4,5/5

coup coeur

Dans la petite ville de Dentown, Claudia, l’une des filles les plus populaire de son lycée tape dans l’oeil de Gabriel, la star de l’école, tandis que John Stillman, invisible dans le meilleur des cas, victime dans le pire, rêve d’une autre vie. Dans la famille Preston, qui vit reclus dans leur maison, le père infirme reprend mystérieusement des forces au grand désarroi de son fils et de sa femme. Quant au docteur Swampton, il découvre que de nombreux habitants de la ville sont victimes de la même maladie grippale. On dit que dans les bois de Den vivent deux sorcières et une petite fille, chassées de la ville 10 ans plus tôt et qu’il ne serait pas sage de réveiller l’eau qui dort du lac.

J’aime beaucoup cette auteur de romans young adult, j’ai lu tous les titres qu’elle a écrit. Je retiens surtout la trilogie Edencity, une histoire et des personnages qui m’avaient énormément plut et marqués. Le roman aurait d’ailleurs plus sa place dans le rayon adulte que ados.

Du coup, je me suis jetée sur son nouveau roman, parut à l’école des loisirs. J’ai tout de suite plongé dans l’histoire. Le point fort de cette auteure, c’est son talent à nous plonger dès les premières lignes dans son univers. Dès les premiers mots on est pris, et on a du mal à décrocher. J’avais ressenti la même chose quand j’ai lu son premier roman, Edencity.

L’histoire est donc tout de suite prenante, l’atmosphère parfaitement installée. Les personnages sont pleins de défauts et de faiblesses, il n’y a pas de héros, de gentils, ou de méchants, que des humains faibles et influençables, que ce soit John pour qui ont a de la compassion jusqu’à ce qu’il utilise son pouvoir et devient aussi détestable sinon pire que ces bourreaux. Ou Gabriel, détestable dans sa voiture de luxe, se croyant tout permis, qui devient de plus en plus attachant quand il perd tout. Il reste téméraire même si il ne devient un héros pour autant.

Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est la narration. On suit les pensées de tous les personnages, en passant d’un personnage à l’autre, à chaque phrase ou presque, ce n’est pas découpé en chapitre, les choses sont moins découpés que ça, c’est tout au long du récit que l’on suit le point de vue de l’un puis de l’autre, et le tout reste très fluide sans jamais embrouiller le lecteur.

En lisant ce roman, j’avais un peu l’impression de voir un film d’horreur américain des années 80 quand on savait encore en faire des bons, comme poltergeist, Carrie au bal du diable, ou l’exorciste (pas pour l’histoire ou le scénario mais pour l’ambiance, et les personnages). des personnages ordinaires, qui ont une vie ordinaire, qui se croit parfois géniaux ou au dessus des autres, mais les évènements vont remettre les pendules à l’heure et au final personne ne termine comme héros, personne ne se révèle vraiment, il y a les chanceux qui finissent en vie, les malchanceux qui ne se relèvent pas et parmi les survivants, rare sont ceux qui s’en remettront dans leur vie. Le roman est donc assez sombre.

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En bref, un roman très bien écrit, une belle narration, des personnages tout en faiblesse, qui nous parle de la faiblesse humaine, des préjugés, de l’hystérie collective. Encore une fois, l’auteur à su nous accrocher dès les premières lignes, et a su installer une atmosphère particulièrement réussi!

Les chemins de poussière tome 1 – Saba l’ange de la mort

De Moira Young

4/5

Dans un futur post apocalyptique, Saba vit avec son père, Emmi sa petite sœur et Lugh son frère jumeau, dans une maison qui tient à peine debout, au milieu de nulle part. Depuis que leur mère est morte en mettant au monde Emmi, 9 ans plus tôt, la vie est plutôt morne. Leur père n’arrive pas à se remettre de la perte de sa femme, et le climat est devenu de plus en plus aride, sec et hostile, les laissant qu’avec très peu de nourriture au quotidien et avec un lac aujourd’hui asséché. Tout bascule le jour où deux hommes arrivent en pleine tempête de sable rouge et enlève Lugh sous les yeux impuissant de Saba. Son père se fait tuer en essayant de s’interposer et à juste le temps de dire à sa fille quelques phrases prophétiques étranges. Une fois le choc surmonté, Saba décide d’emmener Emmi chez Mercy, une amie de leur mère, qu’elle n’a pas vu depuis 9 ans. Après une longue marche pénible de plusieurs jours, Saba décide de laisser à Mercy sa sœur, qu’elle n’a jamais vraiment supporter, afin de partir à la recherche de son frère.

Ce roman, j’en ai lu plusieurs avis sur la blogosphère et je ne pourrais dire lequel j’ai lu en premier et m’a donné envie, mais devant l’enthousiasme de certains blog, je me suis procurée le premier tome, d’autant qu’il venait de sortir en poche.

Ce livre, je l’ai commencer un samedi soir, histoire de le feuilleté, et je n’ai relevé la tête qu’à 4h du matin, avec pour fond sonore, l’émission cash or play sur nrj12! je n’ai pas vu le temps passé en compagnie de Saba.

J’ai surtout beaucoup aimé la première moitié du roman, découvrir le monde dans lequel vit Saba, voir que cette jeune fille de 18 ans, n’a jamais rien connue d’autre que sa maison isolée, de la voir tombé du placard, quand elle découvre qu’à seulement trois jours de marche, la meilleure amie de sa mère vit dans une prairie verdoyante au bord d’un ruisseaux. On devine un monde post apocalyptique, dans lequel les humains de notre époque sont appelés “les destructeurs”, et dont certains vestiges et objets circulent encore difficilement (des jumelles, des casseroles, des bâtiments écroulés, des lampadaires…).

J’ai beaucoup aimé Saba, l’obsession de retrouver son frère, plus rien d’autre ne compte, pas même son propre confort. Têtue et dure, Saba est un personnage courageux et déterminé, poussé par l’espoir de retrouver son frère. J’ai beaucoup aimé le passage où elle emmène Emmi chez Mercy, voir à quel point elle peut être dure avec une petite fille de 9 ans qui est pourtant sa sœur. J’ai aussi beaucoup aimé la traversée du désert mouvant, ou encore le mois entier qu’elle devra passer à se battre dans “la cage”, la voir devenir une sorte de gladiateur et prendre le surnom d’ange de la mort.

Outre Saba et Emmi, on fera la connaissance de Maev, Cendre et Epona, membres des Aigles Libres, voleurs de grands chemins, qui aiment vivre sans loi. Ike et Tommo, un marginal et son fils adoptif, Et puis bien sur on découvrira Jack, ce cow boy un peu frimeur, un peu arrogant, qui sera sauver par Saba et qui l’a suivra partout pour des raisons mystérieuses. J’ai adoré leurs conversations, leurs disputes. 

En bref, j’ai adoré ce roman qui se lit très vite, j’ai adoré l’univers dans lequel évolue les personnages, un univers de western, j’ai adoré Saba, Emmi et Jack, trois personnages très intéressants et attachants. C’est le premier tome d’une trilogie, on devine que certains éléments seront développés dans les suites, qu’on connaitra mieux certains personnages plus tard, mais ce qui est bien c’est que ce tome se suffit un peu à lui même. Seul étrangeté, c’est la forme d’écriture, il n’y a pas de négation, les personnages parlent comme si il leur avait manqué les leçons de grammaire élémentaire, mais ce n’est pas étonnant, vu l’isolement des personnages dans un monde où l’école n’existe probablement plus. Et puis les dialogues sont noyés dans l’écriture, il n’y a pas de tirets annonçant les dialogues, ce qui peut être perturbant, mais on finit par s’y faire. (ceci dit, je ne sais pas pourquoi l’auteur a fait ça). Le deuxième tome m’attend et j’ai hâte de retrouver Saba et Jack!