Huckleberry Finn

de Mark Twain

4/5

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Après les aventures de Tom Sawyer, on retrouve son meilleur copain, Huck, vivre ses propres aventures. Après avoir retrouver le trésor caché à la fin de Tom Sawyer, Huck n’a plus la liberté de vivre à sa guise dans la foret. Il est recueilli par une vieille dame riche qui a décidé de s’occuper de son éducation et de le civiliser. Mais voilà que revient en ville le père alcoolique et bon à rien de Huck qui réclame son fils histoire de pouvoir mettre la main sur sa nouvelle fortune. En attendant qu’un juge se décide, il emmène Huck se cacher dans la forêt. Huck profite de l’absence de son père pour mettre en scène sa propre mort pour que plus personne ne vienne l’embêter, ni la vieille dame qui veut le civiliser, ni son père violent. Il retrouve sa liberté, et dérive sur un radeau, sur le Mississippi, a pêcher son poisson, à vivre au jour le jour, jusqu’à ce qu’il rencontre Jim, l’esclave de son ancienne bienfaitrice, déterminé à passer dans les territoires libres afin de ne plus être esclave. S’en suit des aventures palpitantes comme seul un enfant de cet âge peut en vivre.

J’avais adoré les aventures de Tom Sawyer, j’étais fan du dessin animé japonais, et en lisant le roman, j’ai trouvé que l’adaptation était parfaitement fidèle, une vraie mise en image. Les aventures de Huck sont tout aussi géniales à lire, peut être un peu plus dangereuse, un peu moins enfantines, puisque Huck vit un quotidien plus sombre que celui de Tom. Un père violent et alcoolique qui l’enlève et le séquestre le temps de toucher le trésor de son fils, Huck qui met en scène son assassinat pour avoir la paix, puis un long voyage le long des fleuves du sud, à rencontrer des escrocs, à improviser et s’inventer de nouvelles identités au grès des nécessités comme seule sait le faire un enfant.

J’ai adoré suivre Huck dans ces aventures, ses rencontres, sa façon qu’il a si naturelle de s’adapter et de s’intégrer partout où il va. Certaines de ces rencontres et aventures se terminent parfois par quelques tragédies, mais Huck les vit de manière détachées, et reprend la route, toujours avec un but, sauver Jim de l’esclavage.

Car Huck s’attachera très vite à Jim, faisant de l’esclave en fuite son compagnon de route, avec qui il s’entend si bien avant de se rendre compte qu’il est en train d’aider un esclave à fuir ses maitres, est-ce juste? est-ce contraire à la morale? Mais Huck ne s’embêtera pas longtemps de ces questions moralistes, Jim est son ami avant tout.

En bref, un jolie coup de coeur, comme ce fut le cas pour Tom Sawyer, Huck est très attachant, débrouillard, tellement simple, qui se contenterait bien d’une vie sur un radeau, à pêcher du poisson et faire des siestes, mais qui est rattraper par la “civilisation” et sa horde d’adultes qui tentent désespérément de l’éduquer.

Lu dans le cadre du Mois américain chez Titine.

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L’épouse hollandaise de Eric McCormack

4.5/5

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Un écrivain en mal d’inspiration s’installe dans une maison au Canada, seul, pendant que sa femme est partie à l’autre bout du pays pour son travail. Il s’installe dans une maison louée et sympathise avec le voisin, Thomas Vanderlinden, un érudit solitaire qui se met à lui raconter sa vie. Elle commence au début du siècle, avec la rencontre de ses parents,    Rachel la fille d’un juge intransigeant et Rowland Vanderlinden, un anthropologue. Après un an de mariage, les deux époux se rendent compte qu’ils n’ont rien en commun et Rowland décide de partir en Angleterre pour des travaux d’anthropologie, et pour leur laisser le temps de réfléchir quant à leur couple. Au bout de quelques mois, Rachel a la surprise de voir débarquer un homme qu’elle ne connait pas et qui se présente comme Rowland, son mari.

Je n’en dis pas trop concernant le résumé de l’histoire, sachez seulement que ce n’est qu’une partie de l’intrigue, une partie des personnages, et que c’est le point de départ. C’est l’écrivain en mal d’inspiration qui nous raconte l’histoire, à travers la narration de Thomas, le fils de Rachel, vieux et malade, alité à l’hôpital. Il lui raconte comment une fois adulte, Rachel lui annonce que son père n’était en fait pas son mari, que le véritable Rowland Vanderlinden est parti un jour pour ne jamais revenir. Thomas part donc à la recherche de l’anthropologue, jusqu’au fin fond des iles pacifiques.

J’ai adoré ce récit, entre l’histoire de Rachel, celle de Thomas parti à la recherche de son mari, l’histoire de cet homme qui un jour est venu remplacer le véritable Rowland Vanderlinden auprès de Rachel, ou encore l’histoire du vrai Rowland, parti à la découverte du monde et découvrant les us et coutumes de différents peuple, de l’Inde, jusqu’au Tibet, de l’Amérique du sud, jusqu’en Écosse, en passant par les iles pacifiques.

On voyage, on embarque avec Thomas sur les bateaux qui traversent le pacifique, on sent la chaleur moite suffocante, on sent les piqures de moustiques et autres insectes, on ressent la soif, l’envie de boire de l’eau sur des iles où cette boisson est contaminée par des parasites, on ressent la peur d’attraper le fameux vers de Guinée. On ressent le mal de mer de Thomas sur le bateau minuscule balloté par les creux des vagues, on voyage avec lui.

J’ai aussi adoré entendre les anecdotes de voyages de Rowland, sa rencontre avec la femme d’un maharadja en Inde, l’horrible histoire qui lui arrive quand il explore des grottes en compagnie d’une archéologue, son expérience affreuse dans un monastère tibétain. J’ai adoré avancé dans ma lecture, en savoir plus sur Rowland, sur le mystérieux homme qui prendra sa place, sur Rachel et sa vie au Canada. Certains personnages ne font que passé mais m’ont marqué et intéressé comme le père de Rachel, le juge connu pour sa sévérité, ou encore MacPhee, qui accueille Thomas après son long voyage en mer.

Le roman est très visuel, c’est tellement facile de voir les  mots s’animer, de prendre vie, c’est simple, ce livre ferai un superbe film, le genre de film que pourrait réaliser Terrence Malick, entre scènes d’aventure et de voyage et moment plus onirique, moins palpable, moins réel.

Dans la peau de Meryl Streep

de Mia Marsch

2.5/5

Isabelle découvre que son mari l’a trompe après 15 ans de vie commune, June, sa jeune sœur, rêve de retrouver le père de son fils, Charlie 7 ans, qui a disparut le lendemain de leur seule nuit passée ensemble sans laisser de trace. Quant à Kat, leur cousine, elle ne sait pas si elle doit accepter la demande en mariage de Oliver, son ami d’enfance. Les trois femmes qui se retrouvent à l’auberge de la mère de Kat, Lolly. Elle a invité les trois jeunes femmes qui ne se voient pas très souvent, pour leur annoncer qu’elle est atteinte d’un grave cancer. Les trois jeunes femmes encaissent la mauvaise nouvelle, et le sens de la famille refait surface. Les deux soeurs et la cousine retrouvent une vieille complicité oubliée, et se serrent les coudes pour soutenir Lolly dans sa maladie. Elles s’installent dans l’auberge des trois capitaines, qu’elles ont toujours connu, pour faire tourner l’auberge familiale durant le traitement de Lolly. Toutes les semaines, elles visionnent un film de Meryl Streep, l’actrice fétiche de Lolly. Isabelle, June et Kat y puisent des pistes de réflexions à leurs problèmes respectifs.

C’est un collègue qui me l’a prêté, le résumé ne me tentait pas vraiment c’est surtout le fait que les héroïnes décident de regarder les films de Meryl Streep, actrice que j’adore, qui m’a convaincu.

Les pages du roman défilent vite, chaque chapitre est centré sur une des trois jeunes femmes, Isabelle qui vient de découvrir l’infidélité de son mari, et qui redécouvre la personne qu’elle est vraiment sans son mari pour tout diriger. June qui recherche le père de son fils, en espérant découvrir un homme qui l’aime encore et qui a une excuse pour ne pas avoir refait surface après leur unique nuit passée ensemble. Kat qui n’a jamais quitter l’auberge familiale, rêve d’évasion et de voyage, mais doit choisir entre ses rêves et la demande en mariage d’Oliver, son meilleur ami. Chacune à ses petits problèmes sentimentaux, le tout sur fond de maladie, avec Lolly de plus en plus faible.

Finalement, le roman parle peu des films de Meryl Streep. Le diable s’habille en prada, Sur la route de madison, La brulure, Kramer contre Kramer, Bons baisers d’Hollywood, out of Africa, Rendez vous au paradis, Pas si simple, sont donc visionnés par la famille, suivi de commentaires fait par les personnages toujours en rapport avec leurs problèmes personnels. Ce coté là est assez frustrant, puisqu’on ne parle pas énormément des films, les dialogues sont bourrés de clichés, et a part nous sortir régulièrement que Meryl Streep est belle quand elle est jeune et belle quand elle est vieille, c’est vide comme une coquille.

C’est donc une lecture facile, rapide, mais pas vraiment satisfaisante, les dialogues sont simplistes, parfois mauvais, les situations souvent clichées, les rebondissements pas surprenants pour un sou, c’est vraiment du scénario digne des téléfilms de l’après midi, on ne peut pas s’empêcher de regarder jusqu’au bout pour se dire qu’au final, on a bien perdu son temps! Sans parler que certaines scènes, la manière de décrire les réactions ou les émotions des personnages sont souvent culcul et d’un mièvre affligeant, et le style de l’auteur n’arrange rien, j’ai eu parfois l’impression de lire un roman jeunesse dans lequel l’auteur fait bien attention de ne pas utiliser de mot trop compliqués ou de phrase trop longue et l’auteur fait bien attention de nous expliquer les sentiments de ses héroïnes comme si elle racontait l’histoire à un enfant de 5 ans, ce qui est parfois un peu agaçant. Gros bof!