Dernières séances: Hana & Alice – Mr Holmes – Money monster

Voici les trois derniers films vu ce week end, un jolie coup de coeur avec Hana & Alice, je ne m’attendais pas à ça.

Hana et Alice mènent l'enquête : Affiche

Hana & Alice

de Shunji Iwai

4,5/5

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Alice 14 ans, vient d’emménager dans une nouvelle petite ville avec sa mère, suite au divorce de ses parents. Elle doit faire face à son nouveau quartier, sa nouvelle école, et ses nouveaux camarades, pas bien sympathiques au premier abord. Une histoire circule dans les couloirs du collège, celle d’un collégien qui aurait été assassiné l’année dernière. Intriguée, Alice fait aussi la connaissance de sa voisine, Hana, recluse depuis un an suite aux évènements de l’année précédente. Elles sympathisent et décident de mener leur enquête.

Hana et Alice mènent l'enquête : Photo

Je m’attendais à une histoire policière légère, mais en réalité, l’enquête que mène Hana et Alice n’est qu’un prétexte pour une plongée ravissante dans le début de l’adolescence. Hana est une ado très attachante, loin des clichés des animés japonais, elle n’est ni amoureuse transie, ni fleur bleue. J’ai adoré faire sa connaissance, la voir intégrer son nouveau collège, se faire de nouveaux amis. Comme souvent à cet age, les amitiés se font naturellement, sans chichi ni préambules, et peuvent être des relations intenses et passionnelles. Hana et Alice deviennent amies par hasard et alors qu’elles ne se connaissent que depuis quelques heures, elles se comportent comme deux soeurs qui se seraient toujours connus. La vie quotidienne à l’école, les animations extra scolaire, les superstitions, les leçons, les devoirs, la mère d’Hana excentrique. L’histoire policière est vraiment reléguée au second plan, pour se concentrer sur l’amitié entre Hana et Alice. Hana est une ado indépendante, forte, qui ne se laisse pas impressionner, notamment face à certains élèves de sa classe qui essayent de l’impressionner et de la soumettre, mais c’est mal connaitre Hana!

Hana et Alice mènent l'enquête : Photo

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L’animation est très belle, notamment les décors, les paysages, les couleurs, les personnages sont intéressants, attachants, plus complexes qu’il n’y parait. L’amitié entre les deux ados est touchante, drôle, vraie et fraiche. Certaines scènes m’ont vraiment rappelé certains passages de mon adolescence, le gout de l’aventure, le gout du mystère, voir des énigmes et des histoires là où il n’y a rien, laisser son imagination prendre le dessus, organiser des plans trop compliqués qui ne marche jamais. Alice et Hana c’est rafraichissant, ça rajeunit le spectateur, c’est naïf et surtout très très drôle, j’ai ri de bon cœur plus d’une fois! A voir et revoir.

Mr. Holmes : Affiche

Mr Holmes

de Bill Condon

Ian McKellen, Laura Linney, Milo Parker, Hattie Monahan

3.5/5

1947. Sherlock Holmes est à la retraite depuis plusieurs années maintenant, retiré dans un joli cottage à la campagne. De retour d’un voyage au Japon, Holmes a ramener dans ses bagages une plante ayant parait il, des vertus miraculeuses pour aider la mémoire à lutter contre la dégénérescence du à la vieillesse. Car Holmes perd de plus en plus la mémoire. Il espère pouvoir recouvrer ses souvenirs dans le but d’écrire la dernière enquête qu’il a mené seul, après le départ de son ami Watson, et dont l’issu l’a profondément perturbé et traumatisé, 30 ans plus tôt. Il doit faire alors avec sa gouvernante qui espère bientôt partir et du fils de cette dernière, un garçon intelligent à l’esprit brillant, qui est fasciné par le célèbre détective.

Mr. Holmes : Photo Ian McKellen, Milo Parker

Je suis surtout allée voir ce film pour Ian McKellen que j’aime beaucoup. Le film nous montre Holmes, physiquement diminué, à l’age de 93 ans, dans une Angleterre post seconde guerre mondiale. Holmes essaye de retrouver ses souvenirs concernant la dernière affaire qu’il avait accepter avant de prendre sa retraite. Le film oscille entre présent (1947) et passé, une trentaine d’année plus tôt. Ian McKellen est excellent dans le rôle d’un Sherlock Holmes vieillissant, qui perd un peu la boule, qui devient parfois désorienté, qui perd la mémoire. Son amitié avec le jeune Roger lui permet de se motiver aussi bien sur le plan physique que sur le plan intellectuel. J’ai beaucoup aimé leur amitié. Le rythme est calme et tranquille sans pour autant être ennuyant, et j’ai adoré pouvoir me balader dans la campagne anglaise, le cottage de Mr Holmes est enchanteur, en particulier son jardin, une vraie merveille, rien que pour voir ça, le film vaut le coup d’œil.

Mr. Holmes : Photo Ian McKellen, Milo Parker

Mr Holmes est touchant, à 93 ans, il n’a plus ni famille ni amis. Dans le film il évoque la mort de son frère Mycroft, plusieurs années plus tôt et la mort de Watson, quelques temps après sa dernière enquête 35 ans plus tôt. On devine donc que Holmes a commencer une tout autre vie depuis, une vie de vieillesse et de retraité. Ian McKellen nous montre les affres de la vieillesse sur le corps et l’esprit, la façon dont on est plus maitre de soi. Un jolie film, dont l’enquête policière n’est pas le plus important.

Money Monster : Affiche

Money Monster

de Jodie Foster

George Cloney, Julia Roberts, Dominic West, Jack O’Connell

4/5

Lee Gates est le présentateur de l’émission financière Money monster, une émission qui parle finance et bourse mais qui verse plus de le divertissement que dans le sérieux. Avec sa productrice, Patty, ils forment une équipe qui marche et une émission rentable. Un jour débarque sur le plateau Kyle Budwell, un homme d’une vingtaine d’année qui a perdu toutes ses économies suite à un crash étrange d’une compagnie encensée par Lee quelques jours plus tôt. Il prend en otage tous le plateau télé qui diffuse en direct, et réclame des réponses.

Money Monster : Photo George Clooney

J’adore Jodie Foster, l’une de mes actrices préférées, j’aime tout chez elle, sa discrétion, sa simplicité, et les films qu’elle réalise me plait toujours alors bien sur, je n’ai pas tardé pour aller voir son dernier film. Money monster nous parle des médias, de la finance, de la télé. L’histoire d’un loser qui suivra les conseils d’un présentateur loufoque qui anime une émission sur la bourse avec moult blagues potaches, une émission destinée à faire de l’audience plus qu’à informer les téléspectateurs sur la réalité des marchés financiers, une émission qui passe des interviews de complaisance et pas une émission journalistique qui dénoncerait les travers du marché.

Money Monster : Photo George Clooney, Julia Roberts

Le film utilise les ficelles déjà vu cent fois des films de prises d’otage. Un loser énervé qui demande des réponses à ces malheurs, un flingue, une veste bourrée d’explosifs, une prise d’otage en direct. Mais Jodie Foster nous sert des clichés et des mécanismes déjà vu cent fois pour mieux les détournés et aller à l’encontre de leurs conclusions. On est ainsi souvent surpris par le tour que prend certaines petites choses. Ce ne sont pas des retournements de situation qui nous font sauter de nos sièges, mais quelques petites choses qui surprennent plaisamment et nous sort du chemin connu. George Cloney interprète un présentateur blasé, cynique, égoïste, autoritaire, qui a la grosse tête. Jodie Foster s’amuse à cassé un peu l’image du séducteur nespresso, on ne peut pas dire que Cloney joue les héros ou les beaux gosses quand Kyle débarque sur le plateau et menace tous le monde de son arme.

Money Monster : Photo Julia Roberts

Julia Roberts que je n’apprécie pas ou trop peu, s’en sort bien dans ce film. Ici, elle n’en fait pas des caisses, son jeu est sobre, en retrait, on dit merci à la réalisatrice qui a sur gérer ses acteurs, ça me change de sa performance dans Un été à Osage county…Le film ne nous sort pas des révélations sur le monde de la finance, sur le monde des médias, sur la nature humaine, mais le temps passe vite devant Money Monster, l’intrigue est bien menée, il n’y a pas de grandes surprises dans les grandes lignes, mais Jodie Foster s’est amusée avec ses personnages, leurs réactions. On a droit à quelques surprises sur le chemin que prennent les personnages, et c’est souvent drôles, même si l’humour du film est parfois saupoudrée d’ironie ou d’humour noir, quelques fois de cynisme. Money monster ne fait qu’aborder certains problèmes et aspects de la société actuelle, sans aller dans les profondeurs, sans vouloir être sérieux, en restant léger, ce qui rend le tout très efficace, mission accomplie, j’ai passé un bon moment.

3 dernières séances: Démolition – Good luck Algeria – Everybody wants some

Demolition

Demolition : Affiche

de Jean Marc Vallée

Jake Gyllenhaal, Naomi Watts

4/5

Davis Mitchell vient de perdre sa femme dans un grave accident de voiture, dont il ressort indemne. Il avait jusqu’alors tout pour être heureux, une jolie femme, un poste important dans la finance, une maison de rêve. Mais alors que toute la famille de la défunte la pleur, Davis lui, n’arrive pas à verser une larme. Alors qu’il s’interroge sur ce manque d’émotion total, il rencontre Karen, une mère célibataire qui élève son fils de 15 ans, Chris, en pleine crise d’identité sexuelle. Davis va se sentir très proche de cette famille, et passe beaucoup de temps avec Karen, puis avec Chris, et se découvre une passion extrême pour la destruction…

Demolition : Photo Jake Gyllenhaal

Je ne m’attendais à rien de spéciale en allant voir Démolition, je n’avais même pas vu la bande annonce. Du même réalisateur j’avais vu et adoré son film CRAZY. Démolition raconte l’histoire d’un homme qui ne sait pas faire son deuil et ne ressent aucune tristesse, ni aucune émotion face à la mort brutale de sa femme. Davis se remet en question, pourquoi ne pleure t-il pas sa femme? l’aimait-il? pourquoi l’a t-il épouser au départ? Étaient-ils heureux finalement?

Demolition : Photo Chris Cooper, Jake Gyllenhaal

J’ai beaucoup aimé suivre Davis dans son questionnement, ses doutes, sa façon de gérer la disparition de sa femme, son obsession de démolir tous ce qui lui tombe entre les mains. Mais j’ai surtout beaucoup aimé sa relation avec Karen, et sa relation avec son fils, Chris, qui ne sait pas déterminé s’il est ou non gay. La relation de ce trio est touchante, drôle, et très vivante. J’ai beaucoup apprécié qu’il n’y ait aucune romance entre Karen et Davis, ils s’aiment beaucoup, passent beaucoup de temps ensemble, mais ça reste une amitié profonde, et ça ça fait du bien.

Demolition : Photo Jake Gyllenhaal, Naomi Watts

Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi dans ce film, c’est ce manque total de pathos ou de mélo, on ne tire pas sur la corde sensible pour faire pleurer dans les chaumières. D’ailleurs le film est étonnement drôle, j’ai ri plus d’une fois, certaines scènes sont même hilarantes. Une bonne surprise.

Good luck Algeria

Good Luck Algeria : Affiche

de Farid Bentoumi

Sami Bouajila, Frank Gastambide, Chiara Mastroianni

3.5/5

Samir et Stéphane sont deux amis de longues dates qui ont fondés une entreprise de fabrication de ski artisanaux. Alors qu’ils étaient sensés faire fortune grâce à un contrat signé avec un champion suédois, qui devait porter les skis de leur marque aux prochains JO, tout s’écroule lorsque le champion en question est aiguillé vers une autre marque par sa fédération. Au bord de la faillite, Stéphane arrive à convaincre Samir de se présenter au JO en ski de fond, en utilisant sa double nationalité, et ainsi concourir sous les couleurs de l’Algérie, pays qui n’a aucun autre sportif à présenter dans cette catégorie au JO. Samir rejette l’idée mais fini par se laisser convaincre, il renoue alors avec un pays qu’il connait à peine, qu’il n’a pas revu depuis sa petite enfance, et renoue aussi avec des origines et une famille qu’il avait complètement occulté.

Good luck Algeria : Photo Franck Gastambide, Sami Bouajila

J’avais entendu de bonnes choses concernant ce film, émouvant, drôle etc, et je n’ai pas été déçue. On suit Samir surtout, qui est la fierté de son père, venu s’installer en France pour travailler dans les mines et qui sera finalement resté. Samir à réussi sa vie, il est marié, père d’une petite fille, à réussi ses études, il est ingénieur, et l’entreprise qu’il a fondé avec son meilleur ami marche bien, du moins jusqu’au début du film.

Good luck Algeria : Photo Franck Gastambide, Sami Bouajila

Samir va renouer avec une partie de sa vie, une partie de ses origines, qu’il a complètement enterré sous un tapis. L’âge vieillissant de son père, qui parle souvent de repartir vivre en Algérie pour y mourir, mais aussi un héritage de terre cultivable, oblige Samir à se pencher sur ces origines. Ce pays dans lequel il passait ses vacances quand il était petit, cette langue qu’il comprend un peu mais qu’il ne parle pas, un pays et une culture qu’il a toujours rejeté. Son voyage en Algérie, dans le but de s’inscrire à la fédération de ski algérienne pour les JO, lui fait réaliser qu’il est complètement déconnecté de ce pays qui fait partie de lui malgré son rejet. Même sa propre mère, française d’origine, connait mieux l’Algérie et parle mieux l’arabe que Samir.

Le film est souvent très drôle, notamment les entrainements en ski de Samir, ou le choc des cultures avec une Algérie pas toujours nette, souvent corrompus. Parfois on tombe un peu dans le cliché, mais au finale, c’est plutôt drôle, même si je m’attendais à rire plus. La relation entre le père, la mère et leurs fils Samir est très touchante, et très juste, servi par d’excellents acteurs.

Everybody wants some

Everybody Wants Some !! : Affiche

de Richard Linklater

Blake Jenner, Glen Powell, Zoey Deutch, Wyatt Russell, Tyler Hoechlin, Ryan Guzman

3.5/5

A l’université du Texas, été 1980, Jake débarque sur le campus quelques jours avant le début des cours. Comme beaucoup d’étudiants de première année, c’est la première fois que Jake part vivre seul, loin de sa famille. Une nouvelle vie commence pour lui, à commencer par ses colocataires. En tant que joueur dans l’équipe de baseball de l’université, Jake partage une maison avec tous les autres membres de l’équipe, toute année confondue. On est vendredi après midi, et après des présentations sommaires avec ceux qui vont partagés son quotidien, Jake va connaitre les joies du campus, alcool, filles délurées, et liberté totale.

Everybody Wants Some !! : Photo Austin Amelio, Forrest Vickery, Tanner Kalina

J’aime bien les films de Linklater, j’ai adoré sa trilogie sur le couple avec Before surise, Before sunset et Before midnight, j’ai apprécié la comédie Rock academy, et j’ai vraiment adoré Boyhood. Everybody wants some nous plonge au tout début des années 80, il y a encore les pattes d’éléphant sur les jeans, les pantalons et shorts taille haute, les chaussettes hautes, les moustaches, les coupes au bol, on a parfois l’impression de voir un épisode de 70’s show. On est aussi à un embranchement culturel en cette fin de 1980, le disco vit ses dernières heures, le punk fait son apparition tout comme le rap et le rock prend son envol. Le film se déroule sur un week end, et notre groupe d’étudiants à le temps de se déhancher sur les pistes disco, sur lesquelles ils sont très à l’aise, mais déjà ils ne sont plus à la page, quand ils se rendent sans trop le vouloir à une soirée punk.

Everybody Wants Some !! : Photo Austin Amelio, Glen Powell, Juston Street

Everybody Wants Some !! : Photo Blake Jenner, J. Quinton Johnson

Bien sur, premiers jours sur le campus, Jake et d’autre petits nouveaux vont vivre un petit bizutage, mais rien de bien méchants, les petits nouveaux vont aussi devoir s’intégrer et trouver le bon équilibre entre rentrer dans le moule et ne pas non plus se laisser faire, il faut savoir s’affirmer et se faire respecter, sans être agressif, pas facile! et puis il y a les filles, les filles faciles, délurées, mais pas que, Jake va aussi croiser des filles qui en ont dans la caboche, même si l’image de la femme n’est pas flatteuse dans le film, exception faite de l’héroïne Beverly, poète, artiste, intelligente, qui tape dans l’œil de Jake.

Everybody Wants Some !! : Photo Glen Powell

Un film sympathique pour sa plongée dans l’année 1980, qui annonce des bouleversements et changements qui vont très vite devenir la nouvelle mode, avec une brochette de jeunes étudiants sympathiques, qui ne sont pas fantasmés. Ils ont entre 18 et 20 ans, vocabulaire vulgaires, blagues graveleuses, ne pensent qu’aux filles et à boire de l’alcool. Un film sans prétention, qui fait rire, avec une bande originale géniale.

3 films Deadpool – Midnight special – Assassin

Ces dernières semaines (derniers mois), mon temps libre est avalé en grande partie par le voyage en Nouvelle Zélande que j’ai fait courant février, du coup je n’ai pas eu le temps de parler ici des différentes choses culturelles que j’ai pu faire. En plus des trois films dont je parle ci dessous, je parlerais prochainement des 3 concerts que j’ai fait et de ma dernière lecture.

Deadpool : Affiche

Deadpool de Tim Miller

Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein

3/5

L’histoire de Wade un mercenaire qui bosse pour une agence qui défends les gens victimes de certaines injustices, mais qui n’est pas un héros, Wade ne fait ça que pour l’argent. Il rencontre dont il tombe fou amoureux, et l’heureux couple décide de se marier. C’est alors que tout bascule, Wade se découvre un cancer généralisé, peu d’espoir de guérison. Il fait la rencontre d’un homme qui lui propose de devenir le cobaye d’une nouvelle drogue qui lui permettrait peut être de guérir. Mais Wade se retrouve entre les mains d’un tortionnaire qui lui fait subir toutes sortes de tortures. Au final Wade guérira et développera une puissance surhumaine, mais le prix à payer est très élevé pour Wade.

Deadpool : Photo Ed Skrein, Gina Carano, Ryan Reynolds

Deadpool : Photo Ryan Reynolds

Deadpool est donc une nouvelle figure de super héros, mais pas classique comme peut l’être Batman, Superman ou autre, Deadpool est un peu cinglé sur les bords, il est grossier, vulgaire, drôle, n’a pas l’âme d’un superhéros. J’ai beaucoup aimé le coté décalé qu’on a dès le générique de début, et certaines scènes sont très drôles, le film détourne aussi souvent les clichés des films de superhéros, comme le pote du héros que j’ai trouvé très drôle, et les références sont nombreuses. Mais si certaines choses sont originales et sortent des sentiers battus, le film est souvent lourd, l’humour est parfois trop poussé, c’est parfois trop bavard, le héros nous explique trop de choses trop souvent, surtout dans les scènes flash back, comme si il fallait faire attention à ce que le spectateur ne soit pas perdu. Un film parfois drôle, parfois lourd, je pensais rire beaucoup plus en y allant, mais on peut saluer l’effort!

Midnight Special : Affiche

Midnight special de Jeff Nichols

Micheal Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Jaeden Lieberher

3.5/5

A travers l’Amérique profonde, Roy, son fils de 8 ans Alton et un ami policier Lucas, fuient une secte qui aimerait utiliser Alton comme messie, et fuient aussi la NSA qui considère Alton comme une menace. Car le petit garçon de 8 ans a certains pouvoir surnaturels. Certains le voit comme un envoyé de Dieu, d’autre comme une menace pour la sécurité nationale.

Midnight Special : Photo Jaeden Lieberher, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Michael Shannon

Midnight Special : Photo Jaeden Lieberher, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Michael Shannon

J’avais très envie de voir Midnight special, surtout parce que j’avais adoré les précédents films du réalisateur, Take shelter et surtout Mud. La première moitié du film reste très mystérieuse, autant sur les pouvoirs de Alton, que sur la secte, que sur la destination des fuyards. L’atmosphère est vraiment très réussie , on est pris par l’intrigue, par ce qui se dégage du film, par les acteurs excellents (Micheal Shannon mais aussi Joel Edgerton). Le film a un petit coté années 80 pas déplaisant. Mais dans le dernier quart du film, les choses commencent à tournée en rond, le film aurait gagner à être un tout petit peu plus court, mais surtout la fin est un peu décevante. Montrer le “monde” duquel est originaire Alton n’était pas une bonne idée finalement, car ce monde sensé être si sensationnel ne ressemble pas moins à La Défense d’ici quelques années, ou encore Dubai, bref, rien de bien visionnaire! Il aurait mieux fallut ne rien montrer et rester dans le flou. En sommes, ce n’est rien de plus qu’un ET qui veut rentrer chez lui bien filmé et bien mis en scène.

The Assassin : Affiche

Assassin de Hou Hsiao Hsien

Shu Qi, Chang Chen

4.5/5

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Au 8e siècle, en Chine, l’empereur est affaibli par certaines régions qui cherchent leur indépendance. C’est le cas de la région de Weibo, dirigé par Tian Ji’an. Yinniang, la cousine du seigneur Tian Ji’an, est de retour au pays après avoir passé toute son enfance et adolescence auprès d’une nonne qui lui a enseigner les arts martiaux et l’art de tuer. C’est une assassin qui, en revenant chez elle, a pour mission de tuer son cousin, dont elle était très proche quand ils étaient enfants. Yinniang doit gérer le flux d’émotion face aux retrouvailles avec sa mère et son père, et ne sais pas si elle sera capable de tuer son cousin.

The Assassin : Photo

The Assassin : Photo Shu Qi

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J’ai souvent entendu parler de ce réalisateur chinois et pourtant je n’avais jamais vu un de ses films. Et bien je suppose que je n’ai pas commencé par le plus mauvais, parce que Assassin fut un coup de cœur. Hou Hsiao Hsien prend le temps de filmer, de montrer, à travers des tentures, des voiles, il laisse le temps au spectateur de s’imprégner de l’atmosphère, de l’histoire, des personnages. Il prend le temps de filmer les paysages magnifiques, les rites et gestuels très chorégraphiés qui caractérisaient les nobles de l’époque. Boire un verre, manger, s’habiller, se coiffer, danser, tout est chorégraphiés, tout répond à des protocoles et des règles, rien n’ait laissé au hasard, et le réalisateur nous laisse le temps de tout assimiler. C’est sublime, les tenues de soies brodées, les accessoires, les bijoux, les coiffures, la musique, les danses, les paysages, les regards qui en disent plus long que des dialogues, les scènes de combats, de duels, une plongée dans la culture d’une époque époustouflante, une belle histoire, de beaux personnages, j’ai été envouté.

Les délices de Tokyo – Tout en haut du monde – Carol

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de Naomi Kawase

Kirin Kiki, Masatochi Nagase, Kyara Uchida

4/5

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De nos jours à Tokyo, Sentaro est le gérant d’une petite gargote qui vend des dorayakis, des petites crèpes japonaises fourrées d’une pâte de haricot rouges confits. Sentaro est maitre dans l’art de faire la pâte à crêpes mais n’a jamais su faire les fameux haricots confits. Sa clientèle est surtout composée de lycéennes qui viennent prendre un gouter rapide, et parmi elle, Wakane, collégienne élevée par une mère célibataire qui ne pense qu’à s’amuser et ne s’intéresse nullement à sa fille que Sentaro considère un peu comme sa petite soeur. Un jour, Tokue, une vieille dame de 76 ans se propose de devenir aide cuistot auprès de Sentaro et pour le convaincre, elle démontre son talent dans la conception des fameux haricots rouges confits.

Les délices de Tokyo : Photo Kirin Kiki

J’aime beaucoup Naomi Kawase, j’ai vu plusieurs de ses films. En allant voir Les délices de Tokyo, je m’attendais à un film qui parle de cuisine et de recettes secrètes. Finalement les délices de Tokyo c’est la rencontre entre trois générations à Tokyo, une vieille dame, un homme mure, et une jeune ado.

Chaque génération à son lot de problème et de fardeaux lourds qui mettent les personnages au ban de la société. On découvre rapidement que Tokue fut atteinte de la lèpre et donc écarté de la société, Sentaro a commis des actes de violence qui ont eu de graves conséquences pour certaines personnes, et Wakana malgré son jeune age, est isolée des autres jeunes de sa classe, avec une mère célibataire égoïste et peu intéressée par le futur de sa fille.

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Les délices de Tokyo nous parle des échanges entre générations, de ce que l’on peut apprendre des uns des autres, de la solidarité, de la sagesse des anciens. On passe par toutes les émotions, il y a beaucoup d’humour, j’ai adoré écouté Tokue apprendre à Sentaro à faire les haricots rouges confits, on rit de bon cœur à plusieurs reprises, j’ai beaucoup aimé le lien qui se tisse entre Sentaro et Tokue, cette vieille dame pleine de ressources et d’énergie, pas aigrie pour un sou malgré toute sa vie passée à être bannie de la société. J’ai aussi beaucoup aimé la relation entre Sentaro et Wakane, cette façon de l’aider sans en avoir l’air et sans s’immiscer dans sa vie privée.

Les délices de Tokyo : Photo Kirin Kiki

Il y a aussi beaucoup de scènes émouvantes, notamment autour de Tokue, c’est vraiment très touchant. L’histoire se déroule en fonction des saisons, les cerisiers en fleurs au printemps, la chaleur écrasante de l’été, les feuilles rouges des érables en automne, et les froideurs de l’hiver. Naomi Kawase prend le temps de filmer les saisons, de filmer les arbres, la nature, sa façon de faire m’a fait un peu penser au cinéma de Terrence Malick, cette façon de prendre le temps de filmer un rayon de soleil, le vert des feuilles…mais si c’est très beau, n’est pas Terrence Malick qui veut, il a une véritable poésie dans sa façon de filmer, qui va au delà de la technique. Naomi Kawase est douée, mais pas autant.

Les délices de Tokyo : Photo Kirin Kiki

Reste un film extrêmement beau, poétique, vraie, qui nous parle de la transmission entre génération, la sagesse des anciens, et  nous parle également d’un sujet peu vu au cinéma, celui du sort réserver aux pauvres gens atteints de la lèpre dans les années 50 au Japon et qui furent traités comme de véritables prisonniers. A ne pas manquer si vous pouvez le voir.

Tout en haut du monde : Affiche

Tout en haut du monde

de Rémi Chayé

4,5/5

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Fin du 19e siècle, Sacha est une jeune fille de 15 ans de la noblesse russe. Elle a du mal à se remettre de la mort de son grand père, Olukine, un navigateur partie deux ans plus tôt pour le pole nord à bord d’un navire insubmersible qui a couté une fortune. Pour Sacha, Olukine était la personne qui la fascinait le plus. Le tsar n’a jamais vraiment pardonné à la famille d’Olukine la perte du Davai, le fameux bateau construit pour des fortunes pour permettre à Olukine d’atteindre le pole nord. Sacha découvre un peu par hasard certains éléments qui lui indiquent que son grand père n’est pas passé par la route prévue. Persuadé qu’elle peut retrouver le Davai, elle fugue de chez elle pour partir à sa recherche, et ainsi rétablir l’honneur de son grand père et celui de sa famille.

Tout en haut du monde : Affiche

J’aime beaucoup l’animation française, on en a pas beaucoup sur nos écrans, mais ce sont très souvent de véritables petits bijoux, rien à voir avec les grosses productions américaines, les français misent tout sur une animation plus classique, plus poétique, et j’ai rarement été déçue. Il y a bien sur les dessins animés célèbres de Michel Ocelot qui sont enchanteurs, comme les Kirikou, Princes et princess, les contes de la nuit, Azur et Asmar. Mais il y en a de moins connus qui m’ont tout autant enchanté, comme les films de Jean François Laguionie avec L’ile de black mor, Le chateau des singes, ou le magnifique Le tableau, ou encore Sylvain Chomet avec le très beau L’illusionniste.

Tout en haut du monde : Affiche

Ici j’ai été tout autant enchanté et touché. J’ai été touché par cette jeune fille qui rêve d’aventure, sa relation avec son grand père émouvante. J’ai adoré la voir prendre le large d’une société stricte, sévère et peu encline à écouter une fille qui n’a que 15 ans. J’ai adoré la voir partir pour le pole nord et son aventure dans les eaux pleines d’iceberg et de danger.

Tout en haut du monde : Affiche

L’histoire et les personnages sont très réussies, mais l’animation l’est encore plus; les décors de mer, d’icebergs, de neige, tout ce blanc immaculé, on arrive à ressentir le froid glaciale du blizzard, on arrive presque à sentir les flocons dures s’écraser sur notre visage et nos yeux comme sur ceux de la pauvre Sacha, prise au piège d’une météo hostile. Il y a de magnifiques scènes, notamment vers la fin et ces merveilleux paysages blancs qui prennent des couleurs extraordinaires sous le soleil couchant.

Un film magnifique, d’une grande poésie, qui m’a beaucoup touché, à ne pas manquer non plus!

Carol : Affiche

Carol

de Todd Haynes

Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandler

2,5/5

New York dans les années 50. La jeune Thérèse travaille comme vendeuse au rayon jouets d’un grand magasin. Elle vit seule dans un petit appartement, et partage son temps libre entre son petit copain qu’elle apprécie sans plus, et son hobby de la photo. Un jour elle croise le chemin de la très sensuelle Carol, une femme aisée qui frôle la quarantaine, mère d’une petite fille et en instance de divorce avec son mari. Car Carol aime les femmes, et elle ne peut plus vivre dans le mensonge. Entre les deux femmes c’est le coup de foudre.

Carol : Affiche

Je suis allée voir Carol parce que j’avais entendu beaucoup de bien de ce film et parce que j’aime beaucoup Cate Blanchett. Carol parle de relations interdites dans les années 50 très conservatrices des Etats Unis. Le film nous montre une société américaine coincée, qui ne souhaite aucune évolution, aucune modernisation, figée dans des valeurs qui ne sont plus d’actualité. Carol nous montre aussi un pays où les apparences sont reines, les femmes doivent être impeccables, dans leurs coiffures, leurs vêtements, mais aussi dans leur allure ou leurs postures, la femme parfaite, qui ne semble jamais souffrir.

Carol : Affiche

Entre Thérèse et Carol tout est différents, elle n’ont aucun point commun : différence de physique, d’éducation, d’origine sociale, de classe sociale, l’une est issu de la bourgeoisie, est mère de famille, mariée, riche, l’autre est jeune, pauvre, célibataire et doit travailler pour se payer un toit et un repas. Et pourtant entre les deux c’est le coup de cœur. En tout cas pour nous spectateur, la passion et l’amour ne sont pas au rendez-vous !

Carol : Affiche

J’ai trouvé l’histoire classique mais surtout assez insipide. En fait il ne se passe rien du tout dans le film, ou du moins pas grand-chose. Aucune originalité, aucune surprise, deux femmes que tout opposent tombent amoureuses l’une de l’autre, elles s’évadent de leur quotidien en partant en voiture pour un voyage vers l’ouest, elles deviennent amant, un détective privé enregistre leurs ébats, le mari fait la pression à sa femme pour lui faire payer sa relation homosexuelle, mouais…mais surtout entre les deux femmes il n’y a aucune alchimie, leur relation sensé être passionnée, laisse froide, on est dans des eaux glaciales, c’est pauvre en émotion. Personnellement je n’ai rien ressenti pour ces deux personnages, si ce n’est un peu de peine quand Carol est séparée de sa fillette. Cate Blanchett fait le minimum syndical, et Rooney Mara garde un visage figée du début à la fin.

Carol : Affiche

Au finale, le seul point fort c’est les jolies images et la reconstitution des années 50. Sans ennuyer le film lasse un peu.

Le garçon et la bête de Mamoru Hosoda

Le garçon et la bête : Affiche

4,5/5

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Ren, 9 ans, vient de perdre sa mère. Très en colère par cette perte brutale, Ren refuse de suivre la famille de sa mère, qui veut le recueillir. Il prend la fuite et erre dans les rues de Tokyo jusqu’à ce qu’il rencontre au détour d’une rue la bête Kumatetsu qui vit dans le monde des bêtes, Jutengai. Enthousiasmé par la colère et l’insolence de Ren, Kumatetsu lui propose de devenir son disciple. Dans le monde de Jutengai, le seigneur est sur le point de se réincarner et de laisser sa place à un futur seigneur. Kumatetsu ambitionne de devenir ce futur seigneur et devra alors faire face à son adversaire le plus sérieux, Iouzan…

Le garçon et la bête : Affiche

Décidément Mamoru Hosoda est devenu la nouvelle référence dans l’univers de l’animation japonaise. Je n’ai eu que des coups de cœur pour ses films d’animation, après La traversée du temps, Summer wars, et plus récemment le magnifique Les enfants loups.

Le garçon et la bête : Affiche

Avec ce film, Le garçon et la bête, c’est encore une fois un coup de cœur. Déjà, ça fait plaisir de voir des dessins, des vrais, pas d’images de synthèse mais du dessin à l’ancienne. Et comme souvent avec Hosoda, c’est beaucoup d’émotion. J’ai adoré suivre ce pauvre Ren, orphelin à 9 ans, qui erre dans les rues de Shibuya à Tokyo, qui se fond dans la foule qui traverse sans cesse le célèbre carrefour, et qui passe son temps à éviter les policiers qui traquent les jeunes fugueurs.

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La première moitié du film se passe dans le monde des bêtes, Jutengai, et on suit Ren, rebaptiser Kyuta, qui s’applique à devenir le disciple de Kumatetsu, borné, brutal, ronchon, feignant. Ces moments là sont vraiment ceux que j’ai préféré, la relation père fils entre Kyuta et Kumatetsu, leurs caractères similaires de tête de mule et de râleurs, il y a beaucoup d’humour dans ces scènes, et aussi beaucoup de tendresse inavouée entre ses deux personnages.

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Le film traite donc de l’enfance perdue, des relations filiales. Ren/Kyuta a perdu son enfance et innocence quand il perd sa mère, et retrouve une figure paternel à imiter en la personne de Kumatetsu, la bête qui ambitionne d’être le nouveau seigneur.

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Le garçon et la bête nous parle aussi de la quête d’identité et du long chemin vers l’âge adulte. Ren/Kyuta ne peut avancer sans retourner dans son passé et son monde, pour découvrir d’où il vient afin de mieux se connaitre et poursuivre son chemin. Comme dans ces précédents films, Hosoda nous transporte dans une histoire prenante, nous présente des personnages attachants, et distille des étincelles magiques à chaque image. Encore une fois, Mamoru Hosoda m’a emporté dans son univers, encore une fois un coup de cœur!

The hateful eight de Quentin Tarentino

Les Huit salopards : Affiche

Kurt Russell, Samuel Jackson, Jennifer Jason Leigh, Channing Tatum, Tim Roth, Walton Goggins, Micheal Madsen

3,5/5

Vers la fin du 19e siècle, quelques années après la guerre de sécession, le chasseur de prime John Ruth escorte à Red Rock la criminel Daisy Domergue, pour qu’elle soit pendu. La diligence dans laquelle ils voyagent rencontre une tempête de neige. Alors qu’ils se dirigent vers un relais, la mercerie de Minnie, pour s’abriter, ils croisent sur la route le major Marquis Warren, un ancien officier nordiste devenu chasseur de prime, et Chris Manning un ancien soldat sudiste qui se dirige vers Red Rock pour commencer son nouveau job de shérif. Tous ce monde débarque dans la mercerie de Minnie, pour passer deux ou trois jours, le temps que la tempête de blizzard passe son chemin. Dans la mercerie de Minnie, d’autre voyageurs sont déjà installés au coin du feu…

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh, Kurt Russell

Le 8e film de Tarentino est donc un western un genre de film qu’il aime, et qui transpire souvent dans ses autres films. Pour ma part, je suis fan des films de Tarentino, de son style, de son originalité, de son humour parfois étrange parfois dérangeant, fan de sa violence absurde, de son choix d’acteurs, de sa façon qu’il a de nous raconter des histoires. J’aime quasiment tout je crois, j’ai adoré Reservoir dogs, Pulp fiction, Jackie Brown, Kill Bill, j’ai beaucoup aimé Django unchained et Boulevard de la mort mais moyennement aimé Inglorious basterds.

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh, Kurt Russell

Qu’en est il du dernier en date? le résultat est assez moyen au final, je le mettrais dans ma catégorie moyennement aimé, comme pour Inglorious basterds. Le film dure 2H48, mais j’y suis allée sans hésiter et sans boire de café avant, sur que j’étaiis de ne pas piquer du nez, vu que j’allais voir du Tarentino. Finalement, le film est beaucoup trop long par rapport à l’histoire, certaines scènes sont redondantes, lentes, inutiles, on aurait pu avoir un résultat plus rythmé, plus efficace en coupant la moitié du temps du film. Car l’histoire est assez simple au final, les rebondissements peu présent, le tout un peu trop classique.

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh, Kurt Russell

C’est souvent trop bavard dans certaines scènes, surtout dans la première heure, avec les scènes en diligence. Tout n’est pas négatif pour autant, on retrouve les répliques bien travaillés, les réparties qui tombent bien, l’humour décalé, même si pas toujours présent. On retrouve l’absurde et le cinglé dans le film, on retrouve aussi la violence décalée, presque dessin animé, le coup du café empoisonné, les coups de flingue qui s’accélère dans la dernière de mi heure du film. Et puis toujours un casting intéressant, un Channing Tatum très bon, toujours le plaisir de revoir Kurt Russell et Micheal Madsen, mais en terme de performance, je retiens surtout Samuel Jackson, Walton Goggins et Jennifer Jason Leigh que j’ai adoré revoir, ici dans un rôle qui m’a fait penser à Carrie au bal du diable, en plus gore!

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh

En bref, un film un peu trop long, une histoire un peu trop classique, avec un casting géniale, on retrouve le style Tarentino, même si ce ne sera pas du tout mon film préféré du monsieur, plutôt en bas de la liste qu’en haut, et en bonus tout de même, la musique géniale d’Ennio Morricone.