Shaun le mouton

Shaun le mouton : Affiche

de Mark Burton

4/5

Shaun le mouton malin, a toujours connu sa vie à la ferme avec ces congénères (un peu moins malins), le chien Bitzer qui supervise les moutons, et le fermier. Les jours passent, toujours la même routine, le planning quotidien à respecter, le réveil aux aurores, le chien qui rassemble les troupes, les porcs qui se moquent des moutons, les canards qui jouent les blasés, et le fermier qui supervise. Shaun en a  assez! alors un jour, il décide de mettre au vert son fermier dans une caravane, complètement endormie. Mais voila que la caravane en question prend la route toute seule jusqu’à la grande ville. Assommé dans le freinage, le fermier perd la mémoire. De leur coté, Bitzer le chien et les moutons décident d’aller à la ville recherché le fermier.

Shaun le mouton : Photo

J’adore Wallace et Gromit, les petites histoires, l’ambiance, le coté so british, l’humour subtil et intelligent. Shaun le mouton, du même créateur, c’est les même qualités. Alors bien sur je suis rapidement allée voir le long métrage.

Shaun le mouton : Photo

On retrouve tous les personnages du dessin animé, les moutons, le chien, le fermier, les canards, les cochons. Dans ce film, le troupeau de moutons et le chien, sont exilés pour quelques heures dans la grande ville, à la recherche de leur maitre, le fermier, qui a perdu la mémoire et qui est devenu un célèbre coiffeur grâce à son don avec la tondeuse, tout en étant poursuivi par le chef de la fourrière déterminé à les mettre tous en cage.

Shaun le mouton : Photo

Shaun le mouton : Photo

C’est drôle, bourré de rebondissement, les moutons sont trop attachant, tout comme le chien, et même le fermier, j’ai ri plus d’une fois, les gags sont tous parfaitement maitrisé, l’histoire est simple mais bien menée, et il y a pas mal de références qui m’ont fait hurler de rire, à Hannibal Lecter dans Le silence des agneaux, ou encore à la série Breaking bad…et la fin est touchante, quand les moutons et le chien, croyant leur dernière heure arrivée se cramponnent comme des nouveaux nés au fermier. La scène avec les cochons qui décident de ranger la maison du fermier quand ils comprennent qu’il revient de la ville est hilarante! A ne pas rater si vous êtes fan de Wallace et Gromit ou fan du dessin animé Shaun le mouton!

 

Dear white people

Dear White People : Affiche

de Justin Simen

Tyler James Williams, Tessa Thompson, Kyle Gallner, Teyonah Paris, Brandon Bell, Dennis Haysbert,

4/5

A WInchester, université américaine réputée, les étudiants sont tous bien formatés pour rentrer dans des catégories précises: les gays, les afro américains, les bobo, les fils de riches familles, les fashion victimes…chaque catégorie ayant leurs règles, leurs lois, leurs lieux de vies, et leurs résidences. Sam White, étudiante en média, membre de la résidence réservée aux afro américains, fait sensation sur le net avec son émission de radio “dear white people”, dans laquelle elle critique les préjugés racistes des blancs face aux noirs. Mais les différentes catégories bien délimitées s’avèrent impraticable, car en réalité, personne n’est aussi simple, chaque personne est trop complexe pour entrer dans une case aussi étroite.

Dear White People : Photo Ashley Blaine Featherson, Brandon Alter, Jemar Michael, Tessa Thompson

Dear white people tient les promesses que la bande annonce avait fait. On suit quelques étudiants, de différents horizon, dans le cadre de ce campus de privilégiés. Chacun se trouve dans des catégories bien définies,  chaque étudiant doit trouver sa place sous peine d’être rejeté de la société, de ne pas pouvoir se définir en tant qu’étudiant, et de devenir transparent aux yeux de tous. Et pourtant, aucun personnage ne rentre en réalité dans ces petites cases, chaque étudiant est bien plus complexe. Lionel est afro américain, mais ne veut pas s’inscrire à la résidence des afro américain, car il est aussi homosexuel, et que sa communauté l’a toujours rejeté jusque là. Troy est le chef de la résidence afro américaine, mais il est aussi fan de star trek, chose qu’il n’avoue à personne. Quant à Sam White, elle est pro active dans le droit des noirs américains, acharnée quand il s’agit de ne pas accepter les blancs à la cafétéria de sa résidence, alors qu’elle est elle même métisse, et qu’elle sort avec un étudiant blanc.

Dear White People : Photo Ashley Blaine Featherson, Naomi Ko, Tessa Thompson, Tyler James Williams

Dear white people, c’est drôle, c’est fun, c’est pop, j’ai adoré le fond et j’ai adoré la forme. Sous des accents d’humour acerbes, on nous fait réfléchir, on nous présente une réalité, une facette de l’amérique, celle des clivages, celles des castes, chacun à sa place, et chacun devant connaitre sa place dans la société. Le film montre les limites de ces cases étroites d’esprit face à la complexité et la diversité des personnalités.

J’ai beaucoup aimé les personnages aussi, leurs défauts, leurs points faibles, leurs sensibilités. Coco qui rêve de célébrité, et qui se rend compte de l’absurdité de son comportement, Sam qui mettra de l’eau dans son vin, Troy, qui se détachera enfin de l’autorité paternelle, Kurt qui verra les choses avec plus de recul et de clarté, ou encore Lionel qui finit par comprendre que choisir une résidence ne signifie pas couper les ponts avec les autres. J’ai aimé qu’il n’y ai ni héros, ni gentils, ni méchant, chacun des personnages a un peu de chaque en lui.

Dear white people, c’est drôle, intelligent, bourré de références culturelles, c’est intéressant et riche aussi bien sur le fond que sur la forme et les trente dernières secondes résument bien la société américaine avec cynisme (les blancs, les noirs, et au milieu le pouvoir de l’argent, qui l’emportera toujours). A voir!

Big eyes

Big Eyes : Affiche

de Tim Burton

Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter

3.5/5

Dans les années 50, Margaret décide du jour au lendemain de quitter son mari et sa maison de banlieue ennuyante, avec sa fille, et de partir recommencer une nouvelle vie en Californie. Timide, peu sur d’elle, elle arrive tout de même à trouver du travail et peignant des meubles pour enfants à la chaine. Car Margaret est une artiste, une peintre, qui aimerait vivre de son art. Tous les week end, elle s’installe dans un parc avec sa fille et peint pour une misère des portraits des badauds. Elle y rencontre Walter Keane, un peintre qui propose des tableaux des rues de Montmartre. Les deux artistes sortent ensemble et finissent par se marier. Walter admire le travail de sa femme qui ne peint que de jeunes enfants avec d’étranges yeux disproportionnés. Entre son talent artistique à elle, et son don du commerce et de la vente à lui, les tableaux de Margaret ne tardent pas à se vendre comme des petits pains et pour être sur que ça continue de se vendre, Walter décide de s’attribuer les œuvres de Margaret.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

On est loin de l’univers fantastique, sombre, étrange et parfois flippant de Sweeney Todd, Beetlejuice, Dark shadows, Frankenweenie, Batman, Edward aux mains d’argent, Sleepy hollow, ou Les noces funèbres. On est pas non plus dans l’univers complètement farfelue de Mars attacks, Ed Wood, Pee Wee big adventure, ou même de Charlie et la chocolaterie.

Big Eyes : Photo Amy Adams

Big eyes c’est d’abord une histoire vraie, celle de Margaret Keane dont le mari s’est approprié son travail artistique, pour mieux vendre les œuvres. Car dans les années 50, les femmes artistes se vendaient difficilement.

Malgré une base tirée d’une histoire vraie, Burton ne se laisse pas aller à nous faire un biopic, ou un drame à l’américaine, classique, linéaire, sans âme. On retrouve parfois l’aspect farfelue et loufoque du réalisateur, même si ça reste dans une moindre mesure. Le film ne tombe jamais dans le mélo, c’est plutôt une comédie, qui prend parfois des airs un peu plus dure, mais le film reste drôle à voir.

Big Eyes : Photo Christoph Waltz, Danny Huston

Ce qui m’a plut d’emblée, c’est la voix off, qui présente les personnages au début du film et qui intervient un peu tout au long de l’histoire, la voix d’un journaliste qui à côtoyé le couple Keane dès leurs début.

Burton retrouve les couleurs bonbons acidulés et les logements bien proprets et bien alignés des années 50, qui n’est pas sans rappeler Edward aux mains d’argent. Comme le dit la voix off, Margaret Keane décide de divorcer de son mari à une époque où ce n’était pas encore une chose à la mode! Burton nous montre donc les difficultés pour une femme seule de faire sa place dans un monde d’hommes, et encore une fois la voix off souligne la réalité des mœurs au début du film “Aux États Unis, dans les années 50, la vie est plus que belle…Si vous êtes un homme”.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz, Krysten Ritter

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette femme qui a toujours été dominé par les hommes, elle passe de fille de, à femme de, puis à mère de, et n’a jamais eu l’opportunité de se définir, de se connaitre, de se développer en tant que personne à part entière. L’histoire de cette femme qui trouve le courage de quitter son premier mari ennuyant, tout ça pour tomber à nouveau dans les bras d’un second mari qui s’avère parfait jusqu’à ce qu’il décide de s’approprier les œuvres de la pauvre Margaret. Et tandis que son mari dépourvue du moindre talent artistique, devient célèbre et adulé pour le travail de sa femme, Margaret est cantonné au fin fond de son studio, à peindre encore et toujours, et à jouer les gentilles femmes silencieuses et idiotes lors des soirées mondaines.

J’ai beaucoup aimé voir le parcours de cette femme, si timide et naïve, qui va finalement s’affirmer et défendre la maternité de ses œuvres, avec l’aide de sa fille qui pour le coup, secouera un peu sa mère dans les moments plus difficiles.

Christoph Waltz est toujours excellent, (mais quand ne l’est il pas?) et surtout Amy Adams m’a bluffer dans ce rôle, alors que jusqu’ici elle était à mes yeux, une actrice correct qui ne m’a jamais marqué plus que ça.

J’ai donc beaucoup aimé le film, l’ambiance acidulé des années 50 avec cette envie de perfection visuelle qui permet de mieux caché ce qui ne va pas, les acteurs, il y a beaucoup d’humour et la touche Burton avec un coté parfois farfelue et originale dans la réalisation, même s’il reste bien sobre et discret par rapport aux films qui ont fait son succès.

The water diviner, avant première avec Russell Crowe

La Promesse d'une vie : Affiche

de Russell Crowe

Russell Crowe, Olga Kurylenko, Yilmaz Erdogan, Cem Yilmaz

4/5

1919, Joshua Connor, un fermier australien, a perdu ses trois fils lors de la première guerre mondiale, durant la bataille de Gallipoli. Une nuit, sa femme met fin à ses jours. Joshua se retrouve seul et espère honorer la promesse qu’il a faite à sa femme, celle de retrouver les corps de ses fils. N’ayant plus rien qui le retient, il décide de se rendre en Turquie, qui est dorénavant un allié important des anglais. Pour l’aider à trouver les corps de ses fils, Joshua dispose d’un journal tenu par l’un des ses enfants, qui lui permet de retracer les dernières heures de leurs vies. Il s’installe dans un hôtel d’Istanbul, et part sur les vestiges de la bataille de Gallipoli, aider surtout par un commandant Turc, qui a vécut la fameuse bataille.

La Promesse d’une vie : Photo Yilmaz Erdogan

Hier soir donc, je me suis rendu à l’avant première du premier film réalisé par Russell Crowe. Au départ, je pensais que la présence de Russell Crowe se limiterait à un bonjour et à un traditionnel “merci d’être venu voir mon film, j’espère qu’il vous plaira”. Et bien belle surprise hier soir, parce qu’une fois le film fini, Russell Crowe et Olga Kurylenko sont venus s’assoir pour parler du film et répondre aux questions des spectateurs. Russell Crowe est exactement comme je l’imaginais, un peu enrobé, très intéressant, énormément d’humour et surtout hyper passionné par son sujet. Car cette fois ci, c’est lui qui réalise, c’est lui qui a choisi le sujet de son film.

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

The water diviner (je ne parle pas de son titre traduit en français qui n’a aucun sens, et qui n’a aucun rapport avec l’histoire), c’est surtout un prétexte pour mettre en lumière un épisode de l’histoire du 20e siècle peu connu des occidentaux, la bataille de Gallipoli et surtout vu du coté turc. Le film se situe après la fin de la première guerre, les turcs et les anglais sont à nouveaux alliés, et l’un des commandants de l’armée turc qui a pris part à la bataille est envoyé sur les lieux de la bataille afin d’assister les anglais dans une vaste opération pour retrouver et identifier un maximum de cadavres alliés. On suit le personnage de Joshua qui va découvrir les horreurs de la guerre, qui va avoir un aperçu de ce que ses trois fils ont probablement vécut, il va découvrir aussi qu’il n’y a pas les ennemi d’un coté et les gentils de l’autre, que les turcs n’ont fait que se défendre pour empêcher leur pays d’être envahi par des étrangers. Joshua se rend compte qu’il n’avait jamais envisagé la guerre du point de vue des turcs.

La Promesse d’une vie : Photo Olga Kurylenko, Russell Crowe

Le film est de facture assez classique, il n’y a pas de grosses surprises, ni sur le fond ni sur le plan visuel, Russell Crowe est impeccable comme d’habitude, dans le rôle de ce père de famille qui a tout perdu, qui ressent une certaine culpabilité à avoir laisser ses trois jeunes fils partir à la guerre, d’avoir été fier de les voir partir pour soi disant défendre l’honneur du pays, de ne pas avoir compris l’ampleur de la guerre, de ne pas avoir pu freiner l’enthousiaste naïf de ces fils qui avaient plus l’air de partir en voyage initiatique que de partir pour la guerre. On le suit dans sa découverte d’un pays et d’une culture qu’il ne connait absolument pas, se cogne à l’hermétisme de l’armée britannique. J’ai beaucoup aimé le duo qu’il forme avec le major Hasan, l’amitié que les deux hommes vont développées, l’acteur turc Yilmaz Erdogan est excellent à l’écran, et j’ai beaucoup aimé le voir embarqué Joshua dans certains us et coutumes du pays, les chants, les danses, les bains turcs…

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

Finalement, j’ai été moins emballé par les scènes se déroulant dans l’hôtel tenu par la jolie Olga Kurylenko (qui ne transcende pas l’écran, et dont la présence est jolie mais sans plus), qui permet de nous montrer le coté sociale de la vie à Istanbul, mais qui permet d’introduire aussi une légère romance. C’est pas la partie qui m’a le plus plut, même si j’ai apprécié qu’au final, il n’y ait pas vraiment de romance, en tout cas rien de concrétisé, j’aurais trouvé ça un peu déplacé et pas du tout nécessaire à l’histoire.

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

Au final, j’ai beaucoup aimé the water diviner, qui m’a permis d’en savoir un peu sur un épisode de l’histoire que je ne connaissais quasiment pas, et de voir à quel point cet épisode est important dans l’histoire australienne et turque. L’occasion de revoir Russell Crowe à l’écran, qui fait partie de mes acteurs chouchous, de découvrir quelques acteurs turcs excellents, et l’occasion aussi de voyager pas cher, on traverse de magnifiques paysages, on visite le marché historique d’Istanbul et surtout on pénètre la magnifique mosquée bleue, ça donne terriblement envie d’aller visiter la Turquie!

La Promesse d’une vie : Photo Ben O’Toole, Cem Yilmaz, Jai Courtney, Yilmaz Erdogan

Une fois le film terminé, Russell Crowe et Olga Kurylenko sont venus dans la salle, parler du film et répondre à quelques questions. Russell Crowe nous raconte que ce film représente trois ans de sa vie, qu’il a appris pas mal de chose sur cet épisode, qu’il s’est rendu compte qu’en Australie on ne parlait jamais du point de vue des turcs, qu’il n’avait jamais envisagé qu’en réalité il s’agissait d’une invasion. Russell Crowe nous parle aussi de la désillusion que la première guerre a été pour ces millions de jeunes hommes qui pensaient partir à l’aventure, sans s’attendre une seconde aux horreurs qu’ils allaient voir, que pour ces jeunes hommes, c’était surtout l’occasion de pouvoir voyager gratuitement à travers le monde, de pouvoir rendre leurs familles fières, et rien de plus.

La Promesse d’une vie : Photo Cem Yilmaz, Russell Crowe

Il nous dit être très content d’être au contact de vrais fans, de pouvoir répondre à des questions portant sur son film. Il nous raconte que le film a très bien marché au box office australien, a été très bien accueilli en Turquie, qu’il a eut plusieurs récompenses, que même les critiques ont appréciés! et qu’il était content que pour une fois, on ne parle pas de lui dans les tabloïds mais qu’on parle de lui pour son travail d’acteur et de réalisateur.

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Russell Crowe nous parle avec passion de son métier, n’est pas avare en anecdotes rigolotes, ne manque pas d’humour, nous parle du pouvoir de l’intuition qu’il ne faut pas sous estimer, et nous explique que si son film marche, il pourra réaliser à nouveaux d’autre films, n’aura pas besoin de s’exiler à l’autre bout de la planète pour de nouveaux rôles, et pourra donc mieux s’occuper de ses enfants, dont à vot’ bon cœur, c’est pour la bonne cause, celle des enfants!

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Une fois l’entretien terminée, toute la foule se dirige vers Russell Crowe, super abordable, il signe des autographes à tout va, se laisse prendre en photos, discute encore un peu, je m’approche au plus près du monsieur, contente de le voir de si près, j’aperçois au fond Didier Bourdon, que j’aurais bien aimé saluer mais qui bizarrement est plus difficile à atteindre que Monsieur Crowe! Belle soirée donc, les acteurs et réalisateurs devraient en prendre de la graine, c’est chouette de pouvoir les entendre parler librement, de les écouter parler avec passion de leurs films!

Pour ceux que ça intéresse, le film sort en France le 15 avril prochain.

Divergente 2: Insurrection

Divergente 2 : l’insurrection : Affiche

de Robert Schwentke

Shailene Woodlene, Theo James, Miles Teller, Kate Winslet, Naomi Watts

3.5/5

On retrouve les héros de Divergente 1 juste après les évènements qui concluait le film. Tris, Quatre, Caleb et Peter se cachent chez les fraternels, et adoptent leur mode de vie, le temps de se faire oublier par Jeannine, qui fait porter le chapeau des attaques qu’elle avait organisées, à Tris et Quatre, considérés dorénavant comme traitre. Découvert par les hommes de Jeannine, Tris, Caleb et Quatre s’enfuient à nouveaux et se cachent parmi les sans factions, tandis que Peter trahit ses amis et part rejoindre les Érudits. De son coté, Jeannine à récupérer dans les débris des Prior, une boite mystérieuse, qui renfermerait un message transmit il y a plusieurs siècle et qui contiendrait la solution pour éradiquer les divergents. Mais pour l’ouvrir Jeannine à besoin d’un divergent puissant, afin de passer les simulations de toutes les factions.

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Maggie Q, Shailene Woodley, Theo James

Toujours pas lu les romans de Veronica Roth mais comme j’avais plutôt apprécié le premier volet, j’ai bien sur été voir la suite. Une suite qui a bien failli ne pas voir le jour, mais entre des fans qui mettaient un peu la pression, et une Shailene Woodlene qui devenait une actrice de plus en plus importante à Hollywood, les producteurs ont finalement céder et produit la suite.

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Shailene Woodley, Theo James

Le film est à la hauteur du premier volet, ni moins bien ni meilleur, Kate Winslet reprend son rôle de méchante à la beauté glacée, Theo James celui du beau gosse de service, même si ici son rôle est bien moins important que dans le premier film, et Shailene Woodlene, en héroïne déterminée qui décide de se couper ses longs cheveux, finit la jeune fille innocente et naïve, elle est désormais propriétaire d’une coupe de cheveux à la garçonne.

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Shailene Woodley

Et puis contente de retrouver le talentueux Miles Teller, vu déjà dans Whiplash, et on retrouve également Naomi Watts…que je n’ai absolument pas reconnu de tout le film! Et qui joue bizarrement la mère de Theo James, ce qui m’a posé un problème visuel quand même, Theo a qui ont donne bien volontiers la trentaine, et Watts qui fait plus jeune que son âge, on a un peu de mal à croire qu’elle puisse être sa mère (et dans la réalité, rappelons que Theo James a 30 ans et Naomi Watts 46 ans).

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Miles Teller, Shailene Woodley

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Miles Teller, Shailene Woodley, Theo James

Sinon Divergent, c’est toujours beaucoup d’actions, pas mal de rebondissement, peu ou pas de temps morts, c’est donc prenant, et on ne voit pas le temps passé, même si on perd un peu la fraicheur du premier film et de la découverte de cette société (comme toutes les sagas finalement).

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Ansel Elgort, Kate Winslet

Seul bémol, je n’ai pas vraiment compris le message révélé à la fin du film, ni en quoi le fait qu’un divergent ait réussi à ouvrir la boite signifie que désormais les habitants des différentes factions peuvent rejoindre le reste de l’humanité (???), peut être que tout ça est beaucoup mieux expliquer dans les romans, mais quand on les a pas lu, le film n’est pas très clair à ce sujet (en tout cas, pas pour moi!).

The voices

The Voices : Affiche

de Marjane Satrapi

Ryan Reynolds, Gemma Atherton, Anna Kendrick, Jacki Weaver

4/5

Jerry travaille comme manutentionnaire dans une petite ville où il ne se passe jamais rien d’intéressant, Milton. Amoureux de Fiona, une anglaise qui travaille à la compta de son entreprise, Jerry espère pouvoir sortir avec elle. Mais ce que personne ne sait à part la psychiatre de Jerry qui le suit toutes les semaines, c’est qu’il parle avec ces deux animaux de compagnie avec qui il entretient des conversations, le gentil chien Bosco, et le psychotique chat M Moustache.

The Voices : Photo Ryan Reynolds

La bande annonce m’avait bien plut, donc je n’ai pas trop hésité même si je ne suis pas fan fan de Ryan Reynolds! ici il joue à la perfection le gentil garçon de province, qui aurait pu être tellement sympa, un peu trop naïf, un peu trop simplet, mais gentil si ce n’est sa tendance à l’assassinat sanguinolent!

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Le film commence donc presque comme un vieux film des années 50, tout est beau, tout est gentillet, Jerry va au boulot avec le sourire, il est toujours content de tout, heureux pour rien, alors que ces collègues ont la mine blasée, un air de subir le quotidien sans pouvoir rien y faire. Les filles du bureau s’amusent comme elles peuvent dans cette ville de province, le vendredi soir c’est soirée karaoké, où tout le monde se retrouve, Fiona, l’anglaise un peu pimbêche mais pas méchante, qui aime être le centre d’attention, et qui fait tourner en bourrique le gentil Jerry parce que c’est si facile de s’amuser à ses dépends, Lisa, l’héroïne de conte de fée, trop bonne, trop gentille, et Allison, qui s’amuse à voir ses deux collègues essayer de charmer Jerry.

The Voices : Photo Gemma Arterton, Ryan Reynolds

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Et puis en milieu de film, tout vole en éclat, Jerry laisse ses instincts meurtriers et sa nature reprendre le dessus, sa folie n’est plus aussi gentillet, plus aussi sympathique, là où sa folie transformait un quotidien morne en joyeuse journée, elle fait  disparaitre des évènements tragiques, sanglants, glauques et moches sous le tapis! (la scène des boites tupperware est bien dégueulasse).

The Voices : Photo Anna Kendrick, Ella Smith, Gemma Arterton, Ryan Reynolds

Un film complètement barré donc, plein de folie parfois douce, parfois affreuse et meurtrière. J’ai surtout beaucoup aimé le personnage de Fiona, (même si sa fuite dans les bois est complètement idiote), j’ai aussi beaucoup aimé Allison même si on ne l’a voit pas autant. Les scènes de conversation, entre Jerry et ses animaux qui reflètent l’inconscient de Jerry sont souvent drôles et tragiques à la fois, entre le chien Bosco optimiste, encourageant et enjoué, et le chat M Moustache, pessimiste, réaliste et un peu cruel (même si franc). Mon seul regret dans ce film, est la fin, qui n’est pas mauvaise mais je m’attendais à quelque chose de plus réel (un Jerry qui retombe dans le monde réel tel qu’il est, mais je suppose que la réalisatrice voulait finir sur une note plus gai et farfelue!).

inherent vice

de Paul Thomas Anderson

Joaquin Phoenix, Katherine Waterston, Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio del Toro

4/5

« Doc » Sportello, détective privé hippie et fumeur de marijuana dans la Californie des années 70, reçoit un soir la visite de Shasta, son ex copine et probable grand amour, qui est partie du jour au lendemain sans laisser de trace quelques mois plus tôt. Elle dit être devenue la maitresse de Wolfman, un homme d’affaire richissime et puissant. Elle explique qu’elle a été abordée par la femme de Wolfman et l’amant de cette dernière pour faire partie d’un complot visant à enfermer Wolfman dans un asile pour s’emparer de la fortune du monsieur. Shasta se comporte comme si elle était suivie et en danger et demande à Sportello de jeter un œil sur cette histoire.


Inherent vice commence comme un rêve, se poursuit comme une hallucination et se termine en trip bizarre. Un vrai film de drogué, il faut probablement se mettre dans le même état que le héros Sportello pour comprendre l’intrigue, parfois complètement farfelue, parfois d’une complexité qui perd le spectateur.


Certaines scènes ont l’air tout droit sortie du cerveau embrumé de Sportello, d’autre suivent une logique ordinaire, parfois on suit parfaitement l’intrigue, parfois on se sent complètement perdu, tout comme Sportello en fait.


Alors qu’il enquête sur Wolfman, on fait connaissance avec Sportello, un hippie qui évolue dans un monde de hippie, sous le soleil de la Californie, son bureau se trouve dans un service médicale, il vit au bord de l’eau, la moitié du temps il est pieds nus, l’autre en sandales, la moitié du temps il fume des joints et ressemble physiquement à Steven Hyde dans That’s 70 show, en plus vieux !


Certains moment de Inherent vice sont hilarant, j’ai ri en moyenne toutes les dix minutes, j’ai adoré le personnage de l’inspecteur de police Bigfoot, ami de longue date de Sportello, mais dont les vies sont diamétralement opposées, Sportello le célibataire hippie au cheveux longs qui fument tout le temps et Bigfoot, l’inspecteur tiré à quatre épingle, cheveux en brosses et femmes et enfants à charges.


Finalement, on se détache beaucoup de l’enquête policière, à la moitié du film on ne comprend plus grand chose même si au final, on a compris tout ce qui il y avait à comprendre.
En bref, un film psychédélique, hippie, embrumé, hallucinatoire, avec des acteurs géniaux, et deux personnages que j’ai beaucoup apprécié, Sportello et Bigfoot. Paul Thomas Anderson remonte dans mon estime après le très maitrisé mais superbement ennuyant The master.