Titli, Une chronique indienne

Titli, Une chronique indienne : Affiche

de Kanu Behl

Shashank Arora, Shivani Raghuvanshi, Ranvir Shorey, Amit Sial

4/5

Dans une banlieue près de Delhi, Titli vit avec ses deux frères et leur vieux père, dans un taudis. Le frère ainé organise régulièrement des coups de petits malfrats en braquant des voitures afin de subvenir à leurs besoins. Titli espère sortir de ce quartier, de ce taudis et des braquages violents et absurdes organisés par son frère. Il a un rêve mais pour y accéder il a besoin d’argent. Alors que la famille est acculée financièrement, suite à un coup qui n’a pas marché, les frères de Titli le contraint à se marier avec Neelu, une jeune femme d’une famille correcte et honnête.

Titli, Une chronique indienne : Photo Amit Sial, Shashank Arora

Cette semaine, il n’y a pas grand chose qui me tentait, mis à part ce film indien bien loin des habituels films dansant et chantant que l’on a l’habitude de voir sur les écrans français. C’est la dure réalité des indiens pauvres, qui ont toujours connus la pauvreté, et qui n’ont pas eu la possibilité de faire des études pour s’en sortir, ou s’élever sur l’échelle sociale.

Titli, Une chronique indienne : Photo Amit Sial, Ranvir Shorey, Shivani Raghuvanshi

Titli est pourtant un peu plus privilégié par rapport à ces deux grands frères, il a l’occasion de faire quelques études de plus, de se former à un métier. Mais il doit prendre part aux braquages de voitures, à la violence qui se déchainent sur leurs propriétaires. Titli rêve de pouvoir se payer la gestion d’un des parkings du tout nouveau centre commercial qui va bientôt ouvrir, l’occasion pour lui de pouvoir gagner sa vie et de ne plus dépendre de ses frères et de leurs coups tordus et de tourner le dos au ghetto. Mais pas de chance pour Titlit qui se voit confisquer son argent par la police corrompu. Sa rédemption viendra de sa nouvelle jeune épouse Neelu, éduquée, intelligente. Mais ici pas d’histoire d’amour interdit, pas de sentiments qui viendront vaincre les obstacles. Neelu est la maitresse d’un homme déjà marié, et refuse tout mariage, dans l’espoir qu’il divorce un jour. Mais Neelu finit par accepter la demande de la famille de Titli, pousser par son amant, et pousser par sa famille, qui n’est pas trop regardante sur leur futur gendre, au vu de la liaison extraconjugale que leur fille entretient.

Titli, Une chronique indienne : Photo Shivani Raghuvanshi

Titli Une chronique indienne nous dépeint un paysage réaliste de l’inde pauvre. Les difficultés d’avancement sociale, la violence, les lois du mariage, mais surtout Titli est honnête et direct dans la manière de dépeindre ses personnages. Titli n’est pas le jeune héros sans tâche, il est très blasé de la violence que subi les victimes de ses frères, il peut lui même être assez violent dans ses propos avec Neelu. Neelu n’est pas la jeune princesse qui a fait un mauvais mariage et qui espère s’en sortir, elle est la maitresse d’un homme marié, et malgré son intelligence et son coté malin, elle ne voit pas la malhonnêteté de son amant.

Titli, Une chronique indienne : Photo Shashank Arora, Shivani Raghuvanshi

En arrière plan, on nous montre aussi certaines discriminations envers les plus pauvres, la corruption de la police, l’hypocrisie des classes moyennes, l’importance du mariage, les procédures de divorce, la violence fait aux femmes comme aux hommes. Les deux heures sont prenantes, malgré quelques rares moments de flottement, pas de décors somptueux ou de paysages magnifiques, on ne nous montre que la dure et froide vérité dans ce film, qui malgré son coté sociale, ne manque pas d’humour, surtout dans la première moitié du film.

A voir donc, pour mieux comprendre l’Inde loin des clichés touristiques ou du romantisme bollywoodien, pour son humour, pour son  histoire, et pour ses acteurs, tous excellents.

The avengers : L’ère d’Ultron

Avengers : L'ère d'Ultron : Affiche

de Joss Whedon

Robert Downey Jr, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Chris Evans, Mark Ruffalo, Jeremy Renner, Samuel Jackson, Elisabeth Olsen

3/5

La suite des aventures des Avengers, les super héros Marvel réunit pour sauver la terre. Après avoir récupérer le sceptre de Loki, les héros célèbrent leur réussite. Mais elle est de courte durée quand Tony Stark décide d’utiliser la puissance du sceptre de Loki pour créer une intelligence artificielle parfaite et supérieure sensée protéger la planète. Mais l’expérience tourne mal et l’intelligence artificielle prend le pouvoir et décide d’éliminer tous les êtres humains, faibles et défectueux, qui n’ont pas su évoluer, pour faire place à une nouvelle race capable de s’adapter aux changements.

Avengers : L’ère d’Ultron : Photo Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen

J’aime beaucoup l’univers Marvel, les films de super héros, même si parfois il y a d’énormes ratés. Depuis la révolution des Batman (dc comics) de Christopher Nolan et sa vision plus sérieuse et plus sombre du super héros, tout le monde ou presque à eu droit à son film et son renouveau. Avec les Marvels, on a eut Captain America (très moyen), Iron man (très réussie), Thor (moyen), Hulk (moyen), et puis on a eut droit aussi à la série télé Marvel’s agents of the shield, et les films Avengers, qui réunit tous les superhéros. ça fait beaucoup, on s’y perd, ça part un peu dans tous les sens.

Avengers : L’ère d’Ultron : Photo Chris Evans, Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr., Scarlett Johansson

Le premier Avengers était sympa, c’était un peu le délire du fan qui réalise son fantasme en réunissant les héros dans un même film. Le film ne se prenait pas au sérieux, chacun avait un peu sa place, et l’humour très présent, en gros un divertissement sympa qui divertie et c’est déjà pas mal.

Avengers : L’ère d’Ultron : Photo Mark Ruffalo, Scarlett Johansson

Dans ce second volet des aventures des Avengers, l’histoire part dans tous les sens, il faut se rappeler le premier volet, sorti il y a trois ans, il faut se souvenir du dernier volet de Captain America qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, c’est le moins qu’on puisse dire, et ce n’est pas nécessaire mais c’est quand même pas mal si on pouvait avoir vu la saison 1 de la série Agents of shields.

Avengers : L’ère d’Ultron : Photo Mark Ruffalo, Robert Downey Jr.

On retrouve l’humour cynique d’Iron man, le style vieux jeu de Captain America, et le beau Thor, mais on sent que tout est forcé, leurs jeux, leurs dialogues et toutes les touches d’humour qui sortent brutalement entre deux batailles, ont l’air tirés par les cheveux et ne s’assimilent pas naturellement au récit, du coup ça tombe souvent à plat, et je n’ai pas rit autant que les scénaristes auraient voulu. En bref, ça n’a pas pris ce coup ci.

Pour faire court, the Avengers l’ère d’Ultron c’est TROP. Trop de bruits, trop de boum, trop de batailles, trop de luttes, trop de musiques grandiloquentes qui vous explosent les oreilles. Pas assez de temps pour approfondir les personnages sauf Natasha et Clint Barton, qui nous permettent de nous reposer un peu. L’humour ne marche pas aussi bien que d’habitude, quelques scènes réussies mais souvent un humour qui ne fonctionne pas, ça manque de naturel, ça se sent. Le film de trop peut être, tirer sur la corde ça n’a jamais réussi à personne, surtout qu’on va encore avoir le droit à des Thor et des Captain America dans les années à venir… D’ailleurs Joss Whedon n’a pas l’air chaud pour tourner le troisième volet, apparemment plus aussi libre sur le tournage de ce film, ceci explique peut être cela.

Taxi Téhéran – broadway therapy – Jauja – Une belle fin

Un peu de retard dans mes chroniques ciné, donc je condense les derniers films vu au cinéma dans ce billet! y’a du bon, du moyen, du très bon!

Taxi Téhéran : Affiche

Taxi Téhéran de Jafar Panahi

3/5

De nos jours, à Téhéran, le réalisateur iranien Jafar Panahi, s’est transformé en chauffeur de taxi anonyme afin de filmer discrètement les clients et leurs conversations. Il prend à son bord à revendeur de films et séries piratées interdits par le régime, deux vieilles dames qui transportent un poisson rouge dans un bocal pour des raisons de superstition, ou encore sa propre petite nièce, qu’il passe chercher à son école.

Taxi Teheran : Photo

Taxi Téhéran nous donne un aperçu de la société actuelle, à travers des personnages ordinaires. En réalité, le film n’est pas un documentaire, les clients qui montent dans le taxi sont donc des acteurs amateurs, mais le film n’est pas totalement fictif puisque Panahi joue son propre rôle en prenant le volant d’un taxi. Le film veut nous montrer certaines réalités du quotidien d’un iranien, notamment au travers du client qui passe son temps à vendre des dvd piratés introuvables de manière officielle, la conversation qu’il a avec sa nièce et qui nous montre les limites que la politique impose concernant l’art et la création (notamment dans la réalisation de films), ou encore la discussion que Panahi a avec son ami concernant les lois répressives pour les voleurs et autres racketteurs.

Taxi Teheran : Photo

Taxi Téhéran n’est ni une fiction ni un documentaire, il mélange un peu les genres, sans exploité à fond les possibilités. Les petites anecdotes et conversations que Panahi a avec ces “clients”, ne sont pas toujours très pertinentes, énergiques ou prenantes, ces petites anecdotes auraient pu être plus nombreuses et plus actives. Même si le film est très intéressant et qu’il a un intérêt évident, sur le plan cinématographique le film n’est pas très abouti et présente quelques longueurs.

Broadway Therapy : Affiche

3.5/5

Broadway therapy de Peter Bogdanovich

Imogen Poots, Owen Wilson, Jennifer Aniston

Isabella, ancienne call girl devenue star à Broadway, raconte ses débuts à une journaliste, comment elle est passée de prostitué à actrice pleine de succès, et elle commence son récit par sa rencontre avec l’infidèle Arnold, metteur en scène, marié et père de famille, qui a une tendance maladive à tromper sa femme et a aider financièrement ses maitresses.

Broadway Therapy : Photo Imogen Poots, Will Forte

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir ce film, ce fut finalement une bonne surprise, une comédie drôle et rafraichissante, surtout grâce à la pétillante Imogene Poots, qui raconte son histoire à une journaliste. L’histoire se déroule sur quelques jours, qui vont changés la vie et la destinée de la jolie Isabella, qui rêve de paillette et de planche de théâtre.

Broadway Therapy : Photo Imogen Poots, Owen Wilson

C’est un peu bavard, c’est très énergique, les personnages sont nombreux et virevolte dans le New York de broadway, c’est souvent très drôle, et outre la performance joyeuse d’Imogene Poots, je retiens la perfomance de Jennifer Aniston en psychologue psychopathe, égocentrique et hystérique, elle m’a fait oublier Rachel Green, c’est la première fois qu’elle m’épate au cinéma. Très bonne comédie, histoire de se distraire, bourrée de référence aux films de l’âge d’or hollywoodien.

Jauja : Affiche

Jauja de Lisandro Alonso

Viggo Mortensen, Viilbjorg Malling Agger

3/5

A la fin du 19e siècle, un capitaine et ingénieur d’origine danoise, se trouve en Patagonie pour une mission de construction en compagnie de sa fille la jolie Ingeborg. Au milieu de nulle part, un soir, Ingeborg s’enfuit en compagnie d’une jeune homme. Le père part à sa recherche seul avec son cheval à travers les paysages désertiques de la Patagonie.

Jauja : Photo

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire Jauja c’est spéciale, ou étrange. Dans les beaux paysages désertiques et quelques fois lugubres, on suit les efforts d’un père pour retrouver une fille en fuite. Jauja est filmé dans un format peu habituel pour le cinéma, il n’y a quasiment pas de musique, (sauf dans une seule scène) ce qui donne une dimension très réaliste et sans romantisme aucun au voyage que fait Viggo Mortensen. Les quelques jours pendant lesquels le père cherche sa fille sont parfois longuets, certaines scènes sont un peu trop lentes, le réalisateur prend son temps, mais nous spectateur on sent parfois un peu l’ennui. Jauja est un peu trop contemplatif et pas dans le sens envoutant ou hypnotisant, mais plutôt du genre ennuyant.

La dernière demi heure nous plonge dans une dimension fantastique, surnaturelle, la scène de la grotte réveil mon intérêt pour le film mais les dix dernières minutes me plonge dans l’incompréhension totale, en bref, un film bien étrange…

Une belle fin : Affiche

Une belle fin de Uberto Pasolini

Eddie Marsan, Joanne Frogatt, Andrew Buchan

4/5

John May travaille dans les services administratifs d’une des morgues londonienne. Son travail consiste à retrouver des membres de la famille des défunts que personne n’a réclamé et qui semblent seul au monde. La plupart du temps, John ne retrouve personne que ça intéresse et il finit par organiser les obsèques de ces solitaires, écrivant éloge funèbre et choisissant la musique d’accompagnement; il assiste bien sur à chaque fois à la cérémonie. Un jour, le défunt dont il doit s’occuper est son voisin d’en face, mort seul et sans famille. John se rend compte aussi qu’il fait parti de ces solitaires, lui non plus n’a pas de famille, il se pose alors des questions pour quand son heure viendra.

Une belle fin : Photo Eddie Marsan

Une belle fin, ou still life en anglais, est un film touchant d’abord par son personnage John, seul sans famille ni amis. Son quotidien est identique jour après jour, son travail dans son bureau parfaitement rangé, sa pomme de l’après midi, son repas du soir avec sa boite de conserve et son toast grillé, toujours la même façon de s’habiller, toujours sa même sacoche en cuir. Sa vie n’est ni triste ni joyeuse, elle est tout simplement morne, à chercher des indices dans les logements des défunts, à passer quelques coups de fil, et à se faire son propre album de photos de famille, en utilisant les photos des décédés qui ne trouvent aucune famille pour leur rendre un dernier hommage.

Une belle fin : Photo Eddie Marsan

Malgré son sujet et son personnage, Une belle fin n’est pas triste, ce n’est pas un mélo. On retrouve toujours cet humour british, un humour intelligent, fin et assez noir! J’ai passé un très bon moment en compagnie de John May, je me suis beaucoup attachée à son personnage. Le message du film reste assez simple mais très vrai, finir seule et mourir isolé, ça arrive bien plus souvent qu’on ne le pense dans nos sociétés, l’illusion d’avoir une vie joyeuse et remplie disparait doucement avec l’âge, l’isolement se fait sans qu’on s’en aperçoive. Finalement, il n’y a que la fin du film qui est assez émouvante, c’est un très beau film sur un sujet qui aurait pu être déprimant mais qui ne l’est pas, à voir.

Lost river

Lost River : Affiche

de Ryan Gosling

Christina Hendricks, Saoirse Ronan, Iain De Caestecker, Matt Smith, Reda Kateb, Ben Mendelsohn

3.5/5

A Lost river, tout est en ruine et à l’abandon. La ville se meurt, les gens déménagent, et petit à petit la ville devient fantome. Seuls quelques irréductibles s’acharnent comme Billy, mère célibataire de deux garçons, Bones presque adulte et Franky qui encore tout petit. Il y a la voisine aussi, Rat, que Bones apprécie et qui s’occupe de sa grand mère, qui ne parle plus depuis la mort de son mari. Bones s’attire des ennuis en volant le cuivre des maisons abandonnées alors que les ruines ont été “revendiquées” par la petite frappe du quoi, Bully, qui n’hésite pas à découper les lèvres de ceux qui l’énerve, tandis que sa mère, Billy, accepte l’offre de boulot particulièrement étrange du directeur de la banque qui l’a menace d’expulsion, faute de crédit remboursé.

Contrairement à ce que nous fait croire Allociné, non Lost river n’est pas un film fantastique, pas l’ombre d’un élément surnaturelle dans ce film, bien au contraire. On suit plusieurs personnage dans une ville quasi fantôme, des personnages dont la vie est de plus en plus difficile, qui se sentent acculés au pied du mur, qui perdent peu à peu le reste d’espoir qu’ils possèdent. Alors que la ville se vide des rares habitants restant, Billy la mère célibataire se voit  menacée d’expulsion par le directeur de la banque et accepte une proposition de job étrange et flippant, Rat, la voisine, est coincée dans sa vieille bicoque en ruine à cause de sa grand mère qui ne bouge pas ni ne parle depuis la mort de son mari et passe son temps à regarder de vieux films de son mariage, et Bones, le fils de Billy, qui passe son temps à éviter Bully, qui rêve de lui découper les lèvres.

Rien de fantastique ou de surnaturelle dans ce film, si ce n’est l’atmosphère étrange et pesante, une musique souvent angoissante, une bande originale très intéressante, et une peur pour les personnages, et leurs devenir, on s’attend à chaque minute à les voir sombrer dans une destinée violente, dramatique et sanglante. Mais à chaque fois qu’on s’attend à voir le pire, Ryan Gosling épargne ses personnages. Ici pas de drame démesuré, par de mélo, ce qui rend les faits de l’histoire et le contexte sociale encore plus réaliste.

Quand on connait un peu l’univers de Ryan Gosling, on est pas du tout surpris finalement, de la tournure de l’histoire, de l’ambiance, de ce coté effrayant sans l’être réellement, de ce coté bizarre, parfois un peu morbide, qu’on peut voir dans les clips et les chansons de son groupe Dead man’s bones.

Lost River : Photo

En sortant de la salle, j’avais une forte impression que Gosling s’est inspiré de nombreux films des années fin 80 et début 90, dans son ambiance, son étrangeté. J’ai beaucoup aimé Katherine Hendricks, qui sort du lot dans ce film, même si la jeune Saoirse Ronan n’est pas en reste, et Ben Mendelshon fait froid dans le dos.

Lost River : Photo Christina Hendricks

C’est donc un ovni, avec une jolie maitrise de la caméra , certaines scènes sont vraiment très réussie, quelques moments de grace. Prise à part certains morceau du film sont d’une jolie virtuosité, mais le film dans son ensemble, c’est un peu bordélique, un peu trop bizarre,

PS : J’ai vu le film dans le cadre d’une avant première, avec Ryan Gosling et Reda Kateb venus présentés le film; Pas de photos cette fois ci, j’étais un peu loin dans la salle, puisque j’ai eu des places à la dernière minutes, (on y est allées sachant très bien qu’ à chaque fois, les avant première ne sont jamais vraiment complète, les personnes ayant réservées ne venant pas toujours à la séance, au final), On a tenter le coup à la dernière minute. C’est toujours un plaisir de voir les acteurs de près, même si il n’y a eu aucun échange comme ce fut le cas avec Russell Crowe.

Shaun le mouton

Shaun le mouton : Affiche

de Mark Burton

4/5

Shaun le mouton malin, a toujours connu sa vie à la ferme avec ces congénères (un peu moins malins), le chien Bitzer qui supervise les moutons, et le fermier. Les jours passent, toujours la même routine, le planning quotidien à respecter, le réveil aux aurores, le chien qui rassemble les troupes, les porcs qui se moquent des moutons, les canards qui jouent les blasés, et le fermier qui supervise. Shaun en a  assez! alors un jour, il décide de mettre au vert son fermier dans une caravane, complètement endormie. Mais voila que la caravane en question prend la route toute seule jusqu’à la grande ville. Assommé dans le freinage, le fermier perd la mémoire. De leur coté, Bitzer le chien et les moutons décident d’aller à la ville recherché le fermier.

Shaun le mouton : Photo

J’adore Wallace et Gromit, les petites histoires, l’ambiance, le coté so british, l’humour subtil et intelligent. Shaun le mouton, du même créateur, c’est les même qualités. Alors bien sur je suis rapidement allée voir le long métrage.

Shaun le mouton : Photo

On retrouve tous les personnages du dessin animé, les moutons, le chien, le fermier, les canards, les cochons. Dans ce film, le troupeau de moutons et le chien, sont exilés pour quelques heures dans la grande ville, à la recherche de leur maitre, le fermier, qui a perdu la mémoire et qui est devenu un célèbre coiffeur grâce à son don avec la tondeuse, tout en étant poursuivi par le chef de la fourrière déterminé à les mettre tous en cage.

Shaun le mouton : Photo

Shaun le mouton : Photo

C’est drôle, bourré de rebondissement, les moutons sont trop attachant, tout comme le chien, et même le fermier, j’ai ri plus d’une fois, les gags sont tous parfaitement maitrisé, l’histoire est simple mais bien menée, et il y a pas mal de références qui m’ont fait hurler de rire, à Hannibal Lecter dans Le silence des agneaux, ou encore à la série Breaking bad…et la fin est touchante, quand les moutons et le chien, croyant leur dernière heure arrivée se cramponnent comme des nouveaux nés au fermier. La scène avec les cochons qui décident de ranger la maison du fermier quand ils comprennent qu’il revient de la ville est hilarante! A ne pas rater si vous êtes fan de Wallace et Gromit ou fan du dessin animé Shaun le mouton!

 

Dear white people

Dear White People : Affiche

de Justin Simen

Tyler James Williams, Tessa Thompson, Kyle Gallner, Teyonah Paris, Brandon Bell, Dennis Haysbert,

4/5

A WInchester, université américaine réputée, les étudiants sont tous bien formatés pour rentrer dans des catégories précises: les gays, les afro américains, les bobo, les fils de riches familles, les fashion victimes…chaque catégorie ayant leurs règles, leurs lois, leurs lieux de vies, et leurs résidences. Sam White, étudiante en média, membre de la résidence réservée aux afro américains, fait sensation sur le net avec son émission de radio “dear white people”, dans laquelle elle critique les préjugés racistes des blancs face aux noirs. Mais les différentes catégories bien délimitées s’avèrent impraticable, car en réalité, personne n’est aussi simple, chaque personne est trop complexe pour entrer dans une case aussi étroite.

Dear White People : Photo Ashley Blaine Featherson, Brandon Alter, Jemar Michael, Tessa Thompson

Dear white people tient les promesses que la bande annonce avait fait. On suit quelques étudiants, de différents horizon, dans le cadre de ce campus de privilégiés. Chacun se trouve dans des catégories bien définies,  chaque étudiant doit trouver sa place sous peine d’être rejeté de la société, de ne pas pouvoir se définir en tant qu’étudiant, et de devenir transparent aux yeux de tous. Et pourtant, aucun personnage ne rentre en réalité dans ces petites cases, chaque étudiant est bien plus complexe. Lionel est afro américain, mais ne veut pas s’inscrire à la résidence des afro américain, car il est aussi homosexuel, et que sa communauté l’a toujours rejeté jusque là. Troy est le chef de la résidence afro américaine, mais il est aussi fan de star trek, chose qu’il n’avoue à personne. Quant à Sam White, elle est pro active dans le droit des noirs américains, acharnée quand il s’agit de ne pas accepter les blancs à la cafétéria de sa résidence, alors qu’elle est elle même métisse, et qu’elle sort avec un étudiant blanc.

Dear White People : Photo Ashley Blaine Featherson, Naomi Ko, Tessa Thompson, Tyler James Williams

Dear white people, c’est drôle, c’est fun, c’est pop, j’ai adoré le fond et j’ai adoré la forme. Sous des accents d’humour acerbes, on nous fait réfléchir, on nous présente une réalité, une facette de l’amérique, celle des clivages, celles des castes, chacun à sa place, et chacun devant connaitre sa place dans la société. Le film montre les limites de ces cases étroites d’esprit face à la complexité et la diversité des personnalités.

J’ai beaucoup aimé les personnages aussi, leurs défauts, leurs points faibles, leurs sensibilités. Coco qui rêve de célébrité, et qui se rend compte de l’absurdité de son comportement, Sam qui mettra de l’eau dans son vin, Troy, qui se détachera enfin de l’autorité paternelle, Kurt qui verra les choses avec plus de recul et de clarté, ou encore Lionel qui finit par comprendre que choisir une résidence ne signifie pas couper les ponts avec les autres. J’ai aimé qu’il n’y ai ni héros, ni gentils, ni méchant, chacun des personnages a un peu de chaque en lui.

Dear white people, c’est drôle, intelligent, bourré de références culturelles, c’est intéressant et riche aussi bien sur le fond que sur la forme et les trente dernières secondes résument bien la société américaine avec cynisme (les blancs, les noirs, et au milieu le pouvoir de l’argent, qui l’emportera toujours). A voir!

Big eyes

Big Eyes : Affiche

de Tim Burton

Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter

3.5/5

Dans les années 50, Margaret décide du jour au lendemain de quitter son mari et sa maison de banlieue ennuyante, avec sa fille, et de partir recommencer une nouvelle vie en Californie. Timide, peu sur d’elle, elle arrive tout de même à trouver du travail et peignant des meubles pour enfants à la chaine. Car Margaret est une artiste, une peintre, qui aimerait vivre de son art. Tous les week end, elle s’installe dans un parc avec sa fille et peint pour une misère des portraits des badauds. Elle y rencontre Walter Keane, un peintre qui propose des tableaux des rues de Montmartre. Les deux artistes sortent ensemble et finissent par se marier. Walter admire le travail de sa femme qui ne peint que de jeunes enfants avec d’étranges yeux disproportionnés. Entre son talent artistique à elle, et son don du commerce et de la vente à lui, les tableaux de Margaret ne tardent pas à se vendre comme des petits pains et pour être sur que ça continue de se vendre, Walter décide de s’attribuer les œuvres de Margaret.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

On est loin de l’univers fantastique, sombre, étrange et parfois flippant de Sweeney Todd, Beetlejuice, Dark shadows, Frankenweenie, Batman, Edward aux mains d’argent, Sleepy hollow, ou Les noces funèbres. On est pas non plus dans l’univers complètement farfelue de Mars attacks, Ed Wood, Pee Wee big adventure, ou même de Charlie et la chocolaterie.

Big Eyes : Photo Amy Adams

Big eyes c’est d’abord une histoire vraie, celle de Margaret Keane dont le mari s’est approprié son travail artistique, pour mieux vendre les œuvres. Car dans les années 50, les femmes artistes se vendaient difficilement.

Malgré une base tirée d’une histoire vraie, Burton ne se laisse pas aller à nous faire un biopic, ou un drame à l’américaine, classique, linéaire, sans âme. On retrouve parfois l’aspect farfelue et loufoque du réalisateur, même si ça reste dans une moindre mesure. Le film ne tombe jamais dans le mélo, c’est plutôt une comédie, qui prend parfois des airs un peu plus dure, mais le film reste drôle à voir.

Big Eyes : Photo Christoph Waltz, Danny Huston

Ce qui m’a plut d’emblée, c’est la voix off, qui présente les personnages au début du film et qui intervient un peu tout au long de l’histoire, la voix d’un journaliste qui à côtoyé le couple Keane dès leurs début.

Burton retrouve les couleurs bonbons acidulés et les logements bien proprets et bien alignés des années 50, qui n’est pas sans rappeler Edward aux mains d’argent. Comme le dit la voix off, Margaret Keane décide de divorcer de son mari à une époque où ce n’était pas encore une chose à la mode! Burton nous montre donc les difficultés pour une femme seule de faire sa place dans un monde d’hommes, et encore une fois la voix off souligne la réalité des mœurs au début du film “Aux États Unis, dans les années 50, la vie est plus que belle…Si vous êtes un homme”.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz, Krysten Ritter

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette femme qui a toujours été dominé par les hommes, elle passe de fille de, à femme de, puis à mère de, et n’a jamais eu l’opportunité de se définir, de se connaitre, de se développer en tant que personne à part entière. L’histoire de cette femme qui trouve le courage de quitter son premier mari ennuyant, tout ça pour tomber à nouveau dans les bras d’un second mari qui s’avère parfait jusqu’à ce qu’il décide de s’approprier les œuvres de la pauvre Margaret. Et tandis que son mari dépourvue du moindre talent artistique, devient célèbre et adulé pour le travail de sa femme, Margaret est cantonné au fin fond de son studio, à peindre encore et toujours, et à jouer les gentilles femmes silencieuses et idiotes lors des soirées mondaines.

J’ai beaucoup aimé voir le parcours de cette femme, si timide et naïve, qui va finalement s’affirmer et défendre la maternité de ses œuvres, avec l’aide de sa fille qui pour le coup, secouera un peu sa mère dans les moments plus difficiles.

Christoph Waltz est toujours excellent, (mais quand ne l’est il pas?) et surtout Amy Adams m’a bluffer dans ce rôle, alors que jusqu’ici elle était à mes yeux, une actrice correct qui ne m’a jamais marqué plus que ça.

J’ai donc beaucoup aimé le film, l’ambiance acidulé des années 50 avec cette envie de perfection visuelle qui permet de mieux caché ce qui ne va pas, les acteurs, il y a beaucoup d’humour et la touche Burton avec un coté parfois farfelue et originale dans la réalisation, même s’il reste bien sobre et discret par rapport aux films qui ont fait son succès.

The water diviner, avant première avec Russell Crowe

La Promesse d'une vie : Affiche

de Russell Crowe

Russell Crowe, Olga Kurylenko, Yilmaz Erdogan, Cem Yilmaz

4/5

1919, Joshua Connor, un fermier australien, a perdu ses trois fils lors de la première guerre mondiale, durant la bataille de Gallipoli. Une nuit, sa femme met fin à ses jours. Joshua se retrouve seul et espère honorer la promesse qu’il a faite à sa femme, celle de retrouver les corps de ses fils. N’ayant plus rien qui le retient, il décide de se rendre en Turquie, qui est dorénavant un allié important des anglais. Pour l’aider à trouver les corps de ses fils, Joshua dispose d’un journal tenu par l’un des ses enfants, qui lui permet de retracer les dernières heures de leurs vies. Il s’installe dans un hôtel d’Istanbul, et part sur les vestiges de la bataille de Gallipoli, aider surtout par un commandant Turc, qui a vécut la fameuse bataille.

La Promesse d’une vie : Photo Yilmaz Erdogan

Hier soir donc, je me suis rendu à l’avant première du premier film réalisé par Russell Crowe. Au départ, je pensais que la présence de Russell Crowe se limiterait à un bonjour et à un traditionnel “merci d’être venu voir mon film, j’espère qu’il vous plaira”. Et bien belle surprise hier soir, parce qu’une fois le film fini, Russell Crowe et Olga Kurylenko sont venus s’assoir pour parler du film et répondre aux questions des spectateurs. Russell Crowe est exactement comme je l’imaginais, un peu enrobé, très intéressant, énormément d’humour et surtout hyper passionné par son sujet. Car cette fois ci, c’est lui qui réalise, c’est lui qui a choisi le sujet de son film.

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

The water diviner (je ne parle pas de son titre traduit en français qui n’a aucun sens, et qui n’a aucun rapport avec l’histoire), c’est surtout un prétexte pour mettre en lumière un épisode de l’histoire du 20e siècle peu connu des occidentaux, la bataille de Gallipoli et surtout vu du coté turc. Le film se situe après la fin de la première guerre, les turcs et les anglais sont à nouveaux alliés, et l’un des commandants de l’armée turc qui a pris part à la bataille est envoyé sur les lieux de la bataille afin d’assister les anglais dans une vaste opération pour retrouver et identifier un maximum de cadavres alliés. On suit le personnage de Joshua qui va découvrir les horreurs de la guerre, qui va avoir un aperçu de ce que ses trois fils ont probablement vécut, il va découvrir aussi qu’il n’y a pas les ennemi d’un coté et les gentils de l’autre, que les turcs n’ont fait que se défendre pour empêcher leur pays d’être envahi par des étrangers. Joshua se rend compte qu’il n’avait jamais envisagé la guerre du point de vue des turcs.

La Promesse d’une vie : Photo Olga Kurylenko, Russell Crowe

Le film est de facture assez classique, il n’y a pas de grosses surprises, ni sur le fond ni sur le plan visuel, Russell Crowe est impeccable comme d’habitude, dans le rôle de ce père de famille qui a tout perdu, qui ressent une certaine culpabilité à avoir laisser ses trois jeunes fils partir à la guerre, d’avoir été fier de les voir partir pour soi disant défendre l’honneur du pays, de ne pas avoir compris l’ampleur de la guerre, de ne pas avoir pu freiner l’enthousiaste naïf de ces fils qui avaient plus l’air de partir en voyage initiatique que de partir pour la guerre. On le suit dans sa découverte d’un pays et d’une culture qu’il ne connait absolument pas, se cogne à l’hermétisme de l’armée britannique. J’ai beaucoup aimé le duo qu’il forme avec le major Hasan, l’amitié que les deux hommes vont développées, l’acteur turc Yilmaz Erdogan est excellent à l’écran, et j’ai beaucoup aimé le voir embarqué Joshua dans certains us et coutumes du pays, les chants, les danses, les bains turcs…

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

Finalement, j’ai été moins emballé par les scènes se déroulant dans l’hôtel tenu par la jolie Olga Kurylenko (qui ne transcende pas l’écran, et dont la présence est jolie mais sans plus), qui permet de nous montrer le coté sociale de la vie à Istanbul, mais qui permet d’introduire aussi une légère romance. C’est pas la partie qui m’a le plus plut, même si j’ai apprécié qu’au final, il n’y ait pas vraiment de romance, en tout cas rien de concrétisé, j’aurais trouvé ça un peu déplacé et pas du tout nécessaire à l’histoire.

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

Au final, j’ai beaucoup aimé the water diviner, qui m’a permis d’en savoir un peu sur un épisode de l’histoire que je ne connaissais quasiment pas, et de voir à quel point cet épisode est important dans l’histoire australienne et turque. L’occasion de revoir Russell Crowe à l’écran, qui fait partie de mes acteurs chouchous, de découvrir quelques acteurs turcs excellents, et l’occasion aussi de voyager pas cher, on traverse de magnifiques paysages, on visite le marché historique d’Istanbul et surtout on pénètre la magnifique mosquée bleue, ça donne terriblement envie d’aller visiter la Turquie!

La Promesse d’une vie : Photo Ben O’Toole, Cem Yilmaz, Jai Courtney, Yilmaz Erdogan

Une fois le film terminé, Russell Crowe et Olga Kurylenko sont venus dans la salle, parler du film et répondre à quelques questions. Russell Crowe nous raconte que ce film représente trois ans de sa vie, qu’il a appris pas mal de chose sur cet épisode, qu’il s’est rendu compte qu’en Australie on ne parlait jamais du point de vue des turcs, qu’il n’avait jamais envisagé qu’en réalité il s’agissait d’une invasion. Russell Crowe nous parle aussi de la désillusion que la première guerre a été pour ces millions de jeunes hommes qui pensaient partir à l’aventure, sans s’attendre une seconde aux horreurs qu’ils allaient voir, que pour ces jeunes hommes, c’était surtout l’occasion de pouvoir voyager gratuitement à travers le monde, de pouvoir rendre leurs familles fières, et rien de plus.

La Promesse d’une vie : Photo Cem Yilmaz, Russell Crowe

Il nous dit être très content d’être au contact de vrais fans, de pouvoir répondre à des questions portant sur son film. Il nous raconte que le film a très bien marché au box office australien, a été très bien accueilli en Turquie, qu’il a eut plusieurs récompenses, que même les critiques ont appréciés! et qu’il était content que pour une fois, on ne parle pas de lui dans les tabloïds mais qu’on parle de lui pour son travail d’acteur et de réalisateur.

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Russell Crowe nous parle avec passion de son métier, n’est pas avare en anecdotes rigolotes, ne manque pas d’humour, nous parle du pouvoir de l’intuition qu’il ne faut pas sous estimer, et nous explique que si son film marche, il pourra réaliser à nouveaux d’autre films, n’aura pas besoin de s’exiler à l’autre bout de la planète pour de nouveaux rôles, et pourra donc mieux s’occuper de ses enfants, dont à vot’ bon cœur, c’est pour la bonne cause, celle des enfants!

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Une fois l’entretien terminée, toute la foule se dirige vers Russell Crowe, super abordable, il signe des autographes à tout va, se laisse prendre en photos, discute encore un peu, je m’approche au plus près du monsieur, contente de le voir de si près, j’aperçois au fond Didier Bourdon, que j’aurais bien aimé saluer mais qui bizarrement est plus difficile à atteindre que Monsieur Crowe! Belle soirée donc, les acteurs et réalisateurs devraient en prendre de la graine, c’est chouette de pouvoir les entendre parler librement, de les écouter parler avec passion de leurs films!

Pour ceux que ça intéresse, le film sort en France le 15 avril prochain.

Divergente 2: Insurrection

Divergente 2 : l’insurrection : Affiche

de Robert Schwentke

Shailene Woodlene, Theo James, Miles Teller, Kate Winslet, Naomi Watts

3.5/5

On retrouve les héros de Divergente 1 juste après les évènements qui concluait le film. Tris, Quatre, Caleb et Peter se cachent chez les fraternels, et adoptent leur mode de vie, le temps de se faire oublier par Jeannine, qui fait porter le chapeau des attaques qu’elle avait organisées, à Tris et Quatre, considérés dorénavant comme traitre. Découvert par les hommes de Jeannine, Tris, Caleb et Quatre s’enfuient à nouveaux et se cachent parmi les sans factions, tandis que Peter trahit ses amis et part rejoindre les Érudits. De son coté, Jeannine à récupérer dans les débris des Prior, une boite mystérieuse, qui renfermerait un message transmit il y a plusieurs siècle et qui contiendrait la solution pour éradiquer les divergents. Mais pour l’ouvrir Jeannine à besoin d’un divergent puissant, afin de passer les simulations de toutes les factions.

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Maggie Q, Shailene Woodley, Theo James

Toujours pas lu les romans de Veronica Roth mais comme j’avais plutôt apprécié le premier volet, j’ai bien sur été voir la suite. Une suite qui a bien failli ne pas voir le jour, mais entre des fans qui mettaient un peu la pression, et une Shailene Woodlene qui devenait une actrice de plus en plus importante à Hollywood, les producteurs ont finalement céder et produit la suite.

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Shailene Woodley, Theo James

Le film est à la hauteur du premier volet, ni moins bien ni meilleur, Kate Winslet reprend son rôle de méchante à la beauté glacée, Theo James celui du beau gosse de service, même si ici son rôle est bien moins important que dans le premier film, et Shailene Woodlene, en héroïne déterminée qui décide de se couper ses longs cheveux, finit la jeune fille innocente et naïve, elle est désormais propriétaire d’une coupe de cheveux à la garçonne.

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Shailene Woodley

Et puis contente de retrouver le talentueux Miles Teller, vu déjà dans Whiplash, et on retrouve également Naomi Watts…que je n’ai absolument pas reconnu de tout le film! Et qui joue bizarrement la mère de Theo James, ce qui m’a posé un problème visuel quand même, Theo a qui ont donne bien volontiers la trentaine, et Watts qui fait plus jeune que son âge, on a un peu de mal à croire qu’elle puisse être sa mère (et dans la réalité, rappelons que Theo James a 30 ans et Naomi Watts 46 ans).

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Miles Teller, Shailene Woodley

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Miles Teller, Shailene Woodley, Theo James

Sinon Divergent, c’est toujours beaucoup d’actions, pas mal de rebondissement, peu ou pas de temps morts, c’est donc prenant, et on ne voit pas le temps passé, même si on perd un peu la fraicheur du premier film et de la découverte de cette société (comme toutes les sagas finalement).

Divergente 2 : l’insurrection : Photo Ansel Elgort, Kate Winslet

Seul bémol, je n’ai pas vraiment compris le message révélé à la fin du film, ni en quoi le fait qu’un divergent ait réussi à ouvrir la boite signifie que désormais les habitants des différentes factions peuvent rejoindre le reste de l’humanité (???), peut être que tout ça est beaucoup mieux expliquer dans les romans, mais quand on les a pas lu, le film n’est pas très clair à ce sujet (en tout cas, pas pour moi!).

The voices

The Voices : Affiche

de Marjane Satrapi

Ryan Reynolds, Gemma Atherton, Anna Kendrick, Jacki Weaver

4/5

Jerry travaille comme manutentionnaire dans une petite ville où il ne se passe jamais rien d’intéressant, Milton. Amoureux de Fiona, une anglaise qui travaille à la compta de son entreprise, Jerry espère pouvoir sortir avec elle. Mais ce que personne ne sait à part la psychiatre de Jerry qui le suit toutes les semaines, c’est qu’il parle avec ces deux animaux de compagnie avec qui il entretient des conversations, le gentil chien Bosco, et le psychotique chat M Moustache.

The Voices : Photo Ryan Reynolds

La bande annonce m’avait bien plut, donc je n’ai pas trop hésité même si je ne suis pas fan fan de Ryan Reynolds! ici il joue à la perfection le gentil garçon de province, qui aurait pu être tellement sympa, un peu trop naïf, un peu trop simplet, mais gentil si ce n’est sa tendance à l’assassinat sanguinolent!

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Le film commence donc presque comme un vieux film des années 50, tout est beau, tout est gentillet, Jerry va au boulot avec le sourire, il est toujours content de tout, heureux pour rien, alors que ces collègues ont la mine blasée, un air de subir le quotidien sans pouvoir rien y faire. Les filles du bureau s’amusent comme elles peuvent dans cette ville de province, le vendredi soir c’est soirée karaoké, où tout le monde se retrouve, Fiona, l’anglaise un peu pimbêche mais pas méchante, qui aime être le centre d’attention, et qui fait tourner en bourrique le gentil Jerry parce que c’est si facile de s’amuser à ses dépends, Lisa, l’héroïne de conte de fée, trop bonne, trop gentille, et Allison, qui s’amuse à voir ses deux collègues essayer de charmer Jerry.

The Voices : Photo Gemma Arterton, Ryan Reynolds

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Et puis en milieu de film, tout vole en éclat, Jerry laisse ses instincts meurtriers et sa nature reprendre le dessus, sa folie n’est plus aussi gentillet, plus aussi sympathique, là où sa folie transformait un quotidien morne en joyeuse journée, elle fait  disparaitre des évènements tragiques, sanglants, glauques et moches sous le tapis! (la scène des boites tupperware est bien dégueulasse).

The Voices : Photo Anna Kendrick, Ella Smith, Gemma Arterton, Ryan Reynolds

Un film complètement barré donc, plein de folie parfois douce, parfois affreuse et meurtrière. J’ai surtout beaucoup aimé le personnage de Fiona, (même si sa fuite dans les bois est complètement idiote), j’ai aussi beaucoup aimé Allison même si on ne l’a voit pas autant. Les scènes de conversation, entre Jerry et ses animaux qui reflètent l’inconscient de Jerry sont souvent drôles et tragiques à la fois, entre le chien Bosco optimiste, encourageant et enjoué, et le chat M Moustache, pessimiste, réaliste et un peu cruel (même si franc). Mon seul regret dans ce film, est la fin, qui n’est pas mauvaise mais je m’attendais à quelque chose de plus réel (un Jerry qui retombe dans le monde réel tel qu’il est, mais je suppose que la réalisatrice voulait finir sur une note plus gai et farfelue!).