Conjuring, les dossiers Warren

Conjuring : Les dossiers Warren : Affiche

de James Wan

Patrick Wilson, Vera Farmiga, Lily Allen

3/5

Dans les années 70, les Perron et leurs cinq filles s’installent dans leur nouvelle maison. Mais ils sont témoins rapidement de faits étranges, comme l’une des filles qui se voit tirer par les jambes durant son sommeil, des bleus qui apparaissent sans raison sur le corps de la mère, ou encore les photos de familles qui s’écrasent au sol dès qu’on les accroches. Alors que les enfants sont de  plus en plus victimes de ces troubles, Madame Perron décide d’aller demander de l’aide aux Warren, connues pour leurs conférences sur les effets paranormaux et leurs expériences dans différents exorcismes.

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Patrick Wilson, Vera Farmiga

Je ne suis pas trop films d’horreurs en générale, la plupart du temps je suis déçue par les films d’horreurs récents. Dernièrement j’ai beaucoup aimé 28 jours plus tard de Boyle, ou The descent, qui m’a fait froid dans le dos, mais ce sont surtout les vieux films d’horreurs qui m’impressionnent encore le plus (Poltergeist, l’exorciste).

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Lili Taylor

Entre une bande annonce qui m’a plut et le coté année 70 qui ne me déplait pas, je me suis laissée tenter. L’histoire se passe en grande partie dans la maison isolée des Perron, remplie de coins sombres et de bruits étranges. Il y a beaucoup de scènes assez flippantes, on se prend au jeu, on est parfois tendus, mais je n’ai pas non sursauté, la faute à la bande annonce qui nous montre les moments les plus flippants, ou surprenants, et la faute aussi peut être à un manque d’originalité par rapport aux autres films d’horreurs du même style.

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Hayley McFarland, Joey King, Kyla Deaver, Lili Taylor, Mackenzie Foy

Bien sur, le film se passe dans les années 70, la déco, les tenues y sont pour quelque chose, mais le film m’a fait beaucoup pensée sur le plan visuel, à l’exorciste de William Friedkin. Les petites en chemises de nuits, les papiers peints fleuri sur les murs, la manière de filmé certaines scènes, surtout dans les rampes d’escaliers…Mais le film n’atteint jamais le niveau du film de Friedkin,qui est plus qu’un film d’horreur à mes yeux (surtout en le revoyant à l’âge adulte, la lecture du film n’est pas le même que lorsque je l’ai vu à l’adolescence).

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Joey King, Lili Taylor

En bref, un film d’horreur plutôt réussie, même si il prend beaucoup au film de Friedkin. A voir surtout pour Vera Farmiga, très bonne dans le rôle de la médium et pour les enfants, tous très doués. A ne pas voir seule la nuit, risque d’insomnie!

Elysium

Elysium : Affiche

de Neil Blomkamp

Matt Damon, Jodie Foster

3/5

En 2154, le monde est divisé en deux catégories: ceux qui vivent sur Elysium une station spatiale en orbite autour de la planète, là où vivent le gouvernement et les gens suffisamment riche pour y vivre, la population ne connait ni la maladie, ni la pauvreté, et il y a les humains restés sur la planète dévastée par des années de mauvais traitements, ils souffrent de tout les maux et sont considérés et traités comme des sous hommes. Max, un ancien voleur de voitures de luxe, est devenu un ouvrier honnête après un passage en prison. Mais lors d’un accident à l’usine, où le rendement passe avant la sécurité, Max est irradié et n’a plus que cinq jours à vivre. Sa seule chance est de se rendre à Elysium pour utiliser l’une des medbox, un appareil permettant de soigné tout mal. Pour ça il décide de faire une mission pour un caïd du coin, le seul à pouvoir pirater des codes d’entrées sur Elysium.

Elysium : Photo Matt Damon

Je suis toujours preneuse pour les films de sf d’anticipation. Ici, on reprend le bon vieux thème d’un monde futuriste bien sombre et bien manichéen qui sépare les hommes considérés comme des bêtes de somme, la masse de travailleurs qui n’a aucun droit et que des devoirs, et un petit nombre, ceux qui ont tous les privilèges, la richesse, la santé, l’opulence.

Elysium : Photo

Si je suis allée voir Elysium c’est aussi pour son casting, j’ai toujours adoré Jodie Foster, depuis que j’ai vu le Silence des agneaux à l’âge de 13 ans. Ici elle joue la ministre de la défense et à en charge de protéger le mode de vie des privilégiés d’Elysium, quitte à tuer ceux qui essayent d’y mettre un pied sans autorisation. Elle joue une femme froide, inhumaine, sans scrupules, rien ne l’arrête, elle fera tout pour préserver la vie sur Elysium, pour ses enfants et petits enfants. Comme tous les membres d’Elysium, elle considère les humains restés sur Terre comme des insectes.

J’aurais d’ailleurs apprécié que l’on voit un peu plus les élus d’Elysium, qu’on voit un peu plus leurs vies, leurs quotidiens, ce qu’ils pensent de cette division injuste entre les très riches et les autres, voir si certains y voient une injustice ou si ils pensent tous de la même façon que la ministre de la défense. C’est à peine si on voit le président qui n’est pas d’accord avec les usages violents et sans concession de la ministre, mais rien de plus.

Elysium : Photo

Par contre, on nous montre bien le quotidien et les structures sociales des humains restés sur Terre: la pauvreté, la maladie, les conditions d’hygiène, l’administration automatisé par des robots, tout comme la police.

J’ai su comment le film allait se terminer au bout d’une petite demi heure, je n’ai donc pas du tout été surprise par la fin qui est très bien trouvé finalement, En bref, un film d’anticipation pas assez approfondi au profit de scène d’action parfois trop longue. Matt Damon et Jodie Foster sont très bien dans leurs rôles respectifs, et le scénario, si il n’est pas tout à fait originale, ne nous sort pas des rebondissements ou une fin sortie du congélateur et passé au micro onde, les choses restent assez sombres sans être dénués d’espoir. A voir si on est fan de Damon, de Foster ou d’anticipation, même si ce n’est pas un film majeur.

Imogene

Imogene : Affiche

de Shari Springer Berman, Robert Pulcini

Kristen Wiig, Annette Bening, Matt Dillon, Darren Criss, Christopher Fitzgerald

3.5/5

Imogene a toujours eut une grande confiance en son talent et a toujours rêver de devenir un grand auteur de pièce de théâtre. Mais les années passent, Imogene devient adulte et découvre que ses rêves ne deviennent pas réalité. Après avoir été largué par son richissime copain sur qui elle se reposait, elle enchaine les problèmes en se faisant licencié. Elle décide alors de mettre en scène une tentative de suicide en espérant que son copain vienne la sauvé et regrette son départ. Mais elle se réveille à l’hôpital et c’est sa mère qui vient la voir. Les médecins oblige Imogene à passer les 72 heures suivantes chez sa mère plutôt que dans l’aile psychiatrique d’un hôpital. Elle retourne donc aux sources, dans le New Jersey.

Imogene : Photo

J’avais beaucoup aimé Bridesmaids, alors j’ai été tout de suite motivée pour aller voir le nouveau film de Kristen Wiig. Ceci dit, il ne faut pas s’attendre à  un bridemaids 2 même si les deux héroïnes ont pas mal de point commun. Comme dans Bridemaids, Imogene est une looseuse en puissance, une personne qui avait toutes les cartes entre ces mains mais qui a tout perdu en peu de temps, amour, boulot, passion, amies. Imogene a toujours rêver d’être un metteur en scène de renom au théâtre, mais rien n’a marché comme elle voulait et toute la confiance qu’elle avait en elle dans son enfance a disparu. Son copain met les voiles et du coup, elle perd le bel appartement qu’elle partageait avec lui, et enfin elle perd également son job.

J’ai adoré son retour aux sources: Imogene doit retourner vivre 72 heures dans sa maison d’enfance, entre sa mère un peu barjo, son frère qui a des problèmes de sociabilité, le colocataire de sa mère qui a pris ses quartiers dans son ancienne chambre, et le mec de sa mère qui justifie ses absences par son boulot, agent de la CIA. Et voir Imogene déambuler dans les fringues qui date de ses années lycées (tout début 90), reste un moment vraiment drôle, ici pas d’héroïne habillé à la dernière mode!

Y’a pas mal de scènes drôle, le film n’est pas hilarant, mais c’est une comédie qui m’a fait passer un très bon moment, avec Annette Bening qui joue très bien les mère un peu cinglée au bord de la folie, ou encore Matt Dillon, en sage samouraïs ou agent secret, selon les jours. Et puis Imogene finira par sympathisé avec le colocataire, un homme de dix ans de moins que imogene (minimum). J’ai beaucoup aimé la façon dont est traité leur relation, elle reste réaliste (à la fin Imogene n’est pas forcément en couple avec lui bien qu’ils soient devenu un quasi membre de la famille).

En bref, une comédie sans prétention, drôle, réussie, avec surtout des acteurs doués qui incarne des personnages extrêmement sympathiques et attachants, parfois un peu touchant, ce qui fait qu’on se sent vite sous le charme. En cet été passablement vide, ce serait dommage de passer à coté!

Insaisissables

Insaisissables : Affiche

de Louis Leterrier

Mark Ruffalo, Morgan Freeman, Michael Caine, Isla Fisher, Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Mélanie Laurent

2/5

Daniel, Merritt, Henley et Jack, sont quatre magiciens de talents qui ne sont pas encore reconnus par leur public. Ils sont réunis par de mystérieuses cartes, dont le symbole les motivent tous à suivre les instructions. Un an plus tard, le quatuor joue les star sur les scènes des plus gros casinos de Las Vegas grace à leur spectacle, le tout financer par le grand homme d’affaire Tressler. Pour leur final à Las Vegas, ils arrivent à cambrioler une banque française à distance, et à redistribuer l’argent dans la salle, directement aux spectateurs. Alors que le FBI ne peut rien contre eux, les 4 préparent leur second coup à la Nouvelle Orléans, sous les yeux attentifs de l’agent Rhodes, qui a jurer de les arrêter, aider par Alma Dray, une agent française envoyée par Interpol.

Insaisissables : Photo Dave Franco, Isla Fisher, Jesse Eisenberg, Woody Harrelson

Bon alors pour être franche, cette semaine c’est la sècheresse coté sortie cinéma, d’ailleurs pour preuve, la salle affiche complet vue le peu de concurrences. Il faut dire que cette fin de mois de juillet est particulièrement inintéressante…Je suis donc allée voir Insaisissables sans m’attendre à quoique ce soit, d’ailleurs la bande annonce ne m’avait pas emballée.

Et que dire au final? et bien pas grand chose, beaucoup de bruit pour rien aurait très bien convenu comme titre, ça lui va comme un gant! Le film ne fait qu’enchainer scène spectaculaire sur scène spectaculaire, entre show de magiciens et course poursuite avec le FBI, le tout entrecoupé de scènes explicatives concernant la magie, la scène et les trucs utilisés par les show-man que sont les 4 chevaliers. Des scènes didactiques absolument ennuyants.

Insaisissables : Photo Mark Ruffalo, Mélanie Laurent, Michael KellyLe film n’est à aucun moment lent, d’ailleurs il arrive parfois que certaines scènes explicatives soient lourdes à voir, avec des dialogues qui fusent à vitesse grand V, comme si le réalisateur n’avait pas le choix et devait caser ces scènes un peu lourdes pour que le spectateur puisse comprendre. Elles passent tellement vite, qu’on a l’impression que quelqu’un à appuyer la touche avance rapide.

Les acteurs ne sont pas non plus à la hauteur, entre une Isla Fisher inexistante, pas plus que la simple assistante du magicien, pareil pour Jesse Eisenberg. D’ailleurs les acteurs jouant les 4 magiciens qui sont sensés être les stars du film, m’ont plutôt fait l’impression de jouer le rôle de jolis figurants. Seul Woody Harrelson sort son épingle du jeu. Morgan Freeman et Michael Caine font le minimum syndicale et s’en sortent un peu près. La palme revient à Mélanie Laurent, agaçante dans le sempiternel role de “la française”, qui parle avec son accent frenchie, qui raconte des anecdotes parisiennes, qui cite ses balades matinales sur le pont des arts, pfff…et Mark Ruffalo partage la palme avec la blonde, pas du tout crédible dans son rôle, on a du mal à le reconnaitre…

Insaisissables : Photo Michael Caine, Morgan Freeman

Quant au scénario, est-on surpris ou “sur le cul” en sortant de la séance? et bien non, beaucoup de bruit, de fureur, de parlotte pour finalement pas grand chose, tout ça pour ça en gros. On a l’impression que le réalisateur ou le scénariste, au choix, a voulu à tout prix surprendre, embobiner le public, peu importe comment. En gros, il n’y a pas de fond, pas de raison, pas de but à tout ce chambardement. On prend la solution finale qui parait la moins évidente et on nous la balance en espérant que la digestion se fasse. Tout est complexifié à outrance en espérant que personne ne remarque pas l’arnaque. Là où un Usual suspect impressionnait par son final et par sa conclusion toute simple, Insaisissables est inutilement compliqué, faussement surprenant, les clichés sont juste un peu mieux emballés et encore, et la fin ridicule.

En bref, une histoire sans intérêt, des surprises qui n’en sont pas, de la poudre aux yeux sauf que ça ne prend pas et des acteurs pas au top (en particulier Laurent et Ruffalo), même si quelques scènes font sourire. SI vous avez mieux à faire passez votre chemin.

The wolverine

Wolverine : le combat de l'immortel : Affiche

de James Mangold

Hugh Jackman, Rila Fukushima, Tao Okamoto,

2.5/5

Logan alias Wolverine, n’arrive pas à se remettre de la mort de Jean. Il vit reclut presque à l’état sauvage, dans les montagnes en compagnie des bêtes. Jusqu’au jour où il reçoit la visite de Yukio, une jeune japonaise. Mutante, elle peut voir la mort des personnes qui l’entoure. Elle vient de la part de son boss, Yashida, qui se meurt, et qui aimerait dire adieu correctement à Logan, qui lui a sauvé la vie pendant la seconde guerre mondiale. Après hésitation, il se rend à Tokyo, et découvre que le vieux Yashida à une proposition à lui faire; il peut mettre un terme à son pouvoir de guérison, et le rendre ainsi mortel. Il pourra vivre une vie normale et vieillir comme n’importe quel humain.

Wolverine : le combat de l’immortel : Photo Hiroyuki Sanada, Rila Fukushima

J’adore l’univers des x men, et la trilogie m’avait beaucoup plut. Et si Logan reste mon x men préféré (même au temps du dessin animé des années 90 que france 3 diffusait, rien à voir avec le fait qu’il soit interprété par Hugh Jackman), je n’avais pas aimé le premier volet de ces aventures indépendantes, X men origins: wolverine.

Ce second volet n’est pas meilleur que le précédent, ou peut être un peu moins ennuyeux et encore. Heureusement que le personnage de Yukio est là, elle apporte un peu de fraicheur et d’humour au film, ce qui n’est pas du luxe. Car autant Logan est cynique et drôle dans la trilogie d’X men, autant dans ces deux volets qui lui sont consacrées il manque d’humour et nous joue un Wolverine plus torturé qu’autre chose…

Wolverine : le combat de l’immortel : Photo Hugh Jackman

Beaucoup de clichés donc dans ce film, avec son histoire avec la jolie Mariko, la petite japonaise menue et fragile par excellence, la princesse en détresse qu’il faut à tout prix sauver et plus d’une fois. Quand leur relation prend un tour plus romantique, je n’ai pas été surprise mais un peu déçue, car pas du tout originale, digne même d’un téléfilm (le coup de se réfugier dans une chambre d’hôtel, le coup du héros blessé, le coup de vivre quelques moments de détente, histoire de pouvoir se rapprocher et de pouvoir conclure, mouais…).

Wolverine : le combat de l’immortel : Photo Hugh Jackman

Wolverine : le combat de l’immortel : photo

Quant au suspense, il n’y en a pas, aucune surprise quand on découvre qui est derrière toute l’histoire, aucune surprise avec la fin, quelques scènes qui font sourire, mais sans plus.

En bref, un film qui s’oublie vite, mais qui m’a permis de me détendre dans une salle bien climatisée, ce qui est déjà quelque chose! heureusement que le personnage de Yukio apporte un petit plus, (en espérant qu’elle soit présente dans le prochain volet d’x men), la voir se castagner comme une vrai héroïne de jeu vidéo est plutôt plaisant à voir tout comme les scènes d’action dans les rues de Tokyo. Pas indispensable.

The east

The East : Affiche

de Zal Batmanglij

Brit Marling, Ellen Page, Alexander Skarsgard, Patricia Clarkson

3,5/5

Sarah, ancienne agent du FBI, travaille désormais pour une organisation privée chargée de défendre les intérêts de grandes entreprises. Elle est chargée par sa patronne d’infiltrée the east, un groupe éco terroriste qui dénoncent les actes illégaux de gros groupes industriels. Sarah est très motivée par sa mission pour faire ses preuves, et passent plusieurs semaines à suivre des groupes de marginaux, espérant repérer the east. Elle est finalement emmenée dans le QG du groupe, après avoir sauvé sans le  savoir l’un des membres du groupe, agressé par la police. Elle fait la connaissance des autres membres, notamment Izzy, une jeune femme, ou encore Benjy, le leader. Elle finit par gagner un peu de leur confiance, apprend leur manière de vie, et est sur le point de participer à leur intervention.

The East : Photo Brit Marling, Shiloh Fernandez

The east nous plonge dans le quotidien d’un groupe clandestin, qui décide d’agir concernant les problèmes d’environnement. Au départ, the east est un groupe qui tend vers les manières de vivres hippies, passer ses soirées à s’enlacer pour se sentir aimé, se laver une fois de temps en temps dans le lac en collectif, se couper de tout plusieurs semaines d’affilées…

The East : Photo

Le film essaye de nous montrer un style de vie qui peut sembler idéale pour les personnes membres du groupe, mais leur mode de vie ne m’attire pas du tout personnellement, la vie dans les bois au milieu de nulle part, à se laver les uns les autres dans un lac gelé quand bon leur semble très peu pour moi, et leur utopie est assez peu réaliste, elle peut marcher quand le groupe est très réduit, mais la nature humaine reprendra toujours le dessus et pour le pire. La vie dans les bois en autarcie, à se câliner et se laver mutuellement n’est pas du tout crédible je trouve…

The East : Photo Patricia Clarkson

Ce qui m’a plus intéressée, c’est l’insertion de Sarah dans ce monde, elle qui ne vit que dans le confort, carriériste, elle a d’abord du mal à se faire à cette vie et ne comprend pas leurs manière d’agir, ni leur but. Ce n’est que lorsqu’elle découvre les “interventions” du groupe, punir les grands industriels qui polluent et tue, qu’elle commence à comprendre la raison d’être du groupe. Empoisonner les cadres d’une entreprise pharmaceutique qui vendent des antibiotiques aux effets secondaires désastreux , en connaissance de cause, pour les voir souffrir des effets qu’ils disent inexistant; ou obliger le pdg d’une industrie qui polluent consciemment les réserves d’eau d’une région avec des produits chimiques qui provoquent des cancers, à faire trempette dans les eaux qu’il clame tout à fait pures. La loi du Talion en somme.

The East : Photo Aldis Hodge, Alexander Skarsgård, Brit Marling, Ellen Page, Shiloh Fernandez

A partir de là, le film devient plus intéressant, Sarah se sent de plus en plus impliqué dans le groupe, leur but et objectifs, leurs raison d’être, et même si elle a du mal avec certains aspects du mode de vie des membres, elle les accepte petit à petit, et se sent tiraillée entre deux modes différents, celui qu’elle a toujours connue et celui qu’elle vient de découvrir.

The east n’est pas vraiment original dans son message, la condamnation de la surconsommation, le gaspillage de nourriture dans les ordures, le coté hippie, les interventions oeil pour oeil des industriels qui empoisonnent consciemment la population pour être encore plus riche qu’ils ne le sont déjà, rien de nouveau sous le soleil, même si ça ne fait pas de mal de les dénoncer à nouveau.

The East : Photo Ellen Page

Mais le film est aussi influencé par son époque. A une autre époque, le groupe éco terroriste aurait soit finit en martyr, soit finit en héros, dénonçant de méchants industriels, et secouant l’opinion publique ignorant. Ici, notre époque est encore plus blasée, plus cynique et surtout plus passif, difficile de choquer les gens et de les réveiller. Dans the east, si les membres font un sacré coup médiatiques en montrant que le nouveau médicament d’une entreprise pharmaceutique est en réalité un véritable poison, en empoisonnant les dirigeants de l’entreprise, on devine vite dans le film que la population est choqué le temps de quelques jours, avant de reprendre vite le cours de leur vie, les gens passent à autre chose et vite, de sorte que le scandale ne dure jamais longtemps. La mémoire collective est super courte et pas trop rancunière…

The East : Photo Julia Ormond

En bref, un film qui fait réfléchir malgré certains éléments scénaristiques pas du tout originaux. Un film qui fait un peu froid dans le dos quand on voit à quel point la population peut être blasée et passive. Le casting reste aussi l’un des points forts, avec Alexander Skarsgard, loin de true blood mais qui n’a toujours aucun problème avec la nudité, comme à son habitude. J’ai beaucoup aimé l’actrice principale Brit Marling (j’aurais beaucoup aimé voir another earth, mais je l’avais raté), ou encore Ellen Page (que j’avais découvert dans la série ReGenesis).

Metro manila

Metro Manila : Affiche

de Sean Ellis

Jake Macapagal, Althea Vega, John Arcilla

3,5/5

Paysans dans les rizières de Philippine, Oscar Ramirez est déçu par les prix pratiqués quand il vend sa dernière récolte. Le prix de vente ne permettant même pas de racheter de nouvelles graines, il n’a pas d’autre choix que de partir avec sa petite famille, pour Manille. Oscar, sa femme Mai et leur deux jeunes enfants, partent en stop avec le peu qu’ils possèdent. A Manille, ils sont accueillis par la saleté, la dangerosité de la ville et des quartiers pauvres, par les arnaqueurs en tout genre, et ils ne tardent pas à se retrouver dépouillés de leur maigres économies. Alors qu’ils sont désespérés par une situation qui semble sans issue, Oscar se fait embauché comme convoyeurs de fond, grace à la générosité de Ong, un chef convoyeur qui le prend sous son aile. Mais Oscar apprendra que rien est gratuit à Manille, pas même l’amitié.

Je n’en avais pas trop entendu parler, j’y suis allée sans même avoir lu le résumé. Le film se situe entre drame social et thriller. Dès les premières minutes, on se prend d’affection pour cette famille, ce jeune couple travailleur, honnete, qui n’aspiraient qu’à une vie simple et tranquille dans les rizières mais qui sont contraint de partir pour la ville. J’ai beaucoup aimé la naiveté d’Oscar, la douceur de Mai, la beauté de leurs enfants. La première partie du film nous montre les fossés entre pauvres et riches à manille, quand Oscar et sa famille se promène le premier soir dans les rues de Manille, les bidonvilles, les rues transformées en squat géant par des gens qui n’ont nulle par où allés une fois la nuit tombée, et les grands hotels de luxes, les panneaux publicitaires géant, plein de lumière, qui font tournée la tête à leur fille.  La famille est vite confrontée aux gens sans scrupules, aucune pitié. Oscar ne trouve pas du travail malgré sa bonne volonté, et Mai se voit obligé d’accepter d’être danseuse dans un bar de la ville, boulot consistant à se laisser un peu tripoté par les touristes étrangers pour les convaincre de consommer de l’alcool jusqu’à plus soif.

La deuxième partie se porte plus sur un thriller, la rencontre avec Ong, son boulot de convoyeur de fond, la peur que l’on a pour Oscar et sa famille, peur qu’ils ne leur arrivent les pires choses.

Metro Manila, en voulant nous montrer à quel point peut être dure la vie dans la ville, quand on est pas riche, tombe parfois dans le misérabilisme, en nous montrant d’un coup tout ce qui pourrait arriver de pire à une famille débarquant de sa campagne. ça donne parfois une impression de trop, trop de malhonnêteté, trop d’arnaques, trop de déconvenues, trop de traitrise, trop de déception, même si ça reste au finale et hélas, assez réaliste.

En bref, un film qui nous montre un coté bien flippant de Manille, une histoire prenante, un coté thriller qui arrive à nous surprendre par son scénario et ses rebondissements, qui a su évité les évidences quant au dénouement. Le tout servit par d’excellents acteurs.

Aya de yopougo

Aya de Yopougon : Affiche

de Marguerite Abouet, Clément Oubrerie

4/5

dans les années 70, dans le quartier de yopougo, près d’Abidjan, Aya est une ado un peu différente de ces amies. Les soirées dans les “maquis” à draguer tout ce qui bouge, ça ne l’intéresse pas. Aya prend ces études au sérieux, et rêve de devenir un jour médecin. Pas facile quand son rêve n’est soutenu par personne! son père, cadre chez le plus gros producteur de bière locale, aimerait qu’elle épouse Moussa, le fils crétin et feignant du patron, quant à ses meilleures amies, Adjou et Bintou, elles rêvent de se trouver un mari suffisamment riche, et d’ouvrir leur propre salon de coiffure ou de couture. Mais les choses prennent une tournure plus dramatique quand Adjou se découvre enceinte…

Aya de Yopougon : Photo

J’avais beaucoup aimé la BD même si je n’ai pas lu tous les tomes et quel bonheur de se replonger dans l’ambiance africaine de la BD!

On retrouve tout ce qui fait le charme de la BD, la chaleur des couleurs, les personnages tous si attachants malgré leurs gros défauts, le père de Aya qui cache sa double vie, sa mère forte et efficace, Adjoua et Bintou qui n’ont aucune limite ni scrupule quand il s’agit d’assurer leur avenir, en trouvant des bons partis, les mots d’argot locaux, l’humour…

Aya de Yopougon : photo

Aya aurait pu énervée par son coté sérieux et toujours raisonnable, mais elle n’est pas sans défauts, ni faiblesses, ce qui l’a rend très attachante. Je me suis sentie tout de suite emportée par l’ambiance, les personnages et les problèmes des uns et des autres, les années 70.

L’Afrique des années 70 est passée à la loupe, les mœurs, le coté sociale, la manière dont les jeunes se rencontrent, les secrets de famille, la filiation, les mariages, toujours avec humour, sans condescendance.

En bref, si vous avez aimé la BD vous aimerez l’adaptation ciné, l’animation est réussie, les dialogues sont très drôles, et ça m’a donné envie de me remettre aux tomes que je n’ai pas encore lu!

Ma meilleure amie, sa soeur et moi

Ma meilleure amie, sa soeur et moi : Affiche

de Lynn Shelton

Emily Blunt, Rosemarie Dewitt, Mark Duplass

3/5

Jack a du mal à se remettre de la mort de son frère, disparu un an auparavant. Iris, sa meilleure amie, et accessoirement l’ex de son frère, l’envoie dans sa maison de vacances, perdue au milieu d’une ile, pour que Jack réfléchisse à sa vie et  passe du temps seul. Mais il découvre en arrivant dans ce qui doit être un havre de paix, Hannah, la sœur ainée de Iris. Elle vient tout juste de rompre avec sa copine. Après une soirée arrosée, Jack et Hannah passent la nuit ensemble, et le lendemain, Iris débarque pour tenir compagnie à Jack.

Ma meilleure amie, sa soeur et moi : Photo

En cette période estivale, j’ai plus le temps d’aller au cinéma pour voir tout ce qui me tente. L’argument numéro un pour ce film, ce fut Emily Blunt, actrice que j’aime beaucoup, et ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. Et puis la bande annonce m’avait plut.

Le film est un vrai huis clos sur l’ile, dans la maison d’Iris et Hannah, dans laquelle Jack va se sentir un peu piéger au final. Le film nous parle beaucoup de la relation entre les deux sœurs, entre amour et agacement, les deux sœurs s’échangent signes d’affection, souvenirs d’enfance et petits pics pour énerver l’autre. En ce sens j’ai trouvé la façon de traiter la relation entre ces deux sœurs très réaliste, sans fausses émotions; elles peuvent se faire des coups bas, mais leur amour surmontent toujours les erreurs ou méchancetés.

Ma meilleure amie, sa soeur et moi : Photo

Le début m’a plut, la rencontre entre Hannah et Jack, l’arrivée d’Iris, les moments de gêne et d’embarras, et les trois acteurs sont très bons. Mais au fur et à mesure que le film avance, on sent que l’intrigue comme les dialogues tournent un peu en rond, que certaines scènes sont étirée et rallongées, et on peut parfois sentir un peu d’ennui.

Ma meilleure amie, sa soeur et moi : Photo

En bref, un film sympathique, servie par un jolie trio d’acteur, sur une ile aux allures paisibles. Mais rien d’inoubliables ou de marquant dans ce film qui frôle parfois l’ennui.

Le roi et l’oiseau

Le Roi et l'oiseau : Affiche

de Paul Grimault

3,5/5

Le roi Charles de Takicardie règne sans concession sur son royaume dans son palais gigantesque. Ego démesuré, le roi est un solitaire, ne fait confiance à personne et passe son temps à se débarrasser de serviteurs qui ne lui conviennent pas. Une nuit, le portrait du roi prend vie, tout comme le portrait d’un jeune ramoneur et d’une jolie bergère. Entre les deux jeunes gens c’est déjà l’amour mais le portrait du roi est jaloux et voudrait la jolie bergère comme épouse. Il prend la place du vrai roi et envoie toute les forces de police pour récupérer la bergère. Heureusement l’oiseau, ennemi du roi, vient en aide aux jeunes amoureux.

Le Roi et l’oiseau : Photo Paul Grimault

J’avais très souvent entendu parler de ce dessin animé, adapté du conte la bergère et le ramoneur de Anderson. J’ai donc profité de sa ressortie. Ba, oui c’est beau, les dessins sont jolies et n’ont pas trop vieillis, pour un dessin animé qui date tout de même de 1979. Les dialogues sont bien écrits, les décors du palais originaux et recherchés.

Le Roi et l’oiseau : Photo Paul Grimault

C’est poétique et réussie, mais tout de même pour être franche, j’ai trouvé le dessin animé longuet, parfois ennuyeux, et même soporifique sur la fin et la course poursuite dans le château qui n’en finit pas, je me suis même endormie quelques minutes c’est dire!

Le Roi et l'oiseau : Photo Paul Grimault

En bref, un bel objet visuel, des dessins beaux et poétique, une histoire simple, mais quelque peu ennuyeuse. Mais pour tout les fans de l’animation, c’est tout de même un film à voir au moins une fois, pour la qualité de son animation qui a su traverser les décennies sans dommage et on devine aussi qu’il a du servir d’inspirations pour beaucoup d’autre maitres de l’animation.