Lettre à Momo

Lettre à Momo : Affiche

de Hiroyuki Okiura

4/5

Après la mort de son père, Momo se voit contrainte de quitter Tokyo et d’aller avec sa mère vivre sur une petite ile. Momo n’est pas enthousiaste à cette idée, contrairement à sa mère, Ikoku, bien contente de revenir sur les lieux de son enfance. La maison est vieillotte, et Momo taciturne et peu sociale, toujours un peu triste d’avoir eu des mots un peu méchants contre son père juste avant sa mort. Alors qu’elle passe une journée d’été seule chez elle, Momo s’aperçoit que trois intrus se sont installés au grenier, trois esprits à l’apparence un peu grotesque et étrange, que Momo est la seule capable de les voir. Très effrayée au début, elle finit par s’habituer à leur présence…

Lettre à Momo : photo

ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de film d’animation, et la bande annonce de celui ci m’avait bien plut.

J’ai adoré les dessins, les paysages de l’ile. La première partie du film m’a beaucoup plut, entre l’arrivée de Momo et sa mère, la découverte de son nouveau territoire, la rencontre de personnages comme le vieil oncle de sa mère, le postier, ou encore les nouveaux camarades de jeu de Momo. J’ai aussi beaucoup aimé les rencontres entre Momo et les trois esprits gardiens, leurs apparences grotesques et effrayantes, leur coté monstres sympathiques, sans pour autant être totalement bons, ils ne pensent surtout qu’à leurs propres intérêts et leurs estomacs. Momo essaye de se faire à l’idée de leurs présence, il y a des moments vraiment très drôles et très réussis.

Lettre à Momo : photo

En bref, Lettre à Momo, c’est beau, c’est poétique, c’est drôle et attachant, mais quelques longueurs viennent un peu alourdir le film, surtout vers la fin, faire plus court aurait été bénéfique à l’ensemble.

Le majordome

Le Majordome : Affiche

de Lee Daniels

Forest Whitaker, Oprah Winfrey, Terrence Howard, Cuba Gooding Jr, John Cusak, Jane Fonda, Robin Williams, Lenny Kravitz,  Mariah Carey, Alan Rickman…

3.5/5

1926, dans le sud, le jeune Cécil gaines assiste impuissant à l’exécution de son père dans un champ de coton, par le propriétaire des lieux. Cécil se voit alors offrir pour le consoler, une place de “nègre de maison”, dans la demeure, éduqué personnellement par la matriarche de la famille. A l’âge adulte, Cécil comprend qu’il doit partir faire sa vie, loin des gens qui sont les responsables de la mort de son père, et fais ses adieux à sa mère, devenue folle depuis le drame. Il décide de tenter sa chance dans le nord, où le racisme ne fait pas autant de drame. Il est employé dans un grand hôtel comme serveur avant d’être repérer et embauché comme majordome à la maison blanche.

Le Majordome : Photo

Le majordome s’inspire de la vie d’un homme qui fut majordome durant plusieurs décennie à la maison blanche. Le récit est forcément romancé, mais il permet de nous relater le combat pour les droits civils des noirs américains, qui malgré l’abolition de l’esclavage au siècle dernier ne sont toujours pas traité comme des êtres humains.

Le Majordome : Photo

Le récit est très linéaire, l’enfance difficile de Cécil dans les champs de coton, ses premières années en tant que serveur dans un grand hôtel, et ses débuts en tant que majordome à la maison blanche. Une fois installé, on reste surtout dans les années fin 50/60, la lutte pour les droits civiques des noirs, la rébellion du fils ainé de Cécil qui abandonne ses études pour se lancer dans les manifestations souvent violentes, puis ensuite se rallier aux mouvements des black panthers après la mort de Martin Luther King.

Le Majordome : Photo

Le film est sur le plan historique, très intéressant à suivre, avec Cécil qui verra passer Eisenohwer, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Carter…La question des droits civiques des noirs américains toujours au centre des scènes dans lesquelles Cécil servira sans broncher, ces politiciens prenant des décisions concernant directement la vie de son fils, lancé dans le militantisme. On survolera a mort de Kennedy, le watergate de Nixon, la décision ambiguë de Reagan concernant l’apartheid en Afrique du Sud…

Le Majordome : Photo Robin Williams

Le casting est le point fort du film, Forest Withaker est magistrale dans le rôle de cet homme, fière de devenir majordome à la maison blanche, effrayer de voir son fils partir à la conquête de l’égalité raciale, et le voir plus tard, essayer de se battre pour avoir des salaires égaux à celui des employés blancs. Il forme un couple touchant avec sa femme, jouée par Oprah Winfrey. J’aurais aimé en voir et en savoir plus sur les présidents, les voir se succéder au fil des décennies, mais ce n’était pas vraiment le sujet.

Le Majordome : Photo Forest Whitaker, Oprah Winfrey

Bien sur, si le film est intéressant, si les acteurs (Withaker, Oprah Winfrey excellente, Terrence Howard…), le film est bien américain et ne peut s’empêcher de faire dans l’émotionnel et le tire larme, sans pour autant être niais, le film sait émouvoir le public à l’américaine.

En bref, un film historiquement intéressant, même si les différents présidents sont présentés de façon un peu trop romancés, on sent que le réalisateur a voulu les rendre sympathiques (sauf Nixon!). A voir pour son coté documentaire concernant la lutte pour les droits civiques, et pour Forest Withaker dans le rôle du majordome.

Diana

Diana : Affiche

de Oliver Hirschbiegel

Naomi Watts, Naveen Andrews

2/5

Dans les années 90 la princesse de Galles, Diana, est séparée de son mari et vit seule (entourée de tout une batterie de serviteurs quand même) au palais de Kensington. Elle rencontre lors d’une visite à l’hôpital, le docteur Hasnat Khan, cardiologue renommé. Elle est sous le charme et décide de l’inviter au palais pour faire connaissance. Durant presque deux ans, ils vont s’aimer et se déchirer. Hasnat aime beaucoup Diana, la femme et pas la personnalité médiatique, et Diana, une fois le divorce officiellement prononcé, rêve de pouvoir peut être épouser ce médecin aux gouts simples. Mais la célébrité de Diana n’est pas une chose que le médecin arrive à gérer, très discret et détestant se trouver sous les feux des projecteurs. Tout change quand la presse découvre l’existence de ce nouvel amant.

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J’ai eu l’occasion d’assister à l’avant première de Diana à l’ugc Normandie, en présence des producteurs et des deux acteurs principaux. On a du attendre 45 minutes de plus que l’heure indiquée avant de pouvoir voir les deux acteurs sur scène; on a eut droit à une présentation par les producteurs, présentant leur film comme un hommage aux films d’amour, plus particulièrement un hommage au film Un homme et une femme de Lellouch. Puis c’est au tour des deux acteurs principaux de faire leurs entrées, Naveen Andrews et Naomi Watts, qui ne resteront sur scène que 45 secondes je dirais, le temps pour la jolie australienne de tourner un peu dans sa robe de poupée et à Naveen Andrews de sourire quelques secondes, puis salut au public et sortie de scène aussi vite que des voleurs. J’ai été assez surprise, car en générale, même quand ce sont de grandes stars, elles prennent toujours la peine de prendre la parole, ne serait-ce que pour dire “bonsoir”, “merci” et “j’espère que vous aimerez ce film”, mais là rien, c’est à peine si on a vu les lèvres de Naomi Watts s’ouvrir pour laisser voir ses dents blanches. A quoi bon se mettre sur son trente et un (et ça a du lui prendre des heures), pour venir sur scène moins d’un minute top chrono??

Mis à part cette déconvenue, on est tout de même venue surtout pour le film. Je ne savais pas du tout par quel coté le film allait aborder la vie de Diana, tout ce que je savais c’est que le film se concentrait sur les deux dernières années de sa vie. Je ne connaissais pas du tout l’existence de ce docteur Hasnat Khan avant de venir voir le film.

Diana : Photo Naomi Watts, Naveen Andrews

Pour faire court, j’ai trouvé le film long à se mettre en place, d’ailleurs il m’a fait l’impression de duré au moins deux heures alors qu’il ne dure qu’une heure 40. C’est dire si le film est en fait lent, mou, on ne ressent pas vraiment de sympathie, ni pour Hasnat ni pour Diana. On s’ennuie à voir comment Diana s’ennuie ferme dans sa vie de célibataire, comment elle enchaine les visites officielles, comment elle gère les paparazzis, comment elle sympathise avec son nouvel ami, comment leur relation devient de plus en plus sérieuse. Le film se concentre donc uniquement sur sa relation avec Hasnat, comment ce dernier s’emporte quand il se retrouve en première page. J’ai eu l’impression que le film peinait à faire avancer les choses, peinait à aller de l’avant, tout va au ralenti.

Diana : Photo

Le problème vient surement du fait qu’il n’y a pas assez de fond pour faire tout un film. Leur rencontre, leurs sorties en incognito, leurs disputes, malgré le fait qu’il s’agit de Diana j’ai eu l’impression de voir l’histoire banale de n’importe quel couple qui se serait aimer et déchirer. Quant aux acteurs, je trouve que leurs jeux ne sonnent pas tout à fait juste, on a l’impression d’assister à quelque chose de fictif, je vois des acteurs joués et je ne vois pas les personnages Diana et Hasnat. Certaines scènes frisent le ridicule et le cliché, comme une dispute dans Hyde park, où une Diana hystérique s’enfuit en courant, ou encore une scène pathétique de dégustation d’hamburgers…Naomi Watts n’a pas l’air du tout à l’aise dans ce rôle et ça se voit, sa ressemblance avec Diana n’est au final pas terrible (on sent que l’affiche du film à jouer avec photoshop), et le couple qu’elle forme avec Naveen Andrews n’a aucune alchimie, c’est froid, on à presque l’impression qu’ils se forcent à jouer le sentiment amoureux à l’écran.

En bref, un film long, lent, ennuyant, une histoire d’amour filmée avec des tas de clichés et de banalité, des acteurs pas à l’aise, une histoire sans intérêt. Deux avants première qui m’ont déçu, et quand j’y pense, ça fait longtemps que je n’ai pas vu un excellent film au cinéma, et je ne pourrais même pas dire quel est le dernier film qui m’a soufflé dans les salles obscures, ça devient inquiétant…

Avant première surprise au Publicis des Champs Elysées

Samedi dernier, alors que j’attendais avec une amie le début de ma séance cinéma à l’ugc Bercy autour d’un bon café, nous avons été abordées par une dame nous proposant d’assister à une projection test d’un film qui ne sortira qu’en décembre 2013. Ayant déjà testé ce genre de procédé, on hésite, ce fut rarement de bonnes expériences. On nous précise qu’il s’agit d’un film français en costume, on se dit pourquoi pas, on se dit que si le film ne nous plait pas du tout , on pourra toujours partir avant la fin.

Hier soir, on se retrouve au publicis des champs Élysées, on nous distribue un questionnaire à remplir avant le film et en lisant les questions, on comprend qu’on est sur le point de voir le remake du film Angélique marquise des anges.

Angélique marquise des anges, c’est la belle Michèle Mercier, le charismatique Robert Hossein, c’est le talentueux Jean Rochefort (qui avait la classe dans le rôle de l’avocat), c’est un film que je prends plaisir à revoir depuis mon enfance, et qui n’a pas si mal vieilli je trouve. On se dit pourquoi pas, je suis curieuse de voir une version plus moderne.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le film se déroule au 17e siècle. Angélique est une jeune femme belle mais un peu sauvage, fille de baron qui est “vendue” en mariage à Joffrey de Peyrac, comte de Toulouse, extrêmement riche, mariage qui permettra d’effacer les dettes de la famille. Bien sur Angélique est scandalisée par la pratique, mais n’a pas d’autre choix que de se rendre dans le domaine de Peyrac pour rencontrer son nouveau mari, qui à la réputation d’être défiguré par une énorme balafre. Après une rencontre quelque peu désastreuse, Angélique finit par apprendre à connaitre son mari et finit par l’aimer. Après quelques années de bonheur parfait et deux enfants plus tard, le couple se voit dérangé par l’arrivée du roi. Le passé d’Angélique et certaines choses dont elle a été témoin dans son enfance, refont alors surface.

Angélique marquise des anges, c’est une histoire pleine de rebondissement, de personnages charismatiques, d’aventure, parfois d’un peu d’humour, Et aussi une grande histoire d’amour. Je ne voyais pas l’intérêt d’un remake, mais j’étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner, et je ne partais pas avec un a priori négatif.

Qu’en est il de cette version moderne? et ben ils auraient mieux fait de s’abstenir! Le film est monté un peu différemment du film original, l’histoire est un peu remaniée par rapport au secret d’Angélique et du fait qu’elle a été témoin d’un complot fomenté contre le roi. Et certains détails ajoutés (peut être de manière plus fidèle au roman, mais je ne peux pas le dire, puisque je ne l’ai pas lu), rien de bien méchant si ce n’est des changements dans le seul but de dramatiser encore plus certaines scènes.

Le film ne dure qu’1h45, mais je l’ai trouvé péniblement long. Pour faire court, j’ai trouvé la réalisation au mieux banale au pire ratée, on dirait que tous les films français à grand spectacle produit par europacorp ont le même réalisateur et sont formatés de la même manière sur la mise en scène et la réalisation, c’est moche et bourré de ralentis ringards. L’effet est celui d’un téléfilm TF1 ou France 2 genre saga de l’été…Le tout sur une musique assourdissante, omniprésente du début à la fin et qui donne un peu mal à la tête à force.

J’aime bien Gérard Lanvin, et j’aime bien Simon Abkarian, mais ici, ils ne sont pas particulièrement brillants, et vue que ce sont de bons acteurs (en particuliers Simon Abkarian), je ne peux qu’en conclure que ça vient encore une fois de la mise en scène et de la réalisation, tout est tellement formaté que les interprétations sont froides et moyennes. Quant à Nora Arnezeder, qui joue Angélique, son jeu n’est pas mieux que ceux de ces partenaires, ce n’est ni mauvais ni bon et appréciation somme toute personnelle, impossible de ne pas regretter la fougue et le charme de la  magnifique Michèle Mercier. Sans parler qu’il devient agaçant de la voir durant quasiment tout le film, en pleur, de grosses larmes silencieuses (pour que la jolie Nora reste jolie à regarder évidemment) qui coulent le long de ces joues, constamment, on finit par ne plus voir que ça, ce qui est un peu ridicule.

Le choix de Lanvin dans le rôle de Joffrey de Peyrac, je me suis dis pourquoi pas, mais là c’est pas possible, je trouve Lanvin bien trop vieux pour le rôle, il a 63 ans, et ça se voit à l’écran. Je sais que Joffrey de Peyrac est sensé être bien plus vieux qu’Angélique, mais pas à ce point là, et la scène d’amour entre les deux protagonistes est un peu ridicule, le corps de Lanvin parait bien vieux face à la jeune Nora, ce qui casse quand même le mythe de ce couple. Surtout que la scène est bien longue, au point que je me suis ennuyée, les scènes de nus ne font pas envie et ne charme pas du tout!

En bref, pourquoi faire un remake d’un film tellement populaire qu’il en est culte, qui passe chaque année sur nos écrans et qui n’a pas vraiment vieillis. Les décors, les costumes, et la musique du film original, sont tellement au dessus de cette nouvelle version, les acteurs tellement meilleurs, les interprétations tellement plus juste, que Angélique 2013 ça heurte un peu le regard et les oreilles! donc passez votre chemin surtout si vous êtes fan de la version première…Seul point positif, ça m’a donner envie de lire le roman.

Avec Film d’Ariel Zeitoun

Nora Arnezeder, Gérard Lanvin, Simon Abkarian, Matthew Kassovitz

sortie en salle le 18 décembre 2013

Le dernier pub avant la fin du monde (the world’s end)

Le Dernier pub avant la fin du monde : Affiche

de Edgar Wright

Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman, Rosamund Pike, Paddy Considine

4/5

Gary King et ses quatre meilleurs potes viennent de vivre leur dernière journée de lycéen dans leur ville Newton Haven et décide de fêter leur entrée dans l’âge adulte en faisant la tournée des douze pubs de la ville, et de s’enfiler une pinte à chaque pub. Mais la soirée dérape un peu trop et nos cinq ados n’arrivent pas au bout de leur tournée. 20 ans plus tard, ils ont tous quittés leur ville pour s’établir dans la vie, maisons, enfants, femmes, boulots, sauf pour Gary qui est resté coincé en 1990 à son âge d’or, quand on l’appelait encore Gary the King. Aujourd’hui Gary est un peu un loser et décide de retourner à Newton Haven après avoir convaincu ses cinq anciens potes de l’accompagner, afin de tenter la tournée des douze pubs qui se termine par le dernier de la route, the world’s end. Mais à peine ont ils commencé la tournée des bars qu’ils se rendent compte que quelque chose cloche chez les habitants.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo David Bradley, Eddie Marsan, Martin Freeman, Nick Frost, Paddy Considine

Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost remettent ça une troisième fois, après Shaun of the dead et Hot Fuzz. Le premier racontait l’histoire de Shaun qui se retrouve dans un monde peuplée de zombie, dans le second il joue Nicholas Angel, un policier muté dans un trou perdu pour excès de zèle.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo Simon Pegg

Dans The world’s end, Simon Pegg est Gary King, une star dans son lycée, un loser dans sa vie d’adulte, qui n’arrive pas à aller de l’avant et vivre sa vie, trop occupé à ressasser le passé, déçu par les promesses de la vie qui ne sont pas tenues. Comme pour les deux précédents films, ce qui prédomine c’est la vie dans les pubs, qui tiennent une place plus qu’essentielle dans les trois différents films. Toujours des personnages communs, voir un peu losers sur les bords, qui passent énormément de temps dans les pubs, à boire des pintes.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo Eddie Marsan, Martin Freeman, Nick Frost, Paddy Considine, Simon Pegg

Comme hot fuzz et surtout comme Shaun of the dead, l’humour est toujours aussi barré, frôlant la folie, les dialogues fusent, les scènes cultes s’accumulent, et Simon Pegg et Nick Frost sont particulièrement hilarants dans leurs rôles respectifs.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo Simon Pegg

Après les zombies, les meurtres, c’est une invasion extraterrestre. J’ai adoré ce volet, peut être plus qu’hot fuzz, mais mon chouchou restera Shaun of the dead, qui m’avait fait hurler de rire. Toujours un coté un peu sérieux, avec ici une réflexion (quand même) sur les désillusions des ados quand ils deviennent adultes, bien déçu de voir que les promesses d’une vie exaltante ne sont pas tenues (on se croirait presque dans la suite un peu loufoque de Breakfast club!), l’amitié si forte à l’école, si faible dans la vie d’adulte, toujours un humour totalement déjanté et comme pour Shaun of the dead, une fin pas du tout conventionnelle, ni positive ni négative (je pencherais plus pour du négatif pour le coup), comme lorsqu’à la fin de shaun of the dead, les vivants intègrent les zombies dans leur société, qui sont toujours là et ne disparaissent pas grâce à un vaccin miracle.

En bref, un humour toujours aussi dingue, des dialogues toujours aussi réussi, une fin bien intéressante qui sort des sentiers battus, et un Simon Pegg et un Nick Frost toujours aussi drôles. A ne pas rater.

Blue jasmine

Blue Jasmine : Affiche

De Woody Allen

Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin, Bobby Canavale

3.5/5

Jeannette, dite Jasmine, est une enfant adoptée tout comme sa soeur, Ginger. Mais les deux sœurs ont des vies diamétralement opposées. Ginger est caissière à San Fransisco, plutôt pauvre, mariée et mère de deux enfants, et peu ambitieuse, alors que  Jasmine est mariée à l’un des hommes les plus riche de la coté est, pourrie gâtée, et élève son beau fils entre deux fêtes mondaines dans lesquelles elle peut exposer dernière robe à la mode et bijoux de luxe. Snob et hautaine, Jasmine a du mal à supporter sa sœur et sa vie de ratée, jusqu’au jour où le mari de Jasmine est arrêter et condamné pour escroquerie. Jasmine perd tout, son mari, ses biens, son argent et décide d’aller vivre quelques temps chez sa sœur, le temps de se remettre du choc.

Je suis allée hier soir donc à l’avant première de Blue Jasmine, le dernier film de Woody Allen. Le réalisateur new yorkais, Cate Blanchett et Sally Hawkins sont venues présentés le film. Ce n’est pas la première fois que j’assiste à ce genre d’avant première, et même si ce sont souvent de grosses stars, c’est rarement aussi impressionnant. La presse est partout, le public pressé tout autour du cinéma, là où les voitures vont s’arrêter pour faire descendre les stars, et les gardes du corps à la men in black aux aguets; j’ai bien failli ne pas voir le film hier soir, on avait réserver par internet, mais au moment de retirer nos places la mienne ne sort pas, j’ai du donc aller la réclamer à un guichet, qui m’a dit ne rien pouvoir faire avant la mise à jour du nombre de places non récupérées par ceux qui ont réservé comme moi. On plaisante un peu avec monsieur UGC bien sympathique et plein de sang froid et de recul malgré l’effervescence. “tout ça pour Woody Allen”, dit il, moi je répondrais que je suis surtout venu pour Cate Blanchett.

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Quant est il du film? Et bien j’ai beaucoup aimé! Certes ce n’est pas un film majeur dans la carrière de Woody Allen. Au regards des derniers films (7/8 dernières années), Blue Jasmine se place très bien. Match point reste mon favoris, mais j’avais aussi beaucoup aimé Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu et j’avais trouvé Scoop sympathique (même si peu de gens ont apprécié ses deux films).

Blue Jasmine : Photo Andrew Dice Clay, Sally Hawkins

Blue Jasmine : Photo Cate Blanchett, Sally Hawkins

Blue Jasmine repose essentiellement sur la performance de Cate Blanchett; comme tous les films de Woody Allen, c’est très bavard, mais toujours du bavardage bien écrit et intelligent. Cate Blanchett porte le film, elle est assez incroyable dans le rôle de cette ancienne femme riche, qui a connu la gloire, l’amour, la richesse, l’adulation et le luxe et qui se retrouve brutalement sans rien, se rattachant à ses souvenirs, à son xanax et à ses cocktails, la folie la guette, la chute est dure, le film l’a montre à un moment de sa vie où tout peut changer, soit retrouver une stabilité, soit sombrer dans la folie.

Blue Jasmine : Photo

Blue Jasmine : Photo

J’ai beaucoup aimé les aller et retour en flashbacks entre la vie pleine de faste d’avant et sa vie de nouvelle pauvre. Les personnages ne sont pas non plus trop caricaturaux, la sœur Ginger, qui vit simplement, et le portrait de la Jasmine riche ne sont pas non plus des pubs pour “l’argent ne fait le bonheur”, c’est plus complexe que ça.

En bref, une comédie amère, des scènes d’un humour un peu acerbe, avec une Cate Blanchett géniale dans son role de Jasmine/Jeanette. On retrouve le coté bavard de Woody Allen et son style, pour un film qui m’a fait passer une bonne soirée.

Conjuring, les dossiers Warren

Conjuring : Les dossiers Warren : Affiche

de James Wan

Patrick Wilson, Vera Farmiga, Lily Allen

3/5

Dans les années 70, les Perron et leurs cinq filles s’installent dans leur nouvelle maison. Mais ils sont témoins rapidement de faits étranges, comme l’une des filles qui se voit tirer par les jambes durant son sommeil, des bleus qui apparaissent sans raison sur le corps de la mère, ou encore les photos de familles qui s’écrasent au sol dès qu’on les accroches. Alors que les enfants sont de  plus en plus victimes de ces troubles, Madame Perron décide d’aller demander de l’aide aux Warren, connues pour leurs conférences sur les effets paranormaux et leurs expériences dans différents exorcismes.

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Patrick Wilson, Vera Farmiga

Je ne suis pas trop films d’horreurs en générale, la plupart du temps je suis déçue par les films d’horreurs récents. Dernièrement j’ai beaucoup aimé 28 jours plus tard de Boyle, ou The descent, qui m’a fait froid dans le dos, mais ce sont surtout les vieux films d’horreurs qui m’impressionnent encore le plus (Poltergeist, l’exorciste).

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Lili Taylor

Entre une bande annonce qui m’a plut et le coté année 70 qui ne me déplait pas, je me suis laissée tenter. L’histoire se passe en grande partie dans la maison isolée des Perron, remplie de coins sombres et de bruits étranges. Il y a beaucoup de scènes assez flippantes, on se prend au jeu, on est parfois tendus, mais je n’ai pas non sursauté, la faute à la bande annonce qui nous montre les moments les plus flippants, ou surprenants, et la faute aussi peut être à un manque d’originalité par rapport aux autres films d’horreurs du même style.

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Hayley McFarland, Joey King, Kyla Deaver, Lili Taylor, Mackenzie Foy

Bien sur, le film se passe dans les années 70, la déco, les tenues y sont pour quelque chose, mais le film m’a fait beaucoup pensée sur le plan visuel, à l’exorciste de William Friedkin. Les petites en chemises de nuits, les papiers peints fleuri sur les murs, la manière de filmé certaines scènes, surtout dans les rampes d’escaliers…Mais le film n’atteint jamais le niveau du film de Friedkin,qui est plus qu’un film d’horreur à mes yeux (surtout en le revoyant à l’âge adulte, la lecture du film n’est pas le même que lorsque je l’ai vu à l’adolescence).

Conjuring : Les dossiers Warren : Photo Joey King, Lili Taylor

En bref, un film d’horreur plutôt réussie, même si il prend beaucoup au film de Friedkin. A voir surtout pour Vera Farmiga, très bonne dans le rôle de la médium et pour les enfants, tous très doués. A ne pas voir seule la nuit, risque d’insomnie!