Les garçons et Guillaume à table!

Les Garçons et Guillaume, à table ! : Affiche

de et avec Guillaume Galliene

4/5

Guillaume nous raconte sa jeunesse, dans une famille bourgeoise parisienne, et dans laquelle Guillaume est considéré comme une fille par sa mère qui l’appelle “ma chérie”. Tous le monde le croit homosexuel, mais l’est il vraiment?

Les Garçons et Guillaume, à table ! : Photo Charlie Anson, Guillaume Gallienne

J’ai toujours beaucoup aimé Guillaume Gallienne, je l’ai découvert dans Les bonus de Guillaume sur canal + et notamment les sketches dans lesquels il se déguisait en femme et jouait le rôle d’une directrice de casting. Depuis je l’ai vu dans quelques films mais que dans des seconds rôles et je n’ai hélas pas eu l’occasion de le voir au théâtre.

Les Garçons et Guillaume, à table ! : Photo Guillaume Gallienne

Comme la majorité des critiques, j’ai beaucoup aimé le film et bien sur surtout la prestation de Guillaume Gallienne. L’acteur nous raconte sa relation avec sa mère, une femme sur d’elle qui sait s’imposer et que Guillaume adore et prend pour modèle. Certaines scènes sont très drôles, comme ses soirées durant lesquelles il se déguise en Sissi et joue alternativement la princesse et sa belle mère, hilarant, ou encore lorsqu’on le suit dans ces différents internats, notamment celui qui se trouve en Angleterre et dans lequel il se sent si bien.

Les Garçons et Guillaume, à table ! : Photo

Certains moments sont aussi plus tendres ou plus dramatiques, on sent parfois sa douleur, l’incompréhension des autres face à sa différence, l’incompréhension qu’il a de lui même.

Les Garçons et Guillaume, à table ! : Photo Guillaume Gallienne

Le film est court et rythmé, on passe d’une scène à l’autre sans se lasser et le film reste porté uniquement par la prestation de Guillaume Gallienne qui joue son rôle mais aussi celui de sa mère dans lequel il excelle, toujours aussi bon acteur.

En bref, un film parfois touchant, souvent très drôle, à ne pas rater si on aime Guillaume Gallienne, ou pas!

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Inside Lewyn Davis

Inside Llewyn Davis : Affiche

de Joel et Ethan Coen

Oscar Isaac, Carey Mulligan, John Goodman, Justin Timberlake

3.5/5

Lewyn, chanteur de folk au tout début des années 60 à New York. Il espère percer dans le domaine, surtout depuis que son duo n’est plus suite à la disparition de son frère. Alors que l’hiver s’abat sur la ville, Llewyn passe son temps entre petits concerts dans un boui boui de son quartier, et squattage chez des amis par ci par là. Accompagné d’un chat qu’il doit rendre à son propriétaire, Llewyn part en covoiturage à Chicago dans l’espoir de rencontrer un grand producteur et ainsi relancée une carrière plus que moribonde.

Inside Llewyn Davis : Photo Justin Timberlake, Oscar Isaac

J’aime beaucoup le cinéma des frères Coen, parfois géniale (Fargo, Le grand saut, O’brother, No country for old men, the big lebowsky, true grit), parfois un peu plus moyen (intolérable cruauté, burn after reading). Il y a toujours un coté décalé, loufoque, dingo parfois, de manière plus ou moins subtile.

Inside Llewyn Davis : Photo Oscar Isaac

Dans Inside Llewyn Davis, le film s’éloigne beaucoup de ce coté décalé, et s’ancre plus dans une réalité presque banale, ce qui peut être déroutant quand on connait les films des frères coen.

Inside Llewyn Davis : Photo Carey Mulligan

Je ne me suis pas ennuyée, et j’ai suivi avec intérêt le parcours de Llewyn, sa vie de loser, qui passe de toit en toit, en espérant toucher un peu d’argent. Le film ne se passe que sur quelques jours, mais l’histoire nous laisse deviner quelle sera sa vie, dans un futur plus ou moins proche (l’existence d’un enfant de deux ans, ou encore sa participation à une chanson à laquelle il a renoncé à tout les droits d’auteur, et qui va probablement devenir un succès).

Inside Llewyn Davis : Photo Oscar Isaac

On aurait aimer en voir plus sur sa destinée, ici on ne fait que faire connaissance avec cet homme loser, qui ne sait plus quoi faire de sa vie et hésite entre lâcher complètement son art et s’accrocher un peu plus. Mais pour autant, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, que ce soit la chanteuse jouée par Carey Mulligan très remontée, ou le héros, joué par le très bon Oscar Isaac. Pas sur que le film restera dans ma mémoire longtemps.

Snwopiercer

Snowpiercer, Le Transperceneige : Affiche

de Bong Joon Ho

Chris Evans, Tilda Swinton, Jamie Bell, Ko Ha Sung, Song Kang Ho, Ed Harris, Octavia Spencer

4/5

2014, les scientifiques mettent au point un élément chimique qui permettrait de mettre un terme au réchauffement climatique. Certains pays passent outre les avertissements des écologiques et décident de répandre le produit dans l’atmosphère ce qui déclenche une nouvelle ère glaciaire. 17 ans plus tard, les rares humains qui ont survécu à la vague de froid, vivent dans le transperceneige, un train immense qui file à tout allure sur un circuit qui fait le tour du globe sans s’arrêter. Dans les wagons de têtes, les privilégiés qui ont tout en abondance, et dans les wagons de queues, des misérables qui vivent les uns sur les autres, et qui n’ont que des rationnements de protéines pour les maintenir en vie. Curtis rêve depuis longtemps de remonter les wagons et de mettre un terme à cette dictature tenue par Wilford, le créateur du train. Il est prêt à organiser une révolte, suite à l’envoi de messages mystérieux d’un inconnu venu des wagons de tête lui donnant des pistes à suivre et aider d’un génie de l’évasion, ils remontent les wagons les uns après les autres.

Snowpiercer, Le Transperceneige : Photo Chris Evans, Jamie Bell

Je suis une énorme fan du travail de Bong Joon Ho, réalisateur et scénariste coréen dont j’ai vu tous les films, Barking dog, Memories of murder, The host et Mother. Vu et adoré tous ces films sans exception, même si je garderais une préférence pour le premier film que j’ai vu, Memories of murder.

Snowpiercer, Le Transperceneige : Photo

Très souvent Bong Joon Ho nous présente des films policier, science fiction, comédie, qui ont l’air d’être du pure divertissement mais qui nous montrent toujours une facette sociale ou politique. J’avais un peu peur de voir Snowpiercer puisque ce n’est pas un film 100% coréen, mais au final on reconnait sa patte. Car Bong Joon Ho sait toujours surprendre quant à la destinée de ces personnages, on ne sait jamais comment ça va finir, ni quels personnages vont mourir ou s’en sortir (The host m’avait bien surprise). Et c’est aussi le cas avec Snowpiercer.

Snowpiercer, Le Transperceneige : Photo Chris Evans, Ko Asung, Luke Pasqualino, Song Kang-Ho, Tilda Swinton

On a donc des scènes d’action, des scènes de combats sanguinolentes et meurtrières, on a des personnages ambigus. Dans Snowpiercer on nous montre les conditions de vie de ces personnes vivant dans les wagons de queue, la saleté, les hommes qui vivent les uns sur les autres, des rationnements de barres de protéines infectes en guise de repas, et des gens qui vivent dans les wagons de tête et qui ont tous les droits sur votre vie. Curtis rêve donc de mettre un terme à la dictature de ce Wilford. On avance avec Curtis et un bon nombre de pauvres gens, qui remontent wagon après wagon, pour découvrir un monde qu’ils n’ont fait qu’imaginer jusque là. La fin est assez effrayante, on découvre l’histoire personnelle de ce Curtis, et on s’attend à tout et n’importe quoi.

J’ai été prise dans le rythme du film, dans les personnages, et la façon dont est décrite l’humanité et la nature humaine est vraiment effrayante et peu flatteuse ici, flippante dans le sens que cette vision est assez réaliste au final. Encore une fois, j’ai aimé ce mélange d’action et de rebondissements (même si ça manque d’humour comparé à ces films précédents), avec un coté plus profond (parfois sociale, parfois politique, ici c’est le tableau de la nature humaine qui est brossé). Bong Joon Ho n’a pas perdu sa manière de raconter et de dénoncer.

Cartel

Cartel : Affiche

de Ridley Scott

Michael Fassbender, Penelope Cruz, Cameron Diaz, Javier Barden, Brad Pitt

3/5

Un avocat pénaliste a tout ce qu’un homme rêve d’avoir, du succès professionnel, de l’argent et une sublime femme qu’il aime. Mais quand on en a beaucoup on en veut encore plus et il décide d’accepter la proposition de son ami et client, Reiner, affilié à un puissant cartel, et de participer à une grosse opération de trafic de drogue. Mais l’acheminement de la drogue ne se déroule pas comme prévu et le cartel ne fera pas dans la dentelle.

Cartel : Photo Cameron Diaz, Javier Bardem

J’adore Ridley Scott, Alien, Blade runner, Gladiator, Les associés, Kingdom of heaven, Mensonges d’état, j’adore son style, j’adore sa façon de nous raconter une histoire et sa manière de filmer, même si ce n’est pas toujours une réussite. Malgré les critiques plutôt mitigées, voir mauvaises, j’ai tenté Cartel. Alors, il est vrai que le film ne plaira pas à tout le monde et que je ne le considérerais pas comme un de ses films majeurs.

Cartel : Photo Michael Fassbender, Penélope Cruz

Le film est tiré d’un roman, et je ne me prononcerais pas sur le coté adaptation puisque je ne l’ai pas lu, mais le scénario tient quand même sur un ticket de métro. Un homme qui a tout préfère miser sur une possibilité de se faire beaucoup d’argent en ne faisant quasiment rien et qui perdra tout. Une descente aux enfers classique en somme. L’image des trafiquants de drogue, l’image du jeune premier qui se croit plus malin que tout le monde et qui finit par se bruler les ailes, l’image de la femme naïve, victime des décisions des autres, tout est classique, déjà vu et sans surprise.

Cartel : Photo Brad Pitt, Michael Fassbender

Cartel est cependant pas du tout un film d’action, c’est en fait un film bavard, les conversations entre les personnages sont longues et philosophiques, entre l’avocat et son ami trafiquant Reiner, entre l’avocat et son contact Westray, entre l’avocat et un collègue avocat mexicain, entre l’avocat et un diamantaire hollandais. Ces conversations sont assez hypnotiques et prenantes, et du coup on ne s’ennuie pas une seconde mais pour autant on se demande parfois où ces discussions nous mènent. On a l’impression que le réalisateur n’a pas su choisir entre faire un film dans le pure sens du terme, ou prendre du plaisir à filmer ce qu’il veut comme il veut et tirer ce qui lui a plut du roman.

Ce qui m’a un peu gênée dans ce film, c’est la naïveté des personnages et de leurs réactions. L’avocat est spécialisé dans le droit pénal et passe son temps à sortir des gens de prison: pour autant, il prend des décisions un peu crétines sur les bords, à la limite de la naïveté et de l’idiotie, il à l’air de tombé tout le temps des nues, tout comme sa femme Laura, qui préfère faire l’autruche quitte à passer pour une innocente idiote. Je n’ai pas trop compris leurs réactions et leurs façons de vivre. Reste un film qui nous permet de profiter de la réalisation de Ridley Scott qui s’amuse à mettre en scène de très bons (et jolies) acteurs.

Gravity

Gravity : Affiche

de Alfonso Cuaron

Sandra Bullock, George Clooney

3.5/5

Le professeur Ryan est envoyée pour la première fois dans l’espace par la Nasa. Avec le cosmonaute Matt Kowalsky, le professeur Ryan est de sortie dans l’espace, à l’extérieur de la navette spatiale, pour effectuer des relevés et les envoyés à Houston. Alors que les choses se passent dans un climat détendu, Houston alerte les cosmonautes qu’ils doivent impérativement abandonner la mission pour se mettre à l’abri: les débris d’un satellite russe sont entrés en collision avec d’autre satellites, provoquant une réaction en chaine inattendu. Ils sont donc frappés par la pluie de débris, et le professeur Ryan se voit éjecter de son cordon de sécurité et se met à dériver violemment dans l’espace.

Gravity : Photo Sandra Bullock

La bande annonce m’avait vraiment donné envie, j’étais très intriguée par ce film. J’ai du attendre d’être de retour en France pour y aller. J’ai toujours beaucoup aimé les films se déroulant dans l’espace. Avec le résumé du film que j’avais lu un peu partout, je m’attendais à un film qui aurait un coté mystique, un coté même science fiction, peut être quelque chose qui lorgnerait du coté d’Abyss en plus subtile, bref, je m’attendais à quelque chose de plus complexe, de plus métaphysique.

Gravity : Photo

Je m’attendais donc à ce que le personnage de Ryan vive des choses étranges une fois perdue dans l’espace, mais le résumé que j’avais pu lire ne collait pas au genre de film auquel on avait à faire au final. J’ai donc dépassée cette frustration ou même déception pour me plonger dans l’ambiance étouffante du film. Car si le personnage de Ryan évolue dans l’espace, sans limite ni frontière, on ne peut s’empêcher de ressentir un sentiment de claustrophobie, de manque d’air. De ce coté là, j’ai trouvé le film vraiment très réussi, Alfonso Cuaron a su nous transmettre ce que peut ressentir Ryan, enfermée dans sa combinaison hermétique, à bout d’oxygène, à bout de force, dérivant dans l’espace et jouant les toupies vivante, on se demande comment elle fait pour supporter ça plus de cinq minutes!

Gravity : Photo

Le coté très réaliste du film est intéressant et la volonté de survivre du personnage prenant. Alors même si je voulais plus et même si je m’attendais à autre chose, je n’ai pas été déçu par le film; la seule chose c’est qu’au lieu d’avoir un film qui aurait pu être culte avec une histoire plus forte, il reste seulement un bon divertissement, et un moyen de dé-romantisé les vols dans l’espace et ce que ça implique.

Gravity : Photo

Par contre, je n’ai absolument pas adhérer à la 3D. C’était la première fois que je cédais à cette technique que j’ai toujours trouvé superflu. J’avais cru comprendre en lisant les critiques, que pour ce film c’était VRAIMENT justifié, alors j’ai fait un effort, et le résultat fut fort décevant. Je trouve la qualité d’image pas nette, pas intéressante, bref, ça ne fait pas rêver, alors que les images de la Terre vue de l’espace auraient pu être magnifiques. Avoir des lunettes sur le nez m’a tellement agacé, et certaines scènes étaient parfois si moche avec le traitement de la 3D, qu’il m’ait même arrivé de lever les lunettes quelques secondes.

Gravity : Photo George Clooney, Sandra Bullock

En bref, un film plus catastrophe qu’autre chose, dont le point fort reste Sandra Bullock et le coté étouffant et claustrophobe très réussi. Le film nous donne une image très réaliste des voyages dans l’espace. A voir quand même de préférence sans la 3D.

Machete kills

Machete Kills : Affiche

de Robert Rodriguez

Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Sofia Vergara, Antonio Banderas, Cuba Gooding Jr, Amber Heard, William Sadler, Mel Gibson, Charlie Sheen (Carlos Estevez)

3/5

Le président des Etats Unis à besoin du légendaire Machete pour enquêter sur le dangereux révolutionnaire cinglé, qui sévit au Mexique et qui menacerait de faire exploser Washington. Machete finit par se laisser convaincre et part au Mexique…

Machete Kills : Photo Danny Trejo, Tom Savini

J’étais encore une fois partie pour voir Prisoners, mais la séance était complète, alors on s’est rabattue sur Machete kills. J’avais déjà vu le premier volet des aventures du mercenaire Machete, et j’en garde plutôt un bon souvenir.

Dans ce second volet, on retrouve tous ce qui a fait le premier film, un mercenaire mexicain qui se tape quasiment toutes les filles, qui tue à tout va et qui ne meurt jamais malgré les balles, les combats, les coups de couteaux. On retrouve la même absurdité, le même hommage aux nombreux films de série b et série z qui ont pullulé et continue de pullulé. On retrouve surtout tous ces seconds rôles tenus par de grosses stars qui s’en donnent à cœur joie de se moquer de leurs personnages et du scénario, et on retrouve encore une fois ce centième degré avec lequel il faut bien sur voir le film.

Machete Kills : Photo

Ce n’est pas une parodie, c’est plus que ça, ces filles à moitié vêtus, mais qui sont les plus grandes guerrières de l’histoire, ces scènes d’action totalement absurdes, ces blessures qui ne tuent pas, le tout entrecoupées de scènes cultes, de répliques qui font mouches, d’humour sanglants, et qui garde malgré tout, un fond un peu politique sur la politique d’immigration des États Unis.

En bref, encore un film à la sauce Robert Rodriguez, avec ces effets spéciaux carton pâtes, ces personnages caricaturaux, ces scènes absurdes mêlées de moments cultes et de répliques hilarantes, le tout joués par de grosses stars hollywoodiennes qui s’amusent dans ce scénario totalement barré.

Sherif Jackson (sweet water)

Shérif Jackson : Affiche

de Noah et Logan Miller

January Jones, Ed Harris, Jason Isaacs

3.5/5

Dans l’ouest américain au 19e siècle, Sarah a mis un terme à son passé de prostitué en épousant Miguel. Ensemble, ils ont acheté un lopin de terre et s’évertue à cultiver les terres. La seule ombre à leur bonheur, ce sont les autres, entre des marchands et banquiers malhonnêtes et le notable du coin, Josiah, qui se prend pour un messie à prêcher la bonne parole, tout en jouant les gourous sectaires, Josiah aimerait bien se débarrasser de Miguel et faire de Sarah sa troisième femme. Au même moment, le Sherif Jackson arrive en ville et met à la porte le shérif local. Il enquête sur la disparition de deux hommes, dont le beau frère du gouverneur. Son enquête l’a conduit dans cette petite ville et il devine tout de suite que Josiah est le meurtrier des deux disparus.

J’étais partie pour voir Prisoners, mais les horaires ne correspondaient pas trop avec ceux de mon boulot, sans compter que le film dure 2h30 alors que Sherif Jackson a la bonne idée de ne durée qu’1h30. Sans compter qu’en générale, j’aime beaucoup les westerns.

Sherif Jackson : Photo

Le film regroupe un excellent casting, January Jones est pleine de retenue, de calme, tout en étant le bras de la vengeance pure et simple, tirant sur des hommes comme si de rien était, éparpillant les cadavres sur sa route. Sarah ne se faisait pas d’illusions, pas de paradis idyllique, juste une vie simple et honnête avec un homme qu’elle aime, tout en travaillant dure dans les champs, mais du moment où elle perd la seule personne qui l’a rattachait à cette nouvelle vie, Sarah n’a plus rien à perdre, pas même son âme et la vengeance devient son nouveau mode de vie et avec talent.

Sherif Jackson : Photo

J’ai particulièrement aimé le personnage du Shérif, joué par Ed Harris, un shérif qui n’a peur de rien, qui aime surprendre, un peu excentrique pour certains, complètement cinglé pour d’autre, lui aussi semble être un individu qui n’a rien à perdre, qui a tout vu et tout perdu dans sa vie, et qui vit à la frontière de la folie peut être.

Sherif Jackson : Photo Jason Isaacs

Le méchant du film est lui plus classique, le psychopathe obsédé qui cache ses démons derrière son rôle de prêcheur bidon, qui lui permet de réunir des fidèles serviteurs, esclaves de la bonne parole. On a l’habitude de voir Jason Isaacs dans le rôle de méchant cinglé, donc de ce coté ci, pas trop de surprise.

Si le scénario est plutôt classique (un personnage dans l’ouest sauvage américain qui perd tout et trouve un sens à sa vie dans la vengeance), j’ai trouvé que la force du film résidait dans les deux personnages principaux, celui de Sarah et celui du shérif, interprété par deux très bons acteurs. Reste aussi de très beaux paysages, parfaitement filmés, et une fin sans réelle conclusion, que l’on pourrait jugée cynique si elle ne collait pas à une réalité tout à fait crédible, loin des fins de westerns classique.