Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine le thème est « Carnet de note ». J’en ai amassé beaucoup depuis quelques années, en générale j’en achète souvent quand je suis en voyage quelque part. Voici la photo de deux carnets achetés en Nouvelle Zélande (le kiwi et les moutons) et le dernier carnet en date reçu gratuitement en achetant un guide de voyage Lonely planet.

Bon week end!

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine le thème est « ombre et lumière ». J’ai pensé à pas mal de photo et je me suis arrêtée sur une photo prise dans les grottes de Postojna en Slovénie. Une grotte assez impressionnante!

bon week end!

Petit séjour en Bretagne

Avec le covid la passion que j’ai pour les voyages vit des temps difficiles, c’est bien simple je n’ai fait aucun voyage depuis décembre 2019 et cette année, impossible de renoncer encore à des voyages mais pour autant je ne me sentait pas de quitter la France, l’évolution de l’épidémie avec les nombreux variants ne me donnait pas le courage d’aller tenter ma chance…J’ai gentillement attendu que l’été passe, j’ai vu tous ceux que je connais ou presque partir en vacances et revenir l’air content, j’ai voulu attendre la rentrée scolaire pour m’assurer que je ne serais pas confronter à une trop grande foule. Covid ou pas, je n’aime pas la foule et en été il n’y a que peu d’endroits qui ne soit pas pris d’assaut et cette année encore moins en France.

Vue depuis la chambre d’hotel

Le choix fut vite fait, je me suis décidée pour la Bretagne. D’habitude en été je vais en écosse, et je pense que ce qui s’en rapproche le plus reste la Bretagne. J’ai toujours voulu visiter la cote de granite rose, mais à chaque fois que j’y ai pensé, la plupart des gens qui y sont allés me disaient que sans voiture, c’est compliqué. L’autre raison reste le prix. Voyager en France ça reste cher et la crise du covid n’a pas arrangé les prix. C’est simple, j’ai payé plus cher le tgv pour faire Paris-Lannion, que l’avion pour la Sicile, Rome, Lisbonne ou Prague.

Plage de Trestraou

Départ pour la Bretagne, gare Montparnasse à 7h30, dure dure le réveil! Je m’arrête à Guingamp pour un ter jusqu’à Lannion. Durant les mois de juillet et aout, le bus E qui relie Lannion à Perros Guirec passe toujours 10 minutes après l’arrivée du train, mais nous sommes le 2 septembre, dorénavant le bus passe une fois par heure. J’attends 35 minutes l’arrivée du bus et pour 1,20€ j’arrive dans le centre de Perros Guirec en 25 minutes.

Pour ce séjour je me suis fait plaisir et j’ai réservé une chambre à l’Agapa hôtel, avec vue sur mer. Comme je ne reste que très peu de jours, j’ai voulu un hotel plus que confortable, proche de la plage et avec une vue sur la mer, voir la mer étant l’élément le plus important du séjour pour moi. Je dois dire que je ne suis pas habituée à un standing aussi top, et l’hôtel fut à la hauteur de mes attentes: l’accueil, le service, la chambre magnifique, la salle de bain top et surtout la baie vitrée avec vue sur la plage principale de Perros Guirec, la plage de Trestraou. Une fois installée, je pars déjeuner au restaurant de l’hôtel, le Belouga. J’avais réservé à l’avance, car le restaurant est toujours complet, il faut dire qu’il n’y a pas énormément de tables. A midi, ce restaurant propose un menu défiant toute concurrence, entrée plat dessert pour 34€ et vu la qualité des plats, ça vaut vraiment le coup. Qui dit menu dis aucun choix dans les plats proposés mais l’annonce du menu de ce jour me convient parfaitement, une entrée à base de saumon gravlax, un suprême de volaille avec une sucrine et quelques légumes parfaitement cuisinés, et en dessert un mont blanc revisité, meringue, crème au cassis, châtaignes confites et crème glacée à la châtaigne, accompagné d’une pâte de fruit à la passion et une guimauve au chocolat. Autant vous dire que tout fut délicieux.

Menu restaurant Le belouga

Après ce repas qui restera dans ma mémoire, je pars me changer et direction le sentier des douaniers qui démarre au bout de la plage de Trestraou qui se situe à 3 minutes à pieds de l’hôtel. Après une matinée un peu nuageuse, le ciel se dégage avec seulement quelques nuages de beau temps et ce vent frais qui souffle l’air marin. Le sentier des douaniers c’est un chemin de randonnée, le GR34 qui longe la côte bretonne. Sur une grande première moitié, je croise régulièrement d’autres promeneurs mais pas de foule, j’ai toute la place, je profite des paysages, je prends des photos, j’admire la mer se fracasser sur les rochers de granit rose, c’est vraiment très beau. Je décide de marcher jusqu’à la plage de Saint Guirec, à environ 55 minutes de marche, mais je mettrais 1h30 à l’atteindre puisque j’emprunte tous les petits sentiers qui se détournent de la route principale pour approcher les roches de granite rose, pour approcher le bord de mer, pour prendre des photos ou faire quelques pauses pour apprécier la vue. Arrivée à Saint Guirec, le ciel est complètement dégagé et le soleil tape fort! comme je l’avais lu quelque part sur internet, il y a peu de coin d’ombre sur la route, alors je ne m’attarde pas trop. Au départ j’avais prévu de me poser sur la plage de Saint Guirec avant de repartir mais finalement, je ferais une pause plus haut sur le chemin à l’abri du soleil.

Sentier des douaniers

La plage de Saint Guirec, contrairement à celle de Trestraou, ressemble plus à une jolie crique qu’à une grosse plage, c’est plus mignon, plus cosy, et surtout la mer est d’un calme plat, une mer d’huile, contrairement à Trestraou avec une mer beaucoup plus agitée. Le retour fut donc plus rapide puisque je file directement à mon point de départ. En récompense, je vais tremper mes jambes dans l’eau de mer. Finalement, je trouve la mer à Perros Guirec beaucoup plus froide qu’à Trouville! il y a quand même quelques courageux, des enfants (mais eux sont universellement immunisé contre le froid), quelques surfeurs, kite surfeurs et quelques baigneurs adultes quand même, pour certains vêtus de combinaisons de surfeurs plutôt que de simples maillots de bain. Après une heure posée sur le sable, je suis trop fatiguée pour me chercher un endroit ou diner, alors je fini au carrefour du coin pour m’acheter un paquet de tortillas et de pistaches.

Phare Men Ruz
Plage de Saint Guirec

Le lendemain, je me lève assez tôt et après un petit déjeuner composé d’une banane et de coca, je me rends à la marina sur la plage de Trestraou. J’ai réservé pour un tour en bateau de 2h30 avec Armor navigation. Rendez vous 9h30. On est déjà pas mal de monde à attendre derrière les cordes, tous masqués ce qui est une bonne chose. On embarque et là je doute sur mon choix. Il fait très nuageux ce matin mais surtout la mer est assez agitée. Je monte sur le bateau et m’assois à l’air libre à l’arrière et déjà ça tangue beaucoup. Je me dis que ça ira mieux une fois le bateau démarré, mais non! d’ailleurs le responsable qui nous donne des explications sur la balade nous indique au micro qu’effectivement ça va tanguer! j’ai un peu peur d’être malade, mais je fais comme j’ai l’habitude quand je prends le bateau dans des eaux un peu agitées, je fixe l’horizon, je respire bien et je me laisse bercer par le tangage du bateau pour ne pas aller à contre sens des mouvements. Je m’inquiète un peu quand je vois un des marins nous distribuer des sacs en papier mais tout ira bien. Première étape, l’ile de Rouzic dite l’ile aux oiseaux, qui abrite une colonie de fous de bassans, le plus grand oiseau marin de France. On apprend que les oiseaux marins possèdent une glande leur permettant de changer l’eau salée en eau douce, on apprend que les fous de bassans se mettent en couple et reste avec le même partenaire toute leur vie, revenant chaque année sur le même nid qu’ils améliorent au fil des ans avec des algues et brindilles. Ils sont connus pour leur façon de pêcher, en plongeant tête la première dans l’eau comme un missile. C’est assez impressionnant à voir, on les admire en plein action de pêche, on repère aussi un ou deux phoques. En longeant l’ile, on a droit à quelques énormes creux qui donnent l’impression d’être dans un manège!

Ile aux oiseaux ou ile Rouzic, colonie des fous de bassans
Ile aux moines

On repart ensuite jusqu’à l’ile aux moines, une ile sur laquelle a vécut pendant 50 ans des moines qui souhaitaient vivre retirer de tout. L’ile fut aussi connue pour être un repère de corsaires. On fait escale, et on accède aux hauteurs de l’ile par une échelle de corde qui donne l’impression d’avancer sur un trampoline. On a 45 minutes pour découvrir l’ile, je l’a contourne d’abord par le bas, jolies vues, puis dans les hauteurs avec un fort et une vue magnifique sur 360 degrés avec un ciel qui s’éclaircie petit à petit. On rembarque tous, mais 1 personne manque à l’appel. Le mari qui ne voit pas revenir sa femme, décide de rester sur l’ile pour l’attendre et rentrera par le bateau de l’après midi. Finalement, alors que le bateau vient de larguer les amarres, la dame apparait enfin et le bateau décide de faire demi tour pour les reprendre.

côte de granit rose, rocher de la bouteille renversée

Pour finir on repart vers Perros Guirec sur des eaux plus tranquilles, ouf! c’est plus sereine que je profite de cette fin de voyage, on longe la cote de granite rose, agrémenter par les explications géologiques du capitaine. N’ayant rien prévu pour déjeuner, je tente ma chance au restaurant de l’hôtel mais c’est complet jusqu’à la fin du week end. je trouve ça dommage que les clients de l’hôtel n’aient pas accès au restaurant plus facilement. Du coup je ne déjeune pas, l’hôtel possède un spa et d’après la personne qui m’a accueillie à mon arrivée, l’heure du déjeuner est une période creuse. Je me change et je descends dans la piscine de l’hôtel. Ce n’est pas ici que je ferais mes longueurs habituelles, la piscine doit faire 20 mètres maximum mais je peux quand même barboter un peu, faire quelques longueurs. 40 minutes pour moi toute seule dans la piscine, puis 10 minutes sur la terrasse au soleil pour sécher.

Plage de Trestignel

Après m’être changée, départ pour la GR34 mais côté est. Je longe le bord de mer, je remonte le chemin de la messe, je passe devant le manoir du sphinx. Depuis cette route, on a de magnifiques points de vue, un paysage très différent de celui du sentier des douaniers de la veille. Il n’y a que très peu de monde et la route est assez facile car on ne fait que descendre en admirant les belles demeures de chaque côté de la route jusqu’à la plage de Trestrignel, jolie plage, je me pose les pieds dans le sable à regarder les baigneurs, à admirer la mer, puis au bout d’un bon moment je reprend la route qui grimpe pour rejoindre la plage de Porz ar Goret et je longe le bord de mer jusqu’au port de Perros Guirec. Je dine le soir au restaurant le Suroit, salade mesclun avocat fraise, crèpe croustillante au poisson, dos de cabillaud avec purée artichaud, puis tarte chiboust fraise. Pour revenir à l’hôtel, c’est 20 minutes à pied à remonter des pentes ardues.

Samedi, je décide de passer la matinée a visiter le centre ville de Perros Guirec, la mairie, une jolie église qui date du 12e siècle, quelques boutiques sympas où j’achète du caramel beurre salée au yuzu (un pur délice, jamais mangé un caramel aussi delicieux), des caramels mous, une boite de thé fraise rhubarbe, deux cartes postales que je trouve particulièrement belles, puis je retourne au port pour manger à la crêperie Ty Breizh, simple et bon, j’ai choisi la galette aux coquilles saint jacques et la crêpe fraise chantilly glace vanille en dessert, très bonne, accompagné d’un délicieux jus de pomme.

Crêperie Ty Breizh
Eglise Saint Jacques Perros Guirec

Je prends ensuite le bus de la ville qui m’emmène à Tregastel. On passe devant la plage de Saint Guirec mais de l’autre côté de ce que j’avais vu le jeudi, on passe par le village de Ploumanac’h puis je descend à Sainte Anne. Je marche sur le bord de mer, les pieds dans le sable, je longe la côte et j’arrive très vite sur un champ de roches de granit. Je m’approche d’un amas de roche un peu éloigné du bord pour monter dessus et voir la vue, mais en me retournant après 2 minutes je m’aperçois que le chemin est déjà sous les eaux, la marée montante à démarrée! je dois retirer mes baskets pour traverser le ruisseau nouvellement présent et le temps de remettre mes chaussures, la mer entoure les roches et le chemin que j’ai pris est englouti.

Baie de Sainte Anne
Plage et vue depuis Coz Pors

Je continue ma route sur la plage, entre les roches de granit, c’est vraiment très beau, on a une très belle vue sur le château des coastères que j’avais vu sur le sentier des douaniers ou lors de la balade en bateau. Je pourrais aller jusqu’à la pointe de l’ile Renote mais j’ai un peu peur de me laisser surprendre par la marée montante et je rebrousse chemin après être monter sur les rochers pour voir la vue sur la région. Je reprend la route jusqu’à la plage de Coz Pors, très jolie plage où je m’arrête pour boire une limonade à la violette, avant de reprendre un petit bout de chemin du sentier des douaniers pour admirer la vue sur la baie, puis retour Perros Guirec par le bus. Je me décharge de mes affaires, je met des tongs et direction la plage une dernière fois. Cette fois-ci je m’enfonce dans l’eau jusqu’à la taille, je ne comptais pas aller jusque là et je pense que si j’avais été en maillot, je me serais surement baignée entièrement! Je dine de pain nordic et de tranche de gouda face à la mer dans ma chambre. Je me réveille vers 2h du matin et j’ai la surprise de voir un ciel parfaitement dégagé et étoilé, on voit même la voie lactée. L’hôtel a la bonne idée de ne pas illuminer la nuit, et de ma fenêtre je peux voir un très beau ciel. Je décide même de sortir dehors sur la terrasse de l’hotel, il n’y a pas un chat. Je verrais même une belle étoile filante avant d’aller me recoucher.

Dimanche, c’est déjà le jour du départ. Je décide de profiter à fond de cette matinée, et à 7h40 me voila en maillot de bain au spa de l’hôtel. A cette heure matinale, je suis bien sur la seule! je croise seulement un employé. Je nage dans la piscine, je fais quelques longueurs, puis je profite du jacuzzi d’où je vois un bout de mer. Comme je ne vais pas déjeuner aujourd’hui, je décide d’aller prendre un vrai petit déjeuner à l’hôtel. Le petit déjeuner en buffet c’est 25 euros, mais ça vaut le coup à condition d’avoir faim. Crêpes, pain perdu, croissant, pain au chocolat, pain aux raisins, pleins de confitures différentes, pâte à tartiner, caramel, pancakes, sirop d’érables, des fruits frais, yaourt, muffin, céréales, fruits secs, pleins de fromages différents, saumon fumé…. je prend du café, un jus de pomme, croissant, pain au chocolat, pain perdu, crêpe et confitures, pain et beurre, tranches de melon, saumon fumé et je commande des œufs brouillés. Tout est très bon. Je comptais aller faire un dernier tour sur la plage, mais ce matin c’est un brouillard très épais qui recouvre tout, je ne vois même pas la mer, du coup je préfère me reposer.

Lannion

Pour le retour ce fut assez fatiguant. D’abord j’ai découvert avant le voyage qu’il n’y a aucun bus pour Lannion le dimanche passé le mois d’aout. Du coup, obligé de prendre un taxi, ce qui me coute quand même 35€ au lieu de 1,20€ en bus, mais bon pas le choix. Je sympathise avec la chauffeure très sympa qui me dépose dans le centre ville de Lannion. J’avais décidé d’arriver tôt à Lannion pour ne pas me stresser en cas d’imprévu et aussi pour visiter la ville, mais j’avais oublié que j’étais très chargée. A Lannion pas de brouillard mais un soleil qui tape assez fort. On sent qu’il va faire chaud. Je trouve quand même le courage de faire la vieille ville de Lannion, assez mignon, puis je me pose au bord du fleuve Leguer, à l’ombre, puis TER jusqu’à Plouget Tregor et le tgv jusqu’à paris Montparnasse.

Alors que dire de ce premier voyage depuis décembre 2019 et de ce premier voyage en Bretagne? J’ai adoré la Bretagne, les paysages sont à la hauteur de ce que j’espérais voir en y allant. J’ai adoré les points de vue depuis le sentier des douaniers, ma sortie en bateau, ma balade vers la plage de Trestrignel, ma balade à Sainte Anne et à Tregastel. Finalement, sans voiture ça reste faisable, le bus de la ville Le Macareux, dessert quand même la plupart des points intéressants et permet de nous rapprocher des points de départ de différentes randonnées. Les plages sont paradisiaques, le sable fin et dorée, la mer transparente, bleue, bien qu’un peu trop froide! le ciel bleu, le soleil, un hôtel top, de bons petits plats, une chouette balade en bateau, du beau temps, des paysages magnifiques qui me rappellent parfois l’écosse, parfois la cote d’azur. Une ambiance calme et sereine, en ce début de septembre beaucoup de personnes âgées, quelques couples. Ce qui est sur c’est que je reviendrais.

Adieu Bébel

Tragique nouvelle pour les fans de Jean-Paul Belmondo - Recettes Faciles

L’un des plus grands acteurs français nous a quitté, il était probablement le dernier grand acteur français de cette période que je considère comme l’âge d’or du cinéma français avec des films et des acteurs comme on en fait plus (des années 30 à la fin des années 80). Comme pour beaucoup, Jean Paul Belmondo a fait partie de mon univers cinématographique depuis mon enfance et je continue de revoir avec plaisir ces films sans me lasser.

Parmi les films que j’ai vu je retiens Le doulos, A bout de souffle, Le cerveau, les mariés de l’an II, L’alpagueur, Le guignolo, L’as des as, Le marginal, Itinéraire d’un enfant gâté, Le voleur, Borsalino, Le magnifique.

Mais surtout les films que j’ai vraiment adoré:

Notre conseil télé : «Week-end à Zuydcoote», épique

Week end à Zuydcoote d’Henri Verneuil

Le quotidien d’un soldat français coincé sur les plages de Zuydcoote pendant la bataille de Dunkerque durant la seconde guerre mondiale. Des rencontres se font et se défont dans l’attente d’une évacuation des plages. Tiré d’un roman de Robert Merle, très bon film et très bon Belmondo, je suis sur que Nolan a du s’en inspiré pour son film Dunkerque.

France : Film « Le Casse »

Le casse d’Henri Verneuil

Un cambrioleur dérobe avec l’aide de ses amis, une belle collection de pierres précieuses mais sont rattrapés par un flic tenace qui souhaitent d’abord les arrêter pour finalement voler les voleurs. Un film que je ne connaissais pas et que j’ai vu il y a quelques mois seulement.

Peur sur la ville (1975)

Peur sur la ville d’Henri Verneuil

Un psychopathe sème la terreur dans Paris en traquant et assassinant les femmes qu’il juge immorales. Le commissaire Letellier obsédé par la traque d’un maffieux, doit mettre de coté cette affaire pour débusqué le tueur en série.

J’ai toujours beaucoup aimé ce film policier très prenant, à l’atmosphère un peu pesante et stressante. Je retiens surtout les touches d’humour apportées par le duo Belmondo/Charles Denner, les célèbres courses poursuites en voiture dans les rues de Paris et à pied entre le rer opéra, le métro et le toit des galeries lafayettes, et la musique d’Ennio Morricone.

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Le corps de mon ennemi d’Henri Verneuil

L’ascension, la chute et la vengeance d’un homme aux origines modestes dans la société de notables de provinces.

Film peu connu du grand public j’ai toujours aimé revoir ce film, suspense, action, un excellent film qui dénonce les travers des villes de provinces et des élites toutes puissantes que représentent les notables.

La Rolex Submariner de Jean-Paul Belmondo dans Le Professionnel | Spotern

Le professionnel de Georges Lautner

Beaumont, un barbouze envoyé en afrique pour assassiner un président, est froidement dénoncé et abandonné à son sort quand la situation politique change brutalement. Après plusieurs années en prison, il s’évade et n’a qu’une idée en tête, se venger. Un film qui possède des scènes excellentes et d’autre moins bonnes mais à voir rien que pour la scène finale, excellente et pour entendre dans son contexte l’une des plus belles musiques de film d’Ennio Morricone.

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Flic ou voyou de Georges Lautner

Un commissaire se fait passé pour un petit malfrat pour déloger la mafia niçoise. Ce n’est pas le meilleur de ces films, mais j’adore le revoir, beaucoup d’humour, des dialogues très réussi par le grand Michel Audiard, une joute oratoire très drôle entre Michel Galabru et un maffieux sur le prix des croissants qui monte et le yalta des voyous.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 photo, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine, le thème est Panneau indicateur. Alors là j’ai tout de suite pensée à mon voyage en 2012 dans la région de Lake District en Angleterre, où je suis tombée par hasard sur ce panneau qui m’a fait rire.

ça change des panneaux avec des enfants à la sortie des écoles!

Bon week end!

Dernières séances: Drive my car – Reminiscence

La programmation n’est pas folichonne ces jours ci, je devrais même dire ces mois-ci. Si je regarde les quelques films que j’ai vu depuis janvier 2021, c’est un peu la tristesse niveau qualité. J’ai bien vu des films sympa mais rien d’exceptionnel et on est déjà en aout. Avec l’instauration du pass sanitaire et la grosse baisse de fréquentation des salles, certains films ont même été retiré de la programmation. Déjà qu’en été, en temps normal c’est jamais bien intéressant, mais là c’est vraiment la tristesse.

Drive My Car

De Ryusuke Hamaguchi

Hidetoshi Nishijima, Toko Miura, Masaki Okada, Reika Kirishima

3,5/5

Yusuke Kafuku est un acteur de théâtre et metteur en scène qui est en train de mettre une touche finale à une adaptation de Oncle Vania, tandis que sa femme est scénariste de séries télé. Le couple très complice dans leurs vies privées et dans leur travail respectif, s’aiment sincèrement. Quelques années plus tard, Yusuke, devenu veuf, ne s’est jamais complétement remis de la mort de sa femme, morte brusquement. Il ne peut d’ailleurs plus jouer le rôle principal de sa dernière pièce, qui lui rappelle trop sa femme. Aujourd’hui, un festival important lui propose de remonter sa pièce Oncle Vania. Il doit se rendre sur place plusieurs semaines durant pour participer aux castings des différents acteurs, la lecture de la pièce et enfin les répétitions. Alors que tout le monde espère que Yusuke reprenne le rôle principal, ce dernier s’y refuse toujours. Pour des questions d’assurance il est obligé d’accepter le réglement du festival et se faire conduire par un chauffeur. Il confie alors sa voiture à Misaki, une très jeune femme taciturne qui conduit à la perfection. D’abord réticent, Yusuke commence à s’habituer à la présence de Misaki, qui elle même a du mal à se remettre de la mort violente de sa mère.

Drive My Car: Hidetoshi Nishijima

J’étais un peu flemmarde pour voir Drive my car uniquement parce que le film dure 3h. Mais en lisant les critiques je vois que tous sont unanimes sur le fait que le film est un chef d’oeuvre, même télérama et première lui accordent 5/5 alors que c’est assez rare. Je me dis que je vais peut être voir mon film de l’année, mais finalement ce n’est pas encore ça.

Drive My Car: Hidetoshi Nishijima, Toko Miura

La première heure du film nous présente Yusuke et sa femme, leur vie, leur quotidien. Le réalisateur prend le temps de nous introduire dans leur vie de couple, leur intimité, leur complicité et leur travail. Tout semble aller simplement dans ce couple uni, cependant petit à petit on découvre les failles de ce couple, leur drame, leur blessure, leurs défauts. La 2e partie du film change de décor avec Yusuke qui a pour travail de monter la pièce Oncle Vania avec de nouveaux acteurs et surtout sa rencontre avec Misaki, la conductrice taciturne qui elle aussi a ses failles et blessures.

Malgré les 3h que dure le film on ne s’ennuie pas, je ne dirais pas que je n’ai pas vu le temps passé, mais je ne me suis pas ennuyée non plus. Bien que je peux comprendre que le réalisateur ait pris le temps de nous faire connaitre ses personnages, j’ai trouvé le film trop long et aurait très facilement pu ne durer que 2h.

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Du même réalisateur j’avais vu il y a quelques années Senses qui était sortie en 3 fois car d’une durée de plus de 5h. On y retrouve les mêmes caractèristiques, un film très long, qui prend le temps de faire connaitre en douceur les personnages aux spectateurs, qui prend le temps de faire découvrir les failles des personnages, mais une impression de vide concernant le scénario, l’histoire. On retrouve aussi cette façon étrange de nous montrer en temps réel des lectures de textes qui peuvent sembler interminables pour celui qui regarde le film. Dans Senses on avait eu droit à la lecture d’une nouvelle entière en temps réel et qui m’avait profondément ennuyée; ici c’est les nombreuses lectures du texte faites par les acteurs choisis pour la pièce devant le metteur en scène et ses adjoints. C’est malgré tout moins ennuyant à suivre que dans Senses.

Si pour moi ce n’est pas un chef d’oeuvre, j’ai aimé suivre le parcours du héros, Yusuke et découvrir le portrait de la jeune Misaki. Leur rencontre est intéressante au début, touchante au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaitre et à se dévoiler leurs blessures respectives. Un film qui parle du deuil avec beaucoup de subtilité interprété par d’excellents acteurs.

Reminiscence

de Lisa Joy

Hugh Jackman, Rebecca Fergusson, Thandie Newton

2,5/5

Dans un futur proche, Miami comme beaucoup d’autres endroit sur terre, est touchée par la montée des eaux. Nick Bannister gère, avec l’aide de son amie Watts, une petite entreprise qui exploite une technologie assez répandue, qui permet à une personne de se replonger dans ses souvenirs. Il participe ainsi parfois à des enquêtes policières, des interrogatoires et plus couramment à des gens nostalgiques de leurs passés ou qui ont des petits soucis de mémoire et on besoin de se rappeler certains détails. Un jour il reçoit la visite de Mae, une jolie chanteuse qui souhaite se replonger dans ses souvenirs récents car elle a perdue ses clés. Très vite Nick et Mae tombent amoureux l’un de l’autre mais un beau jour Mae disparait sans laisser de trace.

Reminiscence

En allant voir Reminiscence je ne m’attendais pas à grand chose et je n’ai pas eu grand chose. Rien de bien original dans ce film, un futur proche qui sort à peine d’une guerre violente suite à la montée des eaux et les nombreux problèmes que ça a engendrés, une population pauvre qui doit survivre dans des quartiers insalubres tandis qu’une très petite minorité très riche s’est encore plus enrichie sur le dos des autres, protégée des eaux derrière des digues qui contribuent à engloutir les autres. La technologie permettant de refaire vivre les souvenirs n’a rien de bien originale non plus tout comme le message du film, doit on vivre dans le présent et penser à l’avenir même si c’est plus douloureux, ou peut on choisir de ne pas affronter la vie en vivant constamment dans ses souvenirs?

Reminiscence: Hugh Jackman, Natalie Martinez

Reminiscence n’est pas bien originale, avec des personnages peu approfondis. On a du mal à s’attacher aux personnages, on nous les présente à peine, aucune profondeur. Un esthétisme sympa sans être révolutionnaire et une voix off du personnage principal qui nous parle sans arrêt, comme dans un film noir des années 40 qui mettrait en scène un détective au chapeau fatigué. Reste un film divertissant, sans longueur qui n’ennuie pas, mais vite vu vite oublié.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine, le thème est charmant. J’ai tout de suite pensé à une photo prise à Londres en décembre 2019, juste avant notre peine collective de prison, a winter wonderland, une fête foraine spéciale noel, 2 fillettes qui me semblent être jumelles, qui s’émerveillent devant des bulles de savon et qui m’ont rappelé les jumelles de mon cousin.

Bon week end!

Balade en Bretagne: Vitré et Rennes

Durant mes quelques rares jours de congés cet été, après avoir été une journée à Trouville, je me suis rendue à Vitré et Rennes en Bretagne.

Après Saint Malo, je continue mon exploration de la Bretagne tout en essayant d’éviter les coins les plus touristiques de la région pour éviter la foule. J’avais plusieurs choix pour faire une excursion à la journée depuis Paris et j’ai choisi Vitré et Rennes, les deux villes étant reliées par un ter en 19 minutes.

Pour me rendre à Vitré, je prends le TGV pour Nantes depuis la gare Montparnasse. En montant dans le wagon indiqué sur mon billet, je vois très vite qu’il y a un peu de monde. Je suis assise à coté d’un monsieur qui n’a même pas attendu que le train démarre pour lever le masque et prendre son petit déj. Bref, je me dis que comme pour Trouville, peut être que je vais trouver un coin plus tranquille et effectivement, il me suffit de me rendre dans le wagon suivant pour me retrouver presque seule, 2 autres passagers sont présents. Je peux vous dire que j’ai voyager l’esprit tout à fait tranquille. Je descends au premier stop, Sablé sur Sarthe et de là je prends un ter qui arrive 5 minutes après et qui m’emmène en 45 minutes à Vitré. Là aussi le voyage est calme et serein.

J’arrive à Vitré à 9h40 et les rues du centre ville sont étonnamment vides! il n’y a pas un chat dans les rues, je croise quand même quelques rares personnes, je photographie les bâtisses très anciennes qui font le charme du centre ville, je fait un petit tour dans l’église locale, puis je me rends doucement vers le château de Vitré qui date du 11e siècle.

En arrivant devant pour l’heure d’ouverture, je m’attendais à voir quelques personnes, mais à part une dame qui prend des photos de l’extérieur, il n’y a personne sur la place du château! A 10h la grille d’entrée n’est toujours pas ouverte et je commence à me demander si j’ai pas raté une info, puis la porte s’ouvre et je traverse le pont levis. J’avais acheté ma place en avance sur internet car le château applique la jauge des moins de 50 personnes. Finalement, je suis la première et la seule à me présenter à l’entrée. On échange ma réservation contre un ticket code barre, et on m’explique que je dois me rendre à la porte d’entrée d’une des tours et avec l’aide de mon code barre je déverrouille la porte. C’est assez étonnant, il n’y a personne, c’est moi qui ouvre la porte, j’ai l’impression qu’on m’a confié les clés de la maison. Ce sont des escaliers en colimaçon qui grimpent et à chaque palier son lot de pièces décorées selon les époques, en remontant dans le temps du moyen age au 19e siècle. Des salles très hautes, des cheminées gigantesques, des petites fenêtres qui deviennent plus grandes, plus sophistiquées selon qu’on avance dans le temps. On a de jolies vues sur la ville de Vitré, on grimpe les derniers escaliers les plus étroits jusqu’au sommet, et on traverse des coursives qui nous permettent de changer de bâtiment. Des chambres, des salons, des toilettes utilisés au moyen age qui ne connaissent pas l’hygiène de base! je finis le tour dans une galerie d’art, quelques tableaux du 19e siècle, des photos récentes sur les objets du quotidien. Je fais ensuite un tour dans la cour extérieure et je passe aux toilettes, les plus propres que j’ai jamais vu dans un musée! j’ai adoré ma visite, j’étais vraiment seule dans les lieux et comme j’étais la seule à faire la visite l’atmosphère était bien particulière. Je discute avec le monsieur qui m’a accueilli à l’entrée et qui me dis que le matin c’est assez calme. C’est bien la première fois que je visite un château en étant la seule dans les murs! il me propose de participer à la visite guidée de l’extérieur du château qui regroupe plusieurs visiteurs, mais je n’ai plus trop le temps.

Je reprends la visite des rues de Vitré. J’emprunte « le chemin des remparts » et je me rends compte que la ville est en faite fortifiée mais que d’un coté, celui opposé à la gare par laquelle je suis arrivée. Cette promenade en hauteur contourne les fortifications et permet de se balader avec une jolie vue sur la région et sur le pré des lavandières qui se situe en contrebas. Je repasse la grille d’entrée de la ville et fais encore un tour. Cette fois ci il y a un peu plus d’animation, plus de gens. Les stands en bois sur la place du château commencent à ouvrir et à s’animer. Mais pour moi il est temps de reprendre le train direction Rennes, 19 minutes de trajet.

Ce jour là j’ai droit à une très belle météo, quelques passages nuageux, du soleil, du ciel bleu. Je me promène dans les rues de Rennes et je m’arrête au palais Saint Georges pour une pause déjeuner dans le parc. En effet, avec l’instauration du pass sanitaire en avance dans le calvados lors de ma journée à Trouville, je n’ai pas voulu prendre de risque et j’ai apporté de quoi manger avec moi. Les jardins du palais Saint Georges sont très beaux, bel endroit pour déjeuner sur le pouce. Ensuite, il ne me reste pas beaucoup de temps pour visiter Rennes, mon tgv est à 13h30 car je ne voulais pas rentrer trop tard. Je passe devant la très belle piscine municipale, je remonte la rue saint Georges et je me balade dans le vieux Rennes, passant devant le parlement de Bretagne, puis l’hotel de ville, je me perds un peu dans les vieilles ruelles puis place Sainte Anne et je prends une boule de glace à la pistache chez le glacier Saint Anne et il est déjà l’heure de reprendre le chemin de la gare. Le retour fut moins serein que l’allée, car cette fois le TGV est bondé, il est même annoncé complet. Honnêtement je ne me vois pas m’assoir dans un wagon bondé, je ne le sens pas, alors je passe mon temps assise dans un coin sur les marches du train ou dans le wagon bar dans lequel je peux m’isoler un peu. Le trajet ne durant qu’1h30, ce n’est pas trop dérangeant.

Gros coup de cœur pour Vitré, la ville est agréable, les ruelles historiques sont très jolies, le château très intéressant à visiter et de jolies balades à pieds sont possible autour du centre ville. J’ai beaucoup aimé Rennes aussi (du moins, le court aperçu que j’en ai eu), c’est une ville très sympa, jolie, agréable, il faut dire que j’ai eu beau temps aussi! j’aimerais beaucoup y retourner, passer plus de temps à parcourir les ruelles du vieux Rennes, d’aller voir les portes mordelaises et visiter le parc Thabor. A refaire donc.

Petit tour en Normandie: Rouen et Trouville

Cet été, je n’avais pas envie de me risquer à partir en vacances. En dehors de la France, les restrictions, tests, mesures qui changent tout les deux jours m’ont refroidis, quant à voyager en France, je n’avais pas envie de me retrouver avec des foules envahissantes. D’un autre coté, je ne me voyais pas passer les mois de juillet et aout sans sortir de Paris, c’est bien trop déprimant.

Donc pour commencer, courant juin, je passe une journée à Rouen, une ville que j’avais visité l’année dernière et qui m’avait laisser une très bonne impression. J’ai retrouvé les rues nettes, propres, espacées, j’ai retrouvé ce côté très agréable de se promener loin des foules, car il n’y a pas énormément de monde dans les rues. On se promène dans le centre ville, les petites rues, les bâtisses à colombages, on visite la cathédrale Notre Dame, puis on déjeune à la crêperie rouennaise, qu’on avait déjà testé l’année dernière. Toujours ce cadre agréable, toujours un service sympathique et efficace. Galette au poulet, crème, moutarde et pommes de terre, un diabolo à la violette et en dessert de la glace au caramel au beurre salée, la meilleure glace caramel beurre salée que j’ai jamais mangé, un délice!

Après ce déjeuner, on passe à la patisserie Gil, dont on a entendu parler, un gâteau au chocolat et la tarte aux pommes vertes, qu’on dégustera le lendemain, délicieuses, légères, peu sucrées.

On continue de se balader, on achète du caramel au beurre salée, on passe devant le monument dédié à Jeanne d’Arc, devant le marché. On se balade devant le gros horloge et déjà il est temps de repartir à la gare.

Je continue toujours en Normandie, fin juillet. Je voulais absolument voir la mer et depuis Paris les destinations de bord de mer par train, sans besoin de passer la nuit sur place, il n’y en a pas beaucoup. Je décide de me rendre à Trouville. Quand j’étais petite, on allait souvent en famille pour y passer la journée, pique nique sur la plage et baignade. Cette fois ci j’y vais seule. Depuis Paris c’est 2h15 de trajet en ter jusqu’à la gare Deauville-Trouville. Je décide de ne pas aller à Deauville, que j’avais déjà visité il y a quelques années et qui m’avait laissé un souvenir mitigé. L’impression de me balader dans des décors de cinéma, d’être à disneyland, ça manque d’authenticité. Je décide d’aller me balader à Trouville et j’ai beaucoup aimé ma balade.

Il est 9h40 quand j’arrive à Trouville. Je me rends directement sur la plage. Je remonte le long de la grande plage, les pieds dans l’eau. Le temps est encore nuageux, je sais qu’il a beaucoup plut tôt ce matin, la mer est un peu agitée, le sable est mouillé, mais j’ai adoré ma balade. Les jambes dans une eau qui n’est pas si froide, il y a peu de gens présents, quelques personnes âgées qui font des balades, quelques joggeurs, j’étais tranquille pour profiter des lieux. Après avoir passer une heure à marcher dans l’eau, à admirer la mer, à respirer l’air marin, à regarder les voiliers de l’école de voile à côté, je m’assois sur le sable une vingtaine de minutes supplémentaires avec le soleil qui sort définitivement des nuages.

Quand je décide de repartir, je me rends compte qu’il commence à y avoir un peu plus de monde, des gens vont se baigner, des familles commencent à s’installer pour la journée sur la plage. Je me balade ensuite dans les rues autour de la plage, je passe devant de magnifiques maisons, je prends de nombreuses photos, je prends mon temps, puis j’arrive dans le centre ville piéton. Quelques boutiques, des restaurants, il commence à y avoir de plus en plus de monde, il est midi et je me décide à choisir un resto pour le déjeuner. Mais là grosse surprise, alors que le pass sanitaire sera appliquer dans les resto et café qu’à partir de début aout, j’apprends que dans le Calvados ils ont décidé de l’appliquer plus tôt. Si j’avais su, j’aurais amené à manger avec moi. Grosse déception, je passe une demi heure à tourner en rond à me demander ce que je vais manger, quand je tombe sur une petite boutique qui propose des plats végétariens dont une option à emporter. J’emporte donc une sorte de grosse salade de lentille, légumes variés, rien d’exceptionnel mais qui me dépanne. Je pars le manger sur un banc face à la statue de Flaubert. En dessert un carrot cake maison léger et savoureux. Avec cette perte de temps inattendue, je n’ai pas le temps de me rendre à Deauville, ce qui n’est pas bien grave. Je voulais juste retourner voir les planches avec les noms des célèbres acteurs et comparer avec la plage de Trouville. Mais le soleil est dorénavant très présent, il tape fort et il y a peu d’ombre.

Je repart donc vers la gare. Le parking qui longe le port de plaisance et qui était vide à mon arrivée est dorénavant plein. Je n’aime pas la foule, alors je ne suis pas mécontente de repartir. J’ai beaucoup aimé Trouville, surtout la plage et les rues tranquilles bordées de belles demeures. Dommage que je n’ai pas pu tester les resto, mais après avoir vu les prix, je me dis que si je dois retourner à Trouville, ce que je pense faire, je n’irai probablement pas au restaurant car les prix m’ont un peu refroidi. L’air de la mer, le bruit des vagues tout ce petit tour sur la plage m’a apaisé le temps que ça a duré. Prochain épisode, la Bretagne, fin juillet.

Dernières séances: Kaamelott et Black Widow

Kaamelott – Premier volet

De Alexandre Astier

Alexandre Astier, Anne Girouard, Joelle Sevilla, Lionel Astier, Franck Pitiot, Jean Christophe Hembert, Thomas Cousseau

4/5

A la fin de la série Kaamelott, le roi Arthur en pleine dépression décide de remettre excalibur dans son rocher et abandonne le trone. Il confie le pouvoir à Lancelot et part s’exiler seul à Rome. 10 ans plus tard, tous les chevaliers de la table ronde se cachent loin de Kaamelott et surtout loin de Lancelot. Certains on repris une vie ennuyeuse à l’abri de leurs chateaux, d’autres se cachent et organisent une résistance contre Lancelot, devenu un souverain despotique, brutal et sadique. Il dépense tous le trésor du royaume pour se payer les services des saxons afin de traquer les anciens partisans d’Arthur.

Anne Girouard (Guenièvre dans Kaamelott): "C'est comme si on s'était quitté  la veille"
Kaamelott - Premier Volet : un teaser et une date de sortie pour le film  d'Astier !

Et ben on l’aura attendu ce film. Alexandre Astier avait annoncé le projet d’un film dès la fin de la série Kaamelott mais depuis plus rien. Ce n’est qu’en 2017 que le projet est vraiment lancé, Alexandre Astier ayant eu du mal à réunir un budget suffisamment conséquent pour faire le film qu’il souhaitait faire, ce qui est étonnant au vue du succès de la série et de la communauté de fan qui reste très active. Le film devait sortir en mai 2020 mais pour cause de covid et de la fermeture des salles le film est repoussé à octobre 2020, mauvaise pioche encore une fois puisque seconde vague de la pandémie. Enfin sortie le 21 juillet, mais bizarrement le gouvernement décide de l’instauration d’un pass sanitaire pour accéder aux salles obscures comme par hasard le jour même de sa sortie….

Kaamelott – Premier volet: Caroline Ferrus

Alors qu’en est il du film? Je ne sais pas si j’arriverais à noter le film sans penser à la série. Car j’ai quand même eu l’impression de voir un épisode spécial plus qu’un film de cinéma. On retrouve l’ambiance, l’humour, les réparties, les dialogues de la série télé. Evidemment il y a une différence avec la série, ici Alexandre Astier se donne les moyens de ses ambitions. Les costumes sont plus travaillés (j’adore la tenue de Lancelot, aussi rigide que sa personnalité) et enfin on a des vues de Kaamelott, du chateau, on a également des prises de vues dans de magnifiques décors naturels.

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Certains plans m’ont rappelé le style du Livre V, une saison de la série plus sombre et que j’ai adoré. Ce n’est pas la saison que je revois avec le plus de plaisir dans le sens où l’histoire prend une tournure dramatique, mais j’ai adoré la réalisation de cette saison V, notamment les épisodes Le phare (les scènes d’Arthur sur la plage sont particulièrement belles), Le guide et Anton (très émouvant les retrouvailles d’Arthur avec celui qui l’a recueilli quelques temps dans son enfance joué par Guy Bedos).

L'intrigue du film Kaamelott – Premier volet dévoilée dans une nouvelle  bande-annonce | Radio-Canada.ca

Dans le film on a droit à quelques jolies scènes, on retrouve ce mélange d’humour, de moments plus dramatiques et de moments très touchants. J’ai aimé entendre les dialogues et les réparties toujours aussi bien écrits (notamment pour le personnage joué par Clovis Cornillac), j’ai adoré revoir les personnages, en particulier Léodagan et Dame Selie, Merlin ou Perceval. J’ai adoré l’humour, il y a des moments où j’ai vraiment ri. J’ai toujours eu beaucoup d’attachement et de tendresse pour le personnage de Guenièvre. Dans la série j’ai aimé son évolution, cette femme un peu idiote mais pas tant que ça, naïve, qui n’arrive jamais à se faire aimer de son mari et qui au fil des saisons devient plus indépendante, prend des décisions, choisie sa route mais reste toujours un soutien pour Arthur. J’ai toujours trouvé la relation entre Arthur et Guenièvre touchante et dans le film j’ai trouvé très émouvante la scène dans laquelle Arthur accompagne Guenièvre récupérer la couronne de fleurs de son mariage.

CRITIQUE de Kaamelott - Premier Volet : des premiers pas au cinéma  semi-croustillants pour Arthur et sa bande de joyeux lurons - GAMERGEN.COM

Il y a des moments saisissants dans le film, des moments très touchants et émouvants, il y a beaucoup d’humour. J’ai passé un très bon moment et contente de voir enfin ce que devient Arthur bien qu’on se demande comment Arthur est passé de Rome à esclave. J’aimerais aussi savoir pourquoi le père Blaise est passé du côté de Lancelot, et pourquoi l’épée d’Arthur ne fonctionne plus à la fin du film. Vivement la suite, en attendant j’espère pouvoir revoir le film au cinéma, et en dvd qui je suis sur, sera bourrés de bonus et de scènes supplémentaires (enfin j’espère!).

Black Widow

De Cate Shortland

Scarlett Johansson, Florence Pugh, Rachel Weisz, David Harbour

3,5/5

L’histoire se déroule après les évènements de captain america civil war. Les avengers sont en crise suite aux accords de Sokovie. Natasha Romanoff a pris le large et s’est mise au vert en Norvège. On découvre alors son enfance, son passé et des fantômes qui refont surface.

Rachel Weisz et David Harbour rejoignent «Black Widow» - Édition digitale  de Liège

Black widow, j’y suis allée sans conviction, car les Marvels, ça commencent à me lasser fortement. Et finalement, j’ai assez apprécié le film. On découvre l’enfance perturbée de celle qui est devenue Black Widow, Natasha Romanoff. Orpheline, elle a été embriguée dans une organisation secrète afin de servir de couverture à deux agents russes installés aux Etats Unis sous une fausse identité. Elle et sa « petite soeur », une autre orpheline, devaient jouer les enfants du couple. Si leur vie de famille est en faite fausse, Natasha apprécie la stabilité et la présence de ces faux parents, jusqu’au jour où la mission s’arrête et où les deux fillettes sont violemment séparées l’une de l’autre et de leurs pseudo parents. Formées ensuite pour devenir de terribles tueuses, les deux filles ne se sont pas revues.

Black Widow: Scarlett Johansson, Florence Pugh

L’histoire n’a rien d’originale au fond deux anciennes soeurs qui se retrouvent après de longues années d’absence et qui unissent leurs talents et leurs forces pour aller détruire l’organisation qui a bousillée leurs enfance ainsi que le chef de tout ce réseau. Mais j’ai aimé voir le personnage de Natasha être approfondi, voir ses origines, son passé. Il y a certaines scènes très réussies, notamment toutes les scènes de famille, Natasha et sa soeur Yelena, leur discussion, leurs désillusions, la réunion des deux filles avec leurs faux parents dont le comportement est plus complexe qu’il n’y parait.

Why Black Widow was the 'perfect' first role for Rachel Weisz after giving  birth

J’avais peur que les scènes d’actions prennent le dessus sur le reste et me paraissent longuettes, mais en fait non, elles sont fréquentes mais pas ennuyantes. Par contre, aucun réalisme dans les scènes de combats, Scarlett Johansson en particulier, reçoit des coups et subit des chutes qui auraient tués au moins cent fois un être humain normal. Le film a tendance à oublier que le personnage de Natasha, aussi douée soit elle, ne possède aucun super pouvoir…Certaines scènes d’action sont tellement exagérées que ça en devient un peu ridicule.

Black Widow' Director Says Scarlett Johansson Will Pass the Baton to Florence  Pugh | Screen Realm

Heureusement il y a aussi beaucoup d’humour, notamment lors de la réunion de famille entre les filles et leurs faux parents. Il y a aussi pas mal d’humour dans la relation particulière qu’entretiennent les deux soeurs. Il y a un coté intimiste dans Black Widow que j’ai apprécié. L’autre point fort c’est le casting, outre Scarlett Johansson, j’ai adoré voir Florence Pugh, Rachel Weisz et David Harbour, excellent dans cet ancien agent russe déchu et papa plein de regret. Un bon divertissement.