Dernières séances: Coup de théâtre – Don’t worry darling – Everything everywhere all at once

de Tom Georges

Sam Rockwell, Saoirse Ronan, Harry Dickinson

3.5/5

Dans les années 50 à Londres, la pièce de théâtre the mousetrap, écrite par Agatha Christie, vient de donner sa 100e représentation. L’équipe fête le succès de la pièce dans les coulisses lorsqu’on découvre le cadavre du futur réalisateur américain sensé adapter la pièce pour le cinéma, assassiner à coup de machine à écrire dans les coulisses. L’inspecteur de scotland yard est chargé de l’enquête et doit en même temps former la jeune stagiaire.

Comment résister à un film avec Sam Rockwell dans le rôle principal? évidemment j’y suis allée et puis j’ai toujours beaucoup aimé les films policiers du style « whodonit », basé sur le fait qu’on doit découvrir l’identité du tueur parmi toute une brochette de suspects désignés.

L’histoire est donc assez classique, un lieu clos, un meurtre, un cadavre, une brochette de suspects qui avait tous une bonne raison d’assassiner la victime. Sans rien révolutionner, le film reste charmant à regarder, un bon divertissement, de bons acteurs, un jolie suspense et des clins d’œil, notamment l’immeuble dans lequel se rend l’inspecteur pour interroger un suspect n’est autre que l’immeuble d’Hercule Poirot qu’on peut voir dans la série télé. Le film se moque aussi gentillement de la pièce d’Agatha Christie, Mousetrap, que j’ai vu à Londres il y a quelques années et que j’avais moyennement apprécié.

d’Olivia Wilde

Florence Pugh, Chris Pine, Harry Style, Olivia Wilde

3.5/5

Alice et Jack vivent la parfaite vie d’un couple marié des années 50 américaine. Une jolie maison dans un quartier résidentiel, dans la ville parfaite de Victory, ville fabriquée de toute pièce perdue au milieu du désert et autosuffisante pour héberger tous les employés de l’entreprise mystérieuse Victory ainsi que leurs familles respectives, pour le bon plaisir du fondateur, Frank. Tout parait idéal, les maris partent bosser sur des projets top secret, dans les bâtiments top secret dans le désert, les épouses restent gentillement en arrière à s’occuper de la maison et des enfants quand il y en a. Ainsi Alice, à l’instar des autres épouses, a une routine bien rodée. Bisou sur le perron au mari, nettoyage de la maison, activité avec les copines/voisines, soit en cours de danse soit à boire des cocktails devant la piscine de la ville, retour maison pour préparer le diner, et accueil du mari avec verre de scotch à la main. Mais tout bascule quand Margaret, une des voisines, perd la tête et se suicide. Alice commence à avoir des visions et autres choses étranges.

J’en avais beaucoup entendu parler pour les nombreux déboires dont à souffert le tournage et autres déboires étranges pendant la promo du film. J’étais quand même curieuse de voir ce que ça donnerait.

On rentre tout de suite dans l’atmosphère du film, cette ville des année 50 perdue au milieu du désert, en total autarcie, le shopping gratuit, les cocktails au bord de la piscine, les épouses aux tenues, maquillages et coiffures parfaites, les maris impeccables qui partent bosser tous les matins. On suit Alice dans son quotidien parfaitement réglé, assumé, apprécié et puis la jolie Alice tombe dans le terrier du lapin et découvre un autre monde.

Je ne rentre pas dans les détails pour ne pas spoiler, la révélation finale est surprenante sans vraiment l’être finalement, c’est originale sans vraiment l’être non plus! Olivia Wilde nous dépeint le fantasme d’un homme qui ne se sent plus homme au sens vieillot du terme et pose la réflexion de la place de l’homme, de la femme, du couple dans notre société. Le fantasme du héros est forcément erroné, bien qu’il ne s’en rende pas compte dans le film, ce n’est pas pour rien que la société a violemment évoluée pour échapper à ces règles sociales liées à cette époque.

Un film intéressant, une histoire prenante et comme d’habitude une Florence Pugh géniale dans ce rôle, c’est vraiment une actrice talentueuse, elle porte le film sur ses épaules et éclipse le reste du casting.

De Dan Kwan, Daniel Scheinert

Michelle Yeoh, Ke Huy Quan, Stéphanie Hsu, Jamie Lee Curtis

3,5/5

Evelyn Wang est à un tournant de sa vie. Mariée et mère d’une jeune femme qui tente de trouver sa voie, Evelyn s’occupe de la laverie automatique qu’elle possède avec son mari et s’occupe de son père, vieux et malade. Alors qu’elle se rend avec son père et son mari dans les bureaux de l’IRS pour régulariser sa situation vis à vis des impôts, elle est contacté par une version alternative de son mari, qui lui explique que le multivers est réel et qu’un nombre infini de mondes parallèles existent. Il y aurait donc un nombre infini de version de son mari et d’elle même à travers le multivers. Dans le monde de ce mari alternatif, la technologie permettant de sauter d’un monde parallèle à l’autre existe et c’est la Evelyn de son monde qui a découvert cette technologie. Cependant en la poussant trop loin et en la testant sur sa propre fille, elle a transformée la jeune femme en terrible monstre une sorte de trou noir assoiffé qui tente de détruire tous les mondes parallèles. Il est persuadé que la rédemption se trouve dans cette version très ordinaire de son Evelyn.

J’en avais entendu beaucoup de bien mais honnêtement en sortant de la salle je ne savais pas trop quoi penser de ce film. Parfois intelligent, parfois drôle, parfois complètement absurde, parfois brouillon, parfois trop bordélique. Everything everywhere all at once porte bien son nom. Au départ je pensais que l’histoire se contenterait de suivre une Evelyn à la vie un peu insipide qui découvre ces vies alternatives et voit ce qu’elle aurait pu devenir dans d’autres circonstances. Et si elle avait décidé d’écouter son père et de ne pas se marier avec son copain et de ne pas partir s’installer aux États Unis, quelle aurait été sa vie?

Finalement, le film est bien plus que ça pour le meilleur et pour le pire. Passer les 20 premières minutes un peu fatigantes à regarder, on se laisse entraîner dans le délire des réalisateurs. Des originalités et excentricités qui parfois passent bien et d’autres moins bien, des moments drôles, en particulier le personnage de l’inspectrice de l’IRS joué par Jamie Lee Curtis et des scènes absurdes qui s’enchaînent, là aussi parfois pour le meilleur et parfois pour le pire. Il y a parfois un côté un peu hystérique. On sort de la séance un peu épuisé.

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2 réflexions sur “Dernières séances: Coup de théâtre – Don’t worry darling – Everything everywhere all at once

  1. J’aime bien les whodonit mais Coup de théâtre m’a paru un peu mou. Quant au fims des Daniels, c’est exactement l’inverse mais j’ai vraiment eu un coup de coeur pour l’univers complètement barré…

    • Coup de théâtre est un film sympa mais il ne marquera pas l’histoire du cinéma! j’ai bien aimé Everything everywhere mais pas un coup de coeur, j’ai pas tout aimé dans le film.

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