The office US

2005-2013

9 saisons

Le quotidien d’une entreprise de vente de papier à Scranton Pennsylvanie, filmé par une équipe de tournage qui souhaite faire un documentaire sur la vie d’employés de bureaux.

Dunder Miflin, entreprise de vente de papiers pour professionnels, est composée de plusieurs branches régionales. Une de ses branches, Scranton, est dirigée par Michael Scott, manager farfelu qui a ses propres règles de ressources humaines. Parmi ses employés, des comptables, des commerciaux, une réceptionniste, un DRH, un responsable qualité, une responsable relation client…le premier jour est marqué par l’arrivée d’un intérimaire, Ryan.

Version américaine d’une série culte anglaise, The office US a durée 9 saisons. Je me suis lancée dans cette série que je connaissais de nom mais que je n’avais encore jamais vu, en début d’année. Chaque épisode dure environ 20 minutes, il est donc facile d’enchaîner la série que j’ai vu entièrement en quelques mois et en prenant mon temps.

The office est filmé du point de vue de l’équipe de tournage. En effet, chaque employé de Dunder Miflin doit se prêter au jeu du documentaire et porte donc des micros. Lorsqu’ils ne sont pas dans le périmètre des bureaux, l’équipe de tournage se permet de suivre les protagonistes un peu partout grâce à des micros paraboliques. Les employés sont parfois interrogés individuellement par l’équipe de tournage pour recueillir leurs avis, commentaires ou critiques sur un sujet particulier. La mise en scène est donc assez originale puisque souvent le caméraman doit tourner à travers des stores vénitiens ou cacher derrière des voitures en stationnement pour capturer les instants clés de la vie privée ou les moments de faiblesses des protagonistes.

Au début, la série peut être assez déroutante, car l’humour n’est pas toujours franc ou volontaire, ce n’est pas une sitcom. Il faut quelques épisodes avant de se prendre au jeu et de s’intéresser au quotidien parfois banale des personnages. Mais surtout c’est le nombre de personnages qui peut dérouter au départ. Il faut se souvenir de qui est qui et retenir les prénoms de tous, car aucun personnage ne prend le dessus sur les autres.

Personnellement au bout de quelques épisodes, j’étais conquise. J’ai adoré tous les épisodes de la série. La grande majorité des personnages restent présent du début à la fin, excepté quelques personnages qui vont et viennent dans la série et quelques rare personnages qui partiront avant la fin. On les voit donc évoluer. The office révèle la nature humaine dans tout ce qu’elle a de plus banale, jalousie, ambition, mesquinerie, certaines personnes ne peuvent s’empêcher de creuser la moindre faiblesse détectée chez l’autre afin de se sentir meilleur que son voisin, mais ce sont aussi des personnages qui sont parfois capable d’une gentillesse, d’une humanité, d’une solidarité qu’on n’aurait pas soupçonné. L’appartenance à la même entreprise peut aussi créer des liens et un soutien mutuel hors norme. Ces personnes vont après tout, passer 9 ans ensemble, 8 heures par jour et vont découvrir les choses les plus secrets ou intimes de son voisin de bureau.

Entre certaines absurdités, scandales ou catastrophes, on voit évoluer ou pas les personnages. Stanley le commercial blasé, cynique qui attend la retraite « depuis le jour de mes 18 ans », qui se demande où sont passé les travailleurs comme lui qui bossent toute leur vie sans rien dire jusqu’à la retraite et qui « ont le bon gout de mourir discrètement d’une crise cardiaque », qui ne sourit et ne semble heureux que si on lui offre de la bouffe et dont le seul rêve est d’être appelé comme jury dans un procès car « quoi de mieux que d’être payé à se rendre dans une salle climatisée pour juger ses concitoyens avec repas gratuit à la clé? »

Il y a Phillys, une autre commercial qui pourrait passer pour une gentille dame un peu enrobée, mais qui peut s’avérer être un vraie garce. Avec sa voie mielleuse et gentillette, elle peut dire des choses bien moches concernant ses collègues. Elle n’hésite pas à copier sans vergogne sa collègue Pam tout en l’insultant pour son mauvais goût, ou à exercer du chantage sur une autre collègue pour lui voler sa place de chef du comité des fêtes.

Tous les personnages de The office sont intéressants et attachants à sa façon, le DRH Toby, faible, détesté par le manager qui n’a pourtant pas le pouvoir de le virer, qui a une vie assez pathétique. Il abandonnera tous pour vivre son rêve, partir vivre au Costa Rica, mais rien ne se passe comme il le souhaitait. Il avouera lui-même qu’un DRH ça n’a aucun pouvoir et ne peux rien changer dans une entreprise.

Ryan l’intérimaire qui se trouve trop bien pour ce poste dans une société qui manque de prestige à ses yeux, mais qui tombera de très haut pour ne jamais vraiment se relevé. Oscar, le comptable qui fera son coming out malgré lui à cause de l’indiscrétion de Michael qui ne sait jamais garder un secret. Angela, la chef comptable à la moralité rigide toujours prompte à critiquer les autres, sans pour autant être irréprochable elle-même. Creed, un homme mystérieux à la limite de la folie, Kevin comptable incompétent qui ne pense qu’à manger, Kelly dont les conversations ressemblent à ceux d’une ado qui ne pense qu’à sa tenue et à se trouver un mari parfait, Meredith mère célibataire alcoolique qui n’a pas peur du qu’en dira-t-on, Darryl contremaître dans les entrepôts qui va monter les échelons grâce à quelques bonnes idées…

Et puis bien sur les personnages les plus emblématiques de la série, le trio Dwight, Jim, Pam. J’ai adoré ces trois personnages et l’évolution de leur relation. Jim et Dwight sont deux commerciaux aux ambitions différentes. Dwight est un lèche botte sans frontière pour réaliser son rêve, devenir manager à la place du manager et en même temps Dwight est d’une loyauté à toute épreuve. Il possède aussi une ferme de betterave en parallèle, hérité de sa famille. Jim lui est plutôt du genre à faire le minimum syndicale du moment qu’il reste bien vu de la direction et qu’il continue à toucher son chèque à la fin du mois. Il ne fera preuve d’ambition uniquement dans le but d’obtenir un meilleur salaire, mais n’aura jamais l’envie de monter les échelons au final. Une grande majorité des épisodes surtout dans la première moitié de la série met en scène les conflits entre Jim et Dwight, Jim ne ratant jamais l’occasion de faire tourner en bourrique Dwight en lui faisant croire n’importe quoi. Jim a une très forte complicité avec Pam qui comme Jim, s’ennuie à son poste et ne rate pas une occasion de l’aider dans ses mauvaises blagues contre Dwight. J’ai adoré le couple formé par Jim et Pam, leur complicité, leur amitié.

Et puis bien sur Michael Scott joué par l’excellent Steve Carrell. Michael est un manager qui peut être facile à vivre car on comprend au fil des épisodes que ce n’est pas le travail qui compte mais les relations entre collègues. Gaffeur, à la limite de l’imbécilité complète, Michael n’arrive jamais à garder une confidence ou un secret pour lui, mettant les pieds dans le plat, parfois volontairement, parfois par accident mais à chaque fois sans exception. Si au début on peut voir Michael comme un manager complètement incompétent, aux idées farfelues voir débiles, on comprend petit à petit son comportement. Michael n’a qu’une ambition finalement, trouver l’âme sœur pour fonder une grande famille, car Michael se sent seul, abandonné, en manque d’affection. Il n’a personne dans sa vie et serait capable d’accepter une relation avec une femme qu’il n’apprécie même pas plutôt que de se retrouver seul. Il n’ambitionne qu’à être aimer de tous et ne supporte pas qu’une seule personne puisse le détester. Michael fini par être touchant, émouvant, on s’attache à lui à ses bourdes, à ses mauvais choix. C’est facile de s’attacher à ce personnage, quand il apprécie quelqu’un il est loyale et protecteur. Et s’il échappe miraculeusement au licenciement au fil des années c’est uniquement parce qu’entre cent gaffes il est aussi à l’origine de certains coups de génie lui permettant de se faire remarquer positivement par la direction.

Si la série est surtout drôle, j’ai énormément ri au fil des saisons, The office ne manque pas de moment tendre, émouvant et touchant. La caméra de l’équipe de tournage capte parfois des moments d’une tendresse qui ferait fondre n’importe qui. Il y a des moments très émouvant notamment quand Pam fait une expo de ses dessins et invite tous ces collègues mais que personne ne vient sauf Michael qui aura des mots très touchant pour Pam. Ou quand Jim consolera Dwight après une déception amoureuse.

J’ai adoré The office, en 9 saisons la qualité ne change pas. Malgré le départ de Steve Carell à la fin de la saison 7, les saisons 8 et 9 ne sont pas pour autant moins bonnes. Certains personnages font leur arrivées avant et après le départ de Michael, comme Erin la nouvelle réceptionniste un peu spéciale, Jo la nouvelle PDG jouée par Kathy Bates, Robert California le nouveau PDG joué par James Spader, ou encore Nelly, une anglaise, jouée par l’excellente Catherine Tate. Outre les guest star et Steve Carrell, tout le casting est exceptionnel.

Apprendre à connaître tous ces personnages bien plus complexes qu’ils n’y paraissent, les voir évoluer, changer, monter ou descendre les échelons de l’entreprise, changer de métier, trouver l’âme sœur ou la perdre, devenir parent…J’ai énormément ri au fil des épisodes, mais j’ai aussi été ému par certains épisodes ou rebondissement, je me suis énormément attachée à tous ces personnages et je peux vous dire que j’ai versé ma petite larme lors du dernier épisode qui clôt la série en beauté. Culte.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s