Dernières séances: Drive my car – Reminiscence

La programmation n’est pas folichonne ces jours ci, je devrais même dire ces mois-ci. Si je regarde les quelques films que j’ai vu depuis janvier 2021, c’est un peu la tristesse niveau qualité. J’ai bien vu des films sympa mais rien d’exceptionnel et on est déjà en aout. Avec l’instauration du pass sanitaire et la grosse baisse de fréquentation des salles, certains films ont même été retiré de la programmation. Déjà qu’en été, en temps normal c’est jamais bien intéressant, mais là c’est vraiment la tristesse.

Drive My Car

De Ryusuke Hamaguchi

Hidetoshi Nishijima, Toko Miura, Masaki Okada, Reika Kirishima

3,5/5

Yusuke Kafuku est un acteur de théâtre et metteur en scène qui est en train de mettre une touche finale à une adaptation de Oncle Vania, tandis que sa femme est scénariste de séries télé. Le couple très complice dans leurs vies privées et dans leur travail respectif, s’aiment sincèrement. Quelques années plus tard, Yusuke, devenu veuf, ne s’est jamais complétement remis de la mort de sa femme, morte brusquement. Il ne peut d’ailleurs plus jouer le rôle principal de sa dernière pièce, qui lui rappelle trop sa femme. Aujourd’hui, un festival important lui propose de remonter sa pièce Oncle Vania. Il doit se rendre sur place plusieurs semaines durant pour participer aux castings des différents acteurs, la lecture de la pièce et enfin les répétitions. Alors que tout le monde espère que Yusuke reprenne le rôle principal, ce dernier s’y refuse toujours. Pour des questions d’assurance il est obligé d’accepter le réglement du festival et se faire conduire par un chauffeur. Il confie alors sa voiture à Misaki, une très jeune femme taciturne qui conduit à la perfection. D’abord réticent, Yusuke commence à s’habituer à la présence de Misaki, qui elle même a du mal à se remettre de la mort violente de sa mère.

Drive My Car: Hidetoshi Nishijima

J’étais un peu flemmarde pour voir Drive my car uniquement parce que le film dure 3h. Mais en lisant les critiques je vois que tous sont unanimes sur le fait que le film est un chef d’oeuvre, même télérama et première lui accordent 5/5 alors que c’est assez rare. Je me dis que je vais peut être voir mon film de l’année, mais finalement ce n’est pas encore ça.

Drive My Car: Hidetoshi Nishijima, Toko Miura

La première heure du film nous présente Yusuke et sa femme, leur vie, leur quotidien. Le réalisateur prend le temps de nous introduire dans leur vie de couple, leur intimité, leur complicité et leur travail. Tout semble aller simplement dans ce couple uni, cependant petit à petit on découvre les failles de ce couple, leur drame, leur blessure, leurs défauts. La 2e partie du film change de décor avec Yusuke qui a pour travail de monter la pièce Oncle Vania avec de nouveaux acteurs et surtout sa rencontre avec Misaki, la conductrice taciturne qui elle aussi a ses failles et blessures.

Malgré les 3h que dure le film on ne s’ennuie pas, je ne dirais pas que je n’ai pas vu le temps passé, mais je ne me suis pas ennuyée non plus. Bien que je peux comprendre que le réalisateur ait pris le temps de nous faire connaitre ses personnages, j’ai trouvé le film trop long et aurait très facilement pu ne durer que 2h.

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Du même réalisateur j’avais vu il y a quelques années Senses qui était sortie en 3 fois car d’une durée de plus de 5h. On y retrouve les mêmes caractèristiques, un film très long, qui prend le temps de faire connaitre en douceur les personnages aux spectateurs, qui prend le temps de faire découvrir les failles des personnages, mais une impression de vide concernant le scénario, l’histoire. On retrouve aussi cette façon étrange de nous montrer en temps réel des lectures de textes qui peuvent sembler interminables pour celui qui regarde le film. Dans Senses on avait eu droit à la lecture d’une nouvelle entière en temps réel et qui m’avait profondément ennuyée; ici c’est les nombreuses lectures du texte faites par les acteurs choisis pour la pièce devant le metteur en scène et ses adjoints. C’est malgré tout moins ennuyant à suivre que dans Senses.

Si pour moi ce n’est pas un chef d’oeuvre, j’ai aimé suivre le parcours du héros, Yusuke et découvrir le portrait de la jeune Misaki. Leur rencontre est intéressante au début, touchante au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaitre et à se dévoiler leurs blessures respectives. Un film qui parle du deuil avec beaucoup de subtilité interprété par d’excellents acteurs.

Reminiscence

de Lisa Joy

Hugh Jackman, Rebecca Fergusson, Thandie Newton

2,5/5

Dans un futur proche, Miami comme beaucoup d’autres endroit sur terre, est touchée par la montée des eaux. Nick Bannister gère, avec l’aide de son amie Watts, une petite entreprise qui exploite une technologie assez répandue, qui permet à une personne de se replonger dans ses souvenirs. Il participe ainsi parfois à des enquêtes policières, des interrogatoires et plus couramment à des gens nostalgiques de leurs passés ou qui ont des petits soucis de mémoire et on besoin de se rappeler certains détails. Un jour il reçoit la visite de Mae, une jolie chanteuse qui souhaite se replonger dans ses souvenirs récents car elle a perdue ses clés. Très vite Nick et Mae tombent amoureux l’un de l’autre mais un beau jour Mae disparait sans laisser de trace.

Reminiscence

En allant voir Reminiscence je ne m’attendais pas à grand chose et je n’ai pas eu grand chose. Rien de bien original dans ce film, un futur proche qui sort à peine d’une guerre violente suite à la montée des eaux et les nombreux problèmes que ça a engendrés, une population pauvre qui doit survivre dans des quartiers insalubres tandis qu’une très petite minorité très riche s’est encore plus enrichie sur le dos des autres, protégée des eaux derrière des digues qui contribuent à engloutir les autres. La technologie permettant de refaire vivre les souvenirs n’a rien de bien originale non plus tout comme le message du film, doit on vivre dans le présent et penser à l’avenir même si c’est plus douloureux, ou peut on choisir de ne pas affronter la vie en vivant constamment dans ses souvenirs?

Reminiscence: Hugh Jackman, Natalie Martinez

Reminiscence n’est pas bien originale, avec des personnages peu approfondis. On a du mal à s’attacher aux personnages, on nous les présente à peine, aucune profondeur. Un esthétisme sympa sans être révolutionnaire et une voix off du personnage principal qui nous parle sans arrêt, comme dans un film noir des années 40 qui mettrait en scène un détective au chapeau fatigué. Reste un film divertissant, sans longueur qui n’ennuie pas, mais vite vu vite oublié.

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