Derniers films vus: Ava, Network, Ni vu ni connu, Frantz, Moon

Toujours pas de réouverture des cinémas à l’horizon, bien au contraire, toujours le confinement, et en pleine 3e vague, heureusement certaines chaines de télé diffusent encore quelques rares bons films, et puis merci internet bien sur….

Ava

de Tate Taylor

Jessica Chastain, John Malkovitch, Colin Farrell, Geena Davis

2,5/5

Après des études brillantes, Ava, sportive de haut niveau, laisse tomber un avenir prometteur en s’engageant dans l’armée pour deux ans, suite à une dispute familiale grave. S’ensuit 8 années durant lesquelles Ava coupe totalement les ponts avec sa mère, sa soeur et son fiancée. En réalité Ava est devenue une tueuse professionnelle pour le compte d’une organisation secrète. Mais depuis quelques temps, Ava est dans le colimateur de son supérieur, après avoir découvert qu’elle discutait avec ses cibles avant de les tuer, devenue curieuse de savoir pourquoi ses cibles sont devenues des êtres à abattre. Après une mission complètement foirée, Ava échappe de justesse à la mort. Elle soupçonne fortement que sa mission a été intentionnellement sabotée par son supérieur pour se débarrasser d’elle. Elle décide alors d’accepter les vacances offerts par son mentor et rend visite à sa famille. Elle découvre que sa mère a été hospitalisé et que sa soeur s’est installée avec son ex fiancée.

Ava: Geena Davis

En grande fan de Jessica Chastain, j’ai bien évidemment regardé Ava produit par Netflix. Je ne partais pas très enthousiaste car jusqu’ici les films produits par netflix ne m’ont pas laissé des souvenirs impérissables et hélas, Ava ne fait pas exception.

Dès le générique du film on comprend qu’on n’a pas affaire à un chef d’oeuvre, un générique long, poussif, vieillot, qui me rappelle les génériques de films d’espionnages des années 90. Une compilation d’articles de presse, de dossiers, de photos qui permettent en trois minutes de faire comprendre aux spectateurs la vie d’Ava avant de devenir tueuse professionnelle: brillantes études, sportive de haut niveau, carrière dans l’armée…c’est vraiment pas subtile.

Ava: Jessica Chastain

Tout est un peu cliché dans le film, on espère faire d’Ava une sorte de Jason Bourne au féminin. Atomic blonde avec Charlize Theron avait réussi le pari. Ici le film manque d’originalité, de nouveauté, une femme qui se bat, qui frappe et se fait frapper, quelques scènes d’actions correctes, des images qui rappellent un peu Alias, une histoire de famille des plus classique, des personnages secondaires pas assez approfondis. Jessica Chastain se débrouille comme elle peut avec un scénario un peu faible et des dialogues ordinaires. Malgré un casting prestigieux, chacun fait le minimum syndicale, John Malkovitch est moyen dans un rôle là encore cliché. Seule Geena Davis s’en sort bien. Un film court qui n’ennuit pas mais vite oublié.

Network, main basse sur la télévision: Faye Dunaway, Peter Finch

de Sidney Lumet

Ned Beatty, William Holden, Faye Dunaway, Robert Duvall

4,5/5

Dans les années 70, la chaine de télé UBS est rachetée par un conglomérat CCA. Franck Hackett décide de renvoyer Howard Beale, le journaliste présentateur du journal télé de UBS, en perte d’audience malgré les protestations de Max Schumacher son ami et rédacteur en chef. Howard, en dépression depuis la mort de sa femme, ne supporte pas l’idée de se retrouver au chomage et annonce en direct son attention de se suicider dans l’indifférence générale.

Peter Finch et William Holden

Je connaissais Network de nom, film culte qui dénonce les dérives des médias de masse et de la télévision en particulier. Rachat des chaines par des conglomérats, obsessions des audiences dans l’unique but de vendre au plus chères les plages de pub qui entrecoupent les nouvelles, mort du véritable journalisme au profit du sensationnel et du spectacle pour faire monter l’audience. Les thèmes abordés m’ont rappelé un peu le film Révélation de Micheal Mann, notamment le personnage de Schumacher qui rappelle beaucoup le personnage d’Al Pacino dans le film.

Le casting est puissant, Faye Dunaway est excellente dans le rôle d’une productrice qui ne pense qu’à l’audience, l’argent, le pouvoir, et qui semble n’avoir aucune émotion si ce n’est quand il s’agit de lire les audiences des émissions qu’elle produit. William Holden incarne parfaitement le journalisme à l’ancienne qui voit sa profession sacrifiée sur l’autel de l’argent et du pouvoir.

Faye Dunaway et William Holden

Le film n’est pas forcément fort sur la forme et sur le rythme, mais sur le fond et sur le casting, c’est une vraie réussite. Le film date de 1976 et pourtant son analyse sur les médias, les chaines d’info, la course à l’audience, le rachat des chaines par des conglomérats économiques, les informations qui ne servent qu’à une chose, vendre de la pub et faire du fric, tout est toujours d’actualité aujourd’hui, d’où un film qui n’a pas prit une ride malgré la mode vestimentaire et capillaire des personnages.

Le film possède également quelques scènes cultes, notamment les scènes dans lesquelles le journaliste Howard Beale déclame les vérités dans sa nouvelle émission télé, et surtout la scène dans la salle de conférence vide et sombre dans laquelle le grand chef, Jensen, interprété par l’excellent Ned Beatty, hurle en cinq minutes ce qu’il faut retenir du film, une explication sur la réalité du monde, bien au dela de la mort du journalisme. Un film à voir.

Frantz

de François Ozon

Pierre Niney, Paula Beer

3,5/5

Après la fin de la première guerre mondiale, dans une petite ville d’Allemagne, Anna ne se remet de la mort tragique de son fiancée, Frantz, mort dans les tranchées en 1918. Elle vit dans la maison des parents de son défunt fiancée, qu’elle considére comme ses parents et se rend tous les jours sur la tombe de Frantz. Un jour un français, Adrien Rivoire leur rend visite. Il explique avoir très bien connu Frantz avant la guerre lors de leurs études à Paris. Si au début le père de Frantz rejette les visites d’Adrien, il finit par apprécier le jeune homme tout comme sa femme et Anna qui ont l’impression de faire revivre Frantz au travers des souvenirs qu’Adrien leur raconte.

Frantz: Ernst Stötzner

Frantz aborde les thèmes de la guerre, ces causes absurdes, ces effets catastrophiques. Pourquoi Frantz, ce jeune homme intellectuel, doué au violon, aimant rire et lire s’est retrouvé enterré sous les gravats, criblé de balles dans les tranchées. La culpabilité du père qui par patriotisme a poussé le fils à partir défendre l’honneur de son pays, la tristesse infinie d’Anna qui a pense avoir perdu la chance de tout bonheur avec la mort de Frantz, et cet Adrien plein de douleur et de remords qui rend visite à la famille de Frantz, et dont on découvre doucement les souvenirs passés.

Frantz: Pierre Niney, Paula Beer

C’est surtout sur le plan visuel que le film est réussi, une magnifique photographie en noir et blanc. Et puis l’autre point fort du film c’est Paula Beer dans le rôle d’Anna, touchante tout en douceur, pleine de douleur et n’arrivant pas à faire son deuil.

Moon

de Duncan Jones

Sam Rockwell

3,5/5

Dans un futur proche, la Terre n’a plus les ressources énergétiques nécessaires à la survie de l’homme moderne. Heureusement sur la Lune, un minerai permet d’alimenter la planète sans limite. La société Lunar est la seule société à exploiter les minerais grace à une base installée de manière permanente. Tout est automatisé sur place, des forages, jusqu’à l’acheminement pour l’envoi sur Terre. Cependant, en plus des machines et de l’intelligence artificielle nommée GERTY, un humain est présent pour parer tout problème, Sam Bell. Pour éviter de former trop souvent du personnel, l’ingénieur chargé de s’installer sur la base signe un contrat de trois ans durant lesquelles l’ingénieur embauché s’investit 24/24 sans retour sur Terre. Mais alors qu’il arrive à quelques semaines du terme de son contrat et de son retour très attendu sur Terre, Sam a des hallucinations et ne tardent pas à avoir un accident.

Moon: Nathan Parker

J’adore Sam Rockwell. Je l’avais surtout remarqué dans Galaxy quest, Confession d’un homme dangereux, les associés. Puis ensuite, je l’ai adoré dans H2G2 le guide galactique, l’assassinat de Jesse James et plus récement, Sam Rockwell m’a beaucoup marqué dans Vice, Three billboards, Jojo rabbit et Le cas Richard Jewell.

Moon: Nathan Parker

Moon a la particularité d’être un huis clos sur cette base perdue sur la lune. Sam Bell commence à avoir du mal à vivre loin de la Terre et à hâte de voir enfin sa femme et sa fille. Mais voilà qu’il a des hallucinations, GERTY semble cacher des secrets, et bientôt Sam Bell découvre la terrible vérité. Le temps passe vite avec Moon, Sam Rockwell est toujours excellent, l’histoire tient bien la route, reste originale sans révolutionner le genre. Jusqu’au bout on se demande comment tout ça va finir. Un bon film de science fiction.

Ni vu ni connu

de Yves Robert

Louis de Funès, Moustache, Pierre Mondy, Claude Rich

4/5

Dans les années 50 dans le petit village de Montpaillard, le braconnier Blaireau fournie la ville entière en poissons et gibiers dans les périodes où la chasse et la pêche sont interdites. Mais Parju, le garde champêtre rève de mettre un terme aux agissements du braconnier mais ce dernier est trop malin pour se faire prendre. Parmi les notables de la ville certains souhaitent protéger les activités de leurs pourvoyeurs de gibiers et de poissons, et d’autres estiment qu’il faut absolument y mettre un terme!

Ni vu ni connu - Film Blu-Ray - DvdCritiques

Voilà l’un des premiers films de De Funès dans lequel il joue l’un des rôles principaux et qui a lancer sa carrière. Le film est drôle, léger, sympathique, tous comme les personnages, les riches propriétaires de vins qui rêvent de voir leur fille rebelle se marier, le directeur de la prison (joué par Pierre Mondy) qui chouchoutent les prisonniers, les laissant même aller au cinéma le soir, le maire qui souhaite arrêter Blaireau pour montrer à ses administrés qu’il fait son boulot, l’avocat de la ville qui souhaite devenir maire à la place du maire, le professeur de piano timide qui n’ose pas déclarer sa flamme (joué par Claude Rich) et bien sur Blaireau, ingénieux, malin, adroit, avec l’aide de son toutou gentillement appelé “fou le camp”.

Louis De Funès dans "Ni vu ni connu" - Louis De Funès, un acteur génial

Réalisé par Yves Robert dont j’aime beaucoup les films (le château de ma mère, la gloire de mon père, le grand blond avec une chaussure noire, un éléphant ça trompe énormément et nous irons tous au paradis). Un film que je reverrais avec plaisir.

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