Dernières séances: Le cas Richard Jewell – Jojo Rabbit

Voici les deux derniers films que j’ai vu au cinéma avant le confinement en mars dernier. Depuis la réouverture des cinémas, je ne suis pas encore retournée au cinéma, il faut dire que la programmation reste faible, la plupart des films ayant reportés leurs dates de sorties.

Le Cas Richard Jewell : Affiche

de Clint Eastwood

Sam Rockwell, Kathy Bates

4/5

1996, durant les J.O. d’Atlanta, Richard Jewell, agent de sécurité, découvre un sac suspect dans un parc transformé pour l’occasion en salle de spectacle géant. Contrairement à ses collègues qui ne prennent pas au sérieux la potentielle menace, Richard s’applique à suivre la procédure. La bombe explose mais grâce à l’entêtement de Richard, c’est plusieurs centaines de vies sauvées. De vigile invisible, Richard devient du jour au lendemain un vrai héros que les médias s’arrachent. Mais le FBI, en mal de suspects, se demandent si le coupable ne serait pas tout simplement Richard, qui aurait installée la bombe pour être le héros qu’il a toujours voulu être.

Le Cas Richard Jewell : Photo Paul Walter Hauser, Sam Rockwell

Comme d’habitude (ou presque), je ne rate pas un film d’Eastwood. Je ne suis pas toujours fan de son travail, mais tout de même la majorité des films sont réussi. Le cas Richard Jewel m’a un peu fait penser au film Sully, je me demandais comment il pouvait faire d’un fait divers un peu maigre un long métrage de deux heures. Et comme pour Sully, j’ai trouvé le résultat très réussi. Eastwood sait raconter une histoire, il sait tenir le spectateur en haleine et pas besoin de nombreux rebondissements ou de scènes d’action à répétition ou de scénario tortueux pour y arriver.

Le Cas Richard Jewell : Photo Alan Heckner, Alex Collins, Paul Walter Hauser

Richard Jewell, cet homme qui ne demandait qu’à faire son boulot, qui rêvait de devenir un héros au service des autres, qui a une admiration sans borne pour le gouvernement et les forces de l’ordre, passe de la lumière à l’ombre en à peine 24 heures. Du héros que tout le monde encense et que tous les monde s’arrache, il devient l’ennemi public numéro un, le terroriste qui a voulu briller en faisant exploser une bombe.

Le Cas Richard Jewell : Photo Paul Walter Hauser, Sam Rockwell

Eastwood dénonce au travers du cauchemar vécu par Jewell, le pouvoir sans borne des autorités, de l’intrusion du gouvernement au moindre soupçon, comment sans aucune preuve la machine du FBI peut détruire la vie d’un homme et celle de son entourage. Eastwood dénonce aussi le pouvoir des médias, comment ce pouvoir qui a dénoncé des abus et des crimes peut aussi, si ce pouvoir est mal employé par des gens sans scrupule, détruire des vies, influencer l’opinion publique dans le sens qu’il souhaite. Car Richard Jewell, sans l’aide de son avocat dévoué, aurait pu finir ses jours en prison sans aucune preuve ni fondement, tant la détermination du FBI était de le faire condamné. Les méthodes employées sont honteuses et ridicules, presque de la science fiction.

Le Cas Richard Jewell : Photo Kathy Bates, Paul Walter Hauser, Sam Rockwell

Je suis également une grande fan de Sam Rockwell et quel bonheur de le voir à l’écran! il est excellent, comme d’habitude, dans le rôle de cet avocat teigneux qui retrouve son énergie un peu perdu en défendant Richard devant le FBI et les médias réunis. La relation entre l’avocat et Richard est touchante tout comme la relation que Richard a avec sa mère. Un très bon film bien rythmée, très bien interprété, qui n’ennuie pas une seconde.

Jojo Rabbit : Affiche

de Taika Waititi

Roman Griffin Davis, Scarlett Johansson, Sam Rockwell, Thomasin McKenzie, Rebel Wilson, Taika Waititi

3,5/5

Durant la seconde guerre mondiale, Jojo est un jeune garçon allemand qui vit avec sa mère. Son père a du partir au début de la guerre et n’a plus donné de nouvelles depuis. Sa mère, joyeuse et loufoque, essaye tant  bien que mal d’apporter de la légèreté pour ne pas que Jojo se rende compte des horreurs de la guerre. Inscrit aux jeunesses hitlérienne, Jojo apprend a vivre dans les bois et à tuer des juifs. En plus de son meilleur ami, un petit garçon grassouillet, Jojo passse son temps a parler à son ami imaginaire qui n’est autre qu’Hitler lui même. Mais son petit monde s’écroule quand Jojo découvre que sa mère cache depuis des mois une jeune fille juive, autrefois l’une des meilleures amies de sa grande soeur, morte avant le début de la guerre.

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Taika Waititi

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Thomasin McKenzie

J’avais entendu des critiques positives et parfois négatives concernant ce film. J’ai pour ma part bien aimé, on se s’ennuie pas, c’est drôle, parfois émouvant, y’a du suspense, on se sent pris par l’histoire. J’ai beaucoup aimé suivre l’histoire du point de vue de Jojo et son regard d’enfant qui ne comprend pas tout. On lui a appris que les juifs étaient l’ennemi, que Hitler était un héros allemand, il apprend à repérer et tuer les juifs dans son camp de scout version nazi, mais en même temps Jojo est un enfant comme les autres, il n’a ni haine ni violence, tous ça n’est que théorie et quand on l’oblige à tuer un lapin pour lui apprendre à tuer, il en es incapable.

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Sam Rockwell, Scarlett Johansson

Sa relation fusionnelle avec sa mère jouer par scarlette Johanssen est touchante. Plus Jojo apprend à connaitre et apprécié la locataire clandestine plus il s’éloigne de son ami imaginaire Hitler. Son amitié honnête et naturelle avec son copain est très touchante également. La mise en scène et l’histoire sont parfois loufoque, il faut dire que le réalisateur est à l’origine de Vampires en toute intimité qui était assez barré comme film.

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Scarlett Johansson

Le film se perd un peu dans les différents genre, entre comédie et drame, on ne sait pas trop où veut aller le réalisateur. Il n’exploite pas suffisamment le coté un peu dingue ou loufoque du film, comme si il hésitait entre différents style, un mélange qui déstabilise un peu. Rien que pour le jeu de Sam Rockwell que j’adore, dans le rôle d’un officier allemand mis au rebu pour cause de blessure, Jojo Rabbit vaut le coup d’oeil.

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