Films vu pendant le confinement

Pour ne pas déprimer de trop durant cette période stressante et pleine de doute et d’inconnus, j’ai essayé de me distraire le plus possible avec des films légers. Exit donc les films dramatiques, dures, violents ou apocalyptiques. Outre les rediffusions toujours bienvenus des classiques des films policiers ou comiques français, notamment, les films de Louis de Funes en générale, ou les films d’actions du grand Jean Paul Belmondo, j’ai également pioché dans des films que je n’avais pas encore vu.

From Prada to Nada - film 2011 - AlloCiné

From prada to nada de Angel Gracia

Camilla Belle, Alexa Vega

A Los Angeles dans les beaux quartiers, Nora et Mary sont deux soeurs qui ont été gâtées par leur père, qui les élève seul. Nora est une étudiante sérieuse qui suit des études de droit. Elle rêve d’une carrière brillante et à planifiée sa vie sur les dix prochaines années pour être sur que rien ne l’a distrait de son but. Tout le contraire de Mary qui ne pense qu’à faire du shopping et à vivre sans penser au lendemain. Mais tout s’écroule pour les deux soeurs lorsque leur père meurt leur laissant que des dettes. Elles se retrouvent sans le sou obligées d’aller vivre chez leur tante, dans les quartiers pauvres de la ville.

From Prada to Nada : Photo

From prada to nada est une adaptation moderne de raison et sentiments de Jane Austen. Ce n’est pas le film de l’année, mais j’ai vraiment passé un très bon moment en le regardant. Durant 1h30 j’ai oublié tous les soucis, le coronavirus et ses conséquences, j’ai bien ri aussi car pas mal de scènes très drôles dans ce film. Les deux soeurs qui sont d’origine mexicaine, vont découvrir un peu leur origine ethnique chez leur tante et puis bien sur elles vont devoir s’habituer au fait qu’elles ne sont plus riches. Pour financer ses études, Nora se met à travailler comme stagiaire dans une firme, et Mary doit revendre sa belle voiture pour conduire un tacot. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, ce côté “bonbon” du film et j’aime beaucoup Camilla Belle, qui joue le rôle de Nora (que j’avais déjà beaucoup aimé dans le film Push). Un film sans prétention mais qui détend, fait rire et distrait bien.

Haute couture : Affiche

the dressmaker de Jocelyn Moorhouse

Kate Winslet, Judy Davis, Hugo Weaving, Liam Hemsworth,

Dans les années 50 Tilly Dunnage revient dans son village natal au fin fond de l’Australie, après avoir passée 20 ans en europe. Elle retrouve sa mère, devenue presque sénile et vivant dans une maison crasseuse et désordonnée. Dans son exil européen, Tilly a appris la haute couture auprès des plus grands couturiers. Mais si elle est revenue ce n’est pas pour monneyer son talent de couturière auprès des femmes du village qui rêvent de porter la dernière mode, mais pour se venger de certaines personnes qui l’ont maltraité dans son enfance. Elle espère aussi découvrir ce qui s’est passé concernant la mort d’un des enfants du village.

Haute couture : Photo Kate Winslet

J’ai adoré dressmaker. Au début j’ai lancé le film sans conviction, persuadée que j’allais changer de programme au bout de cinq minutes mais finalement, j’ai pas une fois clignée des yeux. La première partie est celle que je prèfère, le village poussiéreux, les années 50, Tilly qui attire l’attention de tous en se pavanant dans ses tenues hautes coutures, sa relation avec sa mère, le shérif local qui cache sa passion pour la couture, Tilly qui manipule tout le monde pour arriver à ses fins. C’est parfois farfelue, ça rappelle un peu le style Ballroom dancing de Baz Lurhmann. La deuxième partie est plus triste, j’aurais préféré que le film reste plus léger sur fond de vengeance et garde son sens de l’humour. J’ai beaucoup aimé la fin aussi et le casting est top entre Kate Winslet excellente dans la vamp année 50 qui veut se venger, Judy Davis en mère vieillissante hystérique, ou Hugo Weaving excellent en policier fan de mode qui se laisse aller à vivre sa passion.

 

Shirley Valentine [VHS] [Import allemand]: Pauline Collins, Tom ...

shirley valentine de Lewis Gilbert

Pauline Collins, Tom Conti, Bernard Hill

Dans les années 80 à Livepool. A 40 ans, Shirley ne sait plus qu’elle est le sens de sa vie. Son mari travaille tous les jours dans son entreprise, leur deux enfants sont adultes et indépendants. Shirley s’est mariée jeune et est devenue mère jeune, elle ne sait pas quoi faire de ces jours maintenant que tous vaquent à leurs occupations. Alors quand sa meilleure amie lui propose de l’accompagner en grèce après avoir gagner un voyage pour deux, elle décide de s’y rendre sans en parler à sa famille qui le lui reprocherait. Une mère et épouse de 40 ans ne doit plus rien faire de sa vie! Mais à peine arriver en grèce, son amie l’abandonne pour un homme. Shriley se retrouve seule et si au début c’est déroutant, finalement Shirley y prend gout.

Shirley Valentine - love this movie (With images) | Shirley ...

Je suis tombée complètement par hasard sur ce film que je ne connaissais pas du tout et qui après recherche à un statut de film presque culte. Le film date de 1989 et n’a pas pris une ride! Ici pas de coup de foudre, pas d’héroine qui va tomber amoureuse du prince charmant grec, qui va refaire sa vie, pas de mari méchant et bête, rien n’est aussi simpliste, pas de manichéisme mal placé. Shirley décide d’oser et de prendre sa vie en main. Elle part en grèce sur un coup de tête, se retrouve seule, passe du bon temps, profite du climat, de la mer, de la gentillesse des gens, de la bonne cuisine, elle s’offre une aventure d’un jour juste pour voir. C’est très drôle, très vraie, touchant aussi. La forme est aussi très originale, car l’héroïne s’adresse directement à la caméra pour nous dire à nous spectateur, ce qu’elle pense, ce qu’elle fait. Notamment lorsque comme chaque jour, Shirley traverse la salle de restaurant pour aller s’installer seule à une table avec tous les autres touristes qui l’a regarde comme une bête curieuse “c’est fou comme une femme qui va seule au restaurant ça peut effrayer les gens!”. Une petite réflexion sur la vie, savoir en profiter quand l’occasion se présente, sur le touriste, sur les préjugés des touristes qui débarque dans d’autres pays, sur l’image que donne une femme qui voyage seule.

Taxi roulotte et corrida (1958)

Taxi, roulotte et corrida de André Hunebelle

Louis de Funès, Raymond Bussieres, Pauline Dubost, Annette Poivre

Maurice Berger, chauffeur de taxi à Paris, part en vacances avec sa femme, son fils, sa belle soeur, son beau frère et sa nièce, dans leur roulotte rattachée à leur voiture. A la frontière espagnole, la jolie et séduisante Myriam les repère. Elle décide de placer un énorme diamant issu d’un vol quelques jours plus tôt, dans la poche de la veste de Maurice, car elle se sait recherchée par la police. Mais finalement, récupérer le diamant en Espagne s’avère bien plus compliqué que prévu.

7 photos - TAXI, ROULOTTE ET CORRIDA - 1958

Je suis une très grande fan de Louis de funès. La cinémathèque de Paris avait prévu une grande expo pour le mois d’avril pour lui rendre hommage, mais bien sur, avec les circonstances actuelles c’est annulée. Pour autant certaines chaines ont prévu de passer beaucoup de films de De Funès pour le mois d’avril, dont ce film qui date de 1958 et que je ne connaissais pas et pourtant j’ai quasiment vu tous ces films dont il a le rôle principal. Le seul que je n’ai pas eu l’occasion de voir c’est ni vu ni connu.

CinémArt: Taxi, Roulotte et Corrida de André Hunebelle (1958)

J’avais un peu peur en le regardant, de ne pas aimer, d’être déçue, que si on ne voyait jamais ce film à la télé, c’est qu’il n’était pas à la hauteur, et bien pas du tout. Dès les premières images, c’est drôle, on rit, j’ai apprécié suivre la petite famille partir sur les routes, passer la frontière franco-espagnole, les manigances pour faire passer en contrebande leur tabac pour le mois entier de vacances passer en andalousie. J’ai beaucoup aimé, c’est une comédie réussie, avec des rebondissements qui n’ont rien d’originaux, mais qui sont très réussi, tout s’imbrique bien, s’enchaine bien, sans temps morts, on ne s’ennui pas. En regardant Taxi, roulotte et corrida, on se demande si Gérard Oury ne s’est pas beaucoup inspiré de ce film pour écrire le scénario du futur Le corniaud: un départ depuis la france pour passer des vacances dans un pays étranger, la route, la voiture, un énorme diamant volé, des brigands qui essayent de récupérer le diamant en pensant que leur pigeon est trop facile à berner, un passage à la frontière avec fouille intensive, une belle blonde platine qui joue les vamps…Encore une fois c’est l’occasion aussi de voir les talents de danseur de Louis de Funès, qu’on peut voir dans Rabbi Jacob bien sur mais aussi dans Le grand restaurant. Ici il danse le flamenco et il se débrouille très bien. J’ai été très contente de découvrir un film inédit pour moi de De Funès qui m’a plut, il a un coté très sympathique et attachant comme les personnages d’ailleurs. A voir!

Lolita malgré moi : Affiche

Lolita malgré moi de Mark Waters

Lindsey Lohan, Rachel McAdams, Tina Fey, Laura Chabert, Amanda Seyfried

Cady a passée toute son enfance en Afrique dans la nature, mais à 16 ans, là voila qui doit apprendre à vivre dans une tout autre jungle, celle du lycée. Elle va découvrir un monde social qu’elle ne connaissait pas, celui des ados, des êtres qui peuvent être cruels, sournois, méchants. Elle fait notamment la connaissance de Janis considérée par les autres comme une marginale et avec qui Cady s’entend bien, mais elle fait aussi la connaissance de Regina la reine de l’école et de ces deux copines, les trois plus populaires filles du lycée.

Lolita malgré moi : Photo Mark Waters, Rachel McAdams

Avec la période actuelle, j’ai commencé le confinement par des films joyeux et légers, histoire de me changer les idées. J’avais toujours entendu parler de Lolita malgré moi. Au final, le film n’est pas aussi drôle que ça, mais j’ai passé un moment agréable. Quelques clichés incontournables quand on voit des films sur le monde sociale des ado dans les lyceés américains, mais quelques scènes réussies, certaines sont très drôles et la fin assez réussi.

Le Magnifique - film 1973 - AlloCiné

Le magnifique de Philippe de Broca

Jean Paul Belmondo, Jacqueline Bisset

L’histoire d’un écrivain auteur de romans d’aventure et d’espionnage qui mettent en sècne un héros digne des james bond, séduisant, sur de lui, aventurier, tout ce que l’écrivain n’est pas. Entre deux moments de rédaction, l’auteur est dérangé tantôt par sa femme de ménage, par son éditeur, par le plombier qui ne veut rien réparer ou distrait par sa charmante voisine.

Le nouveau cinéphile: Test Blu-ray - Le Magnifique, avec Jean-Paul ...

Au départ, j’ai trouvé la forme originale. Le film commence comme un film d’espionnage des années 60 ou 70, du genre james bond ou plus parodique comme OSS. Puis alors que le héros se bat sur la plage avec ses ennemis, on aperçoit une dame passer l’aspirateur sur le sable…et on se retrouve dans l’appart délabré de l’auteur, dans un paris pluvieux. Le film aurait pu être orginale et drôle, mais au bout d’un moment, les scènes tombent un peu à plat, c’est un peu longuet, même si au final on ne s’ennui pas et si certaines scènes sont drôles.

16 levers de soleil : Affiche

16 levers de soleil de Pierre Emmanuel Le Goff

Documentaire qui raconte la mission de Thomas Pesquet sur la station spatiale internationale, la préparation du voyage avant, la mission et le retour.

16 levers de soleil : Photo

J’ai trouvé le documentaire fascinant, surtout le début et la fin. C’est impressionnant de voir la préparation de Pesquet pour son départ dans l’espace, les au revoir avec ses proches, la mise en quarantaine, la préparation des astronautes dans la capsule, le “good luck” des techniciens avant de refermer la capsule, le voyage jusqu’à la station, la zénitude des astronautes qui semblent être assis dans leurs canapé. On suit le quotidien de Pesquet durant les six mois dans la station, ses sorties dans l’espace et les 16 levers de soleil quotidien que les astronautes admirent, puis le retour tout aussi impressionnant. Peu d’explication, ce qui permet d’installer une certaine ambiance mais qui peut être parfois un peu frustrant.

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